L'OEIL DU TEMOIN DE CE MARDI 7 MAI 2024
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KEEMTAAN Gi - ILFAUT LES FUSILLER
Vous les avez vus parcourir les médias ou badigeonner la presse écrite de leurs insipides et nauséabondes plumes ? Errant comme des âmes en peine. Ils bandent les muscles, menacent, contestent des chiffres, insinuent des indélicatesses, narguant le nouveau régime. Juste 30 jours et les voilà à s’agiter comme des possédés. Ils ne comprennent toujours pas qu’ils sont vomis et que leurs funestes tentatives de se défendre de crimes économiques ou leur manque d’élégance qui leur font émettre à tout va des critiques improductives et puériles font rire jaune dans les chaumières. Après leur carnage financier et foncier, plutôt que de la fermer, ils sont là à l’ouvrir pour nous provoquer. Voilà un petit pays qui se nomme Sénégal. Si endetté que celui qui a quitté à peine un mois le pouvoir portait sur ses larges épaules le combat pour l’annulation de la dette de l’Afrique. Un pays donc endetté, avec un plateau médical des plus obsolètes. Des femmes qui meurent faute de soins ou d’ambulance pour les évacuer. Dans certains coins du pays, des enfants étudient dans des abris provisoires. Des routes mal faites. Des jeunes au chômage. Des populations qui manifestent pour avoir de l’eau ou de l’électricité. Des paysans spoliés de leurs terres. Bref un pays où tout est urgence et à refaire. Et c’est dans ce pays que des messieurs et dames faisaient des carnages sur les caisses de l’Etat. Et plutôt que d’y mettre fin, celui à qui on avait confié le pays fermait les yeux ou mettait son coude sur des dossiers compromettants. Des hommes que l’on devrait éloigner des régies financières sont promus. Des deals se faisaient avec des individus jamais repus qui se partageaient nos terres. Pendant qu’ils déroulaient leurs politiques dites sociales, faisant voter des lois auxquelles ils ne croyaient pas avec leurs logements dits sociaux, des crapules dépouillaient le pays avec des hectares de terres mis au profit de gens qui se sont enrichis de façon indue et malhonnête alors que de pauvres gens cherchent quelques mètres carrés d’une portion de terre. On n’a pas fini de s’offusquer de ce carnage sur les caisses de l’Etat et le foncier, qu’un autre scandale est annoncé avec la mafia de la pêche. Ils ont ainsi vidé les caisses de l’Etat, nos terres et nos ressources halieutiques. Après tout cela, y en a parmi eux qui osent nous regarder dans le blanc des yeux. C’est maintenant qu’il faut les fusiller. Et sans sommation !
KACCOOR BI - LE TEMOIN
IBRAHIMA NDIAYE, HOMMAGE UNANIME DE LA REPUBLIQUE
La morgue de l’hôpital Principal n’a jamais vu autant de monde à la levée du corps de l’ex directeur général de l’Ageroute Ibrahima Ndiaye. La nation sénégalaise dans toute sa composante s’était donnée rendez-vous hier lundi 06 mai pour rendre hommage à un homme au parcours exceptionnel. Autour de ses deux épouses, de ses enfants, de sa famille professionnelle de l’Ageroute, les marabouts Bachir Ngom de Mame Rawane Ngom et El Hadji Mansour Sy Dabakh, on pouvait noter la délégation du président Bassirou Diomaye Faye conduite par les ministres de la Justice Ousmane Diagne, des Infrastructures El Malick Ndiaye et du Secrétaire général de la Présidence Oumar Samba Ba. Le président Macky Sall était représenté par une délégation conduite par le président du Conseil économique, social et environnemental Abdoulaye Daouda Diallo, l’ancien ministre Mansour Faye, le président Abdoulaye Wade par Abdoulaye Racine Kane, des ingénieurs sénégalais représentés par leur président Abdoulaye Sène. Un chef d’entreprise malien a fait le déplacement sur Dakar rien que pour participer à l’événement. On notait d’ailleurs des candidats de la dernière présidentielle comme Mame Boye Diao, Aly Ngouille Ndiaye, l’ancien Premier ministre Souleymane Néné Ndiaye. Tous les orateurs comme le président de l’Association des ingénieurs Abdoulaye Sène, le président du CESE Abdoulaye Daouda Diallo, le ministre des Infrastructures El Malick Ndiaye, le colonel Mbarick Diop représentant le Secteur privé ont fait perler les larmes à l’assistance. Chacun y est allé avec un florilège d’hommages à l’endroit du défunt.
ABDOULAYE D. DIALLO «IBRAHIMA NDIAYE AVAIT UN DESTIN DE BOUGIE…»
Le Président du CESE Abdoulaye Daouda Diallo « ami » du défunt dira qu’il s’est agi pour lui de présenter les condoléances du président Macky Sall qui a été complément affligé par l’annonce du décès de Ibrahima Ndiaye. « Une perte immense selon le président Macky Sall parce qu’Ibrahima Ndiaye était l’ami de tous et que le Sénégal vient de perdre un homme exceptionnel. J’ai connu Ibrahima Ndiaye en 2017 lorsque je prenais la tête du ministère des Infrastructures. Il est venu me voir pour me dire qu’il comptait quitter son poste de DG de l’Ageroute. Ce que j’ai refusé en lui disant que c’est lui qui devait porter le bilan de la réélection du président Macky Sall en 2019 en comptabilisant les réalisations de 2017, 2018 et 2019. J’avais dit à Macky Sall si vous acceptez qu’Ibrahima Ndiaye parte de l’Ageroute, je préférais retourner à mon ancien poste parce que pour moi, le défunt était la plaque tournante, le régulateur de toute la stratégie de transformation infrastructurelle de la vision du président Macky Sall » dira Abdoulaye Daouda Diallo. Le président du CESE d’ajouter que le défunt fut un travailleur loyal, compétent qui avait « un destin de bougie » qui ne pouvait pas durer sur terre. Le président de l’Association des ingénieurs du Sénégal Abdoulaye Sène parlera d’Ibrahima Ndiaye d’un « parcours exceptionnel, d’un dirigeant émérite. Toute la panoplie des réalisations majeures de ce pays porte l’empreinte du défunt. Ibrahima Ndiaye a réussi à mettre en place des instruments et outils du système de gestion des routes. Mais ce qui est remarquable chez cet homme, c’est sa courtoisie, sa générosité, son sens du dialogue, sa gestion des hommes qui lui ont valu des résultats exceptionnels. Ibrahima Ndiaye était un travailleur infatigable qui a offert sa vie au Sénégal pendant plus de 3 décennies. Il était la parfaite incarnation du culte du travail bien fait ». Au nom du secteur privé, le colonel Mbarrick Diop parlera d’un homme incorruptible, mais surtout d’un homme qui se souciait du respect des délais des travaux. « Un travailleur infatigable, un homme tout terrain, un manager hors pair. Il forçait le respect et l’admiration. Affaibli par la maladie, il a su préparer la relève en la personne du DG Mamadou Ndao » dira le colonel Diop
MAMADOU NDAO DG AGEROUTE « UNE PERTE IMMENSE… »
S’il y a une personne qui a perdu un compagnon de route, c’est certainement le DG Mamadou Ndao qui a succédé au défunt. D’ailleurs, c’est ce dernier qui l’a proposé au président Macky Sall en décembre 2023. Alors qu’il s’est agi hier de s’atteler à un exercice difficile, Mamadou Ndao n’a pu terminer son témoignage que dans l’émotion et des larmes. « Ce n’est pas facile de connaître une perte immense, une douleur infinie qui est amplifiée parle parcours et les qualités humaines du disparu. Ibrahima Ndiaye est allé discrètement comme il a vécu en terminant sa mission sur terre. Jamais il ne s’est plaint de sa maladie. Il fait son contrat social avec chacun de nous, un homme de devoir, un acteur majeur du développement des infrastructures de notre pays. Un homme d’action pas du verbe. A l’heure pénible de la séparation, nous devons encore et toujours nous souvenir des services rendus à ce pays par ce manager honnête, avenant et digne de confiance. L’Etat et la République ont perdu un cher, affable. Notre vœu est qu’une infrastructure majeure de ce pays porte son nom et qu’il soit le prochain parrain de la promotion de l’Ecole Polytechnique de Thiès » dira Mamadou Ndao. Ce vœu n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd selon le ministre des Infrastructures El Malick Ndiaye. Ce dernier a déploré la disparition d’un bâtisseur, d’un grand commis de l’Etat. « Nous devons ériger en exemple pour nous-mêmes et la génération future, ce don de soi cultivé par Ibrahima Ndiaye en mettant l’accentsur le jub, jubbal et le jubbanti » a indiqué le ministre El Malick Ndiaye. Ibrahima Ndiaye a été conduit en fin de matinée en sa dernière demeure au cimetière de Yoff. Que le paradis soit sa demeure éternelle.
POUR GROSSESSE NON DESIREE UNE FEMME SOUS-OFFICIER DESERTE LES RANGS !
Au cours de son bref séjour en France, un reporter du quotidien « Le Témoin » est tombé sur une affaire de grossesse non désirée qui remet en cause l’enrôlement des jeunes filles dans les Armées sénégalaises. Pour preuve, une femme sous-officier ou élève sous-officier d’une institution militaire dont nous préférons taire le nom (Armée ou Gendarmerie ?) avait déserté les rangs après être tombée enceinte. Pour éviter d’être traduite devant un Conseil de discipline où elle risquerait la sanction, puis la radiation, la jeune femme militaire avait tout bonnement fui le Sénégal pour migrer vers la France où elle est en train de refaire une nouvelle vie. « Au moment où elle fuyait le Sénégal il y a quelques années, la femme militaire en question était à trois mois de grossesse. Après son accouchement, elle a réussi son intégration en France jusqu’à trouver un bon travail à Paris » confie la copine de la déserteuse que « Le Témoin » a rencontrée dans un restaurant du 10e arrondissement de Paris.
POUR GROSSESSE NON DESIREE UNE FEMME SOUS-OFFICIER DESERTE LES RANGS ! (BIS)
Cette affaire de désertion pour grossesse non désirée rappelle les révélations que « Le Témoin » avait faites en 2010 sur la toute première femme soldat-mère de l’histoire des Armées sénégalaises. A l’époque, « Le Témoin » avait aussi rencontré d’autres filles radiées des Armées dont certaines avaient beaucoup regretté leur comportement c’est-à-dire de n’avoir pas resserré les cuisses dans les rangs. Parce que le fait pour ces filles de contracter une grossesse avant d’avoir bouclé une période de deux ans (durée légale) dans l’Armée est une faute très lourde. Malgré les pressions subies et la sensibilité du dossier, l’ancien Cemga Abdoulaye Fall avait pris son courage à deux mains pour faire prendre des mesures disciplinaires contre les femmes-soldats fautives. De même que tous les militaires (hommes) responsables de ces grossesses indésirables qu’aucune Armée au monde ne saurait tolérer. Les militaires vous le diront, la discipline est la force principale des Armées. Toute personne, qu’elle soit soldat, sous-officier ou officier, doit se soumettre à cette discipline sous peine d’être sanctionnée. En tout cas, le règlement militaire est un signal très fort pour les femmes en ces termes : « Le personnel militaire féminin en état de grossesse pendant la durée légale sera immédiatement exclu du service ».
MINES LE MINISTRE BIRAM SOULEYE ATTENDU A MATAM CE MARDI
Installé il y a juste un mois, le ministre de l’Energie, du pétrole et des mines, Biram Soulèye Diop, va effectuer sa première sortie en région à Matam où il est attendu, ce mardi, pour une visite de la zone d’exploitation de la mine installée à Ndendory dans le département de Kanel d’après une circulaire du Gouverneur de la région. A la suite de la visite de la mine exploitée par la Société minière de la vallée (SOMIVA), Biram Soulèye Diop va rencontrer les représentants des communautés riveraines de la mine. Il est aussi prévu des échanges avec les parties prenantes au contentieux sur l’indemnisation. Pour rappel, la SOMIVA exploite du phosphate dans cette zone depuis plusieurs années, ce qui n’a pas manqué de créer un impact sur la vie des populations, notamment sur le plan sanitaire et environnemental. Les habitants riverains du site d’exploitation n’ont cessé de réclamer des indemnisations suite à une décision d’exploiter des champs leur appartenant moyennant une indemnisation qu’elles jugent dérisoires. Plus de 1000 prioritaires de champs sont concernés pour une superficie totale de 127 hectares. Et c’est à cause du contentieux sur le montant d’indemnisation que le Gouverneur de la région a récemment décidé de suspendre l’exploitation de la mine jusqu’à nouvel ordre.
ECONOMIE LE SENEGAL OBTIENT 28,5 MILLIARDS SUR LE MARCHE
Le Sénégal a obtenu ce 04 mai 28,5 milliards de frs. Notre pays avait mis en adjudication 30 milliards de frs à travers une émission simultanée de Bons et Obligations assimilables du Trésor (BAT/OAT) de maturité respective 1 an et 3 ans. Le Sénégal a reçu des investisseurs 33,27 milliards de frs. Ce qui représente un taux de couverture de 110, 9%. Le Trésor public n’a finalement retenu que les 28,5 milliards, soit un taux d’absorption de 85%. Les offres selon la note d’émission sont dominées à 57% par des investisseurs locaux.