Les choses deviennent de plus en plus claires en direction de l’élection présidentielle du 25 février 2024.
Election présidentielle de février 2024 au Sénégal
28 août 2023 : Début du parrainage
Du 11 au 26 décembre 2023 : Dépôt des candidatures
20 Janvier 2024 : Publication de la liste des candidats retenus
22 janvier 2024 : Désignation des plénipotentiaires au niveau des préfectures
25 février 2024 : Jour de l’élection présidentielle du Sénégal
MOUSSA DIOP ENTAME SA TOURNÉE POLITIQUE
Me Moussa Diop, président de la coalition And gor yi jotna a entamé sa tournée nationale par le département de Podor. À l’autre bout du département, Diaba Lidoubé, il est revenu sur ses ambitions pour le Sénégal.
Mercredi, Me Moussa Diop, président de la coalition And gor yi jotna a entamé sa tournée nationale par le département de Podor. À l’autre bout du département, Diaba Lidoubé, il est revenu sur ses ambitions pour le Sénégal notamment le Fouta. Le candidat porteur d’espoir comme il se nomme dit avoir donné un avant-gout de ses potentialités quand il était à la tête de la société de transport public Dakar dem dikk.
Vous êtes dans le département de Podor dans le cadre d’une tournée nationale, pouvez-vous nous rappeler l’objet de cette tournée et les différentes étapes ?
Nous sommes en période de parrainage citoyen et nous sommes partis au contact des populations pour respecter ce qu’exige la loi c’est-à-dire entre 0,6 et 0,8% du fichier électoral. Pour la première étape de la tournée, nous sommes à Diaba Lidoubé, une localité frontalière avec la région de Matam. Nous sommes dans le département de Podor pour quelques jours et après Diaba Lidoubé, nous serons à Galoya, Aéré Lao, dans l’Ile Amorphil, Podor bref, dans toutes les communes jusqu’à Fanaye. Après Podor, nous enchainerons avec Matam et les autres régions du Sénégal dans le cadre de la recherche de parrains et de contact avec les populations.
Ça débute apparemment bien. Les populations de Podor étaient pressées de me voir. En tant que candidat à l’élection présidentielle de 2024, il est de mon devoir de venir à la rencontre des populations et de leur dire les choses que j’ai faites. Et l’espoir est permis quand c’est celui qui a fait qui vous promet. Le Fouta a besoin d’avoir un de ses fils président de la République car, depuis 1960, ses cadres n’ont été que des wagons alors qu’on a besoin de locomotive. Moi je veux être président pour servir, être utile et avec le peu qu’on m’a confié, j’ai su montrer que je suis équitable.
On vous connait pour votre franc parler et une certaine rigueur, pensez-vous que les populations de Podor vont adhérer à ce type de discours et à cette façon de faire ?
Si, les populations veulent la rupture et du nouveau parce que j’ai traversé plusieurs localités du département de Podor et c’est la désolation. C’est mon franc-parler qui m’a valu mon limogeage à Dakar dem dikk où j’ai eu à faire de très bons résultats avec le transport interurbain. Et pour mon amour pour Podor qui n’est pas une région, j’ai créé la ligne « Yaa ngarta » qui a vraiment soulagé les populations qui m’ont remercié pour ça. On a besoin d’un changement de méthode. On m’a donné un seul poste de responsabilité et tout le Sénégal a connu Moussa Diop avec sa vigueur dans le travail qui a révolutionné cette compagnie de transport. Si on me donne en février 2024 les responsabilités de celui qui va segmenter le budget du Sénégal, il est évident que le Fouta ne sera pas derrière. Aux populations de voir si elles veulent la continuité de ce qui est là depuis 1960 ou quelque chose de nouveau. Mais du nouveau avec quelqu’un qui rassure.
En tant que candidat originaire de Podor est ce que vous êtes déjà prêt à arracher le titre foncier à Macky Sall pour devenir son nouveau propriétaire ?
Je suis le mieux placé aujourd’hui pour représenter les intérêts du Fouta et ce n’est pas seulement parce que je suis né ici. Le président du Sénégal doit être le président de tous les sénégalais, c’est pourquoi dans mon programme, il est mis qu’une fois président de la République, je ne serai plus chef de parti. Mais en tant que originaire du Fouta, quiconque est mieux placé que moi pour défendre les intérêts du Fouta. Le Fouta regorge de ministres, super ministres, directeurs généraux, mais qu’est-ce qu’ils ont fait pour le Fouta à part donner des tee-shirts, payer des bus pour y mettre des militants. En un temps record à Dakar dem dikk, j’ai eu à soulager les populations de leurs problèmes de transport en créant aussi des emplois dont de nombreux jeunes originaires du Fouta.
LA PÊCHE ILLÉGALE, L’UNE DES PRINCIPALES CAUSES DE LA DIMINUTION DES STOCKS HALIEUTIQUES
La pêche illégale non réglementée et non déclarée contribue fortement à la réduction des stocks halieutiques, a indiqué, jeudi, la diplomate américaine Tanya Renee Brothen.
Dakar, 9 nov (APS) – La pêche illégale non réglementée et non déclarée contribue fortement à la réduction des stocks halieutiques, a indiqué, jeudi, la diplomate américaine Tanya Renee Brothen.
‘’Elle est pour beaucoup dans la diminution des stocks halieutiques utiles pour la sécurité alimentaire’’, a dit Mme Brothen lors d’un entretien accordé à l’APS.
Au plan économique, relève-t-elle, la pêche illégale entraine d’importantes pertes économiques et prive les pays impactés de milliards de francs CFA de recettes.
Evoquant son impact environnemental, elle explique que les gens qui s’adonnent à cette activité ‘’endommagent aussi les fonds marins, et les ressources naturelles marines’’.
‘’Ils utilisent en général du matériel qui endommage l’écosystème marin, les récifs coralliens, et pollue les eaux avec des sachets plastiques’’, a-t-elle expliqué. La pêche illicite représente selon elle un danger pour les ressources naturelles marines.
Outre ses conséquences néfastes, la pêche illégale s’accompagne parfois d’un trafic de personnes et de travail forcé.
‘’Les individus qui s’adonnent à ces pratiques sont souvent impliqués dans des trafics de personnes, le travail forcé mal rémunéré et même dans d’autres activités illicites, comme le trafic de drogues’’, a-t-elle encore fait valoir.
Tanya Renee Brothen estime que ‘’la pêche illégale non réglementée est un problème interconnecté qu’on doit combattre ensemble’’.
Elle a réitéré la volonté des Etats-Unis de mettre leur expertise à la disposition du Sénégal et d’aider à élaborer une base de données des ressources naturelles marines, à travers l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA).
Mme Brothen effectue une mission à Dakar en compagnie d’experts et de diplomates américains, pour lancer avec le Sénégal un programme conjoint de collaboration dans la lutte contre la pêche illégale non réglementée et non déclarée.
La mission du gouvernement américain séjourne au Sénégal du 5 au 10 novembre.
LE DG DU BOS-PSE SALUE L’APPORT DES DELIVERY UNITS
La coopération entre pays et organisations internationales dans l’utilisation des Delivery Units (DU) est en augmentation. Des leçons sont partagées, des bonnes pratiques sont diffusées et des collaborations transfrontalières sont encouragées.
La coopération entre pays et organisations internationales dans l’utilisation des Delivery Units (DU) est en augmentation. Des leçons sont partagées, des bonnes pratiques sont diffusées et des collaborations transfrontalières sont encouragées.
Les unités «Delivery Units» sont généralement des centres d’institutions gouvernementales qui suivent les progrès accomplis et renforcent la capacité des ministères, départements et agences afin de mettre en œuvre les priorités politiques. «L’avenir des DU est prometteur, avec un potentiel considérable pour contribuer à la réalisation d’objectifs ambitieux, de la lutte contre le changement climatique à la réduction des inégalités », a dit Ousseynou Kane, directeur général du Bureau opérationnel de suivi du Plan Sénégal émergent, (BOS-PSE), ce 9 novembre.
M. Kane présidait la cérémonie d’ouverture, à Diamniadio, du Forum du Réseau africain des Delivery Units, en présence de représentants de 16 pays membres du réseau.
LE SÉNÉGAL FACE AUX RISQUES DE DESTABILISATION
Entre emprisonnement décrié de Sonko et imminence de la présidentielle de février 2024, plongée au coeur du sombre tableau d'un pays pouvant vaciller, malgré sa tradition démocratique
Brice Folarinwa de SenePlus |
Publication 09/11/2023
À moins de quatre mois de l'élection présidentielle sénégalaise prévue en février 2023, le climat politique est extrêmement tendu dans le pays. En cause, l'emprisonnement depuis juillet dernier de l'opposant Ousmane Sonko, principal rival du président Macky Sall, qui attise la colère d'une part croissante de la population.
Dans un article ce 9 novembre, le site d'information panafricain Le Temps Afrique dresse le tableau préoccupant d'un pays menacé par la déstabilisation. Entré en grève de la faim début octobre, Ousmane Sonko dénonce un "complot" ourdi contre sa candidature à la présidentielle. Il est soutenu dans sa démarche par ses partisans, qui n'excluent pas de recourir à l'armée pour "préserver la démocratie", à l'image des coups d'État militaires qui secouent actuellement plusieurs autres pays de la région.
Pourtant, la plupart des experts interrogés jugent peu probable le scénario d'un putsch au Sénégal. Le pays jouit en effet d'une tradition démocratique vieille de plus de 60 ans et d'une armée considérée comme républicaine. "Notre armée est fidèle à la Constitution", assure Alioune Tine, directeur du think tank sénégalais Africajom Center, cité par Le Temps Afrique.
Les confréries religieuses musulmanes, qui prônent historiquement la tolérance et le consensus, sont également vues comme un facteur de stabilité. "Elles agissent comme des digues contre le djihadisme", analyse le chercheur Thierno S.D. Niang.
Néanmoins, le média relève que "tous les ingrédients sont présents pour des troubles" dans le pays. D'autant que l'épreuve de force entre pouvoir et opposition se joue aussi devant la justice. Le 17 novembre prochain, la Cour de justice de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) doit statuer sur l'éligibilité d'Ousmane Sonko à la présidentielle, dont le pouvoir cherche à l'écarter selon l'opposition.
"Quand l’État cesse d’être un État de droit, tout devient possible", alerte Habib Diop, cadre du parti d'Ousmane Sonko interrogé par Le Temps Afrique. Un avis partagé par Tidiane Sarr, autre responsable du Pastef, qui estime qu'"il y aura des manifestations" si Sonko "est empêché de se présenter". Dans ce cas, "l'armée devra alors se ranger du côté du peuple", dit-il.
Autant de propos qui traduisent la tension extrême dans laquelle est plongé le Sénégal, dont la stabilité pourrait vaciller si la justice n'arbitre pas rapidement – et de manière équitable – cette crise politique majeure. Le spectre de la déstabilisation plane sur ce pays longtemps considéré comme un îlot de démocratie en Afrique de l'Ouest.
UNE VIEILLE AFFAIRE RATTRAPE ALY NGOUILLE NDIAYE
Le Parquet de Szczecin, en Pologne, souhaite entendre Aly Ngouille Ndiaye dans une affaire de pot-de-vin. Ministre des Industries et des mines au moment des faits, le Parquet veut l’auditionner en qualité de témoin
Le Parquet de Szczecin, en Pologne, souhaite entendre Aly Ngouille Ndiaye dans une affaire de pot-de-vin. Ministre des Industries et des mines au moment des faits, le Parquet veut l’auditionner en qualité de témoin. Des soupçons de pot-de-vin pour une exploitation minière seraient à la base de l’enquête.
Le Parquet de Szczecin, en Pologne, souhaite entendre Aly Ngouille Ndiaye dans une affaire de pot-de-vin. En effet, une enquête est ouverte en Pologne sur des irrégularités concernant le contrat conclu par une société commerciale dau nom d’African Investment Group Société Anonyme (aussi connue comme Afrig) avec la société Aves Fze siégeant aux Emirats Arabes Unis dans la réalisation de ce contrat. Ces irrégularités auraient été commises contre Rafal Nawrot et d’autres. C’est du moins ce qui ressort de la traduction française d’un document rédigé en polonais par le procureur de Szczecin en question.
S’agissant des faits, selon la convocation du magistrat, en 2012, le Groupe Azoty Zaklady Chemicne Police, Société Anonyme a décidé d’investir au Sénégal dans le domaine de l’extraction des phosphates. Elle mandate le 05.06 2012, la société Dgg Eco, société à responsabilité limitée, représentée par Andrzej Gadzinski, pour conclure un contrat de vente avec les actionnaires d’African Investment Group, Société Anonyme. Le contrat concerne la vente des actions de ladite société à Dgg Eco contre le montant de 600 000 euros.
Le procureur polonais veut, à cet effet, identifier toutes les personnes au profit desquelles des fonds ont été transférés par African lnvestment Group Sa au profit de Aves Fze, afin de savoir s’il y a eu un blanchiment d’argent au Sénégal en relation avec les activités des suspects Krzysztof Jalosinski et Jan Putowski. C’est à cet effet que le procureur polonais avait émis son mandat en mai 2020, aux fins d’entendre Aly Ngouille Ndiaye comme témoin. Ce dernier était ministre de l’Industrie et des mines entre avril 2012 et septembre 2017. M. Aly Ngouille est concerné car il était en poste au moment où les faits ont été commis, entre 2013 et 2016. Ainsi, le Parquet polonais souhaite savoir si Aly Ngouille Ndiaye avait fait la connaissance des dénommés Jalosinski, Jan Putowski, Anna Podolak, Wojciech Naruc, Tomasz Janicki, tous de nationalité polonaise et, le cas échéant, dans quelles circonstances il a eu à les connaître.
Ce dossier qui date, selon le document venant de Pologne, de mai 2020, réapparaît «opportunément» au moment où Aly Ngouille Ndiaye a déclaré sa candidature à la Présidence pour succéder à son ancien allié Macky Sall, avec lequel il semble avoir coupé tous les liens depuis que ce dernier lui a préféré Amadou Ba.
Depuis son entrée au gouvernement, il a été plusieurs fois cité dans des affaires relatives à son passage au ministère de l’Energie et des mines, ainsi qu’à sa gestion de certains dossiers à l’Intérieur, qui avaient provoqué la colère des opposants. Les jours à venir diront ce qu’il en sera de cette nouvelle «affaire».
Aly Ngouille Ndiaye avait promis de réagir dans la soirée. Jusqu’à la fin du bouclage, cela n’a pas été le cas. Nos colonnes lui restent ouvertes…..
LA FERMETURE DE WALF TV ANNULÉE PAR LA COUR SUPRÊME
Dans un revers cinglant pour le gendarme de l'audiovisuel, la plus haute juridiction du pays, rétablit les droits de Walf TV illégalement baffoués
Brice Folarinwa de SenePlus |
Publication 09/11/2023
Le portail d'information en ligne emedia nous informe que l'affaire opposant le groupe de presse Walfadjri et le Conseil national de régulation de l'audiovisuel (CNRA) au sujet de la décision de fermeture de la chaîne Walf TV a connu son dénouement ce matin.
Lors d'une audience publique, la première chambre administrative de la Cour suprême, présidée par Abdoulaye Ndiaye, a annulé l'arrêt du CNRA ordonnant la suspension de la diffusion de Walf TV pour sept jours à partir du 10 février dernier.
Cette sanction du gendarme de l'audiovisuel s'expliquait par la couverture jugée "irresponsable" par le CNRA des manifestations à Mbacké le 10 février. La chaîne était accusée d'avoir diffusé "en boucle des images de violences exposant des adolescents, accompagnées de propos dangereux".
Selon la motivation de la Cour suprême citée par emedia, si les médias doivent préserver la paix, le CNRA ne pouvait prendre une telle mesure conservatoire sans mise en demeure préalable, en vertu de l'article 19.2 de la convention régissant Walf TV.
Cette décision de justice, rapportée par le site d'information en ligne emedia, vient mettre un terme définitif au bras de fer judiciaire qui opposait depuis plus d'un mois le CNRA et le groupe de presse Walfadjri.
ALIOU SALL REVENDIQUE FIÈREMENT SON LIEN AVEC MACKY SALL
L’ancien maire de Guédiawaye réaffirme sans détour sa dévotion envers son aîné Macky Sall, disant n'éprouver aucun regret d'être son petit frère et se plaçant toujours derrière lui sur l'échiquier politique
Brice Folarinwa de SenePlus |
Publication 09/11/2023
Aliou Sall assume pleinement son statut de frère cadet du président de la République Macky Sall. Invité de l'émission "L'invité de MNF" sur la chaîne privée 7TV le week-end dernier, l'ancien maire de Guédiawaye a affirmé être "fier d'être le frère de Macky Sall, même si c'était à refaire".
Selon Aliou Sall, président du mouvement politique Renfort, les raisons de cette fierté sont doubles. "Quand je le voyais étudier, je le regardais et j'essayais de copier sur lui. C'était un élève brillant, en sciences également", a-t-il témoigné au sujet de son aîné. Il souligne également que dès son jeune âge, Macky Sall "commençait déjà à soutenir sa famille rien qu'avec sa bourse d'étudiant".
L'homme politique dit admirer le parcours de son frère, devenu président de la République en seulement trois ans dans l'opposition : "celui qui n'est pas fier d'être son frère a un vrai problème", a-t-il estimé. Aliou Sall rappelle par ailleurs que Macky Sall restera son "leader politique, tant qu'il sera dans les affaires politiques". Selon lui, "pour toujours, je serai derrière lui".
Ces déclarations sont le signe d'une loyauté sans faille d'Aliou Sall envers son frère aîné, dont il assume publiquement le lien familial selon les propos rapportés par la chaîne privée 7TV.
LA REPRISE DES COURS EN PRESENTIEL A L'UCAD
Le conseil académique de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) a décrété la reprise des cours en présentiel au plus tard le 30 novembre 2023.
Le conseil académique de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) a décrété la reprise des cours en présentiel au plus tard le 30 novembre 2023.
Une rencontre s’est tenue à cet effet, le mercredi 8 novembre. La rencontre, présidée par le Recteur Ahmadou Aly Mbaye, avait pour ordre du jour d’examiner le point relatif au calendrier universitaire. Ce, après avoir pris connaissance du rapport du Comité de sécurité de l’Université. Ainsi, le Conseil académique a pris deux décisions. La première décision est la finalisation des activités pédagogiques de l’année 2022-2023 en distanciel avec l’accompagnement du Rectorat.
La seconde est «la poursuite des travaux du comité de sécurité élargi aux fins de propositions d’un rapport sur les scénarii de reprise en présentiel en tenant compte de l’évolution de l’environnement sécuritaire, au plus tard le 30 novembre 2023», lit-on dans le communiqué de presse.
LE PRIX GONCOURT 2023 ATTRIBUE A JEAN-BAPTISTE ANDREA
Avec son quatrième roman, Jean-Baptiste Andrea a remporté le prix Goncourt 2023 au 14e tour du plus prestigieux des prix littéraires en France
Dans cette fresque romanesque de 590 pages, Jean-Baptiste Andrea partage avec nous la vie tumultueuse d’un artiste, né nain en France. Michelangelo Vitaliani, « Mimo », est le fils d’un sculpteur décédé pendant la Première Guerre mondiale, et envoyé par sa mère en Italie, sur le plateau de Pietra d’Alba, chez un oncle. Ce dernier, un sculpteur sans talent, exploite « Mimo » sans pitié. À cause de ses grandes capacités artistiques, Mimo se retrouve en charge de la rénovationr du château de la famille Orsini qui règne sur la région. Il y croise Viola, la fille unique de la famille régnante. Pour les deux enfants que tout sépare, c'est une rencontre décisive, existentielle. Un amour pur et inconditionnel prend naissance, en plein contraste avec la situation politique du pays, entre la montée du fascisme et l’arrivée au pouvoir de Mussolini.
Le mystère de la Pietà Vitaliani
« Le romanesque est l’ambition de ce livre », a avoué Jean-Baptiste Andrea lors de son passage dans l’émission Vous m’en direz des nouvelles. Les épreuves seront nombreuses pour Michelangelo Vitaliani et Viola Orsini pour résister aux appels de cette période sombre de l’histoire de l’Italie. Mutuellement, ils s’encouragent à déchiffrer le pouvoir fasciste et à faire rebondir la grandeur de l’âme humaine, malgré le monde qui va mal. Mimo se voit investi dans la plus grande œuvre de sa vie, sa mission ultime : « veiller sur elle », c’est-à-dire faire attention sur cette sculpture mystérieuse que le Vatican préfère cacher à cause de son impact imprévisible sur les spectateurs, avec des malaises, des propriétés mystérieuses voire maléfiques… C’est ainsi que Mimo se retrouve chez des frères pendant quarante ans, dans un lieu de reclus, une abbaye du Piémont, entouré du mystère de la Pietà Vitaliani sculptée jadis par lui-même.
De « Dead End » à « Veiller sur elle »
Né le 4 avril 1971 à Saint-Germain-en-Laye, dans une famille mêlant des origines italiennes, grecques, baléares et pied-noir d'Algérie, Jean-Baptiste Andrea grandit à Cannes, sur la Côte d’Azur, avant d’être diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris. Longtemps scénariste et réalisateur pour des films en anglais, dont Dead End en 2003, Andrea publie son premier roman en 2017. Ma reine remporte le Prix du premier roman et le prix Femina des lycéens. Des diables et des saints, son troisième roman, reçoit en 2021 le Grand prix RTL-Lire et le prix Ouest-France/Étonnants Voyageurs. Avec son quatrième roman, Veiller sur elle, dont déjà plus de 50 000 exemplaires ont été vendus, l’écrivain tire donc son épingle du jeu de cette rentrée littéraire forte de 321 titres français. Et avec le bandeau rouge « Prix Goncourt », les chiffres de vente de Veiller sur elle devraient être multipliés par dix.