LE MOUVEMENT Y EN A MARRE FIXE UN ULTIMATUM A MACKY SALL
PENURIE D’EAU DANS PLUSIEURS QUARTIERS DE DAKAR
Si le fait que Macky Sall écourte son séjour de New-York, pour venir régler une fois pour toute le problème de l’eau, est applaudi par certains, tel n’est pas le cas pour le mouvement «Y en a marre». Pour ledit mouvement, le président de la République n’avait même pas à quitter le pays dans des circonstances pareilles. C’est du moins la position de Fadel Barro, Coordonnateur dudit mouvement.
Dans une interview qu’il a accordée à nos confrères de «Actusen.com», M. Barro a déclaré que «dans tous les cas, il (Ndlr : Macky Sall) n’a pas le choix. Il est contraint de rentrer. Moi, je ne souhaite pas m’attarder sur son retour. Au contraire, c’est le fait qu’il ait pu quitter Dakar, au moment où des millions de ses compatriotes sont assoiffés, qui m’intrigue. Et cela atteste de deux choses. Soit, en quittant Dakar pour se rendre aux Etats-Unis le chef de l’Etat n’avait pas suffisamment mesuré le degré de gravité de la situation, ce qui voudrait dire qu’il est sous informé. Soit, il a sciemment choisi de quitter le pays et de faire fi des souffrances d’une bonne partie du peuple, pour rallier l’Amérique. Ce qui est également inacceptable».
«Dans tous les cas, il n’a pas le choix»
Et loin d’être convaincu par cette décision du président de la République, «Y en a marre», qui considère que la situation est gravissime, a appelé à une vaste mobilisation pour pousser l’Etat à se doter, d’au moins, deux ou trois autres tuyaux, de sorte que pareille panne ne soit plus connue dans notre pays. «Il est à la fois inadmissible et gravissime qu’une ville comme Dakar, capitale de surcroît, puisse rester presque deux semaines, sans eau. Pire, les autorités sont incapables de nous édifier sur la date du retour à la normale dans la distribution du liquide précieux», déplore-t-il.
Et pour réussir ce pari, Fadel Barro a révélé qu’ils n’ont pas arrêté de prendre contact avec les forces vives de la nation, les Organisations de la société civile, ainsi que les Associations indépendantes qui ne sont mues que par l’intérêt suprême de la nation. C’est compte tenu de tout cela que le mouvement «Y en a marre» a donné un ultimatum à l’Etat. Lequel ultimatum est fixé à aujourd’hui.