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27 février 2025
LA CSS VEUT PRODUIRE 141 000 TONNES DE SUCRE
La Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) veut atteindre pour cette nouvelle campagne agricole, 141.480 tonnes de sucre, a annoncé son directeur général, Guillaume Ranson.
Richard-Toll, 13 nov (APS) – La Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) veut atteindre pour cette nouvelle campagne agricole, 141.480 tonnes de sucre, a annoncé son directeur général, Guillaume Ranson.
Il a décliné cet objectif de son entreprise en marge d’une cérémonie de lancement de la campagne agricole 2022-2024, organisée récemment à Richard-Toll (nord).
»Nous avons comme objectif 141 480 tonnes de sucre. Mais vous savez tous qu’on peut faire beaucoup mieux », a déclaré Guillaume Ranson.
Après avoir souligné »l’excellent état d’esprit » de l’Amicale des cadres, il a invité tous les acteurs de l’entreprise »à la cohésion, à l’engagement et à l’implication » pour »une bonne campagne agricole ».
Le président de l’Amicale des cadres, Papa Makha Sarr, s’est réjoui du travail abattu l’année dernière et dit être certain que les objectifs de cette campagne seront dépassés.
PLUS DE 228 MILLIARDS INVESTIS À KÉDOUGOU ENTRE 2014-2023
L’Etat a investi plus de 228 milliards dans la région de Kédougou entre 2014- 2023, a indiqué, lundi, le président de la République Macky Sall.
Kédougou, 13 nov (APS) – L’Etat a investi plus de 228 milliards dans la région de Kédougou entre 2014- 2023, a indiqué, lundi, le président de la République Macky Sall.
»Aujourd’hui, nous pouvons affirmer que le volume d’investissements de l’Etat déjà réalisés dans la région de Kédougou entre 2014 et 2023 s’élève à 228.835.708. 343 FCFA et cela correspond à un niveau d’exécution de 222,9% par rapport aux engagements initiaux’’, a-t-il déclaré à l’ouverture d’un conseil conseil présidentiel consacré au développement de la région.
Selon le chef de l’Etat qui vient d’entamer ce lundi une tournée économique dans plusieurs régions, »il convient signaler qu’un montant de 195. 116 793. 954 FCFA a été globalement investi dans l’Axe 1 du PSE (Transformation structurelle de l’économie et croissance), soit un taux d’exécution de 219,2% par rapport aux engagements de l’Etat sur cet axe’’.
Macky Sall a fait état d’un taux d’exécution de 47,5% sur l’Axe 2 consacré au capital humain, »Protection sociale et développement durable » avec un volume d’investissement de 46. 625. 799 FCFA.
Il a ajouté que l’Axe 3 consacré à la »Gouvernance, Institutions, Paix et sécurité » a bénéficié d’un investissement global de 2 668 088 194 FCFA, soit un taux d’exécution de 44,3% par rapport aux engagements y relatifs.
Pour Macky Sall, ces statistiques confirment que l’Etat du Sénégal a principalement investi sur la réalisation d’infrastructures de désenclavement dans la région de Kédougou.
Le président de la République a cité entre autres la réhabilitation de la route Kédougou-Salémata, la construction du pont de Fongolimbi et d’autres réalisations dans le cadre du PROMOVILLES, avec dit-il ‘’la réhabilitation de la voirie dans les chefs-lieux de département’’.
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LE SÉNÉGAL DOIT REVOIR SES PRIORITÉS DE DÉVELOPPEMENT
Alors que le FMI décaisse des milliards au pays, Maïssa Babou accuse les autorités de gaspillages et d'absence de vision, pointant du doigt la bureaucratie pléthorique, les exonérations fiscales scandaleuses et la désaffection envers le secteur primaire
Dans un entretien accordé à Financial Afrik, le professeur d'économie Maïssa Babou livre une analyse sans concession de la politique économique menée au Sénégal depuis 2012.
Alors que le FMI vient de décaisser plus de 1000 milliards FCFA, la spécialiste estime que cette mansuétude n'est pas justifiée au regard des maigres performances économiques du pays (4,1% de croissance en 2022).
Des infrastructures coûteuses au détriment du secteur primaire
Maïssa Babou dénonce en particulier les investissements massifs dans les infrastructures de transport (routes, autoroutes, TER), qui ont eu un coût exorbitant. "On ne mange pas les routes", assène-t-il, expliquant que ces dépenses auraient pu être mieux orientées vers les secteurs productifs.
L'agriculture et la pêche devraient être la priorité absolue du Sénégal, qui importe encore massivement des denrées alimentaires. La souveraineté alimentaire doit être un objectif stratégique, qui permettrait en outre de créer des emplois dans le rural.
Manque de vision et gaspillages
Plus généralement, l'économiste reproche l'absence de vision économique du gouvernement. Selon lui, les investissements se font de façon désordonnée, sans stratégie de long terme.
Il pointe également les gaspillages liés à une bureaucratie pléthorique (38 ministres !), ainsi que les exemptions fiscales accordées au secteur minier, qui ne profitent pas à l'économie locale.
Un optimisme mesuré pour l'après-pétrole
Maïssa Babou se montre prudente quant aux retombées des futurs gisements gaziers et pétroliers. Ces ressources ne doivent pas constituer une "fin en soi", mais seulement un "appoint" pour un Sénégal déjà riche de ses forces vives, indique-t-il.
A condition de mener des politiques rationnelles axées sur les secteurs productifs, le pays a les moyens de se développer par ses propres moyens. C'est le message optimiste mais réaliste que lance cet éminent universitaire.
par Bosse Ndoye
NOMINATION DE MACKY PAR MACRON, LA RÉCOMPENSE D’UN SOUMIS ?
La France a besoin de rassurer et surtout de montrer aux dirigeants africains qui lui sont favorables que, contrairement aux souverainistes qu’elle combat et traite de tous les noms, ils peuvent compter sur elle pour être recasés à la fin de leur mandat
Dans sa sagesse infinie, après avoir énuméré certains des bienfaits qui seront la récompense - dans l’au-delà - de ceux qui lui étaient soumis sur terre, Le Tout Miséricordieux, dans la sourate éponyme (AR-Rahmane), pose une question rhétorique: « Y a t-il d’autre récompense pour le bien que le bien ? » Cette question, nous nous la sommes posée aussi à la suite de la nomination du président Macky Sall en tant qu’envoyé spécial de 4P (Pacte de Paris pour les Peuples et la Paix) par son homologue français, le 10 novembre 2023, en marge du Forum de Paris. Cette interrogation est d’autant plus légitime que le président sénégalais a beaucoup sinon trop fait de bien pour la France durant ses années au pouvoir, et ce, souvent au détriment de son peuple. Dès lors, sa nomination par Emmanuel Macron ne peut qu’être sujette à interprétation. Simple geste d’amitié anodin, diront certains là où d’autres ne voient qu’un juste retour d’ascenseur, qu’une récompense d’un soumis, qui a bassement défendu les intérêts de son pays. Je suis plus proche de ces derniers.
Après le passage de Senghor à l'Académie française, celui d’Abdou Diouf à la tête de la Francophonie, nous venons d’assister à la nomination par la France d’un troisième président sénégalais, parmi les quatre qui ont été au pouvoir jusqu’ici. Ces nominations, qui sont devenues une sorte de tradition, ne peuvent que susciter des interrogations. Par conséquent, une des premières questions pouvant venir à l’esprit de qui s’y intéresse de près peut être la suivante : quelle est la particularité du seul président sénégalais - en l’occurrence Abdoulaye Wade -, n’ayant eu aucune nomination venant de l’ancienne puissance coloniale à la fin de son mandat ? Quelques faits peuvent certainement constituer un début de réponse.
Le pape du Soppi, quoi qu'on puisse lui reprocher, ne rentrait pas toujours dans les rangs. Sous sa présidence, il a eu le « toupet » de demander et d'obtenir le départ de l’encombrant ambassadeur français, Jean-Christophe Ruffin ; d'obtenir le départ des troupes françaises du Sénégal – même si d’aucuns parlent d’un commun accord avec Sarkozy, il a osé le demander. Il est aussi parvenu à faire déboulonner Vincent Bolloré - un des barons de la Françafrique - de son piédestal du port de Dakar au profit des Qataris. Ces actes parmi d’autres ne sont pas imaginables pendant le règne des trois autres présidents, qui, ayant poussé "l’amitié franco-sénégalaise" jusqu'à aplatissement, n'ont presque jamais osé ou pensé ouvertement agir contre les intérêts de l'ancienne métropole.
L’actuel président sénégalais a affectivement fait beaucoup de bien pour la France. C’est sous son règne que l’accord de défense donnant aux militaires français l’autorisation de retourner au Sénégal a été signé avec Sarkozy, le même qui avait prétendu trouvé un accord commun avec le président Wade pour le départ de ces derniers du pays quelques années plus tôt. Ce que fait penser que si les intentions de rompre avec la Françafrique clamées par ce président français étaient sincères, il n’aurait pas signé cet accord, quelque alléchantes que fussent les propositions de Macky Sall, lequel ne s’était pas arrêté en si bon chemin. Car, quelques années plus tard, il a autorisé l’implantation de l’Escale aéronautique des Éléments français au Sénégal, à l’aéroport international Blaise Diagne (400 militaires et civils[1]. C’est aussi sous sa présidence que le Groupe Bolloré a signé son retour au port de Dakar, que l’exploitation du pétrole dans le pays a été scandaleusement accordée à Total, qui avait pourtant proposé l’une des offres les plus désavantageuses pour le peuple sénégalais. L’on se souvient encore de la signature du contrat, pour le moins onéreux pour l’économie du pays, pour la construction du TER, juste pour sauver une entreprise française aux portes de la faillite et de son soutien au maintien du franc CFA, dont la nocivité sur les économies de ceux qui l’ont comme monnaie n’est plus à démontrer. La liste est longue des services que le président Macky Sall a rendus à la France. Donc, pour parler comme Jean-Marie Adiaffi dans Carte d’identité, au lieu de couper les chaînes qui nous lie, il a bien augmenté leur poids.
Dès lors, placée dans le contexte mondial actuel, où les murs les plus solides de la Françafrique commencent à se fissurer un peu partout sur le continent, où d’autres puissances concurrentes lorgnent du côté des anciennes chasses gardées françaises, la nouvelle de sa nomination peut ne pas être surprenante. Parce que la France a besoin de se réaffirmer, de rassurer et surtout de montrer aux dirigeants africains qui lui sont favorables, voire soumis que – contrairement aux souverainistes qu’elle combat et traite de tous les noms - ils peuvent compter sur elle pour être recasés à la fin de leur mandat ; pour être secourus quand leur vie est menacée, comme ce fut le cas avec l’exfiltration de Compaoré ou pour trouver un avocat quand ils sont victimes de coup d’État ou quand ils arrivent au pouvoir par le même moyen, comme l’attestent ses vociférations à la suite du renversement de Bazoum au Niger et de l’intronisation de Déby fils.
Cette nomination du président Sall peut aussi être là ou l’une des contreparties du renoncement à une 3e candidature à laquelle il n’a évidemment pas droit selon la constitution sénégalaise. D’autant que, pendant ces périodes troubles dans la sous-région, où il y a une hostilité de plus en plus grandissante envers la politique de l’Hexagone, ce dont la France a le plus besoin, c’est la préservation de la paix et de la stabilité au Sénégal et en Côte d’Ivoire, qui, il ne faut pas l’oublier, ont été et demeurent encore la fondation solide de l’édifice françafricain. Par conséquent, elle fera tout pour que le candidat qui sera élu lors des élections présidentielles sénégalaises de 2024 soit le plus disposé à suivre de son prédécesseur, après évidemment la mise hors course d’Ousmane Sonko.
Le choix porté par Macron sur Macky Sall, pour controversé qu’il puisse être - car la décence, le respect et le bon sens eussent voulu qu’il fût annoncé à la fin de son mandat, puisqu’il est encore le président d’un pays dit souverain -, a au moins le mérite de montrer que la France se fout éperdument des droits de l’homme qu’elle prétend défendre urbi et orbi ; qu’elle est juste mue par ses intérêts, que ce qui compte ce sont des dirigeants qui lui sont soumis, peu lui chaut ce qu’ils font à leurs populations et dans leurs pays. Autrement, ce choix ne se serait pas porté sur le président sénégalais, lui qui a fait emprisonner iniquement beaucoup de ses opposants dans son pays, restreint certaines des libertés fondamentales tout en bafouant d’autres sans honte ni gêne.
En définitive, le président Macky Sall peut se réjouir, comme il l’a fait avec l’annonce de la nouvelle de sa nomination sur son compte Twitter, car il a trouvé un nouveau travail à quelques mois de la fin de son mandat. Pendant ce temps des milliers de jeunes sénégalais, dont il n’a pas l’air de beaucoup se soucier, meurent dans un océan de désespoir. Le grand perdant reste encore et toujours le peuple. D’autant que pour certains dirigeants, juste mus par leurs ambitions personnelles, la présidence n’est qu’un tremplin, une porte menant vers d’autres horizons sur le chemin de leur carrière professionnelle.
L’apathie du dauphin désigné ne cesse d’inquiéter la majorité, qui depuis les dernières législatives, est d’ailleurs devenue une minorité. Le pouvoir BBY-APR ne survivra pas à l’échéance fatidique à l’horizon, avant, pendant ou après le 25 février
A l’instar de pays ayant connu des révolutions victorieuses, on a comme l’impression que la grande escroquerie politique que constitue l’émergence "Benno" est en train de dévorer ses propres enfants. De fait, c’est la grande zizanie, après les rébellions de grands pontes APR, qui ont choisi de présenter leur candidature à la prochaine présidentielle séparément, de sévères reproches sont faits au Premier ministre Amadou Bâ par de hauts responsables apéristes, qui le trouvent peu rassurant voire amorphe.
Cela n’est pas du tout surprenant, quand on sait que le choix du candidat de Benno, en plus d’avoir été long et laborieux, avait déjà suscité des vagues de colère au sein de la galaxie présidentielle et des médiations avaient même été nécessaires pour sauver les meubles.
Aux désertions spectaculaires d’anciens dirigeants de premier plan de Benno, assimilées, un peu trop vite à des manœuvres politiques occultes par des analystes en herbe et même des hommes politiques sérieux, vient s’ajouter une autre menace, qu’un des cadres du parti au pouvoir, caractérise de « bataillons dormants » de responsables locaux frustrés. Toujours est-il que l’apathie du dauphin officiel ne cesse d’inquiéter la majorité de la majorité, qui depuis les dernières législatives du 31 juillet 2022, est d’ailleurs devenue une minorité !
Un autre sujet de préoccupation pour nos gouvernants en fin de règne est la difficulté à gérer cette situation inédite, où l’ancien mentor hyperpuissant fait de l’ombre à son héritier politique, sans se rendre compte qu’il est entretemps devenu un canard boiteux, c’est-à-dire qu’il a beaucoup perdu de son autorité. De fait, l’option du Grand Timonier, imposant une stratégie électorale basée sur une continuité désastreuse, ne semble pas être la meilleure, en ces moments de misère sociale illustrée de manière caricaturale, par les drames de l’émigration clandestine et les échos de disette partout dans le pays.
Tant et si bien que le malheureux candidat de Benno, un haut fonctionnaire, bien trop riche, traine un triple handicap :
- Déficit de légitimité, car en plus d’être un militant de la 25ième heure de la mouvance présidentielle, c’est un transhumant hors pair, ayant tour à tour adhéré au P « S », puis au PDS enfin à l’APR, bien après le 25 mars 2012…
- Manque de représentativité, car considéré comme choix de raison, (une sorte de bouée de sauvetage du Benno, après le naufrage du troisième mandat) et non de cœur, voire même rejeté par ses propres camarades, dans leur écrasante majorité,
- Symbole de continuité néocoloniale, au moment où une lame de fond souverainiste voire anti-impérialiste, balaie le continent avec une connotation, non pas anti-française, mais anti-françafricaine, qui a fini de faire imploser le pré-carré de l’ancienne métropole en ex-AOF.
A tel point, que le candidat de Benno semble devoir être le bouc émissaire de tous les maux qui gangrènent, depuis 1960, notre système politique, qui traîne de lourdes tares liées au refus de nos élites politiques de rompre d’avec une servitude néocoloniale volontaire.
Toutes ces péripéties pourraient relever, sinon de l’anecdote, tout au moins des affaires intérieures de Benno, si le président Macky Sall ne persistait pas dans son projet funeste de déglinguer notre système politique, en détruisant nos fondamentaux démocratiques.
D’abord, il persiste dans son projet déraisonnable de vouloir arbitrairement écarter le candidat de l’opposition le mieux placé pour la prochaine élection présidentielles et qui a, en plus, le mérite de s’inscrire dans la rupture avec la logique néocoloniale. Pour preuve, son administration électorale, qui s’était déjà tristement fait remarquer lors des consultations électorales de l’année dernière, par sa partialité scandaleuse, ayant conduit à l’élimination, sur des bases fallacieuses, de plusieurs listes de YAW, dont celle des titulaires aux législatives, refuse délibérément de remettre au candidat Ousmane Sonko, ses fiches de parrainage.
Et pourtant, une décision de justice en date du 12 octobre dernier avait ordonné sa réintégration dans les listes électorales, d’où son nom avait été abusivement radié, ce qui aurait dû permettre à la Direction Générale des Elections (D.G.E.) de mettre les fiches de parrainage à la disposition du mandataire du président Ousmane Sonko. Mais ce fut un nouveau refus ne reposant sur aucune disposition légale.
Pire, on a observé une nouvelle escalade de la part des autorités politiques, contraintes de se dévoiler et qui n’hésiteront même pas à remplacer la totalité des membres de la CENA, dont le seul tort aura été de demander à la DGE, d’appliquer la décision de justice.
Tout est devenu clair maintenant avec l’immixtion intempestive de l’Exécutif dans le processus électoral, avec des décisions que des organisations de la société civile qualifient d’illégales pour diverses raisons.
C’est ce qui justifie la mise sur pied du Front pour l’Inclusivité et la Transparence des Elections (F.I.T.E.), ayant pour but d’assurer et de garantir une élection présidentielle du 25 février 2024 transparente, sincère, régulière, démocratique et inclusive.
Hasard du calendrier, c’est au moment où les forces vives de notre pays s’indignaient de l’attitude cavalière, dont notre processus électoral est géré, que le Manitou de la Françafrique moribonde lui donne des garanties d’embauche après le hold-up électoral programmé mais voué à l’échec. Le peuple sénégalais saura s’en souvenir !
Toutes les données politiquement objectives, qui seraient étayées par des sondages occultes, indiquent clairement la chute inéluctable du camp de Benno, qui serait bien inspiré de se démarquer d’une continuité néfaste ou de déclarer forfait.
Le pouvoir du Benno-APR ne tient plus que grâce à une « junte civile », ayant l’onction de l’ancienne métropole et portée à bout de bras par certains secteurs des FDS, de la magistrature, de la haute administration, de l’administration territoriale, du clergé maraboutique conservateur qui souhaitent voir perdurer le système actuel de prédation.
Il ne survivra pas à l’échéance fatidique, qui se profile à l’horizon, avant, pendant ou après le 25 février prochain.
Au Gabon, des élections (présidentielle et législatives) seront organisées en août 2025. Une annonce faite ce lundi 13 novembre, en direct sur la télévision d’État Gabon Première par le porte-parole du pouvoir militaire.
Au Gabon, des élections (présidentielle et législatives) seront organisées en août 2025. Une annonce faite ce lundi 13 novembre, en direct sur la télévision d’État Gabon Première par le porte-parole du pouvoir militaire.
Le calendrier adopté en Conseil des ministres, demeure « indicatif », et doit encore être soumis à une conférence nationale incluant « toutes les forces vives de la Nation » prévue en avril 2024, selon le porte-parole du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI).
Pour rappel, le 30 août dernier, un coup d’État militaire a renversé Ali Bongo Ondimba, qui dirigeait le pays depuis 2009. Son successeur et nouvel homme fort du Gabon, le général Brice Oligui Nguema, investi président par intérim, a prêté serment début septembre dernier.
MACKY INVITE A FAIRE ADOPTER LE PROJET DE LOI D’ACCES A L'INFORMATION
Onze organisations de la société civile (OSC) relèvent le ‘’caractère non inclusif’’ de l’élaboration de la loi d’accès à l’information au Sénégal et demandent au président de la République, Macky Sall, de s’atteler à son adoption
Onze organisations de la société civile (OSC) relèvent le ‘’caractère non inclusif’’ de l’élaboration de la loi d’accès à l’information au Sénégal et demandent au président de la République, Macky Sall, de s’atteler à son adoption pour la laisser aux Sénégalais en ‘’héritage’’.
‘’Le président Macky Sall, qui arrive en fin de mandat, devrait œuvrer avec son gouvernement pour léguer à la postérité cet héritage’’, une loi d’accès à l’information, écrivent-elles dans une tribune publiée ce week-end par plusieurs journaux, dont Sud Quotidien, EnQuête et Bés Bi Le Jour.
Ladite loi est utile dans la mesure où elle est de nature à ‘’consolider la démocratie, la transparence, la participation citoyenne, la lutte contre la corruption et la redevabilité dans la conduite de l’action publique’’, soulignent Article 19, le Forum civil, l’ONG 3D, Afrikajom Center, la Ligue sénégalaise des droits humains et les autres OSC signataires de la tribune.
Ces organisations déplorent qu’‘’au Sénégal, le processus d’élaboration du projet de loi d’accès à l’information traîne depuis plus de quinze ans’’.
‘’En plus du retard à déplorer’’, son élaboration ‘’se caractérise par de profondes incertitudes et un manque d’inclusion notable’’, relèvent-elles, affirmant que certaines d’entre elles ‘’font le plaidoyer pour [son] adoption’’, depuis ‘’plus de quinze ans’’.
Une telle loi garantit ‘’un accès effectif à l’information administrative’’, rappellent les auteurs de la tribune.
Durant les années 2015-2017, le ministère chargé de l’Intégration africaine et de la Promotion de la bonne gouvernance ‘’a travaillé d’arrache-pied pour élaborer un projet de loi sur l’accès à l’information’’, reconnaissent-ils.
‘’Des manquements criants’’
‘’Cependant, lit-on dans le texte publié dans la presse de ce week-end, la dernière mouture sur laquelle les acteurs s’étaient accordés a profondément changé une fois [qu’elle a été introduite] dans le circuit administratif, ce qui a valu des vives réactions de la société civile impliquée dans le comité mis sur pied à cet effet.’’
Les instruments juridiques dont s’inspirent ledit comité et le gouvernement sénégalais ‘’considèrent l’information comme un moyen permettant de garantir la participation citoyenne et la transparence, et de lutter contre la corruption notamment’’.
L’article 8 de la Constitution sénégalaise reconnaît et consacre le droit à l’information plurielle, et la loi numéro 2006-19 du 30 juin 2006 relative aux archives et aux documents administratifs constitue le texte de base pour l’accès à l’information au Sénégal.
‘’Mais il faut dire que cette loi présente des manquements criants quant à l’organisation et l’aménagement du droit d’accès à l’information’’, relèvent les auteurs de la tribune.
‘’Malgré cet arsenal, ajoutent-ils, l’effectivité de l’accès à l’information ne pourrait se faire que par l’existence d’une loi spécifique, qui protégerait les agents administratifs, les journalistes’’, signalent-ils.
Une loi d’accès à l’information ‘’donnerait aux chercheurs et aux populations la possibilité de demander aux administrations et à toute entité en charge d’un service public les informations dont elles disposent’’.
Les OSC déplorent que la loi en train d’être élaborée ait ‘’toujours été dépeinte comme une volonté de fragiliser la stabilité des administrations en les mettant en danger’’.
Une ‘’formulation extrêmement vague des informations non communicables’’
‘’La dernière mouture du projet de texte portant loi d’accès à l’information a été envoyée aux OSC […] et introduite dans le circuit bien avant que le délai pour leurs observations ne soit écoulé. Ainsi, les nombreuses observations de la société civile n’ont jamais été prises en compte’’, regrettent-elles.
La société civile estime que ‘’cela illustre le peu d’intérêt de l’Administration pour l’inclusion et la participation de la société civile’’, en ce qui concerne l’élaboration de la loi d’accès à l’information.
‘’L’actuelle mouture du projet de loi sur l’accès à l’information au Sénégal […] ne correspond ni aux standards internationaux ni aux principes et directives de l’UA (Union africaine) sur l’accès à l’information’’, dénoncent les OSC.
Le projet de loi prévoit la création d’une commission nationale d’accès à l’information, mais la composition prévue par les pouvoirs publics ‘’ne garantit nullement son indépendance’’, avertissent les signataires de la tribune.
Par ailleurs, ‘’le projet de texte demeure problématique du fait de la formulation extrêmement vague des exceptions, c’est-à-dire des informations non communicables’’, notent-ils.
Le Forum civil et ses partenaires soutiennent qu’‘’il est temps de mettre fin à ce processus interminable, par l’élaboration d’un projet loi impliquant les acteurs de la société civile et conforme aux standards internationaux’’. Ils rappellent que l’Union africaine a adopté une loi type pour l’Afrique, concernant l’accès à l’information.
Vingt-sept États du continent disposent d’une loi d’accès à l’information. En Afrique de l’Ouest, seuls quatre pays, dont le Sénégal, n’en disposent pas encore, selon la tribune
NEO-FITE
L’opposition, celle de l’autre position, n’entend pas se laisser faire. Elle lutte pour l’inclusivité avec bien sûr la remise de Sonko dans le jeu. Puisqu’il est écarté -provisoirement- par la radiation et le refus de fiche de parrainage.
L’opposition, celle de l’autre position, n’entend pas se laisser faire. Elle lutte pour l’inclusivité avec bien sûr la remise de Sonko dans le jeu. Puisqu’il est écarté -provisoirement- par la radiation et le refus de fiche de parrainage. Et pour cette même opposition on joue l’exclusion d’autres forces. C’est Yewwi moins certains. Ou Yewwi plus d’autres. Tous contre ceux qui avaient participé au dialogue ! Bref, il y en a qui en pro-FITE(nt). Mais surtout pas les néo-FITE(s) de l’opposition qui ont été recalés par Macky Sall pour la candidature de Benno.
GUILLAUME SORO AU NIGER
L’arrivée de l’ancien Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro dans la capitale nigérienne est annoncée par un communiqué rendu public par Générations et peuples solidaires (GPS), formation politique dirigée par M. Soro.
L’arrivée de l’ancien Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro dans la capitale nigérienne est annoncée par un communiqué rendu public par Générations et peuples solidaires (GPS), formation politique dirigée par M. Soro. « Après 5 ans d’exil hors du continent africain, M. Soro Kigbafori Guillaume, ancien Premier ministre, ancien président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, séjourne à Niamey où il est arrivé le samedi 11 novembre 2023, à 14h18 (heure locale) à bord du vol ET 937 d’Ethiopian Airlines », note le communiqué.
À en croire la même source, « il sera reçu en audience ce jour par le général Abdourahmane Tchiani, président de la Transition et Chef de l’État du Niger. Cette rencontre revêt une importance particulière pour M. Soro, qui demeure engagé dans sa volonté d’apporter sa contribution à l’édification de la paix et de la concorde entre les peuples frères d’Afrique ».
KEDOUGOU DANS L'ATTENTE DE L’ARRIVEE DE MACKY
La visite attendue ce lundi du président de la République, Macky Sall, à Kédougou (sud-est) a fait monter l’ambiance dans cette ville dont le maire, Ousmane Sylla, a promis de lui réserver un accueil chaleureux.
Dakar, 13 nov (APS) – La visite attendue ce lundi du président de la République, Macky Sall, à Kédougou (sud-est) a fait monter l’ambiance dans cette ville dont le maire, Ousmane Sylla, a promis de lui réserver un accueil chaleureux.
Cette visite, qui va marquer la première étape d’une tournée économique qui le mènera dans les régions de Kaffrine et Kaolack, est au cœur de toutes les discussions dans la ville.
Du quartier Laawol Tamba en passant par celui de Mosquée jusqu’au rond-point Fongolimbi, c’est déjà l’effervescence avant même l’arrivée du chef de l’Etat, Macky Sall.
‘’On se prépare bien, l’arrivée du président suscite beaucoup d’espoir. On l’attendait depuis très longtemps’’, dit cette habitante de la ville de Kédougou trouvée au rond-point situé à côté de la mairie de Kédougou.
Sur toutes artères, les agents de la Sonaged sont à l’œuvre pour rendre la ville propre.
Des affiches et posters à l’effigie du président de la République et des élus locaux de Kédougou sont visibles le long du tronçon routier du corridor Dakar- Bamako traversant la ville.
Des véhicules munis d’un système de sonorisation font des va-et-vient pour rappeler incessamment en langues locales l’arrivée dans l’après-midi du président de la République, Macky Sall, peu après celle du Premier ministre Amadou Ba.
Sur l’avenue de la gouvernance de Kédougou, le décor est le même avec un dispositif sécuritaire qui commence à se mettre en place pour accueillir le chef de l’Etat.
Kédougou vit au rythme de la tournée économique du président de la République et tous les signaux indiquent que l’ambiance sera au rendez-vous cet après-midi pour l’accueillir avec tous les honneurs.