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27 février 2025
DIOP TAÏF BENEFICIE D’UNE LIBERTE PROVISOIRE APRES 11 MOIS DE DETENTION
Lamine Bara Diop alias Diop a été attrait hier, devant la barre du tribunal correctionnel de Dakar pour actes et manœuvres de nature à compromettre la sécurité publique, diffusion de fausses nouvelles et diffamation de l’administration pénitentiaire
L’activiste Lamine Bara Diop dit Diop Taïf a comparu hier devant la barre du tribunal correctionnel de Dakar pour actes et manœuvres de nature à compromettre la sécurité publique, diffusion de fausses nouvelles et diffamation de l’administration pénitentiaire. Il sera édifié sur son sort le 22 novembre prochain.
Lamine Bara Diop alias Diop a été attrait hier, devant la barre du tribunal correctionnel de Dakar pour actes et manœuvres de nature à compromettre la sécurité publique, diffusion de fausses nouvelles et diffamation de l’administration pénitentiaire. Le mis en cause a bénéficié hier d'une liberté provisoire pour des raisons médicales, suite à la demande introduite par ses avocats.
A l’entame de son propos, il a contesté les faits qui lui sont reprochés. Selon lui, il a été interpellé au moment où il faisait un live. «Je faisais un live le jour de la confrontation entre Adji Sarr et Ousmane Sonko, devant la maison de Ousmane Sonko. Je parlais de la délégation de Sonko en décrivant les évènements pour les absents afin de leur permettre de vivre les choses en direct», s’est-il dédouané. Lamine Bara Diop a réfuté avoir tenu dans son live des propos portant atteinte à l’administration pénitentiaire.
LE PARQUET S’EN EST RAPPORTE A LA DECISION DU JUGE
La défense a plaidé la relaxe en soutenant que l’arrestation de leur client est arbitraire. Selon Me Amadou Sow, Diop Taïf est blanc comme neige. «Je plaide devant vous avec un cœur meurtri. Je ne comprends pas pourquoi il a été arrêté. Son seul tort est qu'il était en compagnie de Sonko. On lui colle une infraction et il est placé sous mandat de dépôt depuis décembre 2022.On joue avec la liberté des citoyens dans ce pays. Un live n'est pas compromettant. Il n’y a aucun élément qui peut permettre au tribunal de le condamner», a prétendu Me Sow. Me Abdoulaye Tall indique, pour sa part, que le prévenu n’a commis aucune infraction. «Il n’a fait qu’appeler les populations à rester pacifiques, dans son direct. Nous vous demandons de limiter les dégâts. Comment dans un pays normal, une personne qui invite les populations à rester pacifiques, peut se retrouver en prison. C'est quelqu'un dont la santé est faible, il a perdu du poids. Rendez-lui justice en le renvoyant des fins de la poursuite», a plaidé Me Abdoulaye Tall. Me Babacar Ndiaye de poursuivre : «Quelqu’un qui filme un convoi qui a pris départ à la cité Keur Gorgui, c’est naturel que si le convoi passe devant la maison d’arrêt de Rebeuss, les images de la prison apparaissent mais la prison n’était pas l’objet de la vidéo. On lui prête de tenir des propos désobligeants en l’endroit de l’administration pénitentiaire, une institution que nous respectons tous. Même si les propos prêtés étaient avérés, il n’a pas posé d’actes et de manœuvres de nature à compromettre la sécurité publique», a martelé Me Ndiaye. Le délibéré est fixé au 22 novembre prochain.
LE MESSAGE DE DOUDOU NDIR AU MANDATAIRE DE SONKO
C’est hier mercredi que le mandataire dOusmane Sonko devait être reçu par le président de la Céna. Mais, Doudou Ndir, qui vient d’être remplacé par Macky Sall, a envoyé un message à Ayib Daffé.
C’est hier mercredi que le mandataire de Ousmane Sonko devait être reçu par le président de la Céna. Mais, Doudou Ndir, qui vient d’être remplacé par Macky Sall, a envoyé un message à Ayib Daffé pour lui dire qu'il ne peut plus le recevoir. Ci-dessous les explications du mandataire.
«On nous avait donné rendez-vous ce mercredi afin qu’on puisse rencontrer le président de la Céna et discuter avec lui. Et depuis le matin nous attendions la réponse du président, pour qu’il puisse nous recevoir.
Mais vers 16 heures, son conseiller en communication, un certain Niass, nous a appelé pour nous dire que le président de la Céna, Doudou Ndir, l’a chargé de nous dire qu’il ne peut pas nous recevoir.
Car il estime que depuis que Macky Sall a pris le décret pour le remplacer, il n’est donc plus président et les membres de la Céna qui y officiaient ne sont plus véritablement des membres à part entière. Et donc ils ne peuvent plus prendre de décision sur la requête que nous avons déposée et qu’ils ne peuvent plus que gérer les affaires courantes.
Nous, nous estimons que notre dossier, déposée avant qu’ils ne soient remplacés, fait partie des affaires courantes. Elle doit être traitée et qu’une réponse nous soit donnée.»
3 KG DE COCAÏNE TROUVÉS SUR UN CHAUFFEUR
La Division opérationnelle de l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis) a intercepté un chauffeur avec 3 kilos de cocaïne pure importés de la Gambie.
La Division opérationnelle de l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis) a intercepté un chauffeur avec 3 kilos de cocaïne pure importés de la Gambie. La drogue était cachée sous un siège de sa voiture.
Selon Libération, « l’enquête a permis de découvrir que ce dernier agissait pour le compte de sa maman Taibou Diallo, cueillie chez elle à Grand Médine ».
Lors de la perquisition, les policiers ont mis la main sur 12 autres grammes de cocaïne. Pendant son interrogatoire, le chauffeur I. Guèye a juré qu’il n’était pas au courant des activités de sa maman qui travaillait aussi avec une autre personne.
MACKY SALL ATTENDU AU CENTRE ET AU SUD DU PAYS
Le président va faire une tournée économique dans les régions de Kédougou, Kaolack, Kaffrine et Fatick à partir du 13 novembre, et ce, jusqu’au 18 novembre.
Le Président Macky Sall va faire une tournée économique dans les régions de Kédougou, Kaolack, Kaffrine et Fatick à partir du 13 novembre, et ce, jusqu’au 18 novembre.
Aussi, il a demandé au Premier ministre et aux membres du gouvernement de prendre toutes les dispositions pour la bonne organisation du Conseil présidentiel, des visites et inaugurations prévues dans chaque région.
DAKAR ET OSLO S’ENTENDENT POUR RENFORCER LA RIPOSTE CONTRE LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES
Le ministre Alioune Ndoye, et l’ambassadeur de la Norvège au Sénégal ont signé jeudi un mémorandum d’entente visant à renforcer la riposte mondiale à la menace que constitue les changements climatiques.
Dakar, 9 nov (APS) – Le ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique, Alioune Ndoye, et l’ambassadeur de la Norvège au Sénégal, Ingrid Mollestad, ont signé jeudi un mémorandum d’entente visant à renforcer la riposte mondiale à la menace que constitue les changements climatiques, a constaté l’APS.
Le mémorandum d’entente entre le gouvernement du Sénégal et la Norvège, entre dans le cadre de l’article 6 de l’accord de Paris. ‘’Cet accord vise à maintenir l’élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels (…)’’, a déclaré le ministre de l’Environnement à l’occasion de la signature de cet accord.
Pour lui, il s’agit aussi de renforcer les capacités d’adaptation aux effets néfastes des changements climatiques, de promouvoir la résilience des communautés à ces derniers et au développement à faible émission de gaz à effet de serre. ‘’Il n’est point besoin de rappeler que la lutte contre le réchauffement climatique est une question de survie pour nos économies et nos populations très vulnérables’’, a-t-il relevé.
M. Ndoye s’est félicité des actions en cours, susceptibles d’apporter une contribution significative à l’action climatique, notamment l’adoption d’une politique ambitieuse de mix énergétique, la signature récent d’un partenariat pour la transition énergétique, etc.
Cet accord va, selon lui, non seulement permettre le renforcement de la capacité installée en énergies renouvelables du Sénégal, mais aussi rendre le secteur de ces dernières plus attractif pour le privé, tout en générant des bénéfices non négligeables en matière de création d’emplois.
‘’Hier, la délégation a eu le plaisir de visiter le parc éolien de Taïba Ndiaye et a été profondément impressionnée par cette innovation. La transition verte est définitivement en marche au Sénégal’’, a pour sa part indiqué l’ambassadeur de la Norvège au Sénégal.
Mme Mollestad s’est réjouie de l’engagement du gouvernement du Sénégal à réduire et à éviter les futures émissions de gaz à effet de serre grâce au programme de doctorat développé en collaboration avec l’institut mondial pour la croissance verte (GGGI).
‘’C’est un moment très important que nos deux pays prennent le changement climatique très au sérieux, car il impacte tout le monde et nous avons décidé de travailler ensemble pour trouver des solutions dans certains problèmes et de se diriger vers les énergies renouvelables’’, a-t-elle ajouté.
OUVERTURE À DIAMNIADIO DE LA PREMIÈRE ÉDITION DU FORUM DU RADU
La première édition du forum du Réseau africain des Delevery Units (RADU) s’est ouverte ce jeudi au centre de conférence internationale Abdou Diouf de Diamniadio.
Dakar, 9 nov (APS) – La première édition du forum du Réseau africain des Delevery Units (RADU) s’est ouverte ce jeudi au centre de conférence internationale Abdou Diouf de Diamniadio, a constaté l’APS.
Ce forum qui se tient sur deux jours (jeudi et vendredi) est organisé par le Bureau opérationnel de suivi du Plan Sénégal émergent (BOS/PSE), le RADU Sénégal en partenariat avec la Banque africaine de développement (BAD) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
Il est présidé par Ouseynou Kane, directeur général du BOS .
L’objectif du forum est d’évaluer la contribution des Delivery Units dans la dynamique d’émergence en Afrique dans un contexte d’instabilité mondiale et de dynamiser le Réseau africain des Delivery Units, a expliqué Djiby Diagne, directeur général adjoint du BOS, lundi lors d’un atelier d’échange consacré à ce forum.
Cette rencontre permettra également de faire un bilan des actions phares du Plan Sénégal émergent, dix ans après sa phase de mise en œuvre, mais aussi de la contribution du BOS et de Delivery Unit Sénégal, a-t-il ajouté.
Le forum devra permettre d’obtenir des engagements des partenaires au développement afin de soutenir les activités du réseau.
Selon un document de présentation du forum remis aux journalistes, »Delivery Units a été instituée par un certain nombre de pays africains afin d’accélérer la mise en œuvre des programmes, projets et reformes prioritaires des Etats ».
L’idée à la base de la création des RADU a été inspirée des récentes expériences de gestion de la performance réussie dans des pays comme le Royaume-Uni et la Malaisie.
S’agissant du Réseau africain des Delivery Units, le texte explique qu’il a été lancé en marge de la 3ème Conférence internationale sur l’émergence de l’Afrique (CIEA). Il compte à ce jour 16 membres dont le Sénégal.
En outre, indique le document, le réseau a pour objectif d’offrir aux Delivery Units établies sur le continent africain une plateforme de partage d’expériences, de bonnes pratiques et leçons apprises en vue de soutenir leurs efforts de transformation et d’émergence économique et sociale.
Dans cette perspective, le centre d’excellence pilote a été mis en place au sein du BOS Delivery Sénégal à destination des pays membres du réseau.
Dans le cadre des activités du réseau, des représentants de sept pays africains ont effectué des visites de benchmarking au Sénégal.
Le document explique que chaque mission consiste généralement en une immersion d’une semaine au sein du BOS, pour dédier son schéma organisationnel, ses méthodologies approfondies et les outils utilisés pour structurer, suivre, résoudre des problèmes et évaluer les initiatives phares.
TRANSITAIRES, TRANSPORTEURS ET COMMERÇANTS MENACENT D’ALLER EN GREVE MARDI PROCHAIN
Les Transitaires, transporteurs et commerçants sont plus que jamais déterminés dans leur lutte pour le décongestionnement du port autonome de Dakar (PAD)
Les Transitaires, transporteurs et commerçants sont plus que jamais déterminés dans leur lutte pour le décongestionnement du port autonome de Dakar (PAD). Le coordonnateur du collectif, Etienne Sarr, est monté au créneau pour menacer d’aller en grève le mardi prochain. Il dénonce en effet le mutisme des autorités par rapport à cette lancinante question.
«Cela fait une dizaine de jours que nous avons fait des arrêts de travail sur le paiement à la compagnie maritime Dp world et des droits et taxes. On l’a fait parce qu’on n’est en train de subir une injustice sur des coûts des marchandises qui arrivent au port autonome de Dakar», déclare le coordinateur du collectif des transitaires, transporteurs et commerçants. Il accuse certaines compagnies maritimes étrangères dont Dp World de faire la loi au niveau du port autonome.
«Cette compagnie est en train d’exercer sur nous des choses que l’on ne peut plus accepter. On ne peut plus payer le magasinage à cause des fautes qui ont été commises par cette multinationale. Le commerçant ou l’importateur n’arrive pas à honorer son engagement vis-à-vis de sa banque ou de ses fournisseurs à cause des retards de livraison ; et malheureusement elle ne nous indemnise pas», clame Etienne Sarr. Il souligne que cette situation pourrait impacter le Sénégalais lambda. Le surcoût va tomber sur le panier de la ménagère. Certes parmi nous, il y a ceux qui achètent comme ils veulent, mais le Sénégalais lambda qui n’a pas cette possibilité sera impacté négativement. Donc ce combat que nous menons, c’est un combat pour tous les Sénégalais. La cherté de la vie est une préoccupation du chef de l’Etat et on a eu un travail sur les causes de cette hausse. Malheureusement, des compagnies étrangères nous font la loi», regrette M. Sarr.
A l’en croire, ils ont plusieurs fois alerté en vain les autorités. « On avait signé un protocole d’accord entre l’autorité portuaire et nous-même. Il a été bien dit que ce protocole ne s’éteindrait que quand on aurait réuni tous les facteurs qui feraient que le port soit vraiment un bon lieu de travail ; pour que chaque camion qui entre ou chaque camion qui a été dédouané dans les plus bref délais puisse sortir du port. Il y avait aussi des arrêtés ministériels, et le Premier ministre nous avait promis de les faire signer, mais rien jusqu’aujourd’hui», affirme le coordonnateur du collectif. Il appelle ainsi les autorités à trouver une solution pérenne à cette lancinante question.
En attendant, les transitaires, transporteurs et commerçants annoncent l’arrêt de tous les paiements (douane, compagnie et DP World…à partir de mardi prochain. «Nous avions prévu hier de faire un arrêt du travail mais pour alerter l'opinion publique, nous avons décidé de surseoir à cette grève jusqu'à mardi prochain, si rien n’est fait d'ici-là. C’est pourquoi nous demandons à tous commerçants, transporteurs et transitaires d'arrêter complètement le travail pour aider les Sénégalais, sinon il y aura un manque criard de produits de première nécessité», affirme le coordonnateur du collectif, Etienne Sarr.
La réponse de Doudou Ndir au mandataire de Sonko
Le mandataire d’Ousmane Sonko va devoir se résigner et attendre la fin des procédures judiciaires en cours. Ayib Daffé a été reçu hier par le désormais ex-président de la Commission électorale nationale autonome (Cena), Doudou Ndir. Ce dernier lui a fait savoir qu’il ne peut plus délivrer des fiches de parrainages parce qu’on a mis fin à ses fonctions. Par conséquent, il gère les affaires courantes en attendant la prise de service de la nouvelle équipe. Le député Ayib Daffé constate pour le dénoncer, que « Macky Sall a paralysé l’organe de supervision et de contrôle des élections alors qu’il y a des contentieux». A l’en croire, la démocratie sénégalaise vit une période sombre et le peuple doit se mobiliser et faire face à cette forfaiture et violation des droits de Sonko. Loin d’abdiquer, le mandant promet qu’ils se battront pour que Sonko ait ses fiches de parrainages.
Campagne de commercialisation agricole
La campagne de commercialisation agricole s’annonce. A cet effet, le chef de l’Etat a demandé hier au Premier ministre et au ministre de l’Agriculture, de l’Équipement rural et de la Souveraineté alimentaire de prendre toutes les mesures appropriées pour la fixation dans les meilleurs délais des prix au producteur d’arachide et de veiller au suivi permanent du bon déroulement de la campagne de commercialisation agricole.
Dr Babacar Diop appelle les nouveaux membres de la Cena à démissionner
Dr Babacar Diop estime que le limogeage des 12 membres de la Commission électorale nationale autonome (Cena) constitue une menace sur des élections apaisées. Car, d'après le leader de Fds-Les Guelewars, la désignation de nouveaux membres sans aucune consultation préalable de l'opposition est un précédent dangereux. Ainsi, le candidat déclaré à la présidentielle de 2024 dit récuser les nouveaux membres de la Cena. Dr Babacar Diop se doute de la neutralité des nouveaux membres de la Cena, de leur intégrité et de leur impartialité. C'est pourquoi, au nom de l'honneur et de la stabilité du pays, il a appelé les nouveaux membres de la Cena à démissionner. Le maire de Thiès dénonce une manière cavalière et brutale qui peut être source de tensions et de violences pré et postélectorales. D'ailleurs, alerte-t-il, la prochaine présidentielle risque de faire partie des plus violentes de l'histoire électorale du pays.
Nene Fatoumata Tall, Administrateur général du Fongip
Restons au conseil des ministres pour souligner la nouvelle promotion de l’ancienne ministre Mme Néné Fatoumata Tall. La directrice de Promise est nommée Administrateur général du Fonds de Garantie des Investissements prioritaires (FONGIP), poste qu’occupait Thérèse Faye Diouf promue ministre. Par ailleurs, l’ingénieur statisticien économiste Djibril Dione, précédemment Directeur de la Prévision et des Études Économiques, est nommé coordonnateur de la Direction Générale de la Planification et des Politiques Économiques. Chef de la Division des projections macroéconomiques, Alassane Diallo devient Directeur de la Prévision et des Études Économiques en remplacement de Djibril Dione. Baba Malick Ba, conseiller technique au ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération, est nommé Directeur des Financements et des Partenariats public-privé en remplacement de Lamine Lo.
Oumar Amadou Sow, nouveau Dg des Grands Trains du Sénégal
Des mouvements ont été aussi effectués au ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement. Oumar Amadou Sow est nommé Directeur général de la Société́ Anonyme « les Grands Trains du Sénégal SA ». Il remplace ainsi l’ancien maire de Ndoffane, Samba Ndiaye qui a été limogé récemment après avoir déclaré sa candidature à la présidentielle. L’ancien ministre Dame Diop revient aux affaires. Il est promu président du Collège du Laboratoire national de référence dans le domaine du bâtiment et des travaux publics (LNR-BTP)
brahima Faye nouveau Recteur de l’Université de Bambey
Une des doléances des enseignants de l’Université́ Alioune Diop (UAD) est satisfaite. Professeur Ibrahima Faye est nommé Recteur de l’Université́ Alioune Diop (UAD). Quant à Pr Malick Fall, enseignant à la Faculté des Sciences et techniques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, il est promu preśident du Conseil d’administration de la cyber-infrastructure nationale pour l’Enseignement Supérieur, la Recherche et l’Innovation (CINERI)
Chamboulement de l’administration territoriale
Le chef de l’Etat a secoué hier, en conseil des ministres, l’administration territoriale. Il a procédé à un vaste mouvement des préfets et sous-préfets. Préfet de Ranérou, Sidy Sarr Dièye est nommé adjoint au gouverneur de la reǵ ion de Louga chargé des affaires administratives, en remplacement de Dieǵ ui Ngom. Safiatou Joseṕ hine Dieng adjointe au gouverneur de Ziguinchor est nommée adjointe au gouverneur de Kaolack chargée des affaires administratives, en remplacement d’El Hadji Malick Sémou Diouf. Aïchatou Ndiaye Diallo, adjointe au gouverneur de Matam, est nommée adjointe au gouverneur de Kaffrine chargée des affaires administratives, en remplacement de Tiguida Wagué. Assane Guèye, précédemment adjoint au gouverneur de Dakar, est nommé adjoint au gouverneur de Dakar chargédes affaires administratives, en remplacement de Babacar Niang. Précédemment adjointe au gouverneur de Kolda, Marième Pouye Anne est nommée adjointe au gouverneur de Kolda chargeé des affaires administratives, en remplacement de Boubacar Bahinghou Sagna. Amadou Salmone Fall, adjoint au gouverneur de Kédougou, a été remplacé par Georges Samba Faye. Daouda Sène, adjoint au gouverneur de Louga chargé du développement, quant à lui, est nommé adjoint au gouverneur de Tambacounda chargé des affaires administratives, en remplacement de Madame Maude Manga. Oumar Ngalla Ndiaye, adjoint au gouverneur de Sed́ hiou, est nommé adjoint au gouverneur de Sed́hiou chargé des affaires administratives, en remplacement de Modou Guèye. Sidy Guissé Diongue adjoint au gouverneur de Ziguinchor est nommé adjoint au gouverneur de Ziguinchor chargé des affaires administratives, en remplacement de Safiatou Joséphine Dieng.
Cherif Mouhamadou Blondin Ndiaye préfet de Dakar
Restons sur les mouvements de l’administration territoriale pour dire que le préfet de Dakar Mor Talla Tine est remplacé par Chérif Mouhamadou Blondin Ndiaye précédemment préfet de Ziguinchor. M. Ndiaye revient à Dakar. Il a été préfet de Guédiawaye avant de rejoindre la capitale du Sud. Abdou Khadir Diop est nommé préfet de Rufisque, en remplacement de Serigne Babacar Kane. Précédemment préfet de Veĺingara, Said̈ Dia devient préfet de Guédiawaye en remplacement de Ibra Fall. Préfet de Nioro du Rip, Babacar Ndiaye est muté à Keur Massar, en remplacement de Sahite Fall,. A Nioro du Rip, le préfet Babacar Ndiaye est remplacé par Ibrahima Fall précédemment pref́et de Goudomp. Alioune Badara Mbengue précédemment préfet de Médina Yoro Foulah, quant à lui, est nommé pref́et de Tambacounda, en remplacement de Mame Less Cabou. Précédemment préfet de Ked́ougou, Thierno Souleymane Sow est nommépref́et de Veĺingara, en remplacement de Saïd Dia. Mame Less Cabou, précédemment préfet de Tambacounda, est nommé pref́et de Thiès, en remplacement de Moussa Diagne.
Babacar Niang nommé préfet du Departement de Saraya
Précédemment adjoint au gouverneur de la région de Dakar, Babacar Niang est nommé préfet de Saraya, en remplacement de Cyprien Antoine Ballo. Boubacar Bahinghou Sagna, précédemment adjoint au gouverneur de Kolda, est nommé pref́et du deṕ artement de Bounkiling, en remplacement de Mbassa Sène. Précédemment adjoint au gouverneur de la région de Matam, Modou Thiam est nommé préfet de Linguère, en remplacement de Latyr Ndiaye. Diégui Ngom précédemment adjoint au gouverneur de Louga est nommé pref́et de Goudiry, en remplacement d’Awa Ndiaye Diop
Mouvement au sein de l’administration territoriale L’administration territoriale est secouée à nouveau. Après les gouverneurs, il y a un vaste mouvement des préfets et souspréfets. Adjoint au sous-préfet de l’Arrondissement de Karantaba, Pape Moustapha Diouf est nommé Adjoint au préfet de Med́ ina Yoro Foulah, en remplacement de Modou Samb. Souspréfet de l’Arrondissement de Bala, Mouhamadou Lamine Thiam est nommé Sous-préfet de l’arrondissement des Almadies, département de Dakar. Il remplace le sous-préfet qui est décédé récemment. Abdoulaye Kharma, Sous-préfet de Méouane, est nommé Souspréfet de Ndame en remplacement de Babacar Ibra Mar. Amadou Tidiane Ndiaye Souspréfet de Taïf est muté à Fafacourou en remplacement de Oumar Diba. Ce dernier est nommé Sous-préfet de Taïf, en remplacement d’Amadou Tidiane Ndiaye. Jusque-là Souspréfet de Ngothie, Sébastien Senghor est nommé Sous-pref́et de Diende,́ en remplacement de Bassirou Dia. Celui-ci est nommé Sous-pref́et de Ngothie. Amadou Sarr est nommé Souspref́et de Bala, en remplacement de Mouhamadou Lamine Thiam.
Mouvement au sein de l’administration territoriale (bis)
Ndeỳ e Bintou Thiam, adjoint au préfet de Rufisque est nommée Sous-pref́et de Rufisque Est, en remplacement de Abdoul Aziz Diagne. Ndioro Sarr, adjoint au préfet de Dakar, est nommé Sous-pref́et de Grand Dakar, en remplacement d’Ibrahima Ndiaye. Ndèye Mossane Ndour, adjointe au préfet de Pikine, est nommée Sous-préfet de Pikine Dagoudane en remplacement de Khadidiatou Sène. Adjoint au Sous-préfet de Sagatta Djolof, Amadou Sall est promu Souspref́et de Meó uane en remplacement de Abdoulaye Kharma. Laiẗy Diouf, adjoint au sous-préfet de Ndiedieng est nommé Sous-préfet de Lour Escale, en remplacement de Jean Marie Kassoka. Abdoul Aziz Dabakh Sy, adjoint au sous-préfet de Fimela est nommé Sous-pref́et de Pambal en remplacement de Ndiogou Ndong. Bocar Coulibaly, adjoint au sous-préfet de Fongolimbi est nommé Souspref́et de Sagatta Djolof en remplacement de Yankhouba Oumar Sidia Sow.
LE LITTORAL SE MOBILISE POUR DES «ACTIONS CLIMATIQUES AUDACIEUSES»
En direction de la COP28, prévue à Dubaï, les populations du littoral notamment celles de Bargny se sont mobilisées, sous la houlette de l’association Teranga LAB, pour que la question de la justice climatique soit au cœur des priorités
En direction de la COP28, prévue à Dubaï, les populations du littoral notamment celles de Bargny se sont mobilisées, sous la houlette de l’association Teranga LAB, pour que la question de la justice climatique soit au cœur des priorités de cette grande rencontre internationale sur le climat.
Organisée sous le concept de POWER UP, cette mobilisation en perspective de la COP 28 à Dubaï, a été bien plus qu’un rassemblement local. Il s’est agi d’un véritable cri du cœur contre les énergies fossiles et notamment de la centrale à charbon de Bargny. «C’était une déclaration contre le diktat des énergies fossiles et un appel pressant à une justice climatique mondiale», explique Mouhamadou Sissoko, membre de l’organisation Teranga LAB. De l’avis de M. Sissoko, «aujourd’hui, Bargny paye de façon très lourde, la facture du réchauffement climatique. Si la ville se vide à cause du phénomène de l’émigration clandestine, c’est par ce que la pêche, première activité économique de cette ville, ne nourrit plus son homme. La hausse des températures en mer fait fuir, vers les profondeurs marines, énormément de poissons que les pirogues artisanales ne peuvent pêcher», a-t-il dit, se demandant où sont les promesses de plein emploi que la centrale était supposée apporter aux jeunes de la commune. «Cette industrie archaïque est un danger pour tout le Sénégal, carles industries fossiles ne favorisent pas un développement inclusif», a-t-il crié.
Dans la même veine, Ndeye Yacine Dieng, habitante de Bargny Guetch et militante écologiste, a pointé du doigt la centrale à charbon de Bargny qui, selon elle, accroit la vulnérabilité des communautés de cette ville. Les différents intervenants à ce rassemblement ont axé leurs discours sur les réalités du changement climatique et ses impacts sur les communautés côtières. C’est ainsi que les populations de Bargny ont indexé l’élévation du niveau de la mer, comme une conséquence directe du réchauffement climatique, à l’origine des débordements de la mer qui envahit leurs maisons, entrainant parfois même un déplacement de populations. Cette situation impacte même l’activité économique principale qu’est la pêche, obligeant les acteurs à changer dans les modèles de pêche.
À l’approche de la COP28 à Dubaï, les participants ont utilisé le POWER UP comme une plateforme pour réclamer une action climatique «plus audacieuse et plus équitable». «Nous ne pouvons plus attendre. Notre voix doit être entendue à la COP 28», a déclaré Alexandre Guibert Lette, directeur exécutif de Teranga LAB. Avant d’ajouter : «Nous réclamons une justice climatique qui prend en compte les réalités des communautés côtières».
Dans le cadre de la sensibilisation et du plaidoyer, des artistes ont été mobilisés pour mettre en exergue les impacts que vivent les communautés touchées par le changement climatique en Afrique. Une démarche innovante qui a l’avantage d’avoir un effet plus visible sur les cibles. «Les artistes, qu’ils soient acteurs, musiciens, ou peintres, captent l’essence des problèmes sociaux et environnementaux avec une précision poignant Les œuvres artistiques ont le pouvoir unique de transcender les barrières linguistiques et culturelles, touchant les cœurs et suscitant la réflexion là où les discours traditionnels peuvent rester inaperçus», a expliqué Alexandre Gubert Lette de Teranga LAB.
«LORSQUE LES CITOYENS PERDENT TOUTE CONFIANCE CELA ENGENDRE INELUCTABLEMENT UN SENTIMENT DE FRUSTRATION»
Une violence inouïe et inhabituelle, contraire à la tolérance sénégalaise, est constatée ces derniers temps. Le sociologue Souleymane Lô, indexe la perte de confiance envers les autorités religieuses et politiques, mais aussi des inégalités sociales
Une violence inouïe et inhabituelle, contraire à la tolérance sénégalaise, est constatée ces derniers temps. Pour l’expliquer, le sociologue Souleymane Lô, indexe la perte de confiance envers les autorités religieuses et politiques, mais aussi des inégalités sociales à l’origine de frustration. Il y a aussi la politique politicienne, une approche de la politique qui met en avant les intérêts personnels ou partisans des politiciens au détriment de l’intérêt général ou le bien-être de la société.
On a constaté dernièrement des actes de violences inhabituels et jusqu’ici inconnus de la société sénégalaise. Comment peut-on l’expliquer ?
Parler de la violence dans la société sénégalaise revient à décrire des comportements de plus en plus violents dont font montre les sénégalais dans toutes les sphères de la vie sociale. Une violence qui s’exprime sous différentes facettes, allant du verbe à l’acte et de la morale au psychisme. Cela suscite autant d’interrogations qu’il y a d’acteurs interpellés sur la recrudescence de la spirale de la violence, telle un engrenage de règlements de comptes dans lequel les jeunes, l’espoir de la nation, sont dangereusement huppés. Sont-ils ainsi volontairement violents ? Le sont-ils involontairement devenus ? Des réponses sont attendues, si l’on sait avec Socrate que “nul n’est méchant volontairement“. En effet, l’adage aurait raison de dire que l’homme n’est que le produit de son milieu. Autrement dit, si l’on veut comprendre ou expliquer cette violence chez les jeunes, il convient nécessairement de s’interroger sur le contexte dans lequel ils évoluent. N’est-il pas ce contexte assez riche en facteurs favorisants des comportements violents, lesquels ne sauraient être autre que la résultante du désenchantement des jeunes qui présentent cette forte propension à la violence ? En effet, c’est, en partie, le désenchantement social et politique qui explique la recrudescence de la violence chez les jeunes. Lorsque les citoyens perdent toute confiance dans les institutions, auprès des dirigeants politiques et autorités religieuses et n’ont plus d’espoir au système en général, cela engendre inéluctablement un sentiment de frustration, de colère et d’impuissance, qui peut se manifester par des comportements violents. Et s’il s’agit de preuves pour s’en convaincre, en voici quelques explications surla relation entre le désenchantement des jeunes et leur violence.
L’attitude de la population, surtout les jeunes, ne traduit-elle pas un déni de l’autorité étatique ?
Les jeunes, aujourd’hui, se sentent déçus voire désenchantés par les politiques et les institutions qui sont censées les représenter et répondre à leurs besoins. Cet état de fait, non seulement est frustrant et désespérant mais les conduit à tenir des comportements violents par lesquels ils cherchent les moyens de s’exprimer ou de se faire entendre. La Perte de confiance dans les institutions les désenchante parce qu’ils estiment que ces institutions sont corrompues, inefficaces, injustes ou déconnectées de leurs préoccupations ; d’où l’hostilité doublée d’actes de violence dont ils font constamment montre envers ces institutions et tous les symboles comme individus à travers lesquels elles leur ôtent toute perspective de vivre. Quand les décisions de justice obéissent à la volonté politique de l’exécutif en vers et contre le droit et l’opinion national et lorsque la volonté de la majorité ne vaut rien devant ces institutions, alors la réaction face à cette forfaiture ne peut être que violente. Si les jeunes deviennent de plus en plus radicaux et extrêmes, c’est parce qu’ils se sentent marginalisés, exclus ou dévalorisés par le système existant, selon leur appartenance ethnique et ou politique. C’est l’une des raisons pour lesquelles ils sont si vulnérables qu’ils se prêtent à toutes les idéologies extrémistes ou des mouvements radicaux qui promettent un changement radical et une réponse à leurs frustrations. Et souvent de telles idéologies peuvent inciter à la violence comme moyen de réaliser leurs objectifs et leur servir de verre d’eau dans lequel ils pensent pouvoir à jamais noyer leur chagrin. Ainsi, sous l’effet de la politique qui s’exprime injustement, à travers la puissance publique pour faire taire les voix discordantes parce qu’elles contestent et dénoncent les conditions d’exercice des lois et l’instrumentalisation des institutions, les jeunes adoptent cette posture de riposte jusqu’à même se faire violence sur eux-mêmes à travers l’immigration irrégulière dont l’issue incertaine conduit à la mort dans la plupart des cas.
Quelle est la part des inégalités sociales dans cet essor de la violence ?
Le désenchantement des jeunes les conduit encore sur les voix escarpées de la violence, découle également des inégalités socio-économiques croissantes. En effet, lorsque certaines parties de la société se sentent désavantagées ou exploitées, cela peut alimenter des sentiments de ressentiment et de colère, qui peuvent se manifester par des actes de violence. Cela est d’autant plus vrai que si l’on n’est pas du parti au pouvoir, on ne bénéfice d’aucun avantage ni droit légalement pourvu. Dans ce Sénégal, les opportunités d’emploi, non seulement, sont rares mais elles sont sujettes à l’adhésion militante, pendant que les conditions de vie de l’écrasante majorité des jeunesses se détériorent et que leurs perspectives d’avenir demeurent sombres. Comment peut-on espérer à autre chose de mieux que le fait que tout cela puisse engendrer des tensions sociales et des explosions de violence ?
A cette situation s’ajoute l’horreur dans ce pays : la politique politicienne, cette approche de la politique qui met l’accent sur les intérêts personnels ou partisans des politiciens plutôt que sur l’intérêt général ou le bien-être de la société. Cela se manifeste par des manœuvres politiques opportunistes, des tactiques de manipulation de l’opinion publique, des promesses non tenues, la corruption, les conflits d’intérêts, etc. Sous ce rapport, la montée de la violence peut être influencée par plusieurs facteurs, et la politique politicienne en est parfois l’un d’entre eux.
Comment la politique politicienne peut-elle contribuer à la violence?
Voici quelques manières dont la politique politicienne peut contribuer à la montée de la violence :
La Polarisation sociale : la politique politicienne peut encourager la polarisation sociale en créant des divisions entre différents groupes de la société. Les politiciens exploitent les clivages existants, tels que les différences ethniques, religieuses, économiques ou idéologiques, pour mobiliser leur base électorale. Cela peut entraîner des tensions sociales et des conflits violents entre les groupes.
Le discours de haine : certains politiciens utilisent des discours de haine ou des discours incitant à la violence pour mobiliser leurs partisans ou délégitimer leurs opposants. Ces discours peuvent encourager l’hostilité, la violence verbale et parfois même la violence physique.
La manipulation de l’opinion publique : dans le cadre de la politique politicienne, certains politiciens peuvent manipuler l’opinion publique en propageant des informations fausses, en déformant la réalité ou en utilisant des tactiques de désinformation souvent avec la complicité des journalistes qui, volontiers, trahissent l’éthique et la déontologie qui régissent leur comportement. Cela peut créer de la confusion, de la méfiance et de l’animosité au sein de la société, ce qui potentiellement conduit souvent à des confrontations violentes entre militants ou entre groupes sociaux de croyances opposées.
La corruption et l’impunité : la politique politicienne, en favorisant la corruption et l’impunité chez les personnes qui soutiennent la politique du gouvernement, entraîne un mécontentement généralisé au sein de la population, surtout chez les jeunes. Et, dans certains cas, cela se traduit par des manifestations violentes ou des émeutes. La dégradation du débat public : le fait que la politique politicienne prédomine, le débat public s’en retrouve caractérisé par des attaques personnelles, des débats superficiels, le manque de respect mutuel et une faible qualité de discussion. D’où l’atmosphère de tension et de violence verbale dans la société à laquelle cette dégradation conduit.