SenePlus | La Une | l'actualité, sport, politique et plus au Sénégal
27 février 2025
LA GROSSE ALERTE DE SOULEYMANE JULES DIOP SUR AMADOU BA
Ses propos risquent de ne pas plaire à Amadou Bâ. Souleymane Jules Diop, qui s’exprimait ce dimanche sur la posture actuelle de leur candidat à la présidentielle, a poussé un grand coup de gueule.
iGFM - (Dakar) Ses propos risquent de ne pas plaire à Amadou Bâ. Souleymane Jules Diop, qui s’exprimait ce dimanche sur la posture actuelle de leur candidat à la présidentielle, a poussé un grand coup de gueule. Pour lui, l’actuel premier ministre suscite même des inquiétudes au sein de Benno. Ci-dessous un extrait de ses propos tenus lors du grand jury de la Rfm.
"Je le trouve amorphe. Je trouve qu’il ne montre pas assez aux sénégalais, aux gens de sa majorité, qu’il a les épaules, qu’il a l’étoffe. Il ne le fait Pas assez, il doit se bouger, il doit aller vers les gens, il doit rassurer la majorité. À un moment donné, il faut vous assumer (…)Je m’impatiente de voir Amadou Bâ s’affranchir, se lever et dire aux sénégalais : c’est moi."
L'inquiétude au sein de Benno
"Il commence à susciter de l’inquiétude dans nos rangs. C’est profond ce que je vous dis. Moi je suis 100% Amadou Bâ et depuis longtemps. C’est un homme pétri de qualités. Mais il ne fait pas assez. Et si ça continue comme ça, l’opposition bien organisée peut nous battre aux prochaines présidentielle. Et je vous le dis en toute honnêteté. Les gens ne vont pas le dire, ils vont le murmurer dans les couloirs. Il faut qu’il nous rassure. Il est notre candidat. Nous l’avons choisi, il a des qualités pour être un bon président de la République, mais il faut qu’il rassure son camp. Il ne le fait pas assez."
UN INTERNATIONAL GHANÉEN DÉCÈDE EN PLEIN MATCH
Samedi noir pour le football ghanéen. L’international Raphael Dwamena est décédé en plein match de championnat albanais. Il avait 28 ans.
iGFM (Dakar) Samedi noir pour le football ghanéen. L’international Raphael Dwamena est décédé en plein match de championnat albanais. Il avait 28 ans.
On jouait la 24e minute de jeu du choc au sommet de Super Ligue albanaise entre KS Egnatia et Partizani. Alors que le score était de 1-1 entre les deux formations, Raphael Dwamena s’effondre brusquement à l’entrée de la surface adverse (voir vidéo ci-dessous). Répondant à la sonnette d’alarme de l’arbitre, l’équipe médicale accourt sur la pelouse afin de réanimer l’attaquant. En vain. Évacué en ambulance à l’hôpital, il décède finalement, presque deux mois jour pour jour après fêté ses 28 ans (le 12 septembre passé). Le match ne reprendra pas.
Il avait déjà frôlé la mort
Quelques instants après les premières informations de la presse albanaise, la Fédération ghanéenne de football (GFA) a présenté ses condoléances à la famille éplorée via un communiqué sur son compte X (anciennement Twitter) officiel. « Nos pensées vont à la famille de Raphael Dwamena en ce moment difficile. Raphael a représenté le Ghana de tout son cœur et a payé son tribut au pays jusqu'à sa malheureuse disparition. Il nous manquera à jamais pour son dévouement à la sélection nationale », peut-on lire.
Dwamena avait déjà frôlé la mort, lorsqu’il s'était effondré en plein match de la Coupe d'Autriche avec le BW Linz. Cette fois-là, il avait été pu être réanimé à temps. Plus tôt dans sa carrière, il avait été libéré par Saragosse après s’être fait diagnostiquer des problèmes cardiaques. Il avait même été équipé d'un défibrillateur lors de son passage en Espagne.
Après l'Espagne, le natif de Nkawkaw avait traversé les championnats du Danemark, d’Autriche, de Suisse sans problème majeur. Il a été sélectionné à huit reprises avec le Ghana, la dernière fois en septembre 2018, pour deux buts, un doublé inscrit contre l'Ethiopie (5-0) en 2017 dans les éliminatoires de la CAN.
LES CONDITIONS DE MAME BOYE DIAO POUR ADHÉRER AU FITE
Sur le plateau du Jury du Dimanche, El Hadji Mamadou Diao dit Mame Boye Diao, candidat de la « Coalition Diao 2024, le Sénégal en mouvement » dit ne pas être consulté pour adhérer au FITE.
L’élection présidentielle aura lieu le 25 février prochain. À quelques mois de ces joutes électorales, le processus électoral est de plus en plus contesté par l’opposition. Sur ce, pour lutter contre toute irrégularité, elle a mis en place une plateforme dénommée Front pour l’inclusivité et la transparence des élections (FITE). Sur le plateau du Jury du Dimanche, El Hadji Mamadou Diao dit Mame Boye Diao, candidat de la « Coalition Diao 2024, le Sénégal en mouvement » dit ne pas être consulté pour adhérer à ce front. Sur une question de savoir est-ce qu’il va adhérer une fois contacté ? Il a répondu : « si j’en connais les objectifs et qu’ils me vont oui bien sûr que je vais adhérer. Ce qui se passe, c’est que les gens du pouvoir comme ceux de l’opposition peuvent s’afficher avec des objectifs inavoués. Vous avez vu l’éclatement de Yewwi plus tard. Avant Yewwi vous avez vu l’éclatement de la coalition Yewwi – Wallu. Donc, je n’ai pas envie d’entrer dans un schéma où l’objectif apparent n’est pas l’objectif recherché. Je ne peux pas engager le destin des sénégalais qui sont en train de m’accompagner dans un processus que je ne maîtrise pas. Mais dès ma déclaration de candidature, j’ai appelé tout de suite à des élections inclusives, des élections transparentes. Je n’ai pas besoin donc d’insister sur ce sujet.
Sur une autre question de savoir quelles sont ses relations actuelles avec l’opposition ? Il a fait savoir : « sincèrement je parle beaucoup avec les gens de l’opposition à des niveaux insoupçonnés. Je parle à des candidats déclarés parce que ce qui est important c’est le destin du Sénégal. De la même manière, je l’assume, je parle avec le candidat du pouvoir comme je parle au président de la République. Parce que je n’ai pas de clivage. J’ai fait le choix d’aller à la conquête des sénégalais. On ne peut être une opposition nihiliste comme on ne peut pas être aussi un soutien aveugle du pouvoir. Quoi qu’on puisse dire il faut accepter les avancées qui ont été faites par le régime en place sur certains sujets ».
MACKY SALL INVITÉ À FAIRE ADOPTER LE PROJET DE LOI D’ACCES À L’INFORMATION
Onze organisations de la société civile relèvent le ‘’caractère non inclusif’’ de l’élaboration de la loi d’accès à l’information au Sénégal et demandent à Macky Sall, de s’atteler à son adoption.
Dakar, 12 nov (APS) – Onze organisations de la société civile (OSC) relèvent le ‘’caractère non inclusif’’ de l’élaboration de la loi d’accès à l’information au Sénégal et demandent au président de la République, Macky Sall, de s’atteler à son adoption pour la laisser aux Sénégalais en ‘’héritage’’.
‘’Le président Macky Sall, qui arrive en fin de mandat, devrait œuvrer avec son gouvernement pour léguer à la postérité cet héritage’’, une loi d’accès à l’information, écrivent-elles dans une tribune publiée ce week-end par plusieurs journaux, dont Sud Quotidien, EnQuête et Bés Bi Le Jour.
Ladite loi est utile dans la mesure où elle est de nature à ‘’consolider la démocratie, la transparence, la participation citoyenne, la lutte contre la corruption et la redevabilité dans la conduite de l’action publique’’, soulignent Article 19, le Forum civil, l’ONG 3D, Afrikajom Center, la Ligue sénégalaise des droits humains et les autres OSC signataires de la tribune.
Ces organisations déplorent qu’‘’au Sénégal, le processus d’élaboration du projet de loi d’accès à l’information traîne depuis plus de quinze ans’’.
‘’En plus du retard à déplorer’’, son élaboration ‘’se caractérise par de profondes incertitudes et un manque d’inclusion notable’’, relèvent-elles, affirmant que certaines d’entre elles ‘’font le plaidoyer pour [son] adoption’’, depuis ‘’plus de quinze ans’’.
Une telle loi garantit ‘’un accès effectif à l’information administrative’’, rappellent les auteurs de la tribune.
Durant les années 2015-2017, le ministère chargé de l’Intégration africaine et de la Promotion de la bonne gouvernance ‘’a travaillé d’arrache-pied pour élaborer un projet de loi sur l’accès à l’information’’, reconnaissent-ils.
‘’Des manquements criants’’
‘’Cependant, lit-on dans le texte publié dans la presse de ce week-end, la dernière mouture sur laquelle les acteurs s’étaient accordés a profondément changé une fois [qu’elle a été introduite] dans le circuit administratif, ce qui a valu des vives réactions de la société civile impliquée dans le comité mis sur pied à cet effet.’’
Les instruments juridiques dont s’inspirent ledit comité et le gouvernement sénégalais ‘’considèrent l’information comme un moyen permettant de garantir la participation citoyenne et la transparence, et de lutter contre la corruption notamment’’.
L’article 8 de la Constitution sénégalaise reconnaît et consacre le droit à l’information plurielle, et la loi numéro 2006-19 du 30 juin 2006 relative aux archives et aux documents administratifs constitue le texte de base pour l’accès à l’information au Sénégal.
‘’Mais il faut dire que cette loi présente des manquements criants quant à l’organisation et l’aménagement du droit d’accès à l’information’’, relèvent les auteurs de la tribune.
‘’Malgré cet arsenal, ajoutent-ils, l’effectivité de l’accès à l’information ne pourrait se faire que par l’existence d’une loi spécifique, qui protégerait les agents administratifs, les journalistes’’, signalent-ils.
Une loi d’accès à l’information ‘’donnerait aux chercheurs et aux populations la possibilité de demander aux administrations et à toute entité en charge d’un service public les informations dont elles disposent’’.
Les OSC déplorent que la loi en train d’être élaborée ait ‘’toujours été dépeinte comme une volonté de fragiliser la stabilité des administrations en les mettant en danger’’.
Une ‘’formulation extrêmement vague des informations non communicables’’
‘’La dernière mouture du projet de texte portant loi d’accès à l’information a été envoyée aux OSC […] et introduite dans le circuit bien avant que le délai pour leurs observations ne soit écoulé. Ainsi, les nombreuses observations de la société civile n’ont jamais été prises en compte’’, regrettent-elles.
La société civile estime que ‘’cela illustre le peu d’intérêt de l’Administration pour l’inclusion et la participation de la société civile’’, en ce qui concerne l’élaboration de la loi d’accès à l’information.
‘’L’actuelle mouture du projet de loi sur l’accès à l’information au Sénégal […] ne correspond ni aux standards internationaux ni aux principes et directives de l’UA (Union africaine) sur l’accès à l’information’’, dénoncent les OSC.
Le projet de loi prévoit la création d’une commission nationale d’accès à l’information, mais la composition prévue par les pouvoirs publics ‘’ne garantit nullement son indépendance’’, avertissent les signataires de la tribune.
Par ailleurs, ‘’le projet de texte demeure problématique du fait de la formulation extrêmement vague des exceptions, c’est-à-dire des informations non communicables’’, notent-ils.
Le Forum civil et ses partenaires soutiennent qu’‘’il est temps de mettre fin à ce processus interminable, par l’élaboration d’un projet loi impliquant les acteurs de la société civile et conforme aux standards internationaux’’. Ils rappellent que l’Union africaine a adopté une loi type pour l’Afrique, concernant l’accès à l’information.
Vingt-sept États du continent disposent d’une loi d’accès à l’information. En Afrique de l’Ouest, seuls quatre pays, dont le Sénégal, n’en disposent pas encore, selon la tribune.
LE CASA SPORTS SIGNE UN CONTRAT DE SPONSORING AVEC L’APIX
L’Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux (APIX) a signé un contrat de sponsoring de deux ans avec le Casa Sports, samedi, à Ziguinchor (sud).
Ziguinchor, 12 nov (APS) – L’Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux (APIX) a signé un contrat de sponsoring de deux ans avec le Casa Sports, samedi, à Ziguinchor (sud).
L’accord a été signé par Abdoulaye Baldé, le directeur général de l’APIX, et Seydou Sané, le président du Casa Sports, un club de la Ligue 1 de football du Sénégal.
‘’Ce partenariat représente un investissement global de 90 millions de francs CFA’’, a dit M. Sané, affirmant qu’il y aura un apport de ‘’10 millions supplémentaires’’.
‘’Cet accord est important pour le football sénégalais et la Casamance’’, a-t-il souligné.
C’est la première fois que le Casa Sports, fondé en 1969, signe un contrat de sponsoring avec une société nationale, selon son président.
‘’C’est une vraie entreprise’’, a dit Seydou Sané en parlant du Casa Sports, lequel, selon lui, emploie une soixantaine de personnes, dont les joueurs.
L’un des objectifs du club est de remporter un trophée africain – en compétitions interclubs, dont la Coupe de la CAF et la Ligue des champions d’Afrique -, d’ici à 2030, a-t-il ajouté.
‘’Le Casa Sports est l’équipe fanion de la Casamance. C’est une opportunité pour l’APIX de nouer un partenariat avec ce club pour vulgariser ce qu’elle est en train de faire en Casamance. C’est un partenariat qui nous permettra de nous faire connaître davantage en Casamance’’, a expliqué Abdoulaye Baldé.
‘’Le sport est devenu un outil de marketing et de développement individuel et collectif. C’est dans cette logique que l’APIX cherche à se mettre aux côtés des sportifs’’, a poursuivi M. Baldé, disant être ‘’très heureux’’ de nouer ce partenariat.
L'AFRIQUE SOUS L'EMPRISE DES PARIS SPORTIFS
De PremierBet à BetSafe en passant par SportPesa, les sociétés de paris inondent le continent de leur publicité agressive. Plongée au cœur d'une industrie qui fait main basse sur l'Afrique grâce à une manne fiscale juteuse mais au prix de dégâts humains
Brice Folarinwa de SenePlus |
Publication 12/11/2023
Accoudé contre un mur dans la grisaille matinale, Brave Luhanga est désespéré par un coup de chance. Pour le deuxième jour consécutif, ce jeune Malawite de 15 ans se rend dans un bureau de paris de Lilongwe, la capitale, pour miser les 65 centimes gagnés en vendant des snacks à ses camarades sur des matchs de football européens sans même connaître les équipes. "Parfois ils me jettent dehors car je suis trop jeune", témoigne-t-il dans une enquête du site Bloomberg publiée le 2 novembre 2023.
Pourtant, les affaires de paris sportifs explosent sur le continent africain où l'industrie du gambling, peu régulée, a quasiment triplé ses revenus en 10 ans pour atteindre 7,3 milliards de dollars selon l'étude du cabinet H2 Gambling Capital citée par Bloomberg. Si 90% des Malawites vivent avec moins de 4 dollars par jour, les mises légales représentent déjà 0,59% du PIB contre seulement 0,3% en Allemagne indique la même source.
Parmi les acteurs majeurs, PremierBet compte des centaines de points de vente au Malawi selon l'enquête. "Quand le gouvernement a cette manne, il sera tenté de l'exploiter", analyse Tunde Adebisi, chercheur à l'université d'Ulster, interrogé par Bloomberg. Le football européen passionne les Africains et alimente les paris d'après le média américain. À Lilongwe, Pious Chirambo, gérant d'une boutique PremierBet, reconnaît "identifier facilement les joueurs accros" dans l'article.
Au Kenya également, la dépendance aux jeux ruine des vies comme celle d'Ezekiel Kimani rapporte Bloomberg. "Mon existence est totalement désorganisée, j'ai déçu mes amis et ma famille", témoigne-t-il auprès du journal.
La régulation demeure insuffisante sur le continent face aux dérives selon le média. Joseph Kamau, directeur de la clinique Primrose à Nairobi et pionnier du traitement de l'addiction aux jeux, a déjà soigné plus de 380 personnes dont des enfants de 8 ans précise l'enquête. "Le gouvernement ne mesure pas la gravité du problème", déplore-t-il dans l'article.
Malgré ses impacts sociaux préoccupants, de nombreux États africains continuent de promouvoir les paris sportifs, séduits par les recettes fiscales générées comme le souligne Bloomberg. Pourtant, ce business lucratif détourne une partie des profits vers l'étranger et pourrait, à terme, engendrer des coûts bien plus lourds pour les sociétés africaines d'après le média américain.
VIDEO
LES COULISSES DE LA COALITION BBY
Lamine Bara Gaye, directeur du SNEIPS et adjoint au maire de Mbacké, parle de sa transition de l'opposition à la coalition présidentielle. Il aborde également les défis actuels au sein de la coalition Benno Bokk Yakaar en vue des prochaines élections
Lamine Bara Gaye, directeur du SNEIPS et adjoint au maire de Mbacké, parle de sa transition de l'opposition à la coalition présidentielle. Il aborde également les défis actuels au sein de la coalition Benno Bokk Yakaar en vue des prochaines élections.
VIDEO
LE DESTIN TRAGIQUE D'ABDOULAYE N'DIAYE, DERNIER TIRAILLEUR SÉNÉGALAIS
De la Somme à Verdun, des Dardanelles à son village natal, retour sur le parcours bouleversant de cet héros oublié de la Première Guerre mondiale
Brice Folarinwa de SenePlus |
Publication 12/11/2023
En 1914, Abdoulaye N'Diaye, un jeune homme de 20 ans, est arraché à son village au Sénégal par l'armée coloniale française. Comme des dizaines de milliers d'autres tirailleurs sénégalais, il est enrôlé de force et envoyé se battre pour la France sur le front européen de la Première Guerre mondiale.
Après un passage à Dakar puis en Belgique, Abdoulaye est envoyé en 1915 sur le front des Dardanelles, en Turquie actuelle. Il participe ensuite à la terrible bataille de la Somme en 1916, où il est blessé à la tête par des balles allemandes. "La première est sortie par là, la seconde a ricoché sur mon casque", raconte-t-il.
Abdoulaye admet avoir tué deux soldats allemands pendant la guerre. "L'un était dans un trou, un copain l'a vu, j'ai pris une grenade et toc, je la lui ai balancée", relate-t-il, sans remords.
Son calvaire s'achève en 1918 près de Verdun, quand l'armistice est enfin signée. Soulagés, les soldats s'embrassent et sont renvoyés chez eux. Abdoulaye rentre au Sénégal après 4 ans de combat.
En 1998, à l'âge de 103 ans, il est le dernier tirailleur sénégalais de 14-18 encore en vie. Avant de mourir, il reçoit la Légion d'honneur à titre posthume décernée par le président Chirac. 50 ans après la guerre, il rêve encore souvent des combats.
Grâce aux efforts de son fils, un piste est construite pour désenclaver son village natal. Malgré un destin tragique, Abdoulaye N'Diaye reste dans les mémoires comme un héros de la Grande Guerre. Son histoire symbolise celle de dizaines de milliers de tirailleurs africains morts pour la France, bien loin de leur terre natale.
Mali, l'histoire d'une crise
VIDEO
LA GENÈSE
De Kidal à Bamako, Nathalie Prévost tend son micro à ceux qui ont vécu l’indépendance et la première révolte touareg puis sa maturation, sous l’effet des sécheresses et de l’exil en Libye, en mouvements armés rebelles de plus en plus organisés
De Kidal à Bamako, Nathalie Prévost tend son micro à ceux qui ont vécu l’indépendance et la première révolte touareg puis sa maturation, sous l’effet des sécheresses et de l’exil en Libye, en mouvements armés rebelles de plus en plus organisés. Militants politiques, chefs militaires et membres du gouvernement malien se racontent et livrent des témoignages de première main sur les grands bouleversements politiques de leur pays depuis l’indépendance, notamment le renversement en 1991 du régime militaire de Moussa Traoré – au pouvoir depuis 1968 – sous l’effet de la pression démocratique. Ces récits, enregistrés en 2022, esquissent à la fois l’histoire des personnages clé de la crise et ses racines profondes.
Intervenants : Fatimata Walet Sidati (†), Targuia de Kidal ; Mohamed Ag Aharib, ancien porte-parole d’Ansar Dine, membre du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), ami d’Iyad Ag Ghali – le chef de la galaxie d’Al-Qaïda au Sahel ; Adghaïmar Ag Alhousseini, combattant de la rébellion de 1990, intégré dans la Garde nationale malienne au grade de colonel puis rallié à la rébellion de 2012 au sein du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) ; Mohamed Ag Rhissa, chef d’état-major du MNLA, ancien officier de l’armée libyenne ; Tiébilé Dramé, ancien ministre malien des Affaires étrangères (2019), ancien secrétaire général de l’Union nationale des élèves et étudiants du Mali (UNEEM), Président du Parti pour la renaissance nationale (Parena) ; Bilal Ag Acherif, secrétaire général du MNLA ; Choguel Kokalla Maïga, Premier ministre du Mali.
VIDEO
QUAND ZIDANE RENCONTRE MESSI
De leur enfance dans la pure passion du jeu jusqu'à leurs plus grands exploits sous le maillot de leur sélection ou en club, les deux légendes vivantes ont replongé dans leurs souvenirs, évoquant aussi le rôle déterminant de leurs familles dans leur quête
Vendredi dernier, deux des plus grandes stars du football de ces dernières décennies se sont retrouvées pour une conversation passionnante : Zinédine Zidane et Lionel Messi. Les deux hommes ont évoqué leurs inspirations, leurs meilleurs souvenirs et leur vision du football.
Zidane n'a pas tari d'éloges sur Messi, le considère comme "l'un des plus grands joueurs de l'histoire". De son côté, Messi a expliqué que Zidane avait été une véritable source d'inspiration pour lui étant jeune.
Sans surprise, le mais le plus marquant de la carrière de Messi reste celui inscrit en finale de la Coupe du monde 2022 avec l'Argentin, synonyme de premier sacre mondial pour l'Albiceleste.
Les deux légendes sont également revenus sur le rôle crucial qu'ont joué leurs parents dans leur réussite. Entre les longs voyages pour les emmener à l'entraînement et les sacrifices financiers, Zidane et Messi ont constitué d'un soutien indéfectible.
L'échange s'est terminé de la plus belle des manières, avec un échange de maillots symbolique. Zidane a offert à Messi son maillot de la finale de la Coupe du monde 1998 remportée avec l'équipe de France. Messi lui a rendu la pareille en lui donnant l'un de ses maillots du PSG.
Malgré leurs magnifiques carrières respectives, Zidane et Messi restent avant tout des passionnés de football. Ils s'accordent d'ailleurs pour dire que le football a beaucoup changé ces dernières années, notamment tactiquement avec l'émergence de nouveaux systèmes. Mais une chose ne change pas : le talent et la magie que certains joueurs comme eux apportent sur le terrain.