SenePlus | La Une | l'actualité, sport, politique et plus au Sénégal
27 février 2025
CICODEV LANCE ‘’FEED GOOD’’ POUR FACILITER L’ACCÈS AUX PRODUITS AGROÉCOLOGIQUES
CICODEV a procédé au lancement de son programme ‘’Feed Good’’ (Bien se nourrir) à Kaolack (centre), a annoncé vendredi à l’APS son directeur exécutif, Amadou Kanouté.
Dakar, 10 nov (APS) – L’Institut panafricain de recherche, de formation et d’action pour la citoyenneté, la consommation et le développement en Afrique (CICODEV) a procédé au lancement de son programme ‘’Feed Good’’ (Bien se nourrir) à Kaolack (centre), a annoncé vendredi à l’APS son directeur exécutif, Amadou Kanouté.
‘’Nous sommes en train de vulgariser les produits agroécologiques, les produits issus d’une agriculture saine et durable. Les promouvoir, c’est répondre aux attentes des consommateurs et des citoyens, qui veulent les consommer mais ne savent pas où en trouver’’, a expliqué M. Kanouté.
‘’Il y a une question d’accessibilité géographique et d’accessibilité financière de ces produits’’, a-t-il signalé, affirmant que CICODEV a mené ‘’une étude qui montre les difficultés auxquelles sont confrontés ceux qui veulent consommer les produits issus de l’agroécologie’’.
Selon Amadou Kanouté, l’initiative a été lancée en présence de représentants des autorités administratives, du secteur privé et des consommateurs de la région de Kaolack, dans le but de leur ‘’montrer les problèmes identifiés et leur demander quelles solutions’’ ils proposent pour que ces produits soient accessibles pour tous.
L’organisation qu’il dirige va ensuite utiliser ces ‘’solutions consensuelles pour faire un plaidoyer en vue de la levée des obstacles à la circulation des produits agroécologiques’’, a dit M. Kanouté.
‘’Il nous faut trouver des places où le consommateur qui fait le choix de consommer ces produits sains pourra les trouver’’, a-t-il poursuivi, assurant que CICODEV veut faire en sorte qu’ils soient disponibles sur les ‘’marchés institutionnels’’, c’est-à-dire ‘’les prisons, les hôpitaux, les écoles, les camps militaires…’’
Des ‘’systèmes alimentaires durables et résilients’’
‘’L’étude menée donne toutes les solutions possibles, à la suite de discussions avec les parties concernées […] Ces produits créent des emplois et protègent l’environnement, l’eau et la terre’’, a dit le directeur exécutif de CICODEV.
Selon lui, l’initiative ‘’Feed Good’’ a été lancée à Kaolack avec la collaboration du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux, l’une des principales organisations paysannes sénégalaises, dans le but de ‘’produire et consommer de manière saine et durable’’.
D’autres organisations, dont Humundi (ex-SOS Faim), soutiennent le programme, qui est déroulé en même temps dans 11 pays, dont la Belgique, le Bénin, le Burkina Faso et le Mali.
‘’Le programme d’une durée de quatre ans vise à améliorer les conditions des paysans et des autres acteurs de l’économie sociale et solidaire’’, avec des ‘’systèmes alimentaires durables et résilients, et d’un environnement sain’’.
‘’Il vise à contribuer à l’amélioration des moyens d’existence des producteurs, des transformatrices et des acteurs de la chaîne alimentaire, à travers une production alimentaire durable’’, affirme un document de CICODEV.
Au Sénégal, le programme concerne aussi les communes de Sinthiou Malème et de Tambacounda (est), selon M. Kanouté. ‘’Plusieurs obstacles ont été identifiés, lesquels étouffent l’agroécologie et l’empêchent de connaître le développement espéré’’, a-t-il signalé.
PRÈS DE 200 ENFANTS RETIRÉS DE LA RUE
Durant la nuit du 9 au 10 novembre 2023, près de 200 enfants ont été retirés de la rue et logés au Centre Ginddi. Les procédures pour leur retour en famille sont en cours.
iGFM - (Dakarr) Dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de protection des enfants contre toutes les formes d’abus et de maltraitance, le Ministère de la Femme, de la Famille et de la Protection des Enfants, en rapport avec ses partenaires, a déployé un dispositif pilote de surveillance et de retrait des enfants en situation de rue dans le département de Dakar depuis le 9 novembre 2023.
A l’issue de la phase pilote, le dispositif sera élargi dans toutes les localités où la problématique se pose avec acuité.
Par conséquent et en application des dispositions réglementaires en vigueur, le Ministère de la Femme, de la Famille et de la Protection des Enfants veillera à apporter tout soutien psychosocial et matériel afin de mettre à l’abri tout enfant ou toute famille en situation de risque dans la rue.
A cet effet, durant la nuit du 9 au 10 novembre 2023, près de 200 enfants ont été retirés de la rue et logés au Centre Ginddi. Les procédures pour leur retour en famille sont en cours.
Le Ministère de la Femme, de la Famille et de la Protection des Enfants exhorte les populations à coopérer pour une prise en charge optimale des préoccupations de nos enfants en situation de rue, en signalant tout risque pouvant affecter leur intégrité physique ou morale, en appelant gratuitement sur la ligne 116.
CINQ CENT SOIXANTE-DOUZE MIGRANTS SÉNÉGALAIS SERONT RAPATRIÉS DU MAROC
Le consulat général du Sénégal à Dakhla a annoncé le rapatriement prévu à partir de mardi prochain de 572 Sénégalais entrés dans le territoire marocain en tentant de se rendre en Europe.
Dakar, 10 nov (APS) – Le consulat général du Sénégal à Dakhla (Maroc) a annoncé, vendredi, à l’APS, le rapatriement prévu à partir de mardi prochain de 572 Sénégalais entrés dans le territoire marocain en tentant de se rendre en Europe.
‘’Toutes les dispositions appropriées sont prises par les services consulaires pour assurer un bon retour au bercail de nos compatriotes qui séjournaient à Bir-Guindouz depuis le 18 octobre pour certains, et le 24 pour d’autres’’, déclare la même source.
Vingt-six femmes, qui séjournaient à Bir-Guindouz, où se trouve un centre marocain d’accueil des migrants, font partie des personnes à rapatrier.
Le consulat général du Sénégal à Dakhla affirme détenir une autorisation de transit délivrée par les autorités mauritaniennes pour faciliter le rapatriement par voie terrestre.
Elle précise que le premier groupe quittera Dakhla mardi 14 novembre, pour arriver à Saint-Louis, dans le nord du Sénégal, le lendemain.
Le second groupe va quitter le Maroc, vendredi 17 novembre, pour arriver à Saint-Louis vingt-quatre heures plus tard.
Des milliers de Sénégalais se livrant à la migration irrégulière vers l’Europe ont été rapatriés du Maroc au cours du second semestre de l’année.
MOUSSA BALDÉ ANNONCE LA RÉCEPTION DU CAMPUS SOCIAL DE L’USSEIN
Le campus social de l’université du Sine-Saloum El hadj Ibrahima Niass (Ussein) devrait être réceptionné d’ici la fin du premier semestre de l’année 2024.
Fatick, 10 nov (APS) – Le campus social de l’université du Sine-Saloum El hadj Ibrahima Niass (Ussein) devrait être réceptionné d’ici la fin du premier semestre de l’année 2024, a annoncé, vendredi, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Moussa Baldé.
« Les travaux ont bien avancé et, d’ici la fin du premier semestre de l’année 2024, on devrait pouvoir réceptionner le campus social », a-t-il dit lors d’une visite des chantiers de l’USSEIN.
Moussa Baldé indique que les équipements des infrastructures pédagogiques et sociales sont en train d’être installés.
« Le chantier est presque terminé pour les infrastructures pédagogiques. Donc, le travail est quasiment terminé et, d’ici quelques mois, nous aurons une activité universitaire à temps plein », a-t-il fait savoir.
Selon le ministre de l’Enseignement supérieur, la réception du campus social va soulager les vacataires avec la construction de logements pour les héberger.
« L’université reçoit beaucoup de vacataires. Elle a une vocation agricole. Dans le campus social, nous avons des logements pour les vacataires, ce qui va beaucoup soulager l’université », a souligné Pr Baldé.
Il précise que l’Ussein est une université moderne qui élargit la carte universitaire au centre du pays.
DES EXPERTS PLAIDENT POUR LE RENFORCEMENT DES COMPÉTENCES DES INSTITUTIONS COMMUNAUTAIRES
Des chercheurs et des spécialistes des questions de paix et de sécurité ont exprimé le souhait de voir les États du continent développer une approche proprement africaine de la médiation.
Dakar, 10 nov (APS) – Des chercheurs et des spécialistes des questions de paix et de sécurité ont exprimé le souhait de voir les États du continent développer une approche proprement africaine de la médiation en renforçant les prérogatives des institutions communautaires.
C’est l’une des recommandations faites lors de la huitième édition du symposium de Gorée Institue (8-9 novembre), consacrée aux crises politiques et institutionnelles en Afrique de l’Ouest.
Des universitaires du Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Sénégalais ont pris à la rencontre, à l’initiative de cette organisation de la société civile spécialisée dans les questions de culture et de démocratie en Afrique.
Le renforcement des compétences des institutions communautaires africaines devrait aider à ‘’s’attaquer aux causes profondes’’ des crises politiques et institutionnelles qui secouent l’Afrique de l’Ouest, une région où quatre (Burkina Faso, Guinée, Mali et Niger) de la quinzaine de pays sont dirigés par des régimes militaires, a signalé l’universitaire sénégalais Mouhamadou Ngouda Mboup.
En donnant lecture des recommandations faites par le symposium, il a parlé du nécessaire recours à des ‘’mécanismes endogènes’’, qui soient en mesure de ‘’garantir la prévention et la résolution des crises’’.
Les chercheurs et les experts souhaitent l’émergence d’une ‘’géopolitique propre à l’Afrique’’, qui a toujours été ‘’un sujet et non un acteur de la géopolitique mondiale’’, selon le militant des droits de l’homme Alioune Tine, leader du centre de recherche Africajom, basé à Dakar.
Une Afrique en mesure de résoudre ses propres crises ne peut exister sans la création d’‘’une force africaine en entente’’, c’est-à-dire une force militaire continentale, selon les recommandations du symposium.
Une telle force servira de remède aux ‘’interférences étrangères’’ dans la gestion et la résolution des crises du continent, estime l’économiste et analyste politique Gilles Yabi, fondateur et directeur exécutif du centre de recherche Wathi, basé à Dakar.
‘’Sanctuariser les règles’’ des élections
Les experts et les chercheurs recommandent aux dirigeants du continent, à ceux d’Afrique de l’Ouest notamment, de combler ‘’le déficit d’étatisation’’.
Les recommandations du symposium préconisent ‘’le respect et l’exécution’’, par les pays africains, des décisions des institutions continentales et régionales, dont la CEDEAO, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest.
La ‘’crédibilité’’ de la CEDEAO ‘’se joue quand elle se montre intransigeante devant les putschistes et accepte dans ses instances des présidents élus après un troisième mandat’’ qu’ils n’avaient pas le droit de briguer, affirme le symposium.
Il appelle également les États à ‘’sanctuariser les règles’’ des élections en réduisant ‘’la verticalité du pouvoir’’ et en faisant de ‘’l’indépendance de la justice une réalité’’.
Les chercheurs et les experts recommandent aux pouvoirs publics africains d’explorer ‘’le fait religieux dans la résolution des conflits’’ et d’investir dans l’éducation et l’amélioration des conditions de vie des populations.
Le directeur exécutif de Gorée Institute, Doudou Dia, s’est réjoui de la qualité des contributions au symposium.
Les actes de cette rencontre seront publiés pour être utiles aux pouvoirs publics et aux citoyens des États africains, a assuré M. Dia.
Gorée Institute est en train d’élaborer un document de plaidoyer contre les crises politiques et institutionnelles, qu’il compte proposer aux institutions communautaires, dont la CEDEAO, et aux États africains, dès 2024, selon son directeur exécutif.
NUAGE DE CENDRES SUR PODOR
Des feux de brousse ravagent le département de Podor, détruisant près de 750 hectares de pâturages et tuant plus de 100 têtes de bétail. Le président de la Maison des éleveurs lance un appel à l'aide
Des feux de brousse survenus dans plusieurs localités du département de Podor (nord) ont ravagé près de 744, 2 hectares de tapis herbacé et tué plus d’une centaine de têtes de bétail en trois semaines, a indiqué, vendredi, le président départemental de la Maison des éleveurs de Podor, Aboubacry Diallo.
"Du 20 octobre au 8 novembre, la zone a enregistré neuf feux de brousse qui ont compétemment brûlé 744, 2 hectares de tapis herbacé », a dit M. Diallo.
Il s’entretenait avec des journalistes au terme d’une tournée dans le ‘’Diéri’’, une zone d’élevage située au sud du département de Podor, pour constater avec les éleveurs locaux, les nombreux dégâts causés par une série de feux de brousse enregistrée dans cette zone.
Dans leur furie, les flammes ont détruit entre 170 et 350 hectares de tapis herbacé, dans la commune de Doumga Lao, soit la plus grande superficie de tapis herbacé ravagée par des feux de brousse, les 3 et 4 novembre derniers, a-t-il informé. A Billé, une localité située près de Galoya, des feux de brousse enregistrés le 2 novembre ont décimé environ 160 moutons et chèvres.
Le président de la Maison des éleveurs de Podor s’est dit très ému par ce sinistre qui a frappé les éleveurs de cette zone. Il a cité le cas du nommé Oumar Abou Bâ qui a perdu tout son bétail dans ce sinistre. « Nous appelons donc les autorités à venir en aide à cet éleveur sinistré », a-t-il plaidé. Il a indiqué que ces foyers de feux de brousse n’ont épargné aucun des quatre arrondissements du département de Podor– Saldé, Cas-Cas, Gamadji Saré et Thillé Boubacar–, touchant surtout le ‘’Diéri’’, où neuf feux de brousse ont tout emporté en trois semaines.
Aboubacry Diallo a salué la détermination des agents du service des eaux et forêts et l’engagement des populations dans la surveillance et la protection de ce vaste espace pastoral. Il a appelé les autorités étatiques à davantage « doter de moyens logistiques, matériels et humains » le service des eaux et forêts de Podor, afin de lui permettre d’être en mesure de faire face aux feux de brousse ou de limiter les dégâts dans ce département de 12.947 km2.
"J’en appelle à l’aide du Gouvernement et des élus locaux pour arrêter le mal, sinon la saison sèche risque d’être très longue et surtout, très pénible pour la population d’éleveurs et leur cheptel déjà très éprouvé », a lancé M. Diallo.
Il avertit que « si rien n’est fait pour stopper le mal, sauvegarder le tapis herbacé, les éleveurs risquent de quitter la zone pour transhumer avec leur cheptel vers les régions du centre, Kaolack et Kaffrine, à l’est, Tambacounda, et plus au sud vers Kolda »
LES ANNÉES NOIRES DE LA DISSIDENCE SOUS SENGHOR
De la dissolution du PAI à la mort en détention du philosophe Omar Blondin Diop, retour sur les méthodes implacables déployées par le régime du président-poète pour museler toute opposition politique au Sénégal entre 1960 et 1976
Brice Folarinwa de SenePlus |
Publication 10/11/2023
La période allant de 1960 à 1976 au Sénégal a été marquée par une répression formidable de l'opposition politique orchestrée par le régime du président Léopold Sédar Senghor. Pourtant, ce pan méconnu de l'histoire du pays commence seulement à être étudié de manière approfondie, à la faveur de témoignages récents mais aussi d'un travail publié dans la nouvelle édition de la Revue d'Histoire Contemporaine de l'Afrique.
Son auteur, Florian Bobin, y explore à travers différents "fragments" plusieurs épisodes marquants qui éclairent la manière dont le nouvel Etat sénégalais a cherché à museler toute voix dissidente. De la dissolution du parti d'opposition PAI dès 1960 aux arrestations massives de militants pendant la période dite des "années 1968", en passant par la crise politique de 1962 et la répression du mouvement étudiant, l'article offre une première synthèse rare sur le sujet.
Le Parti Africain de l'Indépendance, principal opposant au régime, fait les frais de l'autoritarisme naissant dès les premières élections. "La police a commencé à massacrer les gens", témoigne Ismaïla Traoré, ancien militant du PAI. Le lendemain, le parti est dissous et ses leaders emprisonnés. Une répression qui inaugure selon l'auteur la politique d'intimidation menée par l'État durant cette période.
Les syndicats étudiants comme l'UGEAO ne sont pas davantage épargnés, subissant dissolutions et interdictions de manifestation. En décembre 1962, la crise atteint son paroxysme avec l'arrestation spectaculaire du Premier ministre Mamadou Dia, condamné à la prison à vie. Cet épisode marque un tournant vers un régime de plus en plus présidentialiste.
À partir de 1966, toute opposition se retrouve reléguée dans la clandestinité avec l'instauration de l'État-parti. Le mouvement de mai 68 est durement maté plusieurs opposants sont condamnés à des peines de prison, comme les membres du groupe des "incendiaires" ou du parti And Jëf dans les années 1970.
En combinant analyses historiques et témoignages inédits, l'article de Florian Bobin contribue ainsi à lever un coin du voile sur cette période longtemps passée sous silence. Elle invite à poursuivre l'exploration de ce pan méconnu mais révélateur de l'histoire politique du Sénégal.
CAMP ABDOU DIASSÉ, SIDIKI KABA SATISFAIT DES INSTALLATIONS
Le ministre de l’Intérieur, Me Sidiki Kaba, a effectué, ce vendredi, une visite de travail au camp Abdou Diassé.
Le ministre de l’Intérieur, Me Sidiki Kaba, a effectué, ce vendredi, une visite de travail au camp Abdou Diassé. En effet, ce camp célèbre qui a été érigé depuis 1979 abrite un certain nombre de matériels qui permet à la Police nationale d’agir au niveau de l’intervention, du maintien et du rétablissement de l’ordre.
« J’ai pu vérifier l’état du matériel en place. J’ai pu dire que cela est satisfaisant. Nous avons des chars d’intervention capables, dans des situations difficiles, d’intervenir de manière à rétablir l’ordre. Nous avons pu vérifier la condition de logement des policiers. C’était une des revendications les plus importantes deux grands bâtiments R+8 sont en construction. Et cela permettra de faire loger près de 2000 éléments. Ce qui répond à une des revendications les plus importantes à savoir le logement sur place et leur capacité rapide d’intervention sur les théâtres où il y’a des difficultés. Mais en même temps aussi à côté, il y’a des logements R+2 du personnel féminin. Ce qui répare aussi une certaine injustice et discrimination des femmes qui pourraient être logées elles aussi et participer au moment où le besoin se fait sentir d’agir directement sur le terrain », a dit le ministre de l’Intérieur.
Avant d’enchaîner : « nous avons pu aussi vérifier la condition sanitaire. Une infirmerie qui est bien équipée et qui peut répondre aux besoins d’analyse mais en même temps aussi porter les soins nécessaires aux personnes malades, mais ce qu’il faut retenir c’est qu’elle est ouverte aux populations civiles. 80% des gens qui sont traités ici sont des civils. Ce qui montre que la police est ouverte à la population. Elle participe aussi aux conditions de santé et de bonne santé des populations. Nous avons pu voir aussi une brigade canine d’une très grande efficacité qui peut intervenir dans des situations où il y’a des actes de terrorisme où il faut pourchasser les trafiquants de drogue. Nous avons aussi vu un centre de tir qui est réputé et qui est utilisé par d’autres forces aussi comme la gendarmerie qui montre ainsi que ce centre de tir permet à nos éléments d’avoir des tirs de précision. Nous avons pu voir la brigade d’intervention polyvalente (BIP) unité d’élite de la police qui peut agir dans les moments d’urgence, assurer la protection des personnalités et en même temps capable se déployer sur les frontières ».
Autant de choses qui font dire au ministre que le processus de modernisation de la police que le président Macky Sall a eu à initier est en cours. Et, ils vont continuer à faire en sorte que cela puisse atteindre les objectifs qui sont fixés.
LE CIS PRÉSENTE SES PROJETS AUX AUTORITÉS SAOUDIENNES
La Conférence Économique Arabo-Saoudo-Africaine a réuni un groupe d’opérateurs économiques saoudiens, arabes et africains et des leaders financiers et commerciaux.
La Conférence Économique Arabo-Saoudo-Africaine a débuté le jeudi 9 novembre 2023 à Riyadh. Elle réunit, en marge du sommet Afrique-Arabie Saoudite, des dirigeants et décideurs, ainsi qu’un groupe d’opérateurs économiques saoudiens, arabes et africains, des leaders financiers et commerciaux.
Un communiqué parvenu à Emedia indique que la délégation du Sénégal comprend les membres du Club des Investisseurs Sénégalais (CIS) dirigés par son président Pierre Atepa Goudiaby accompagné de M. Abdoulaye LY Directeur Exécutif, Serigne Mboup (DG Pétro Gaz Africa), Ndiankou Mbengue et Diabel Seck.
Le CIS qui fait partie de la délégation officielle du Gouvernement du Sénégal, dirigée par le ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, compte soumettre des projets structurants pour une enveloppe de plus de 6000 milliards de FCFA en partenariat avec des investisseurs saoudiens et d’autres pays présents à la rencontre de Ryadh, explique la même source.
LA PLATEFORME « WALLU-ALLO 116 » PRÉSENTÉE À SÉDHIOU
Le Projet d’appui à la stratégie nationale pour l’équité et l’égalité de genre a présenté à Sédhiou, la plateforme « wallu-Allo 116 » qui vise à offrir des services d’écoute et d’orientation aux femmes et jeunes victimes de violences basées sur le genre.
Sédhiou, 10 nov (APS) – Le Projet d’appui à la stratégie nationale pour l’équité et l’égalité de genre (PAPSEENG II) a présenté à Sédhiou, la plateforme »wallu-Allo 116 » qui vise à offrir des services d’écoute et d’orientation aux femmes et jeunes victimes de violences basées sur le genre.
»Pour mieux protéger et assister les femmes et les enfants victimes de violences, le ministère de la femme, de la famille, du genre et de la protection des enfants a décidé de mettre en place cette plateforme pour orienter les victimes de violences basées sur le genre (VBG) afin de faciliter leur prise en charge dans les structures habilitées », a expliqué, jeudi, la coordonnatrice du PASNEEG Awa Nguer Fall.
Selon elle, l’objectif de la plateforme est d’offrir gratuitement des services d’écoute d’orientation et un référencement des victimes vers les structures dédiées notamment judiciaire, médicale et ou psychosociale.
»Ce numéro d’écoute et d’orientation nationale dédié aux femmes et enfants victimes de violence est accessible en wolof, Sérère et poular en plus du français », a-t-elle ajouté indiquant que d’autres langues locales seront bientôt instaurées dans le dispositif de la plateforme pour faciliter l’orientation des victimes des VBG.
Elle a rappelé que la plateforme est »anonyme, gratuite et accessible » via un téléphone fixe ou mobile et disponible 24h/24, 7j/7, avec « un dispositif de codage pour garantir la confidentialité des appelants ».
Depuis sa création en novembre 2022, a-t-elle rappelé, la plateforme »wallu-Allo 116 » a enregistré 2259 appels dont plus de 500 cas de violences traités et référés dans les structures de prise en charge.
»Cette plateforme est un outil important pour améliorer la prise en charge des violences dont les femmes et les enfants sont souvent victimes notamment dans la région de Sédhiou », a pour sa part soutenu l’adjoint au gouverneur de la région chargé des Affaires administratives, Modou Gueye.
Il a invité les acteurs concernés à s’approprier la plateforme pour faciliter l’orientation des victimes de violences tout en poursuivant le travail de sensibilisation.