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27 février 2025
DIVERS SUJETS AU MENU DE LA REVUE DES QUOTIDIENS DE L’APS CE VENDREDI
Les quotidiens de ce vendredi 10 Novembre traitent divers sujets notamment la décision du conseil académique de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) de prolonger les cours en distanciel et l’alerte rouge sur le diabète
Dakar, 10 nov (APS) – La décision du conseil académique de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) de prolonger les cours en distanciel, l’alerte rouge sur le diabète et divers sujets relatifs à l’agenda du chef de l’Etat, à l’environnement sont mis en exergue par les quotidiens parvenus vendredi à l’Agence de presse sénégalaise (APS).
‘’UCAD : le conseil académique prolonge les cours en distanciel’’, met à sa Une Libération. Selon le journal, »ce n’est pas encore l’épilogue à l’UCAD ».
‘’En assemblée générale mercredi, le conseil académique de l’UCAD a pris des décisions fermes. En effet après avoir pris connaissance du rapport du comité de sécurité, le conseil académique exige la finalisation des activités pédagogiques de l’année 2022-2023 en distanciel avec l’accompagnement du rectorat et surtout la poursuite des travaux du comité de sécurité élargi aux fins de proposition d’un rapport sur les scénarii de reprise en présentiel en tenant compte de l’environnement sécuritaire’’, explique le journal.
Le Quotidien parle de »reprise virtuelle à l’UCAD », soulignant que l’UCAD fermée depuis le mois de juin à cause des saccages de ses installations va devoir finir l’année universitaire en distanciel.
Pour La Tribune ‘’l’UCAD n’est pas prête à rouvrir les portes’’. ‘’Le comité académique prolonge l’échéance’’ de reprise des cours en présentiel à l’UCAD, selon l’Info. ‘’Le conseil académique étudie les scénarii de reprise en présentiel au plus tard le 30 novembre’’, note Sud Quotidien.
WalfQuotidien s’intéresse à la prise en charge du diabète en titrant : ‘’plus de 70% des amputations liées au diabète’’. Selon le journal, »s’il y a une maladie qui est en train de créer beaucoup d’invalides au Sénégal, c’est bien le diabète ».
‘’En effet plus de 70% des amputations non traumatiques sont causées par cette pathologie. Au centre Marck Sankalé on note chaque jour au moins une amputation’’, écrit le journal, rapportant des propos du Pr Maimouna Ndour Mbaye, directrice du centre Marck Sankalé de l’hôpital Abass Ndao.
L’As se fait également écho de cette »alerte rouge » au centre pour diabétique Marck Sankalé.
Le Soleil met en exergue les déplacements du président de la République aux sommets sur la finance mondiale et la Palestine en titrant : ‘’Le président à Paris et à Ryad’’. »Le président a en effet quitté Dakar pour un périple de 72 heures qui le mènera dans les capitales française, et saoudienne. Macky Sall est attendu au Forum de Paris et à un sommet extraordinaire de l’Organisation de la coopération islamique (OCI)’’, indique le journal.
Sud Quotidien aborde »les conséquences de l’exploitation minière sur l’environnement » et parle de »poudrière ».
Selon le journal, »il ressort d’une étude de la direction des Mines que l’exploitation a des conséquences néfastes sur l’environnement. L’audit des plans de gestion environnementale (PGES) pour l’opérationnalisation du Fonds de réhabilitation des sites miniers et des carrières montre que beaucoup de carrières n’ont pas d’études d’impact environnemental, des plans de réhabilitation font aussi défaut ».
ILS N’ONT JAMAIS ETE LES MEILLEURS AMIS
Liverpool a pu compter durant 5 ans sur un trio explosif Mané-Firmino-Salah. Mais entre les deux ailiers, la tension régnait, et il a fallu toute l’intelligence de Roberto Firmino pour que la situation ne dérape pas. Le Brésilien le raconte dans un livre
Liverpool a pu compter durant 5 ans sur un trio explosif Mané-Firmino-Salah. Mais entre les deux ailiers, la tension régnait, et il a fallu toute l’intelligence de Roberto Firmino pour que la situation ne dérape pas. Le Brésilien le raconte dans un livre
Une Ligue des Champions, une Premier League et des saisons pleines de suspense et de rebondissements. Les années du trio Mané-Firmino-Salah ont été particulièrement savoureuses pour Liverpool, et le public d’Anfield en a pris plein les yeux durant leurs 5 années communes. Firmino, arrivé à l’été 2015, Mané, en 2016 et Salah, en 2017 ont constitué l’un des tout meilleurs trios d’Europe, mais tout n’a pas été simple. Souvenez-vous, les quelques gestes d’humeur captés par les caméras lors de certaines rencontres. La presse anglaise se délectait de la tension apparente entre Sadio Mané, l’ailier gauche sénégalais, et Mohamed Salah, l’ailier droit égyptien.
Entre les deux, l’altruiste Brésilien Roberto Firmino pouvait observer au plus près la rivalité entre ses deux coéquipiers. Et désormais, il peut la raconter. En effet, il expose les dessous de la relation entre les deux hommes dans un livre, « Si Senor, mes années à Liverpool », avec sincérité et humour. The Guardian en publie les bonnes feuilles. « Je connaissais très bien ces gars, peut-être mieux que quiconque. C’était moi sur le terrain, en plein milieu d’eux. J’ai vu de mes propres yeux les regards, les grimaces, le langage corporel, l’insatisfaction lorsque l’un était en colère contre l’autre. Je pouvais le sentir », écrit-il.
« Ils n’ont jamais été les meilleurs amis »
« Je ne sais pas s’il en était conscient ou non, mais Salah frustrait tout le monde lorsqu’il ne passait pas le ballon. Je savais comment gérer cette situation mieux que quiconque. Klopp a abordé ce problème devant nous tous : lorsqu’un coéquipier était dans une meilleure position, le ballon devait lui être passé. C’était une consigne claire visant Salah. Au fil des années, je dois dire que cet aspect de son jeu s’est considérablement amélioré. Il a progressivement appris à être moins égoïste et plus coopératif – même s’il est un attaquant, un buteur, et que chaque buteur a tendance à être un peu gourmand dans la quête d’un but. C’est normal. » « Mané était plus intense dans les bons comme dans les mauvais moments. C’était le plus explosif de nous trois et c’était aussi la personne avec qui j’avais le plus de liberté pour discuter de ce sujet. Je lui parlais toujours, lui donnais des conseils, essayais de le calmer. Je lui disais de trouver la paix, de jouer pour l’équipe et de rester détendu. Salah et Mané n’ont jamais été les meilleurs amis ; chacun restait seul. Il était rare de les voir parler tous les deux et je ne sais pas si cela avait à voir avec la rivalité égypto-sénégalaise dans les compétitions africaines. Je ne sais vraiment pas. Mais ils n’ont jamais cessé de parler, n’ont jamais rompu leurs liens. Ils ont toujours agi avec le plus grand professionnalisme. » « Je n’ai jamais pris parti. C’est pour ça qu’ils m’aiment : j’ai toujours passé le ballon aux deux ; ma préférence allait à la victoire de l’équipe. Beaucoup se concentrent sur ce que j’ai apporté au trio offensif en termes tactique, mais l’élément humain était peut-être tout aussi important : mon rôle de pacificateur et d’unificateur. Si je ne le faisais pas, cela n’aurait été que des tempêtes entre eux deux sur le terrain », assure-t-il. Il explique aussi qu’il comprenait pourquoi son entraîneur Jürgen Klopp le remplaçait plus facilement que ses deux comparses, pour éviter une guerre d’ego. Avec les tensions évidentes entre Mané et Salah, l’intelligence collective de Firmino a donc joué un grand rôle dans les conquêtes de Liverpool. Plus encore peut-être que ses nombreux buts inscrits avec les Reds.
Par Abdoul Aly Kane
DE L’EMIGRATION CLANDESTINE A L’EXODE
Dans notre pays, on a du mal à appeler un chat par son nom.
L’émigration, devenue « illégale » ces dernières décennies, est un phénomène sociétal ancré dans les habitudes depuis les années 65/70. À la place des pirogues et autres radeaux de fortune de nos jours, il y avait L’Ancerville, un paquebot français qui faisait la ligne Dakar/Marseille et dont on disait des “passagers clandestins” arrivés à bon port qu’ils avaient “brûlé” le bateau. Bien entendu, à l’époque le phénomène n’avait pas l’ampleur qu’il a aujourd’hui. On le mettait sur le compte de jeunes qui, largués par le système scolaire, voulaient rejoindre leurs amis partis dans un cadre légal, attirés par les récits que faisaient les « Kawman » tirés à quatre épingles de la vie dorée en France.
Ces « brûleurs » ou « burlekat » arrivaient très vite à trouver des emplois dans les usines (fabrication d’automobiles, de matériels agricoles), dans la restauration, les travaux champêtres, les services municipaux etc.
La crise économique en Europe datant du premier choc pétrolier (1973) a créé un recul de l’industrie et, par voie de conséquence, une baisse progressive de l’offre d’emplois au niveau du Vieux continent et des blocages aux frontières.
Les échecs des programmes économiques au Sénégal et la hausse du croît démographie aidant, les départs clandestins se sont multipliés, avec des candidats empruntant des moyens de transport de plus en plus risqués.
Aujourd’hui, ce phénomène a pris une ampleur telle que le Président Macky Sall s’est résolu à sortir du long silence qu’il avait décidé d’observer malgré des statistiques implacables égrenées quotidiennement par les pays de débarquement.
Selon les autorités espagnoles, depuis janvier 2023, plus de 23 000 migrants ont débarqué au niveau de l’archipel espagnol des canaries, soit une hausse de près de 80% par rapport à la même période de 2022 ; la majorité des arrivants étant originaires du Sénégal.
Le journal « Le Quotidien » informe que le chef de l’État a interpellé le chef d’état-major général des Armées et d’autres officiers supérieurs des chefs des forces de défense et de sécurité sur les départs incessants de pirogues vers l’Europe, malgré les moyens mis à disposition pour les enrayer
Dans son dernier discours à l’Assemblée générale de l’ONU, le Président Macky Sall a évoqué une « émigration irrégulière qui endeuille le continent, et plus particulièrement le Sénégal », et pointé du doigt les insuffisances d’un « système multilatéral, héritage d’un passé révolu, devenu obsolète ». Dans notre pays, on a du mal à appeler un chat par son nom.
A dire vrai, nous vivons une sorte de « boat peopolisation » au Sénégal, telle qu’on l’a connue dans les pays de l’ancienne Indochine et à Cuba dans les années 70/80.
Autant on imputait ce phénomène à l’arrivée de régimes communistes au Vietnam et au Cambodge, et à la « faillite » de Fidel Castro dans les années 80, autant au Sénégal on fait mine de ne pas le lier aux difficultés économiques et sociales engendrées par des politiques économiques inefficaces et stériles en matière d’emplois.
Dans les réseaux sociaux, les images de jeunes, de femmes et d’enfants bravant les océans, les récits poignants de rescapés sur les conditions des voyages, des traversées ponctuées de corps jetés à la mer, des déclarations résolues de jeunes criant à qui voulait les entendre qu’ils étaient prêts à prendre la suite de leurs devanciers… tout cela a fini par interpeler la nation tout entière et à faire de l’émigration une question prioritaire.
Dans un réseau social très usité par les jeunes, j’ai entendu un Sénégalais proposer la fabrication simultanée de 100 pirogues pour un départ collectif chronométré et simultané vers les côtes espagnoles !
Après avoir souri à ce que je prenais pour un trait d’humour, il m’est venu tout d’un coup l’idée que ce jeune parlait d’exode massif et concerté.
J’ai fini par comprendre que l’adversaire le plus farouche du pouvoir en place n’était plus Ousmane Sonko mais plutôt l’émigration clandestine
En réalité, Sonko est l’arbre qui cache la forêt de la déception de la jeunesse envers un régime qui n’a pas su régler ses problèmes existentiels.
Au-delà d’être un cinglant désaveu de la politique économique et social actuelle, ces départ massifs et quotidiens à flux croissants annoncent une rupture de confiance entre les jeunes et toute la classe politique dirigeante qui a échoué à leur assurer un avenir dans leur propre pays depuis 1960.
Cette nouvelle donne est lourde de conséquences par rapport à la manière traditionnelle de faire la politique dans notre pays. L’argent, les promesses, les beaux discours, le poids des grands électeurs et autres artifices ne sont plus suffisants pour assurer une victoire électorale.
Désormais, il faut avant tout incarner l’espoir pour gagner. Un espoir que Macky Sall avait incarné face à Abdoulaye Wade. Ousmane Sonko l’incarne aujourd’hui auprès de jeunes qui savent pertinemment que le changement de leur situation ne saurait être immédiat. Hélas, en mettant en œuvre des moyens d’exclusion de Sonko de la présidentielle de 2024, on « tue » cet espoir.
Une campagne électorale difficile en perspective pour le candidat de Benno !
Aussi, la campagne électorale pour la prochaine présidentielle sera particulièrement difficile pour des candidats qui ne pourront esquiver la question concrète de leurs programmes pour l’emploi des jeunes.
Celle du candidat de l’APR, comptable jusqu’à son terme du bilan de l’actuel régime, sera des plus malaisées. Comment, en effet, se présenter comme un homme neuf en la matière et déclarer « tout de go » qu’en cas de victoire, l’actuel Président, bien que non partant, serait toujours aux commandes ? Comment assumer son bilan en matière d’emplois et convaincre de la pertinence d’un autre programme, toutes choses étant égales par ailleurs ?
Une équation bien difficile à résoudre pour le candidat de BBY parce qu’exigeant un sens de la contorsion politique assez aiguisé. Pour encore plus compliquer la situation, il est notoire que, derrière ce désarroi des jeunes, se profile celui de mères assommées par la cherté de la vie et convaincues que la réussite de leur progéniture est au bout de la traversée parce que le fils de la voisine a non seulement mis la famille à l’abri du besoin mais encore restauré sa dignité dans le quartier via les signes de réussite socialement convenus.
On entend que ces mères de famille prennent l’initiative et participent au financement des frais de voyage de leurs enfants. Les jeunes candidats à l’émigration se voient ainsi investis d’une mission qui dépasse leur propre personne et qui leur donne le courage fou de braver les flots inhospitaliers de l’Atlantique, armés de la bénédiction des parents.
A côté de cette émigration clandestine meurtrière, il y a une émigration légale de fils et filles du pays, formés au pays, et dont les coûts y afférents ont été pris en charge par le budget de la nation. Il me vient en exemple les infirmières qui ont été recrutées par le système de santé canadien, par conséquent en soustraction d’un effectif largement insuffisant d’auxiliaires de santé au Sénégal, et sans doute sans contrepartie du pays d’accueil.
Dans toutes les familles de notre pays, on peut noter des membres qui travaillent dans les pays du Nord, de sorte que le premier réflexe des étudiants sénégalais à l’étranger est de rester sur place pour entreprendre une vie professionnelle.
S’il est vrai que l’émigration offre des opportunités économiques et professionnelles pour le migrant et crée un brassage culturel, favorisant la compréhension, l’échange et la tolérance entre les différentes communautés du monde, il demeure que celle que connait le Sénégal a des airs de « sauve qui peut » de populations en proie à des conditions de vie précaires, désespérées de trouver des solutions dans leur propre pays.
Aussi, l’insuffisance de création d’emplois par l’économie nationale aura constitué assurément le plus grave revers de la gouvernance du Président Macky Sall, au regard des promesses faites en la matière en 2012
A l’aube d’un nouveau quinquennat sous le magistère d’un nouveau Président, la question reste posée dans toute sa gravité, à savoir, quelle politique mener pour que les fils du pays y restent et participent au développement économique ?
Les solutions relèvent du courage et de la volonté politique. Il faut de l’agriculture, de la transformation endogène des produits agricoles, de l’industrialisation compétitive pour soutenir la concurrence sur les marches intérieur et extérieur, de la transformation industrielle de nos ressources minières via des accords de partenariat commerciaux, techniques et financiers équitables, la mise à contribution de nos ressources énergétiques propres (gaz, pétrole) à cette fin. Font aussi partie des solutions la valorisation continue du capital humain par une politique d’éducation et de formation professionnelle en rapport avec nos options de développement économique, la mise en œuvre de projets de développement régionaux et sous régionaux à partir de ressources du sol et du sous-sol et le développement du commerce intracommunautaire.
Dans cette perspective toutes les réformes économiques nécessaires doivent être initiées et encouragées y compris celles ayant trait à la monnaie CFA qui, dans sa forme actuelle, est un frein à la compétitivité externe des pays de la zone.
Ces questions non traitées durant le quinquennat 2024/2029 risquent de transformer l’émigration sauvage actuelle en exode.
Pour leur traitement, il y va de l’intérêt bien compris des Etats et des partenaires occidentaux qui doivent savoir que les risques sont partagés.
GOLONDE ET MBANAR CRIENT LEUR DESESPOIR ETRECLAMENT UN SOUTIEN DE L’ETAT
Golondé et Mbanar font partie d’un lot de sept villages avec Gankette, Guéo, Loboudou, Layene Sarré Kane, Loyette tous situés dans les environs de la commune de Keur Momar Sarr.
A quelques pâtés de Keur Momar Sarr et du Lac de Guiers, les villages de Golondé et de Mbanar Mbanar Keur Yoro Tacko crient leur désespoir. Ils manquent de tout dans les domaines de la santé, de l’électricité, de l’accès à l’eau potable malgré la proximité du Lac de Guiers, de la connexion au réseau Orange. Ces deux villages réclament donc un soutien de l’Etat.
Golondé et Mbanar font partie d’un lot de sept villages avec Gankette, Guéo, Loboudou, Layene Sarré Kane, Loyette tous situés dans les environs de la commune de Keur Momar Sarr. Seulement malgré leur proximité avec le Lac de Guiers, qui alimente la capitale en eau potable, ces deux localités précitées manquent du tout. Bien que se trouvant près de Keur Momar Sarr, à 5 km de Mbanar et à 17 km de Golondé, ces deux villages n’ont pas accès aux commodités de base comme l’eau potable, l’électricité publique et ne disposent pas de dispensaire et d’école fonctionnels. « Nous devions profiter de la proximité avec la commune de Keur Momar Sarr pour bénéficier des commodités urbaines dans ce siècle de la modernité. Mais les 7 villages qui entourent Keur Momar Sarr vivent dans la préhistoire. Figurez-vous que, dans le domaine de la santé, un village comme Mbana à un dispensaire construit par Me Wade en 2009 et qui n’a jamais fonctionné du fait que l’Etat n’y a jamais affecté un infirmier. En outre, concernant la santé, il n’y a aucune ambulance pour les 7 villages. Une ambulance qui pourrait nous permettre d’évacuer nos malades et femmes enceintes à Keur Momar Sarr ou même à Louga. Pour aller se soigner, il faut parcourir une distance de 14 km jusqu’au village de Gankette. Bien que les maisons aient l’électricité, l’éclairage public, lui, fait défaut. La nuit, tous les 7 villages sont plongés dans une obscurité qui favorise le grand banditisme notamment le vol de bétail. C’est un fléau dans la zone puisque les voleurs emportent périodiquement d’importants troupeaux. Et le danger revient surtout lorsqu’il commence à faire frais » souligne Aliou Sow, un jeune responsable de Golondé. Ce dernier soulève aussi des difficultés au niveau de l’école. « A Golondé et Mbanar, Me Wade nous avait construit une école en 2009, mais l’Etat n’a jamais affecté des enseignants pour faire fonctionner l’établissement. Ce n’est pas juste. Nos enfants doivent parcourir près de 6 km pour aller à l’école située dans la localité de Daré Ka » explique Aliou Sow très en colère. Il n’a pas manqué de soulever d’autres préoccupations comme l’accès à l’eau potable, malgré la proximité du Lac de Guiers. « Les villages de Golondé et de Mbanar jouxtent le Lac de Guiers qui alimente le Sénégal en eau potable mais nous n’avons pas accès à cette eau potable. Nous buvons l’eau du lac. Ce n’est pas normal. Non seulement nous devions bénéficier des raccordements d’eau potable mais encore les deux villages ne devraient pas payer l’eau qui reste notre patrimoine » souligne notre interlocuteur. La disponibilité du réseau téléphonique d’Orange est aussi une préoccupation pour ces villageois. Pour se connecter à l’opérateur historique, les populations de Golondé et de Mbanar doivent aller jusqu’à Gankette située à 14 km. « Nos femmes et nos jeunes ne connaissent ni le ministère de la Femme ni celui de la Jeunesse pour dire qu’ils n’ont jamais eu à bénéficier de financements de l’’Etat pour les accompagner dans des projets de développement. Or cela devait être facile d’autant que dans la zone, nous avons des terres disponibles, un potentiel important en élevage et en agriculture » explique Aliou Sow. S’agissant du désenclavement, Golondé et Mbanar sont desservis par une piste latéritique en très mauvais état. Une piste construite depuis Mathusalem par le fondateur de la Compagnie sucrière sénégalaise pour relier les lieux à la ville de Richard Toll.
Nous quémandons l’appui de l’Etat
Ce retard sur le plan infrastructurel et dans les domaines de l’éducation, de la santé, des télécommunications est imputé au maire de Keur Momar Sarr, Dioumorou Ka. Ce dernier est accusé par Aliou Sow de bloquer le développement de Golondé et Mbanar parce que, selon notre interlocuteur, il voulait accaparer les terres fertiles de la zone pour des investisseurs étrangers. La zone abrite le projet du Prodac. La vision du maire de Keur Momar Sarr était de déplacer plus loin les deux villages pour réaliser des projets agricoles. Ce à quoi les populations des deux villages s’étaient opposés. Conséquence : Aliou Sow en est réduit à se tourner vers les pouvoirs publics pour « quémander » un appui dans les domaines de l’éducation, de la santé, des télécommunications et des infrastructures pour sortir leur zone de sa précarité ambiante. « Nous tendons la main à l’Etat à travers des projets comme le PUMA, le PUDC, l’Ageroute, l’Agetip… pour nous aider à sortir de notre situation de sous développement » conclut Aliou Sow.
RUEE VERS LA FERRAILLE !
Après le déguerpissement de l’ancienne piste de mermoz, des centaines d’épaves de voitures vendues à la casse à 150.000 CFA/tonne
Le déguerpissement des « favelas » de l’Ancienne Piste de Mermoz a dopée le marché dakarois de la ferraille. Après avoir réussi à extirper leurs épaves de voitures de la furie des bulldozers, mécaniciens et propriétaires de véhicules sont contraints de les brader à la ferraille. A la rescousse, des intermédiaires sénégalais et des ferrailleurs indiens achètent les carcasses de voitures à 150 CFA/kilo soit 150.000 CFA la tonne. A ce rythme, le bidonville voire l’ancien « bidon garage » de Mermoz est devenu le carrefour de l’économie sénégalaise de la ferraille.
Aux alentours des « favelas » de l’Ancienne Piste comme sous la passerelle de Mermoz-Pyrotechnie en passant par le long de la Vdn Sacré Cœur III, mécaniciens, chaudronniers et tôliers s’affairent autour de carcasses de voitures. Armés de meuleuses, de chalumeaux, de marteaux et autres cisailles, quelques uns parmi eux ont fini de découper en mille morceaux la carrosserie d’une automobile. Il s’agit de l’épave d’un camion « Berliet » pesant plusieurs tonnes et réduite en ferraille. Quelques mètres plus loin, dans un autre recoin de la rue adjacente menant au parc des mécaniciens, deux voitures apparemment accidentées ou en panne définitive ont subi le même sort, c’est-à-dire le dépeçage des ferrailleurs. Sans oublier cette carcasse de car « Ndiaga Ndiaye » extirpée des griffes des bulldozers et « boitillant » sur des jantes métalliques, faute de pneus que les bouchers du métal s’apprêtent à charcuter. Un environnement bruyant qui attire l’attention de nombreux automobilistes et piétons empruntant cette zone de l’Ancienne Piste de Mermoz toujours encerclée par un dispositif de la gendarmerie. Les passants et autres curieux sont étonnés par ces gigantesques casses sauvages à ciel ouvert éloignées les unes des autres. Ici du matin au crépuscule, rabatteurs, chaudronniers, tôliers, recycleurs, mécaniciens et ferrailleurs sont à l’œuvre sur la chaussée.
Bon pour la…casse !
Selon l’électricien automobile Tapha Ngom, après la démolition totale des garages et habitations faits de bric, de broc, de tôle et de bois, les gendarmes sont devenus conciliants et compréhensifs en autorisant aux garagistes et propriétaires de véhicules d’accéder sur les lieux pour sauver et sortir le peu de biens qui leur restent. « Au préalable, il faut se plier à une rigoureuse mesure de sécurité prise par les autorités de la gendarmerie. Car pour faire sortir une voiture, même une épave, il faut aller à la brigade de gendarmerie de Ouakam pour chercher un quitus ou une autorisation sur présentation de la carte grise du véhicule en question. Seul un quitus délivré par la gendarmerie sur la base d’une carte grise peut certifier votre titre de propriété afin de pouvoir faire sortir la voiture de l’Ancienne Piste dont les accès sont verrouillés et filtrés par les gendarmes » explique notre interlocuteur tout en rappelant ses 20 ans de présence « illégale » sur les lieux. Dans la mêlée, O. Diop, se disant chef garagiste, ajoute ce qui suit: « il est bon de préciser que les mesures de sécurité prises par les gendarmes ne font pas l’unanimité. Parce qu’il y a des voitures accidentées ou hors usage immobilisées des années durant sur les lieux et dont les propriétaires n’ont plus fait signe de vie. Comment peut-on obtenir leur carte grise pour pouvoir les remorquer ? » se désole-t-il. Il « oublie » de rappeler qu’aux premiers jours du déguerpissement, il y avait des gangs organisés qui tentaient de voler des voitures d’autrui ou enlever des épaves de véhicules pour les brader à la ferraille. D’où les mesures de sécurité prises par la gendarmerie.
Mermoz ou le carrefour de la ferraille…
Sur place, le déguerpissement des « favelas » de l’Ancienne Piste de Mermoz a réchauffé voire boosté le marché dakarois de la ferraille. Parce qu’au sortir des trois principaux accès du site, se trouve l’immense marché de la ferraille entretenu par plusieurs groupes d’individus. Un marché animé par des mécaniciens, propriétaires de véhicules, chaudronniers et tôliers qui guettent la moindre voiture en épave ou en panne que des bras valides ont du mal à tirer, pousser ou remorquer. Une posture pénible qui trace le cours du marché boursier de Mermoz dérivant sur deux situations : le ferrailleur le plus offrant face au mécanicien ou propriétaire résolu à se débarrasser rapidement de ses carcasses métalliques. Comme cette épave de voiture (Peugeot 205) bradée à 500.000 CFA à un intermédiaire sénégalais à charge pour lui de la démanteler. « On achète le kilo de ferraille à 150 CFA ou la tonne à 150.000 CFA. Mais dans ce cas, le vendeur ou le propriétaire de la voiture sera obligé de prendre en charge les frais de sa destruction sur place avant qu’on procède à la pesée. Pour s’épargner le travail pénible de démolition/pesage, certains préfèrent vendre la carrosserie en l’état. Et tout dépend du type de véhicule. Un collègue a même acheté une épave de camion « Berliet » à 2.000.000 CFA à charge pour le ferrailleur de la détruire sur la chaussée avant de la transporter » précise S. Touré trouvé à Mermoz devenu le carrefour de l’économie sénégalaise de la ferraille et où la demande dépasse l’offre.
En bourse, les grossistes indiens !
Derrière ces intermédiaires sénégalais se cachent des traders (grossistes) indiens «invisibles» qui achètent, collectent et exportent par voies « détournées » des quantités importantes de la précieuse ferraille. Joint au téléphone, Kh. Diop un célèbre «ferraillou» ou intermédiaire soutient contre l’évidence que les opérations de déguerpissement de l’Ancienne Piste de Mermoz n’ont pas trop boosté le marché de la ferraille. « Il est vrai que des centaines d’épaves de voitures en panne, accidentées ou abandonnées ont été vendues à la ferraille. Et d’autres épaves sont encore sur le site en attendant que leurs propriétaires se manifestent pour pouvoir les sortir avec un «Bon d’enlèvement » délivré par la gendarmerie Donc le marché de la ferraille est certes animé par ce déguerpissement mais pas totalement boosté puisque la forte demande des Indiens dépasse largement l’offre des mécaniciens déguerpis» relativise notre interlocuteur. Il reconnait tout de même que les affaires sont florissantes. Al hamdoulihah ! s’exclame-t-il. A Mermoz comme dans beaucoup de points de collecte, le kilo de la ferraille est acheté entre 140 cfaou150 CFA pour ensuite être revendu aux Indiens entre 200 CFA et 250 CFA. Attention ! Les prix de revente varient selon les cours mondiaux et la situation du marché c’est-à-dire le rapport entre l’offre et de la demande » précise Kh. Diop. Dans les champs de ferraille de l’Ancienne Piste de Mermoz, les déchets métalliques des uns sont la mine d’or des autres bien que la ferraille s’inscrive dans l’économie de la pauvreté. Une économie paradoxalement entretenue par de richissimes hommes d’affaires sénégalais et industriels indiens qui s’activent dans l’informel et qui génère des centaines de milliards CFA/an. Une mafia organisée au détriment du Fisc !
FITE, POUR IMPOSER DES ELECTIONS TRANSPARENTES ET INCLUSIVES
Pour s’ériger en bouclier contre toute irrégularité, l’opposition met en place une plateforme dénommée Front pour l’inclusivité et la transparence des élections (FITE) destiné à lutter afin d’obtenir une élection inclusive et transparente
A quatre mois seulement de l’élection présidentielle, le processus électoral est de plus en plus contesté par l’opposition. Pour s’ériger en bouclier contre toute irrégularité, elle a mis en place une plateforme dénommée Front pour l’inclusivité et la transparence des élections (FITE) destiné à lutter afin d’obtenir une élection inclusive et transparente. Le FITE pourra-t-il faire mieux que Yewwi pour contraindre le pouvoir à jouer franc jeu ?
L’objectif d’un parti politique est de conquérir le pouvoir ou de le conserver le plus longtemps possible, dit-on. La réussite de ces objectifs nécessite une bonne organisation des élections allant de l’inscription sur les listes électorales jusqu’à la proclamation définitive des résultats. C’est dans ce cadre que l’opposition sénégalaise avait entamé, en son temps, une bataille contre le pouvoir socialiste pour la mise en place d’une structure indépendante chargée de l’organisation d’élections libres, transparentes et démocratiques. Pour satisfaire leur demande, le président Diouf, convaincu du caractère légitime d’une telle doléance, avait mis en place l’ONEL (Observatoire National des Élections) en lui donnant le pouvoir d’intervenir dans le processus électoral. Cette mesure de haute facture visait à permettre à notre pays de bénéficier d’un système électoral fiable. Elle avait été renforcée par la nomination d’une personnalité neutre au ministère de l’intérieur en la personne du général Lamine Cissé. Surtout, le président socialiste s’était engagé à appliquer tous les points retenus à l’issue des concertations avec l’opposition. Malgré toutes ces mesures destinées à garantir un bon déroulement de l’élection présidentielle de 2000, l’opposition d’alors, dirigée par Me Abdoulaye Wade, avait initié une plateforme dénommée FRTE (Front pour la Résistance et la Transparence des Élections) pour l’application stricte de ces nouvelles mesures. Résultat de toutes ces mesures et initiatives destinées à garantir la sincérité du scrutin : l’élection présidentielle de 2000 s’est traduite par la toute première alternance politique de l’histoire notre pays. Le pouvoir change alors de mains et revient au leader du PDS (Parti démocratique sénégalais), Me Abdoulaye Wade, qui, au cours des deux élections présidentielles organisées sous son magistère, n’a pas touché à ces réformes qui lui avaient permis d’accéder au pouvoir. Au contraire, il a procédé à leur renforcement à travers notamment la mise en place de la CENA (Commission Electorale Nationale Autonome) dès 2005 en remplacement de l’ONEL qu’il avait pourtant réclamé sous Diouf. Une CENA dotée d’une autonomie financière et d’un élargissement de ses prérogatives allant de l’inscription sur les listes électorales jusqu’à la proclamation des résultats. Le décret créant cette structure et portant sa signature a été contre signé par son Premier ministre d’alors, un certain… Macky Sall. Deux décennies après, la classe politique, notamment l’opposition, remet en cause la sincérité du processus électoral qu’elle qualifie de nébuleux et par conséquent incapable d’assurer la tenue d’un scrutin transparent et démocratique. C’est pourquoi qu’elle a décidé de faire bloc afin d’exiger l’organisation d’une élection présidentielle inclusive et transparente. D’où la création d’une toute nouvelle plateforme dénommée FITE.
Le FITE charge le régime et appelle à faire bloc...
A moins de quatre mois de la tenue de l’élection présidentielle du 25 février 2024, l’opposition ne cesse de dénoncer les actes posés par le régime en place et qui, selon elle, ne plaident pas en faveur d’un scrutin transparent. Pour s’opposer à d’éventuelles fraudes, elle a décidé d’engager la bataille pour barrer la route au pouvoir en place et exiger qu’il revoie sa démarche jugée non conforme au renforcement de la démocratie. C’est tout le sens de la mise sur pied du FITE (Front pour l’Inclusivité et la Transparence des Élections). Une plateforme initiée par un groupe restreint de six personnes dont les anciens Premiers ministres Aminata Touré et Abdoul Mbaye en plus de Dr Abdourahmane Diouf. Elle vient d’enregistrer l’adhésion d’une trentaine de partis.
Selon des sources proches de cette initiative, ses portes sont ouvertes à tout membre de l’opposition radicale soucieux de l’atteinte des objectifs qu’elle s’est fixés. Les initiateurs de la plateforme se disent convaincus qu’il y a une volonté manifeste du pouvoir en place de biaiser tout le processus qui doit mener au scrutin de février prochain. Ce qui a fini d’installer un climat de suspicion. D’où l’appel lancé par les fondateurs du FITE aux autorités à revenir à de meilleurs sentiments au risque de plonger notre pays dans une instabilité postélectorale qui pourrait être regrettable pour la paix sociale. D’après eux, il est plus qu’urgent d’unir leurs forces pour empêcher le pouvoir d’utiliser comme prétexte le parrainage pour éliminer des candidats. Aussi, ils n’entendent pas permettre au candidat de Macky Sall de poursuivre ses tournées politiques à des fins de parrainage et tentatives de débauchages alors que ceux de l’opposition se voient interdire toute possibilité d’aller rencontrer leurs militants « en violation flagrante de leurs droits ». Disant se sentir traqués de toute part, les membres du FITE disent travailler ensemble pour faire partir le régime actuel qui, selon eux, aurait fini de montrer son incapacité à faire sortir les Sénégalais des pires moments de leur vie jalonnée de souffrances qui s’accumulent de jour en jour. Aminata Touré, Abdoul Mbaye, Abdourahmane Diouf et Cie n’écartent pas d’élaborer un programme commun dont l’objectif principal serait d’unir leurs forces en cas de deuxième tour à l’élection présidentielle. Ils se disent intrigués par la propension du pouvoir en place à fouler du pied les décisions rendues par la justice que le chef de l’État, lui-même, s’était pourtant engagé à respecter durant le peu de temps qui lui reste au pouvoir. Ceci en référence au verdict rendu par le tribunal de Ziguinchor ordonnant qu’Ousmane Sonko soit réintégré dans le fichier électoral et l’attitude de défiance de la DGE qui a refusé de se soumettre à cette demande. Mais le plus troublant à leurs yeux, c’est le tout dernier décret mettant fin aux fonctions de tous les membres de la CENA et nommant une nouvelle équipe à la tête de cet organe. A les en croire, cet acte a été pris à la hâte pour empêcher que la structure électorale, au nom du respect de ses prérogatives, se substitue à la DGE pour remettre l’opposant Sonko dans ses droits.
Le spectre de Yewwi, une épine parmi tant d’autres...
L’idée d’un front de l’opposition pour exiger un processus électoral fiable a longtemps été agitée. D’aucuns s’étonnaient même du fait qu’au lieu de mettre le focus sur le combat pour l’organisation d’élections transparentes, les candidats en compétition pour la présidentielle se focalisaient sur des choses de moindre importance. C’est après s’être rendus compte de cette urgence, que des figures de proue de l’opposition ont décidé d’unir leurs forces pour imposer l’organisation d’élections transparentes et inclusives. Il faut dire qu’à moins de quatre mois de la présidentielle, cette opposition a peu de chances de voir l’ensemble de ses préoccupations satisfaites vu l’enjeu de ces élections et la détermination affichée du pouvoir de ne pas lâcher du lest. Toutefois, comme mieux vaut tard que jamais, nous avons le temps de voir jusqu’où peut mener leur bataille face à un pouvoir plus que déterminé à dérouler son agenda malgré les nombreuses contestations et de condamnations. En plus, il existe des zones d’ombre quant à la massification de la plateforme. Une massification qui, pour le moment, tarde à se matérialiser. En effet, pour l’heure le nombre tourne autour d’une trentaine de partis ou de personnalités. Son attitude qui lui est souvent prêtée à casser la On retiendra qu’après la mort de la grande coalition Yewwi Askan Wi, qui avait réussi à secouer le baobab BBY, une autre plateforme, FITE en l’occurrence, vient de voir le jour. Deux entités qui, bien que partageant le même objectif, c’est à dire faire tomber le régime actuel, divergent dans les approches. Yewwi se voulait plus électoraliste puisque cette coalition voulait surtout remporter les élections municipales et législatives de 2022. Par la suite, elle n’a pu résister au choc des ambitions en son sein et a fini par mourir de sa belle mort. Le FITE, en ce qui le concerne, cherche surtout à créer les conditions d’une élection inclusive et transparente.
LES LIONCEAUX ONT ENVIE DE FAIRE DE BONNES CHOSES
L’équipe du Sénégal de football des moins de 17 ans a envie de faire de « bonnes choses » à la Coupe du monde la catégorie prévue du 10 novembre au 2 décembre en Indonésie, a indiqué son entraineur.
– L’équipe du Sénégal de football des moins de 17 ans a envie de faire de « bonnes choses » à la Coupe du monde la catégorie prévue du 10 novembre au 2 décembre en Indonésie, a indiqué son entraineur.
‘’Le groupe vit bien. Ce sont de jeunes joueurs qui sont très solidaires et soudés. Ce sont des jeunes qui ont envie de faire de bonnes choses. C’est dans ce sens qu’on les éduque, pour qu’ils aient un esprit irréprochable qui va leur permettre de jouer sans complexe », a confié Serigne Saliou Dia. La sélection nationale a rejoint l’Indonésie après quelques semaines de préparation en Turquie. Contacté par téléphone, le sélectionneur a assuré que ‘’la préparation se passe très bien’’. ‘’On est dans la dernière phase, après la deuxième partie qui nous avait mené en Turquie où on a eu des matchs amicaux avec des équipes similaires qu’on aura durant les phases de groupe de la Coupe du monde’’, a déclaré Serigne Saliou Dia.
Logé dans le groupe D, le Sénégal jouera son premier match, samedi à 12h GMT face à l’Argentine à Jalak Harupat stadium, avant de faire face à la Pologne mardi prochain puis au Japon, vendredi 19 novembre.
Les Lionceaux ont joué quatre matchs amicaux en guise de tests pour se mesurer aux autres formations. En Turquie, lors de la deuxième phase de sa préparation, l’équipe du Sénégal a enregistré deux victoires face au Panama (4-0) et à l’Ouzbékistan (3-1). Elle a fait match nul contre la Russie avant de rejoindre l’Indonésie. Les U17 du Sénégal se sont imposés, mercredi, face à Persib de Bandung, une équipe U19 locale, sur le score de 6-1. Pour le technicien sénégalais, « il fallait venir en Indonésie après quelques semaines en Turquie pour s’acclimater avec la température et les terrains qui sont hybrides avant de terminer par un match amical’’. ‘’C’est très encourageant pour la suite. Ce sont de jeunes joueurs qui doivent se perfectionner après chaque match et séance d’entraînement. On va tout faire pour les améliorer. Et là, on continue le travail pour s’améliorer’’, a-t-il dit.
LE DIABETE AU CŒUR DES REFLEXIONS
Pour célébrer les 90 ans de l’hôpital Abass Ndao de Dakar, les premières journées médicales de cet établissement seront organisées du 14 au 17 novembre prochain, avec comme thème: «Accès au soin du diabète».
Pour célébrer les 90 ans de l’hôpital Abass Ndao de Dakar, les premières journées médicales de cet établissement seront organisées du 14 au 17 novembre prochain, avec comme thème: «Accès au soin du diabète». Les comités scientifique et organisation ont donné un point de presse hier, jeudi 9 novembre, pour décliner le programme.
La prise en charge du diabète est au cœur des premières journées médicales du centre hospitalier Abass Ndao. Pour célébrer les 90 ans d’existence dans le domaine de la santé, la Direction de l’établissement sanitaire et ses collaborateurs ont donné hier, jeudi 9 novembre 2023, un point de presse pour revenir sur les détails
Le choix du thème de ces journées, «Accès au soin du diabète», se justifie par plusieurs raisons, selon le professeur Maïmouna Ndour Mbaye, présidente de ces premières journées, par ailleurs directrice du centre Marc Sankale par «l’affection elle-même qui constitue un fardeau beaucoup plus lourd dans notre pays et pour le monde entier. C’est un fardeau de par sa fréquence grandissante, le diabète fait parler de pandémie. Le fait est alarmant dans nos pays. La croissance sera beaucoup plus grandissante, d’ici 2045»
Pour le professeur Maïmouna Ndour Mbaye, toutes les structures de l’hôpital sont concernées par ces journées. «Elles collaborent étroitement dans la prise en charge du diabète. Parce que c’est une maladie qui est très fédératrice et qui va concerner tout le monde. Le diabète est en train de prendre le pas sur toutes les autres pathologies ; ce qui ne devait pas être le cas. Tout le monde se sent concerné, au premier plan».
Parlant de la prise en charge du diabète gestationnel, la spécialiste de la maladie a fait savoir que «le service obstétrique fait également partie de la prise en charge du diabète dans cet hôpital. Car, quand on parle du diabète chez la femme, on pense au diabète gestationnel, celui qui survient dès la grossesse. On parle des femmes diabétiques qui sont en grossesse également. Ce qui fait qu’il y a une excellente collaboration entre les différents services de l’hôpital».
Pour Docteur Amadou Ndiaye, directeur de l’hôpital, «ces journées vont servir d’ouverture aux populations par rapport à ce que nous faisons. L’hôpital a grandi, du point de vue architectural et spécialités. Beaucoup d’autres spécialités seront ajoutées. Des séances de dépistage seront organisées et seront gratuites concernant le diabète, le VIH et le cancer du col de l’utérus. Ce sera un moment de communion par rapport à tous les médecins, les agents administratifs et tout le personnel».
SITUATION DU DIABETE AU CENTRE MARC SANKALE
Pour le professeur Maïmouna Ndour Mbaye, si on prend les statistiques du Sénégal, notamment au niveau du centre Marc Sankalé, on est passé de 200 nouveaux cas par an à l’ouverture du centre, en 1965, à plus de 2500 par an. «Actuellement, on a plus de 60.000 personnes qui sont régulièrement suivies dans le centre. Ce qui est énorme. Selon la dernière en quête STEP qui a été menée au Sénégal, on avait trouvé un taux de 3,4% dans la population âgée de 18 ans et plus. Mais, si on est dans la catégorie de plus de 45 ans, on est à 7,8% de la population atteinte de diabète».
Pour Pr Ndour Mbaye, c’est une affection qui est grave, de par ses complications qui peuvent affecter plusieurs organes dont les yeux conduisant à la cécité, le rein avec l’insuffisance rénale et les dialyses à n’en plus finir, le cœur avec les arrêts cardiaques, les AVC dus à l’atteinte du cerveau. Et lorsque cela atteint les membres inférieurs, cela occasionne les amputations.
C’est un fardeau qui coûte cher en termes de médicament, contrôle, consultation. Et, vraiment, les malades en souffrent beaucoup», a-t-elle fait comprendre. Et de poursuivre : «comme on le sait, la plupart de nos malades ne bénéficient pas d’une prise en charge médicale permettant de faire face à ces frais médicaux. Le choix se justifie par la place importante qu’occupe le centre Marc Sankalé au sein de l’hôpital Abass Ndao».
Pour rappel, actuellement, on dénombre 24 millions de diabétiques en Afrique. Selon Pr Maïmouna Ndour Mbaye, d’ici 2045, si on n’y prend pas garde, on sera à 55 millions. Ce qui représente une augmentation de 134%, loin de ce qui sera observé dans les pays développés.
PRISE EN CHARGEDES MEMBRES SUPERIEURS ET INFERIEURS DU DIABETIQUE : Une à deux amputations majeures par jour
Au-delà de sa prévalence et sa progression qui inquiète les praticiens, le diabète est à l’origine de d’infirmité et de handicap physique, et à vie, de beaucoup de personnes. Selon les spécialistes du diabète au centre de référence Marc Sankalé, chaque jour, une amputation majeure est réalisée. «Nous faisons chaque jour une amputation majeure dans ce centre. Mais, au minimum, nous enlevons un orteil ou deux quotidiennement. Il arrive que l’on fasse deux amputations par jour. Ce qui interpelle les populations à aller se faire dépister», a avancé le chirurgien Dr Sow.
Et sa consœur, Dr Zeynabou Lo de renseigner : «notre capacité d’accueil ne nous permet pas de faire plus. C’est pourquoi on se limite à un ou deux amputations parjour. Bien que nous recevons tellement, mais aujourd’hui, on ne peut pas absorberle flux. Quand les services de diabétologie et de chirurgie sont pleins, on n’a pas le choix, on arrête de prendre»
Devant le flux au niveau du centre, la directrice le Pr Maimouna Ndour Mbaye d’ajouter, par rapport aux «statistiques des amputations au niveau du centre Sankalé, les diabétiques ont 25 fois de risques d’être amputés que les non diabétiques. Nous avons fait une étude dans les structures chirurgicales du pays et on est allé voir quelles sont les raisons de ces amputions dans ces structures». Pis, «70% des amputations non traumatiques qui sont réalisées ont pour cause le diabète et 3/4 de ces amputations étaient des amputations majeures, qui veulent dire amputation de jambes ou de cuisses, à l’opposé des amputations mineures qui sont celles des orteils». Face à l’ampleur des complications, ces spécialistes ont soutenu que ces plaies diabétiques sont en train de prendre le dessus sur leur activité chirurgicale.
LE CONSEIL ACADEMIQUE ETUDIE LES «SCENARII DE REPRISE EN PRESENTIEL, AU PLUS TARD LE 30 NOVEMBRE»
Réuni avant-hier, mercredi 8 novembre, sous la présidence du Recteur Professeur Ahmadou Aly Mbaye, le Conseil académique de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a décidé de prolonger la date des cours en mode distanciel, informe un communiqué
Ceux qui réclamaient la réouverture de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), devront encore prendre leur mal en patience. Et pour cause, le Temple du savoir n’est pas encore prêt à rouvrir ses portes. Ou du moins au plus tard le 30 novembre «en tenant compte de l’évolution de l’environnement sécuritaire». C’est ce qu’a fait savoir le Conseil académique de l’UCAD, dans une note rendue publique hier, jeudi 9 novembre.
Réuni avant-hier, mercredi 8 novembre, sous la présidence du Recteur Professeur Ahmadou Aly Mbaye, le Conseil académique de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a décidé de prolonger la date des cours en mode distanciel, informe un communiqué qui nous est parvenu hier, jeudi 9 novembre. Du coup, il a pris deux nouvelles décisions, «après avoir examiné le point relatif au calendrier universitaire et après avoir pris connaissance du rapport du Comité de sécurité ». Il s’agit d’abord de la «finalisation des activités pédagogiques de l’année 2022-2023 en distanciel avec l’accompagnement du Rectorat », lit-on dans le document. La deuxième décision du Conseil académique de l’UCAD est «la poursuite des travaux du comité de sécurité élargi aux fins de propositions d’un rapport sur les scénarii de reprise en présentiel en tenant compte de l’évolution de l’environnement sécuritaire, au plus tard le 30 novembre 2023 », rapporte la même source.
Rappelons que les autorités avaient décidé de la fermeture des universités au mois de juin dernier. Ce, après les violentes manifestations qui ont éclaté après la condamnation de l’opposant Ousmane Sonko à deux ans de prison pour «corruption de la jeunesse» dans l’affaire Sweat Beauté. Des bâtiments de l’université de Dakar et du matériel avaient été mis à sac et incendiés.
Cependant, depuis quelque temps, des voix se sont élevées pour exiger la réouverture des universités publiques. Lundi dernier, lors d’un sit-in, la coordination du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES) Campus Dakar a fustigé la fermeture des universités et exigé la reprise «immédiate des cours en présentiel à l’UCAD » afin de « sauver » l’année académique 2022-2023. «Ça suffit, parce que, voilà cinq mois que l’UCAD est sortie de son sentier battu, l’enseignement en présentiel qui lui a valu sa place de première université francophone. Ça suffit, parce que, bien évidemment, ce temps de latence impacte négativement sur le quantum horaire et, par conséquent, sur la qualité de la formation. Ça suffit, parce qu’en cinq mois, nous avons noté l’atermoiement des autorités dans un dilatoire continu et savamment orchestré», avait soutenu la coordonnatrice de la section SAES du campus de Dakar, Fatou Seck Youm. Les étudiants réclament aussi la réouverture de l’UCAD.
UNE POUDRIÈRE
L'activité minière détruit insidieusement l'écosystème. Plus de la moitié des sites sont des bombes écologiques sans étude d'impact. L'or noir arrive et mettra le pays à genoux si rien n'est fait pour restaurer les terres ravagées
Il ressort d’une étude de la Direction des Mines que l’exploitation minière a des conséquences néfastes sur l’environnement. L’audit des plans de gestion environnementale (PGES) pour l’opérationnalisation du Fonds de réhabilitation des sites miniers et des carrières montre que beaucoup de carrières n’ont pas d’études d’impact environnemental. Pis, des plans de réhabilitation font aussi défaut.
Le Sénégal s’achemine vers une exploitation pétrolière et gazière qui aura, sans nul doute, des impacts négatifs sur l’environnement. D’ores et déjà, la Direction des Mines fait ressortir les conséquences de l’exploitation minière sur l’environnement. De l’audit des Plans de gestion environnementale (PGES) pour l’opérationnalisation du Fonds de réhabilitation des sites miniers et des carrières, il résulte que moins de la moitié des carrières a fait l’objet d’une étude d'Impact environnemental et social (EIES), soit 47% des projets de carrières, tandis que 44% de ces derniers ne disposent pas d’étude et 9% ont des EIES en cours (rapport non encore validé par l’administration environnementale).
Selon le document, pour les carrières n’ayant pas fait l’objet d’une EIE, il s’agit notamment de celles antérieures à la loi N°2001-01 du 15 janvier 2001, portant Code de l’Environnement qui exige la réalisation d’une étude d’impact environnemental avant la mise en œuvre. L’inexistence d’une EIES étant liée, selon le rapport, au manque d’informations des promoteurs sur l’obligation de réaliser, préalablement à toute activité, une étude d’impact environnemental.
Comme explications, l’étude fait ressortir que certains promoteurs ont plusieurs autres carrières appartenant au même titre et ils pensent qu’il suffit d’en faire l’étude d’une seule carrière pour couvrir l’ensemble du titre.
Pour les petites mines n’ayant pas fait l’objet d’une évaluation environnementale, sept (7) se trouvent dans la région de Kédougou, deux (2) à Thiès, deux (2) autres à Matam dont l’une est à Ndendory. Une autre mine se trouve à Bakel, dans la région de Tambacounda. S’agissant des concessions minières qui n’ont pas fait l’objet d’une évaluation environnementale, on les retrouve à Thiès : deux (2) dont l’une se trouve à Darou Khoudoss, l’autre à Thicky. Il y a aussi une installation dans la Falémé à Kédougou. Pour les carrières qui n’ont pas fait l’objet d’une évaluation environnementale, plus de la trentaine se trouve dans la région de Thiès. Trois (3) sont dans la région de Tambacounda, à Koussanar. Bafoundou et Marougoukoto sont aussi concernés. A Kédougou, on en dénombre quatre (4) : Mako, IbelNdebou et Dimboli.
Dans la région de Dakar, Ndoukhoura Wolof accueille aussi une installation qui n’a pas fait l’objet d’une étude environnementale. A côté ily a des carrières dont les études d’impact environnementales sont en cours. On en retrouve trois (3) dans la région de Thiès. Elles sont à Thiés, Ngoundiane et Ndebou. Neuf (9) sont dans la région de Kédougou, à Tomboronkoto, Saraya, Wassadou et Mako. Ce qui est constant dans l’étude est que l’existence d’un plan d’impact environnemental ne garantit pas la disponibilité d’un plan de réhabilitation. 47% des carrières qui ont fait l’objet d’une EIES n’ont pas de plan de réhabilitation budgétisé. D’après le document, l’absence de plans de réhabilitation de certaines évaluations environnementales peut s’expliquer par le fait que l’élaboration d’un plan de réhabilitation au sein des rapports d’EIES est absente de la loi environnementale en vigueur. Toutefois, des efforts de réhabilitation sont entrepris par des compagnies.
A signaler que la réhabilitation des sites miniers, après exploitation, est une directive de la législation sénégalaise. Un Fonds de réhabilitation des sites miniers est instauré depuis 2003, mais il n’est pas fonctionnel car n’étant pas alimenté. L’alimentation de ce fonds a commencé ces dernières années. Et, pour le moment, c’est seulement 1,5 milliard qui a été mobilisé. Certains exploitants refusent de se soumettre à la loi, sous prétexte que leurs contrats n’intègrent pas cet aspect, car antérieurs à son instauration.