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27 février 2025
LES ACCORDS DE PÊCHE SOUS LA LOUPE PRÉSIDENTIELLE
Le chef de l'Etat demande un examen exhaustif de l'ensemble des conventions signées avec les différents partenaires. Une décision forte après la publication plutôt cette semaine, de la liste des bateaux autorisés
(SenePlus) - Lors du conseil des ministres de ce mercredi 8 mai 2024, le président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye a ordonné une évaluation complète de l'ensemble des accords et licences de pêche accordés à ce jour.
S'exprimant devant les membres du gouvernement, le chef de l'Etat a souligné "l'importance qu'il accorde à la transparence dans la gestion du secteur de la pêche". A ce titre, il a demandé une "évaluation exhaustive des accords de pêche", sans plus de détails.
Cette annonce fait suite à la publication récente par le ministre des Pêches de la liste des navires autorisés à opérer dans les eaux sénégalaises plutôt cette semaine. L'objectif affiché est de "préserver durablement les ressources halieutiques nationales".
Pour rappel, la question des licences attribuées à des navires étrangers, notamment européens, fait régulièrement débat dans le pays en raison de leur impact environnemental et économique.
Le chef de l'Etat a par ailleurs demandé un audit complet du pavillon sénégalais, afin de vérifier sa conformité avec les normes internationales. Ces mesures radicales traduisent la volonté des nouvelles autorités de renforcer la transparence dans ce secteur névralgique.
DEMANDES DE VISAS À L’AMBASSADE DE FRANCE : ETAT DES LIEUX
Le taux d’acceptation des visas Schengen de court séjour est supérieur à 62 %.
Au moins 62 % des demandes de visas Schengen de court séjour reçues par les services consulaires français au Sénégal sont accordées, a-t-on appris mercredi de l’ambassadrice de la France à Dakar, Christine Fages.
‘’Le taux d’acceptation des visas Schengen de court séjour est supérieur à 62 %’’, a-t-elle déclaré.
S’exprimant à l’occasion de la célébration de la Journée de l’Europe, Mme Fages a dit que le consulat général de la France à Dakar a reçu environ 43.000 demandes de visas en 2022 et quelque 46.000 en 2023.
Deux tiers de ces demandes concernent les visas Schengen de court séjour, le restant étant constitué de visas long séjour, selon elle.
Le délai de traitement des visas Schengen de court séjour est de deux à trois semaines, a signalé l’ambassadrice de la France au Sénégal.
Les services consulaires français ont délivré 5.300 visas à des étudiants sénégalais en 2023, un record, a-t-elle dit.
Christine Fages ajoute que ‘’le nombre d’étudiants sénégalais vivant en France a augmenté de 62 % en cinq ans’’.
Avec quelque 15.000 étudiants, le Sénégal a la cinquième communauté estudiantine étrangère la plus importante en France, derrière le Maroc, la Chine, l’Algérie et l’Italie, selon Mme Fages.
L’ambassadrice de la Belgique au Sénégal, Hélène De Bock, déclare que les pays de l’Union européenne ont délivré environ 30.000 nouveaux titres de séjour à des ressortissants sénégalais en 2022.
‘’C’est plus que le nombre de titres de séjour délivrés à des Sénégalais au cours des trois précédentes années’’, a-t-elle précisé lors de la célébration de la Journée de l’Europe.
par Yoro Dia
LE CHOIX DE L’ARRIÈRE-GARDE
Si Sonko suit son gourou Mélenchon, le Sénégal pétrolier sera un futur Venezuela, la référence de Mélenchon et non pas un futur Dubaï comme nous en rêvons. Le complexe d’infériorité a encore de beaux jours devant lui
En matière de politique extérieure, le duo Diomaye-Sonko danse la tango, c’est-à-dire un pas en avant deux pas en arrière. Autant le président Faye a fait un pas en avant en réservant sa première sortie à l’étranger à la Mauritanie, signe d’avant-garde car avec le pétrole et le gaz, le Sénégal peut accélérer sa marche vers l’Emergence. Donc être à l’avant-garde économique après avoir été à l’avant-garde politique (exception démocratique). Autant Sonko, avec sa tournée pompeusement annoncée dans l’alliance des Etats putschistes (Guinée et l’Alliance des Etats du Sahel à savoir le Mali, le Burkina et le Niger), fait deux pas en arrière en réservant sa première sortie aux pays de l’arrière garde démocratique. Même s’ils sont sensiblement de la même génération, il y a un fossé politique entre le Président Faye et ces Présidents de l’alliance des Etats putschistes. Diomaye a été élu démocratiquement alors les autres ne sont que des putschistes qui cherchent à légitimer leur forfaiture par la manipulation idéologique d’un souverainisme désuet et anachronique.
Heureusement qu’au Sénégal, nous avons un Etat solide et des forces de défense et de sécurité qui ont été à la hauteur pour vaincre l’insurrection avant que nos frères égarés n’en reviennent à l’opposition légale pour prendre le pouvoir par les urnes. Si le General Moussa Fall et ses hommes n’avaient pas été à la hauteur pour mater l’insurrection, aujourd’hui le Sénégal aurait perdu son statut d’exception et serait membre de l’alliance des Etats putschistes où nul ne sait quand est-ce qu’auront lieu les élections.
L’avant-garde est souvent une illusion de l’arrière garde. C’est valable pour Ousmane Sonko s’il croit que l’avant-garde ce sont l’alliance des Etats putschistes et son gourou Mélenchon, un dinosaure idéologiquement fossilisé. Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirais qui tu es. Si Sonko suit son gourou Mélenchon, le Sénégal pétrolier sera un futur Venezuela, la référence de Mélenchon et non pas un futur Dubaï comme nous en rêvons. Le souverainisme est aujourd’hui dans l’économie comme l’ont compris l’Inde et la Malaisie qui se glorifient d’avoir un PNB qui a dépassé celui de l’ancien colonisateur et la Chine qui est passée du péril jaune à empire du milieu sur le plan économique en cherchant à le devenir sur le plan politique. Le souverainisme est dans l’économie et la croissance et non pas dans le fait de passer de supplétif français à supplétif russe comme l’alliance des Etats du Sahel ou être un supplétif idéologique de Monsieur Mélenchon. Quand Branco n’avait plus aucune crédibilité en France, il était venu se recycler en Afrique (au fait où en est-on avec sa fanfaronnade de poursuite à la CPI ? La presse s’honorerait en s’intéressant à la suite donnée à cette farce). Mélenchon aussi vient se recycler chez Sonko son supplétif idéologique car probablement durant toute sa carrière politique ce sera la première fois qu’il est annoncé à l’étranger comme un chef d’Etat et sera reçu probablement comme tel.
Le complexe d’infériorité a encore de beaux jours devant lui. La rupture ce n’est pas simplement de changer de maître blanc. Les Sénégalais ont opéré la rupture et réglé la question du souverainisme depuis 2000 et comme dans leur habitude de façon démocratique en élisant Wade alors que tout le monde savait que Diouf était le choix de la France. L’élection de Diomaye le confirme. Le débat sur le souverainisme est, soit de la manipulation pour légitimer la forfaiture politique des coups d’Etat, soit du Don Quichotisme politique au Sénégal. Le souverainisme est la bataille économique pour l’émergence, le seul combat qui vaille au Sénégal. Tout le reste est perte de temps et le « temps ne chôme pas ». Nous sommes tous des panafricanistes mais nous préférons le panafricanisme démocratique à celui putschiste de nos voisins qui instrumentalisent le panafricanisme comme arme de diversion politique pour masquer leur forfaiture politique. Ce n’est pas un hasard si les élites et les peuples de l’alliance des états putschistes rêvent du modèle démocratique sénégalais alors que notre Premier Ministre prend leurs dirigeants pour modèles. Quelle négation du Sénégal, de ses valeurs et surtout de son rang. Chez Sonko, l’avant-garde est toujours une illusion de l’arrière-garde !
Dr Yoro Dia est politologue.
VERS UNE ‘’ACTUALISATION’’ DE LA LOI D’ORIENTATION AGROSYLVOPASTORALE
La révision de cette loi vise principalement à renforcer le rôle central des organisations professionnelles du monde rural dans la gouvernance de ce secteur vital.
Le président de la République a demandé aux ministres concernés, mercredi, de s’atteler à la ‘’revue’’ et à l’‘’actualisation’’ de la loi d’orientation agrosylvopastorale.
Bassirou Diomaye Faye ‘’a demandé au ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, et au secrétaire d’État aux Coopératives et à l’Encadrement paysan, de proposer la revue et l’actualisation de la loi d’orientation agrosylvopastorale’’, lit-on dans le communiqué du Conseil des ministres.
‘’La révision de cette loi s’inscrit notamment dans une perspective de renforcement de la place fondamentale des organisations professionnelles du monde rural dans la gouvernance de ce secteur vital’’, note le ministre de la Formation professionnelle et porte-parole du gouvernement, Amadou Moustapha Njekk Sarré.
En ce qui concerne le secteur de l’agriculture, le chef de l’État a tenu à rappeler qu’‘’il est le moteur essentiel pour fonder, sur une base solide, la souveraineté alimentaire du Sénégal, la croissance économique et la création d’emplois décents’’.
‘’Il convient […] de changer de paradigme en veillant à la responsabilisation accrue des organisations professionnelles à la base. C’est tout le sens de la politique de soutien et de relance des structures coopératives traduite par la nomination d’un secrétaire d’État aux Coopératives et à l’Encadrement paysan’’, lit-on dans le communiqué du Conseil des ministres.
Pour sa part, le Premier ministre ‘’a […] signalé l’urgence relevée par les acteurs (agriculteurs et éleveurs) de tenir une réunion du conseil supérieur d’orientation agrosylvopastorale, qui sera présidée par […] le président de la République’’.
MISE EN PLACE D'UN PLAN NATIONAL DE PRÉVENTION ET DE GESTION DES INONDATIONS
Le président de la République a demandé au ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement de prioriser l'identification des zones critiques nécessitant des travaux d'aménagement avant l'hiver, ainsi que le déploiement des ressources nécessaires...
Le président de la République a demandé aux membres du gouvernement de lui proposer un plan national de prévention et de gestion des inondations, en même temps qu’il a recommandé de s’atteler à l’identification des zones et sites prioritaires en termes de travaux d’aménagement préhivernal, annonce le communiqué du Conseil des ministres.
‘’Parlant de la prévention des inondations, le chef de l’État a demandé au Premier ministre d’engager, dès à présent, tous les ministres, services de l’État et acteurs territoriaux concernés, à proposer un plan national de prévention et de gestion des inondations’’, rapporte le ministre, porte-parole du gouvernement, Amadou Moustapha Njekk Sarré.
‘’Le président de la République a invité le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement à veiller dans l’immédiat à l’identification des localités, zones et sites prioritaires en termes de travaux d’aménagement préhivernal et de déploiement des moyens d’intervention de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers et du Génie militaire’’, ajoute la même source.
M. Sarré, également ministre de la Formation professionnelle, annonce que Bassirou Diomaye Faye ‘’a demandé au ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement de faire, sous la supervision du Premier ministre, une communication hebdomadaire en Conseil des ministres sur le suivi des actions de prévention et de lutte contre les inondations’’.
DIOMAYE SONNE LA MOBILISATION CONTRE LES INONDATIONS
Le président ordonne la conception urgente d'un plan national et le ciblage précoce des sites nécessitant des travaux
Le président de la République a demandé aux membres du gouvernement de lui proposer un plan national de prévention et de gestion des inondations, en même temps qu’il a recommandé de s’atteler à l’identification des zones et sites prioritaires en termes de travaux d’aménagement préhivernal, annonce le communiqué du Conseil des ministres.
‘’Parlant de la prévention des inondations, le chef de l’État a demandé au Premier ministre d’engager, dès à présent, tous les ministres, services de l’État et acteurs territoriaux concernés, à proposer un plan national de prévention et de gestion des inondations’’, rapporte le ministre, porte-parole du gouvernement, Amadou Moustapha Njekk Sarré.
‘’Le président de la République a invité le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement à veiller dans l’immédiat à l’identification des localités, zones et sites prioritaires en termes de travaux d’aménagement préhivernal et de déploiement des moyens d’intervention de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers et du Génie militaire’’, ajoute la même source.
M. Sarré, également ministre de la Formation professionnelle, annonce que Bassirou Diomaye Faye ‘’a demandé au ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement de faire, sous la supervision du Premier ministre, une communication hebdomadaire en Conseil des ministres sur le suivi des actions de prévention et de lutte contre les inondations’’.
ACCORD DE PÊCHE, L’UE PAIE UNE REDEVANCE ANNUELLE DE 1 MILLIARD 115 MILLIONS DE FCFA AU SÉNÉGAL
L’ambassadeur de l’UE déclare que ‘’la totalité des prises, au Sénégal, pour les navires européens, est de 400.000 tonnes [de poisson] par an’’.
Dakar, 8 mai (APS) – L’Union européenne (UE) paie à l’État du Sénégal une redevance annuelle de 1,7 million d’euros, soit 1 milliard 115 millions 126 mille 900 francs CFA, en vertu de l’accord de pêche signé par les deux parties, a-t-on appris mercredi du chef de la délégation européenne au Sénégal, Jean-Marc Pisani.
‘’Au total, l’Union européenne paye chaque année au Sénégal environ 1,7 million d’euros en raison de l’accord de pêche’’, a-t-il dit, précisant que ‘’les bateaux européens ne sont autorisés à pêcher que les stocks excédentaires’’.
M. Pisani intervenait à une conférence de presse en prélude à la célébration de la Journée de l’Europe prévue jeudi.
L’UE est ‘’disposée à renégocier avec le gouvernement sénégalais cet accord de pêche’’, a-t-il déclaré.
L’accord de pêche en cours va expirer en novembre prochain, selon l’ambassadeur de l’Union européenne au Sénégal.
‘’En vertu de cet accord de pêche, l’Union européenne paye une redevance à la fois pour les licences de pêche, mais aussi pour encourager la politique sectorielle de la pêche’’, a-t-il poursuivi.
L’ambassadeur de l’UE déclare que ‘’la totalité des prises, au Sénégal, pour les navires européens, est de 400.000 tonnes [de poisson] par an’’.
Selon Jean-Marc Pisani, la redevance payée par l’UE représente moins de 1 % des retombées annuelles de la pêche au Sénégal.
Il affirme que ‘’la plupart des prises sont transformées au Sénégal’’.
Les nouveaux dirigeants sénégalais ont fait part de leur volonté de revoir l’accord qui lie les deux parties en matière de pêche.
Ils estiment que cet accord est inégal et profite davantage à l’Europe qu’à l’économie sénégalaise, dont la pêche est l’une des mamelles.
ENGRAIS, LES DESSOUS D’UNE PROCÉDURE SECRÈTE SUR UN MARCHÉ DE PLUS DE 80 MILLIARDS AU MINIMUM
L'approvisionnement en engrais est, une fois de plus, entaché d'irrégularités. En effet, le ministère de l'Agriculture a contourné les règles des marchés publics en demandant directement des prix à certains fournisseurs, sans appel d'offres public
C’est parti pour la campagne agricole 2024-2025. En ce qui concerne le volet relatif au marché de l’approvisionnement en engrais, il ne faudrait pas s’attendre à des ruptures profondes pour la campagne en cours. Conformément à une vieille mauvaise pratique, cette année également, il n’y a pas eu d’appel d’offres ouvert et public en ce qui concerne ce juteux marché. C’est par une note estampillée ‘’Confidentielle’’ que le ministre de l’Agriculture Mabouba Diagne a saisi certains fournisseurs établis sur le marché pour leur demander des prix relativement à certaines variétés d’engrais.
‘’À la décharge des nouvelles autorités qui viennent d’être installées dans leurs fonctions, relève ce spécialiste, il leur était presque impossible de respecter les rigueurs du Code des marchés publics’’.
Mais l’État étant une continuité, on est tenté de se demander pourquoi le ministère en question n’avait pas pris les devants pour se conformer aux exigences prévues par la législation en vigueur ?
En fait, malgré les montants importants dépensés chaque année en matière d’approvisionnement en engrais et autres intrants agricoles, les services dudit ministère se sont toujours arrangés pour se soustraire à la législation en vigueur. Au lieu de planifier, ils attendent souvent la veille de la campagne pour se cacher derrière l’urgence et justifier le recours à des procédures dérogatoires. C’est comme si les règles des marchés publics, c’était pour les autres, pas pour le département de l’Agriculture. En tout cas pas dans les achats d’engrais et de semences.
Comme à l’accoutumée, le ministère attend la veille de la campagne, il se cache derrière l’urgence pour passer outre la législation. Il cible quelques opérateurs, leur demande de lui présenter les prix pour différentes variétés d’engrais ou de semences et le tour est joué. ‘’Souvent, on prend presque tous ceux qui soumissionnent parce que les délais sont tellement courts qu’aucun opérateur ne peut arriver à satisfaire toute la demande. Il suffit d’avoir des prix soutenables’’. Souvent, le régulateur est mis devant le fait accompli et il est obligé d’autoriser la procédure dérogatoire.
Le nouveau régime est donc attendu sur cette mauvaise pratique érigée en règle dans ledit ministère.
Pour justifier cette pratique que d’aucuns ne manquent pas de qualifier d’illégale, il est souvent évoqué le fait que ce sont les agriculteurs qui achètent. L’État ne fait que subventionner le prix. ‘’Après avoir sélectionné les opérateurs, l’État confie à chacun une zone. Le paysan vient prendre son quota, il paie la moitié et l’État va payer l’autre moitié. C’est pourquoi ils considèrent que ce n’est pas un marché, c’est le privé qui achète et l’État subventionne. L’autre argument qui est souvent brandi est lié aux crédits. ’’Cette procédure est loin d’être agréée par les puristes du droit de la commande publique qui estiment que ce marché doit également être passé conformément au Code des marchés, d’autant plus que les montants alloués dépassent largement les seuils prévus pour la procédure de demande de renseignements et de prix.
Cela dit, selon certains acteurs, les nouvelles autorités ont tout de même été plus rigoureuses dans l’établissement des critères pour participer à ce marché. ‘’Les critères ont été un peu corsés par rapport à ce qui se faisait. Nous sentons un souci d’instaurer plus de transparence et de rigueur’’, soutient ce fournisseur sous le couvert de l’anonymat, non sans ajouter que cela va ‘’encourager des pratiques plus vertueuses et une dynamique positive, à condition que sa mise en œuvre soit pragmatique et co-construite avec les professionnels’’.
Outre les violations du Code des marchés publics érigés en règle, la campagne agricole est souvent émaillée de magouilles qui devraient être revues par les nouvelles autorités. Parmi ces pratiques peu vertueuses, il y a celle qui consiste à travailler avec des fournisseurs qui, au lieu de donner de l’engrais aux paysans, vont leur donner de l’argent et se font rembourser en espèces sonnantes et trébuchantes. ‘’Par exemple, on doit te donner un sac d’engrais à 40 000 F. Normalement, le paysan paie 20 000 et l’État paie l’autre moitié. Parce que j’ai été retenu et je n’ai pas de l’engrais, je te donne 10 000 F en espèce et après l’État va me payer 20 000 F. Il y a trop de nébuleuses dans le secteur’’, confie ce paysan dont les propos ont été confirmés par plusieurs sources.
Les acteurs espèrent plus de transparence avec les nouvelles autorités.
Les attentes des paysans
Du côté du Cadre national de concertation des ruraux (CNCR), on met l’accent sur la nécessité de mettre à disposition des producteurs de l’engrais ‘’en quantité, en qualité et fortement subventionné’’. C’est du moins la conviction du porte-parole de l’organisation Sidy Ba.
Selon lui, la priorité des priorités, c’est de tout faire pour que l’engrais soit disponible très tôt au niveau des points de distribution et à des taux fortement subventionnés. ‘’Cela veut dire que les intrants doivent être disponibles avant l’hivernage. Si l’on commence à acheminer l’engrais le 15 mai, c’est déjà très bien et il faudrait commencer par le Sud où il pleut très tôt. En mi-juin, si tout est disponible, ce serait une excellente chose, une rupture par rapport à ce qui se faisait’’.
Dans la même veine, M. Ba insiste sur la nécessité de fournir ‘’l’engrais, organique comme chimique, en quantité et en qualité suffisante’’. Selon lui, l’État devrait également privilégier les engrais destinés aux céréales (riz, maïs, mil…) car c’est ce qui nourrit les Sénégalais, tirer le pays de la dépendance vis-à-vis de l’extérieur, sans oublier l’engrais pour les légumineuses : arachide, niébé…
L’autre défi que le gouvernement devrait relever, c’est celui relatif aux quotas des gros producteurs. ‘’Les quantités sont insuffisantes. Il faut donc les utiliser à bon escient, en les donnant à ceux qui en ont le plus besoin. Les gros, ils ont de l’argent, ils ont des terres, ils ont de quoi acheter des intrants. Pourquoi leur donner des intrants ? Il faut les donner à ceux qui en ont besoin et ces gens sont identifiés ; ils sont dans les coopératives. Je pense que c’est plus pertinent. C’est une hérésie, ce n’est pas la rupture, c’est la continuité dans sa pire forme’’, soutient le porte-parole du CNCR.
À l’en croire, toutes les magouilles passent au niveau de ces quotas et l’État devrait y instaurer plus de transparence. ‘’Les gens savent s’adapter. À chaque fois qu’il y a des mutations, ils s’adaptent pour capter encore les choses. Aujourd’hui, ils sont en train de s’organiser en coopératives pour capter les subventions’’, a-t-il ajouté, non sans inviter l’État à ‘’responsabiliser les organisations agricoles qui connaissent le monde rural, qui connaissent les bons et les mauvais opérateurs pour lutter contre certaines fraudes’’.
Un marché estimé à plus de 80 milliards au minimum
Pour avoir une idée sur le cout du marché, ‘’EnQuête’’ a pu vérifier les prix en cours sur le marché, nettement en deçà des prix auxquels l’État achète. Si l’on se fie uniquement aux prix en gros, l’État va débourser au bas mot près de 80 milliards dans l’achat des engrais.
Selon le document que nous avons pu parcourir, le besoin exprimé par l’État est estimé à 100 000 t pour l’urée. Sur le marché, la tonne de l’urée est vendue à 280 000 F CFA (prix en gros), soit au total 28 000 000 000 F CFA.
En ce qui concerne l’engrais organique liquide, le besoin est de 100 000 l. Sur le marché, le litre est vendu à 11 000 F, soit 1 100 000 000 F CFA pour le total. Pour l’engrais organique solide, l’État a besoin de 10 000 t pour 210 000 F la tonne. Pour l’amendement organique, l’État a besoin de 10 000 t pour 160 000 F la tonne.
Relativement aux engrais chimiques, l’État a exprimé pour le NPK 6.20.10 à 57 000 t. Sur le marché, la tonne est vendue à 245 000 F. Pour le NPK 15.15.15, l’État a besoin de 45 000 t et la tonne coute 315 000 F sur le marché. Les quantités demandées dans les formules NPK 15.10.10, 10.10.20 et 9.23.30 sont respectivement de 26 000 t (260 000 F CFA la tonne) ; 20 000 t (295 000 F la tonne) et 3 000 t (375 000 F la tonne).
Pour le DAP, le document fait état d’une quantité de 8 000 t, alors que le prix est vendu sur le marché à 410 000 F la tonne. Il s’agit là des prix en gros et l’État achète bien plus cher.
À noter également que l’engrais utilisé vient souvent d’autres pays comme ceux de l’Est et d’Europe de l’Ouest, notamment en Russie, en Espagne et en Turquie, même s’il y a une partie qui est fabriquée localement.
LIGUE DES CHAMPIONS, LE REAL RENVERSE LE BAYERN ET S'OFFRE UNE FINALE CONTRE DORTMUND
En s'imposant grâce à un doublé de Joselu, les champions d'Espagne se qualifient en finale de Ligue des Champions pour la 18e fois de son histoire.
iGFM (Dakar) Mené sur son terrain, mardi soir, le Real Madrid a renversé le Bayern, en fin de partie, en demi-finale retour de ligue des champions.
En s'imposant grâce à un doublé de Joselu, les champions d'Espagne se qualifient en finale de Ligue des Champions pour la 18e fois de son histoire. Le 1er juin prochain à Wembley (Londres, Angleterre), le Real défiera Dortmund. Il vise son 15e trophée dans cette compétition.
COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 08 MAI 2024
Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 08 mai 2024, la réunion hebdomadaire au Palais de la République.
Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 08 mai 2024, la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres au Palais de la République.
A l’entame de sa communication, le Président de la République a rappelé au Gouvernement la place primordiale de la pêche dans le développement économique et social du Sénégal, notamment la pêche artisanale qui est une source importante de revenus pour une partie de la population.
A cet égard, le Chef de l’Etat a demandé au Gouvernement de prendre toutes les dispositions nécessaires pour préserver les ressources halieutiques et protéger les professionnels de la pêche artisanale.
Pour ce faire, il a appelé à la révision du Code de la pêche maritime et à son application rigoureuse.
Le Président de la République a souligné, dans ce cadre, l’impératif de renforcer les dispositifs de lutte contre les activités de pêche illicite.
Il a, en outre, mis l’accent sur l’urgence de la définition d’une politique nationale de gestion durable des ressources halieutiques par le biais d’un programme spécifique impliquant les chercheurs et des partenaires bien ciblés.
Après avoir salué la publication, le 06 mai 2024, par le Ministre en charge des pêches, de la liste des navires autorisés à pêcher dans les eaux sous juridiction sénégalaise, le Chef de l’Etat a rappelé au Gouvernement l’importance qu’il porte à la transparence dans la gestion du secteur de la pêche.
A ce sujet, il a demandé l’audit du pavillon sénégalais et l’évaluation des accords et licences de pêche.
Le Chef de l’Etat a, de plus, requis le recensement et l’évaluation des interventions, subventions et financements de l’Etat dans le secteur des pêches en termes d’infrastructures réalisées et de soutien aux acteurs.
Il a aussi demandé de veiller au renouvellement et à la sécurisation de la flotte de pirogues artisanales.
Dans le même sillage, le Président de la République a invité le Premier Ministre à engager avec les acteurs du secteur de la pêche, des concertations afin de définir un programme d’urgence de relance de la pêche artisanale et de développement de la pêche industrielle.
Par ailleurs, il a indiqué la nécessité de développer l’aquaculture, source d’emplois, par un maillage du territoire national en centres et stations aquacoles.
Evoquant le secteur de l’agriculture, le Chef de l’Etat a rappelé qu’il est le moteur essentiel pour fonder, sur une base solide, la souveraineté alimentaire du Sénégal, la croissance économique et la création d’emplois décents.
En s’inspirant du PROJET, il convient, selon lui, de changer de paradigme en veillant à la responsabilisation accrue des organisations professionnelles à la base. C’est tout le sens de la politique de soutien et de relance des structures coopératives traduite par la nomination d’un secrétaire d’Etat aux Coopératives et à l’Encadrement paysan.
Le Président de la République a demandé au Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage et au Secrétaire d’Etat aux Coopératives et à l’Encadrement paysan de proposer la revue et l’actualisation de la loi d’orientation agro-sylvo-pastorale. La révision de cette loi s’inscrit notamment dans une perspective de renforcement de la place fondamentale des organisations professionnelles du monde rural dans la gouvernance de ce secteur vital.
Parlant de la prévention des inondations, le Chef de l’Etat a demandé au Premier Ministre d’engager, dès à présent, tous les ministres, services de l’Etat et acteurs territoriaux concernés, à proposer un Plan national de Prévention et de Gestion des inondations.
Le Président de la République a invité, le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement à veiller dans l’immédiat à l’identification des localités, zones et sites prioritaires en termes de travaux d’aménagement préhivernage et de déploiement des moyens d’intervention de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (BNSP) et du Génie militaire.
Dans ce cadre, il a demandé au Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement de faire, sous la supervision du Premier Ministre, une communication hebdomadaire en Conseil des ministres sur le suivi des actions de prévention et de lutte contre les inondations.
Au titre de son agenda diplomatique, le Chef de l’Etat a informé le Conseil de sa participation au sommet de l’Organisation de la Coopération islamique (OCI) qui s’est tenu les 4 et 5 mai 2024 à Banjul.
Enfin, le Président de la République est revenu sur sa visite de travail et d’amitié en République de Côte d’Ivoire effectuée le mardi 07 mai 2024. Il a, ainsi remercié le Président Alassane OUATTARA pour l’accueil chaleureux et l’hospitalité généreuse qu’il lui a réservés.
Dans sa communication, le Premier Ministre a fait part de la tenue, le vendredi 03 mai 2024, d’un Conseil interministériel consacré à la campagne production agricole 2024.
Il a mis l’accent sur la détermination du Gouvernement à opérer une rupture systémique au niveau des mécanismes de subvention afin que les moyens financiers consentis par l’Etat soient effectivement affectés aux réels ayants-droits.
Il a également signalé l’urgence relevée par les acteurs de tenir une réunion du Conseil supérieur d’orientation agro-sylvo-pastorale qui sera présidée par Monsieur le Président de la République.
Le Premier Ministre a aussi informé le Conseil de l’évolution des travaux consacrés aux mesures de réduction des prix des produits de première nécessité, au cadrage du plan d’action d’urgence du Gouvernement et à la revue générale des programmes, des projets ainsi que du capital humain et des ressources budgétaires.
Il a, par ailleurs, informé le Conseil qu’il présidera une réunion interministérielle de revue des diligences préparatoires du pèlerinage à la Mecque édition 2024 et un Conseil interministériel consacré à la préparation de la Tabaski 2024, respectivement les 10 et 14 mai 2024.
Enfin, il a fait part des audiences qu’il a accordées au Gouverneur de la BCEAO, à l’Ambassadeur d’Inde au Sénégal et au Ministre en charge de l’agriculture du Royaume d’Arabie Saoudite.
Au titre de la communication des ministres :
- le Ministre de la Communication, des Télécommunications et du
Numérique a fait une communication sur le projet de Sénégal Connect Park (ex PTN) ;
- le Ministre de la Santé et de l’Action sociale a fait une communication sur les projets hospitaliers ;
- le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage a fait une communication sur le bilan de la campagne de commercialisation de l’arachide 2023/2024, la préparation de la campagne de production agricole 2024 et le suivi des exportations de produits horticoles.