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27 février 2025
L'ARMEE MALIENNE LIBERE KIDAL
L'armée malienne a pris la ville stratégique de Kidal (nord) aux séparatistes touareg après des années d'absence de ce qui était un enjeu majeur de souveraineté pour l'Etat central, ont annoncé mardi le chef de la junte au pouvoir et l'armée.
L'armée malienne a pris la ville stratégique de Kidal (nord) aux séparatistes touareg après des années d'absence de ce qui était un enjeu majeur de souveraineté pour l'Etat central, ont annoncé mardi le chef de la junte au pouvoir et l'armée.
Si elle est confirmée, la prise de Kidal est un succès symbolique significatif pour les colonels qui ont pris en 2020 la direction de ce pays confronté depuis 2012 à une crise sécuritaire et politique profonde. Elle parachève une offensive terrestre et aérienne lancée en fin de semaine passée.
"Aujourd'hui nos forces armées et de sécurité se sont emparées de Kidal", a annoncé le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, dans un message lu au cours d'un flash spécial à la télévision d'Etat.
Un haut responsable du Cadre stratégique permanent (CSP), alliance de groupes rebelles armés, a paru reconnaître la perte de Kidal.
"Nous continuons notre lutte pour l'honneur et la dignité de notre peuple avec plus de détermination. C'est la fin d'un épisode mais le feuilleton vient juste de commencer", a-t-il déclaré sous le couvert de l'anonymat.
L'étendue du contrôle exercé sur place par l'armée n'est pas claire. Les autorités n'ont pas diffusé d'image. La collecte et la vérification de l'information est compliquée par l'impossibilité d'accéder au terrain. Les rebelles séparatistes ont fait couper vendredi le réseau de téléphone alors que l'armée progressait vers la ville.
Un vieil aiguillon
Kidal, foyer historique des insurrections indépendantistes et carrefour sur la route de l'Algérie situé à plus de 1.500 km et 24 heures de route de la capitale Bamako, s'est vidée d'une grande partie de ses quelques dizaines de milliers d'habitants, indiquent des messages postés sur les réseaux sociaux.
Deux officiers ont indiqué sous le couvert de l'anonymat que les rebelles avaient quitté la ville quand les soldats y sont entrés.
Un autre officier a déclaré que l'armée contrôlait en particulier la piste aérienne et le camp récemment évacué par la mission de l'ONU.
L'armée et l'Etat maliens n'avaient quasiment pas repris pied à Kidal depuis mai 2014. Les forces maliennes en avaient alors été chassées quand une visite du Premier ministre de l'époque, Moussa Mara, avait donné lieu à des affrontements avec les rebelles touareg, qui avaient causé de lourdes pertes dans les rangs de l'armée.
Les rebelles, qui s'étaient soulevés deux ans plus tôt en même temps que les salafistes, avaient accepté un cessez-le-feu avec le gouvernement quelques jours après. Ils faisaient régner la sécurité et l'ordre à Kidal depuis lors. Les jihadistes, eux, ont continué à combattre l'Etat malien et toute présence étrangère, et étendu leurs agissements au centre du Mali et aux pays voisins.
Les séparatistes ont repris les hostilités en août. Le retrait de la mission de l'ONU (Minusma), poussée vers la sortie par les autorités maliennes, a déclenché une course au contrôle du territoire entre les acteurs armés du nord (armée, séparatistes, jihadistes).
L'Etat malien a signifié de longue date sa détermination à reprendre Kidal.
L'insoumission de Kidal et de sa région, où l'armée a subi de multiples défaites entre 2012 et 2014, était un motif ancien d'irritation à Bamako, y compris pour le pouvoir actuel qui a fait de la restauration de la souveraineté territoriale sa mission.
"Libérateurs"
En décrochant de Kidal le 31 octobre, la Minusma a créé un appel d'air.
Une importante colonne militaire stationnée depuis début octobre à Anéfis, à environ 110 km au sud, s'est mise en branle en fin de semaine passée en direction de Kidal. Elle a subi en route les attaques des rebelles. Aucun bilan humain et matériel n'a pu être établi de sources indépendantes.
Le colonel Assimi Goïta a parlé de "lourdes pertes" infligées à l'ennemi.
"Notre mission n'est pas achevée. Je rappelle qu'elle consiste à recouvrer et à sécuriser l'intégrité du territoire", a-t-il dit.
Le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, a parlé sur les réseaux sociaux d'une '"avancée considérable" qui "démontre la pertinence des choix stratégiques opérés par le Mali".
Le Collectif pour la défense des militaires, un des groupes les plus actifs en soutien aux autorités maliennes, a appelé à se rassembler mardi à Bamako pour remercier les "colonels libérateurs".
PLUS DE 120 000 PARRAINS RÉCOLTÉS PAR DÉTHIÉ FALL
Abdourahmane Sall, le coordonnateur des opérations de parrainage du candidat à l’élection présidentielle Déthié Fall, a déclaré, mardi à Dakar, avoir déposé 127.453 parrains au Conseil constitutionnel.
Dakar, 14 nov (APS) – Abdourahmane Sall, le coordonnateur des opérations de parrainage du candidat à l’élection présidentielle Déthié Fall, a déclaré, mardi à Dakar, avoir déposé 127.453 parrains au Conseil constitutionnel.
‘’Dès le 12 novembre, nous avons pu collecter 127.453 parrains au niveau national, soit 116 % de nos objectifs, que nous avons déposés au Conseil constitutionnel’’, a dit M. Sall lors d’un point de presse.
‘’Dans neuf régions, nous avons obtenu le minimum requis, qui est de 3.500 parrains’’, a-t-il ajouté en présence de Déthié Fall.
La coalition DéthiéFall2024 a collecté ‘’plus de 2.000 parrains’’ à l’étranger, selon Abdourahmane Sall.
Pour être jugées recevables par le Conseil constitutionnel, les candidatures au scrutin doivent réunir entre 0,6 et 0,8 % – soit 44.231 à 58.975 électeurs – du nombre d’électeurs inscrits sur le fichier électoral.
Les candidats ont également la possibilité de collecter des parrains auprès des maires et des présidents de conseil départemental.
Pour cette option, le code électoral leur fait obligation de réunir 120 signatures au moins, soit 20 % de l’effectif des présidents des conseils municipaux et départementaux.
Les candidats peuvent aussi recourir au parrainage parlementaire. Dans ce cas-là, ils doivent collecter au moins 13 signatures, soit 8 % de l’effectif des députés.
‘’Réhabilitation’’ d’Ousmane Sonko
Déthié Fall, intervenant au point de presse, appelle la Commission électorale nationale autonome (CENA), l’institution chargée de la supervision des élections, à prendre ‘’des décisions permettant d’aller vers une élection inclusive, libre et transparente’’.
Des voix s’élèvent dans l’opposition et la société civile pour dénoncer le non-respect, par le président de la République, Macky Sall, de la loi qui encadre la nomination des membres de la CENA.
Déthié Fall réclame aussi la ‘’réhabilitation’’ de son allié Ousmane Sonko, à qui la Direction générale des élections refuse de remettre les outils de collecte des parrainages en raison de sa radiation du fichier électoral.
Cette radiation a été jugée illégale par le tribunal de grande instance de Ziguinchor (sud), qui l’a annulée et a ordonné la réintégration de M. Sonko sur les listes électorales. Déthié Fall demande par ailleurs à ses compatriotes de ne pas s’adonner à l’émigration irrégulière.
‘’Nous leur demandons de cesser de prendre les pirogues pour aller à l’étranger. Ils doivent revenir parce qu’il est possible de changer ce pays et de leur trouver des emplois’’, a dit M. Fall, concernant la crise migratoire.
Il réclame également la ‘’réouverture’’ des universités publiques. Leur fermeture depuis juin dernier est ‘’inacceptable’’, selon Déthié Fall.
LA PRIERE C’EST PARTOUT !
Ce 17 novembre, la Cour suprême va dire si Sonko doit être réintégré sur les listes électorales ou non. Et là, l’Agent judiciaire de l’Etat doit prier, sinon le «patient» spécial aura l’autorisation spéciale de retirer ses fiches.
Ce 17 novembre, la Cour suprême va dire si Sonko doit être réintégré sur les listes électorales ou non. Et là, l’Agent judiciaire de l’Etat doit prier, sinon le «patient» spécial aura l’autorisation spéciale de retirer ses fiches. Sinon, le leader de l’ex-Pastef sera aussi un ex-candidat déclaré. Il faudra être géant comme Tapha Tine pour rêver d’une admission au Conseil constitutionnel. Mais, puisque des manif’ sont annoncées, ce vendredi saint ne doit pas être un vendredi «sang».
LE JOURNALISTE PAPE NDIAYE LANCE «ABS 37»
Journaliste spécialisé sur les questions judiciaires, Pape Ndiaye du Groupe WalFadjri vient de lancer l’Association Balance Sénégal (Abs 37), dédiée aux 37 maisons d’arrêt et de correction du pays.
Journaliste spécialisé sur les questions judiciaires, Pape Ndiaye du Groupe WalFadjri vient de lancer l’Association Balance Sénégal (Abs 37), dédiée aux 37 maisons d’arrêt et de correction du pays. Structure apolitique, légalement constituée, Abs 37 est officiellement reconnue par le ministère de l’Intérieur sous le récépissé n°021515/Mint/Dgat/Dldp/Dapa.
Selon son fondateur, par ailleurs ancien président de la Convention des jeunes reporters du Sénégal (Cjrs), «l’association, qui entend intervenir en milieu carcéral, a pour but l’assistance sociale et judiciaire des détenus, en collaboration avec des avocats partenaires». Abs 37va aussi œuvrer dans le cadre de la réinsertion professionnelle des ex-détenus. «Nos cibles principales sont les femmes en milieu carcéral, les mineurs en conflit avec la loi, les détenus sénégalais de la diaspora ainsi que les couches vulnérables dans les prisons. Nous interviendrons aussi dans l’assistance psychologique des mineur(e)s victimes d’abus sexuels», a expliqué le président d’Abs 37.Dans sa démarche, cette association veut se singulariser.
«Contrairement aux autres associations, la nôtre ne sera pas dans la dénonciation, mais dans les actions concrètes. Tout ce qui nous importe, c’est le bien-être des prisonniers et leur reconversion post-carcérale. D’ailleurs, l’Etat du Sénégal est notre premier partenaire. Nous lançons un appel pressant aux bonnes volontés à nous accompagner dans ce processus», ajoute-t-il. Parmi les membres du bureau national de l’Abs 37 figurent des journalistes, des étudiants et cadres ainsi que des gardes pénitentiaires à la retraite.
LA COTE D’IVOIRE GALOPE
La Côte d’Ivoire domine l’économie de la sous-région. Elle rafle près de 45 % de son PIB. Elle devance de plusieurs longueurs ses suivants immédiats dont le Sénégal. Lequel peine d’ailleurs à suivre le rythme soutenu qu’impose Abidjan.
La Côte d’Ivoire domine l’économie de la sous-région. Elle rafle près de 45 % de son PIB. Elle devance de plusieurs longueurs ses suivants immédiats dont le Sénégal. Lequel peine d’ailleurs à suivre le rythme soutenu qu’impose Abidjan. Autant dire que l’économie ivoirienne demeure la plus robuste de l’espace ouest africain.
En revanche, rien n’explique tant le succès et les résultats de la Côte d’Ivoire que sa volonté de jouer les premiers rôles en maîtrisant parfaitement les paramètres de développement. Le pays a une superficie correcte et une population vigoureuse, entreprenante et surtout résiliente.
Les Ivoiriens, faut-il le rappeler, après avoir touché le fond et atteint la lie de l’humanité, remontent à la surface et effacent les stigmates d’une décennie de crise sanglante et meurtrière. C’est dans l’épreuve qu’ils se sont forgés un mental de dépassement en se découvrant les uns les autres.
Puis ils ont appris à se connaître en explorant des voies inédites de la sagesse, de la dignité, de l’empathie du respect de l’autre et de la solidarité. Au-dessus d’eux tous surnagent un patrimoine commun : la Côte d’Ivoire. L’attachement à ces valeurs les a soudés. Indiscutablement.
Echappant ainsi au chaos, ils ont juré de pacifier le pays profond en se mobilisant autour de vertus cardinales centrées ou focalisées sur le rayonnement stratégique de leur cher pays. Ceux qui se nourrissaient du chaos en ont eu pour leur frais. Ce chapitre clos entrouvre une fierté retrouvée qui soude les Ivoiriens entre eux. Le pays a fait le choix de la croissance.
Dans ses premiers cycles d’essor, l’exubérance née de l’expansion euphorisante du café et du cacao empêchait Abidjan, pour ne pas dire Yamoussokro, d’anticiper sur les « coups d’après ». Cette fois-ci les produits du cru subissent sur place un processus de transformation. Tirant des leçons du passé, le pays se fraye un chemin singulier en traçant son propre itinéraire.
Ils s’aperçoivent que la politique ne les mène plus en bateau tant ils ont été trompés au moyen de mensonges qui ont été destructeurs à bien des égards. Grâce à leur vigilance, ces tours d’adresse ne prospèrent plus. Ce que comprenant, la classe politique se la joue modeste désormais. En vérité elle manquait de grandeur.
Laurent Gbagbo et Blé Goudé, revenus de leur purgatoire à la CPI, affichent plus de réalisme que d’ordinaire en foulant la terre natale après bien des péripéties judiciaires. Guillaume Soro, habité par la nostalgie, assouplit son discours et s’accommoderait déjà d’un retour qui mettrait fin à un fâcheux exil ponctué d’errances.
Avec l’âge, la sagesse siffle plusieurs fois. Henri Konan Bédié et Charles Konan Banny ne sont plus de ce monde. Un seul être vous manque, tout se dépeuple… Esseulé, l’actuel président Alassane Ouattara, 78 ans, travaille à différents scénarios pour laisser pour la postérité une Côte d’Ivoire apaisée, conquérante et performante à la fois. Il est pour beaucoup dans ce joli succès ivoirien.
Sa vision, sa gouvernance, son tempérament et sa parfaite maîtrise des enjeux mondiaux le prédisposent à grappiller des gains de positions au bénéfice d’une Côte d’Ivoire en mutation profonde. Elle progresse dans une relative stabilité. En d’autres termes, le pays bouillonne d’idées, de projets, de chantiers et de réalisations.
L’agriculture rebondit. Le soja, la canne à sucre, l’huile de palme, le café, le cacao et la noix de cajou inondent les grandes surface avec des produits nettement mieux fabriqués, souvent d’une stupéfiante qualité. Ces produits répondent aux standards et apparaissent comme la promesse d’une Côte d’Ivoire en expansion.
On avait cru les Ivoiriens insensibles et indifférents au sort de leur nation au plus fort de la crise sociopolitique qui l’a secouée, une décennie durant. Or cet acquis, combiné à l’habileté de Ouattara, confère au pays une crédibilité certaine saluée par la communauté des investisseurs étrangers.
Conscients de leur leadership sous régional, les Ivoiriens élèvent le niveau du débat à l’échelle régionale où ils retrouvent le Ghana et le Nigeria. L’axe Accra-Abuja se fortifie. Pas besoin d’un dessin pour comprendre le dessein envisagé au sein de la Cedeao, regroupant seize pays membres. Certes le Nigéria et le Ghana s’affrontent sur plusieurs théâtres.
Leur forte rivalité écarte néanmoins toute pusillanimité. Mieux, ils se concertent sur les affaires d’importance stratégique. Plus à l’offensive, le Nigeria, 180 millions d’habitants, tient très peu en estime la France soupçonnée d’être toujours dans la manigance sans oser afficher ses intentions premières dans ce pré-carré qui ne l’est plus d’ailleurs que de nom.
Les banques nigérianes essaiment et son très présentes dans les pays francophones, jusque-là chasse-gardée des entreprises hexagonales. On l’a vu avec le changement de tour de table de deux filiales bancaires appartenant respectivement à la Société Générale et à BNP, fleurons de la finance française.
Sur ce registre, des développements inattendus sont à prévoir dans les trimestres à venir. Beaucoup de prévisionnistes tablent sur une dynamique de croissance dans cette zone où le pouvoir d’achat se consolide. Dans ce triangle, se construit une économie adossée à une interpénétration d’acteurs de premier plan.
Les produits de base se transforment sur place. Cela crée un marché avec des circuits qui se rationalisent au gré des évolutions et de la précision des demandes de plus en plus solvables. Nigérians, Ghanéens et Ivoiriens tissent des liens d’affaires. Une telle empathie reflète leur envie de plus de proximité. Désormais, le Ghana et le Nigeria constituent la nouvelle frontière de prospérité qui galvanise les opérateurs ivoiriens.
L’objectif est de prendre le contre-pied des économies extraverties en privilégiant la consommation de ce qui se produit localement. Tout n’est pas rose cependant : des industries naissantes et très peu performantes, des approximations ou des tâtonnements dans l’élaboration des manufactures, très peu d’études de marché, donc un déficit de connaissance des goûts, des préférences et des choix du consommateur final à Accra, Abuja ou Abidjan.
Néanmoins, l’esprit d’entraide s’installe. Il faut s’en réjouir. A plusieurs, ils produisent, transforment et consomment, créant ainsi une chaîne de valeur qui rend leur tissu industriel vigoureux et actif. En se frottant aux anglo-saxons, les Ivoiriens gagnent en efficacité et réajustent leur perception de la concurrence.
Ils apprennent de leurs erreurs. Par ce biais, ils construisent les victoires de demain dans le respect des différences. Résultat : il n’est pas rare d’entendre des Ivoiriens fortunés prendre des parts significatives dans des entreprises florissantes ou dans des start up prometteuses. La langue anglaise ou l’éloignement ne constituent plus un obstacle insurmontable. Au contraire.
Ils se donnent les moyens d’être compétitifs. Au moment où nos voisins s’obstinent à bâtir des économies fortes, les Sénégalais se recroquevillent sur eux-mêmes. Prendre conscience de cet écart c’est déjà une avancée. Mais le tableau est très peu reluisant malgré des infrastructures de pointe conçues dans une perspective de maillage du pays à des fins de croissance inclusive.
Après tout, richesse et prospérité riment avec effort. Gageons que le Sénégal n’est pas lâché, loin derrière !
ÇA NE FAIT FORCEMENT PAS PLAISIR D’ETRE SUR LE BANC
Taulier de l’équipe nationale du Sénégal lors du sacre à la Can 2022, Abdou Diallo a perdu son statut d’indiscutable au profit d’un Moussa Niakhaté, intraitable jusqu’ici.
Taulier de l’équipe nationale du Sénégal lors du sacre à la Can 2022, Abdou Diallo a perdu son statut d’indiscutable au profit d’un Moussa Niakhaté, intraitable jusqu’ici. Une situation qui ne lui plait pas et il est prêt à se battre pour cela. Le défenseur des Lions s’est aussi projeté sur la Can 2024 et est aussi revenu sur l’importance de ces deux matchs avant le grand rendez-vous continental de janvier prochain.
Première séance avec 14 joueurs
«Nous sommes habitués à cela. Ceux qui jouent le dimanche sont toujours absents le lundi. C’était une séance de reprise qui s’est bien passée. Les sensations sont bonnes, donc Alhamdoulilah».
Ambiance dans le groupe avec ces deux matchs avant la Can
«On est dans une très bonne ambiance. On a gagné le dernier match contre le Cameroun. On est bien et confiant. On se prépare tranquillement pour gagner ces matchs qui seront importants pour 2026».
Concurrence en défense
«Je la vis comme toute concurrence. Ça ne fait forcément pas plaisir d’être sur le banc. Mais je me bats et j’attends mon tour».
Utilisation comme arrière gauche
«Peut-être dépanner mais je suis un central».
Avis sur la poule à la Can
«C’est un niveau très élevé. C’est un groupe très dense mais je pense que ça va être une question de mentalité vu les affiches. Ça va être un combat. Il va falloir repartir sur les mêmes bases que 2022 parce qu’eux (les adversaires) seront prêts».
Retrouvailles avec la Guinée à la Can
«On appréhende ce match de la même manière qu’en 2022. Nous y étions allés en vaillants Lions, il faut y retourner de la même manière pour avoir le même résultat».
Matchs à 14h
«Effectivement c’est plus dur de jouer à 14 heures. Mais après je suis un joueur, ce n’est pas ce sur quoi je dois me concentrer parce qu’à la fin il faut gagner le match. A la dernière Can on a joué tous nos matchs à 14h (Ndlr : les deux premiers à 13h Gmt) mais on s’en est sorti et nous étions tous contents à la fin».
Match à huis clos contre le Soudan du Sud
«Il n’y a pas de regret parce que le match contre l’Egypte était exceptionnel. Mais on va faire avec. Merci de me l’apprendre parce que je ne le savais pas (rires)».
Qualification à un troisième Mondial de rang
«Oui, c’est un objectif. Ce serait dommage de ne pas être au rendez-vous aux Etats-Unis – Mexique – Canada. Il ne faut pas qu’on se loupe».
CIRÉ CLÉDOR LY CRIE À L'ENLÈVEMENT DE SONKO
L'avocat dénonce la remise en cause de la transparence promise sur le lieu de détention de son client après son transfert nocturne, sans avertissement préalable de ses conseils, ni de son médecin traitant, et encore moins de son médecin personnel
Brice Folarinwa de SenePlus |
Publication 14/11/2023
Dans un communiqué publié le mardi 14 novembre, Me Cire Cledor Ly, membre du collectif de défense d'Ousmane Sonko, a vivement critiqué l'attitude des autorités sénégalaises dans cette affaire. L'avocat "sans frontières" déplore notamment la remise en cause par l'administration pénitentiaire de ses engagements initiaux sur la transparence concernant le lieu de détention de l'opposant.
"Malgré les promesses faites aux avocats de les prévenir pour leur éviter des déplacements et recherches du lieu de détention, l’administration pénitentiaire et les autorités, qui parasitent la détention de mon client, ont manqué à leurs paroles et enlevé nuitamment Ousmane Sonko de la salle de réanimations, sans avertir, ni informer les avocats, le médecin traitant ainsi que son médecin personnel", dénonce Me Ly.
Au-delà de ce cas précis, c'est l'ensemble de l'attitude du régime qui est pointée du doigt. Selon l'avocat, "personne n’aurait osé imaginer une dégringolade du Sénégal à ce point, une arrogance des autorités ainsi le mépris, les pratiques et comportements belliqueux et outranciers de l’administration à l’égard des acteurs de justice, du corps médical, de la société civile, de corps de l’Etat restés fidèles à la constitution, aux lois et simplement à la morale et à l’éthique démocratique".
Me Ly fustige également le "silence" de la "communauté internationale", à l'exception de l'Union interparlementaire, face aux "dérives d'un groupuscule d’individus qui a installé une dictature aveugle et répressive". Selon lui, "tout est mis en œuvre pour fausser la volonté populaire" lors de la présidentielle de février 2024. En conclusion, il réaffirme sa "demande de mise en liberté dans les délais les plus brefs" d'Ousmane Sonko, dont la détention est pour lui le résultat "d'intrigues judiciaires et policières inadmissibles".
ISMAILA MADIOR FALL VOLE AU SECOURS D'AMADOU BA
Alors que s'annoncent de premières bisbilles au sein de la majorité après le choix d'Amadou Ba, le chef de la diplomatie sénégalaise tente de désamorcer les tensions en invitant chacun à plus de retenue dans ses critiques à l'encontre du candidat investi
Brice Folarinwa de SenePlus |
Publication 14/11/2023
Le ministre des Affaires étrangères Ismaila Madior Fall est monté au créneau ce mardi 14 novembre pour défendre le Premier ministre et candidat de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY) à la présidentielle de 2024, Amadou Ba, critiqué ces derniers jours par certains de ses propres camarades de la majorité.
Dans un long message publié sur le réseau social X, le chef de la diplomatie sénégalaise a appelé ces détracteurs au sein du camp présidentiel à plus de mesure dans leurs propos à l'encontre du candidat investi par le président Macky Sall. "Il est juste important de décrypter, pour la prendre en charge, la motivation de ceux qui, peut-être de bonne foi, t'interpellent sur la place publique, sans en mesurer la portée potentiellement nocive", a-t-il déclaré en s'adressant directement à Amadou Ba.
Pour Ismaila Madior Fall, ces critiques résultent d'aspirations légitimes mais parfois difficiles à satisfaire de tous les membres de la coalition : "Peut-être qu'ils veulent que tu les entendes, écoutes-les. Peut-être qu'ils désirent être vus, regardes-les. Peut-être qu'ils veulent être associés, consultes les.". Il invite le candidat à la présidentielle à faire preuve de plus d'ouverture et de diplomatie : "offres leur l'espace. Peut-être qu'ils veulent être ou apparaître à tes côtés, côtoies-les avec photos de témoignage de leur engagement d'aujourd'hui pour demain.".
Citant en exemple le président Macky Sall, "qui sait s'y prendre" dans l'art de rassembler, le ministre des Affaires étrangères encourage Amadou Ba à s'inspirer de lui tout en restant fidèle à sa propre personnalité : "Restes toi-même, uses de la politique spectacle conformément à ton tempérament et laisses à tous, y compris nos partisans, le droit de disserter jusqu'à la satire sur toi. C'est la rançon du succès et le prix du sacre.".
Une mise au point qui révèle les premières frictions au sein de la majorité présidentielle à trois mois de l'échéance électorale majeure.
AMINATA TOURE DÉNONCE LA CAMPAGNE ÉLECTORALE DÉGUISÉE DE MACKY SALL
Macky Sall et son gouvernement ont entamé une tournée dite économique dans la région de Kédougou depuis lundi, une visite qui s’achèvera demain mercredi
Le président de la République, Macky Sall, et son gouvernement ont entamé une tournée dite économique dans la région de Kédougou depuis lundi, une visite qui s’achèvera demain mercredi.
Cependant, cette visite n’a pas fait l’unanimité, notamment auprès de l’ex-Premier ministre Aminata Touré. Selon elle, cette tournée présidentielle est davantage une opération de séduction politique qu’une réelle action pour résoudre les problèmes prioritaires du pays. Elle affirme que le président Macky Sall devrait mettre fin à cette “campagne électorale déguisée” et se concentrer sur des enjeux nationaux plus urgents.
GUY MARIUS SAGNA DE RETOUR AU SÉNÉGAL APRÈS UNE TOURNÉE INTERNATIONALE EN SOUTIEN À SONKO
Entre conférences, rencontres avec des élus et émissions TV, Guy Marius Sagna a sillonné l'Europe, l'Afrique et le Maghreb pour porter le message de Pastef
Brice Folarinwa de SenePlus |
Publication 14/11/2023
Dans un long communiqué publié à son retour au Sénégal après plus de deux mois à l'étranger, le député de l'opposition Guy Marius Sagna détaille les faits d'armes de sa tournée de propagande en faveur d'Ousmane Sonko.
Entre visites dans 10 pays et 26 villes, meetings, conférences et rencontres avec des élus, l'activiste a sillonné l'Europe, l'Afrique du Sud et le Maroc pour vanter la candidature du leader de Pastef à la présidentielle de 2024.
"En deux mois et 6 jours passés hors du Sénégal, j'ai été invité dans 10 pays: Belgique, Espagne, Suisse, France, Suède, Luxembourg, Italie, Maroc, Afrique du Sud, Hollande", affirme fièrement Guy Marius Sagna.
Il a tenu à saluer "les coordinations de Pastef des 10 pays et les sections de Pastef des 26 villes qui m'ont invité", preuve selon lui de l'envergure du mouvement sonkiste à l'international.
Durant sa tournée, le député a pris part à "28 conférences, 09 rencontres avec des élus de 09 villes, 11 rencontres avec des associations" et participé à des émissions TV.
Convaincu de la victoire annoncée de Sonko, Guy Marius Sagna conclut : "Je suis de retour pour terminer avec vous notre mission : libérer Ousmane Sonko et les plus de mille détenus politiques, élire Ousmane Sonko 5e président de la République du Sénégal, libérer le Sénégal et l'Afrique."
Une tournée chiffrée et revendiquée comme étant la preuve de l'implantation internationale de Pastef, dont le candidat désigné ne fait aucun doute pour ses partisans.