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27 février 2025
PROBLEMATIQUE DU FONCIER EN MILIEU URBAIN ET RURAL
La Médiature engage une réflexion pour une réforme consensuelle. Un atelier sur la problématique du foncier en milieu urbain et rural s’est tenu à Dakar hier, mardi 7 mai 2024.
Un atelier sur la problématique du foncier en milieu urbain et rural s’est tenu à Dakar hier, mardi 7 mai 2024. A l’initiative du Médiateur de la République, cette rencontre qui se tient sur deux jours, fait suite à d’autres, menées préalablement avec l'Association des anciens gouverneurs, l’Association des chefs de village et d’autres acteurs de la zone Silvio-pastoral. Elle a pour objet d’élaborer une réflexion avec tous les acteurs, afin de formuler des propositions à l’endroit des décideurs.
Cet atelier de réflexion, selon le Médiateur de la République, n’a rien à avoir avec l’actualité de ces derniers jours voire semaines, marquée par les problèmes de spoliation foncière agitée un peu partout à travers le pays, mais une vieille réflexion entamée depuis 7 mois, ont d’emblée tenu à préciser la Médiature. En effet, face à la récurrence des plaintes, des aliénations de sol en milieu rural dont les paysans se plaignent et dont le Médiateur est saisi, de la part des élus locaux, de la part des agents de l'administration, souligne Demba Kandji, «nous avons dans ce sens rencontré l'Association des anciens gouverneurs, l’Association des chefs de village et d’autres acteurs de la zone Silvio-pastorale pour essayer d’entamer une réflexion».
Mais, le débat électoral, intervenu entre-temps, a obligé la Médiature de mettre en veilleuse cette question. «Nous n’avons pas voulu nous en mêler, en donnant du grain à moudre aux uns et aux autres, parce que le problème foncier est très sensible. Nous nous sommes retirés, le temps de laisser cette campagne électorale se terminer», a clarifié le Médiateur de la République.
C’est ainsi qu’après ces échéances, déclare-t-il, «nous avons repris cette réflexion avec les acteurs avec lesquels nous l’avons engagé pour essayer, dans le cadre de nos pouvoirs de proposition et de suggestions, ficeler des directives, des suggestions à confier à ceux qui décident. En tant que Médiateur investi d’un pouvoir d’influence, de nous élaborer qui nous permet de nous saisir de questions qui agitent la société et de proposer des solutions à l’autorité».
De son côté, Babacar Diop, point de focal, foncier du Conseil National de Concertation et de Coopération des Ruraux (CNCR) et représentant des leaders du Cadre de Réflexion et d’Action sur le Foncier au Sénégal (CRAFS), a trouvé positif la tenue de cet atelier. «Nous savons bien que la thématique foncière est une thématique stratégique et aujourd’hui, ça devient une thématique nationale. Vous savez aussi que l’Etat du Sénégal a entamé, à plusieurs reprises, la réforme foncière qui n’a pas abouti. Alors, maintenant, est-ce qu’on doit rester tranquille ? Non ! Il nous faut aller vers d’autres réflexions pour secouer ce processus de réforme consensuelle participative et inclusive», relevé M. Diop, membre du CRAFS. De ce point de vue, déclarera-t-il, «nous, au niveau du CRAFS, nous avons travaillé avec des communautés ; nous avons des cellules de veille au niveau des zones agro-écologiques ; nous avons écouté les populations et nous avons une position dans le cadre de la réforme foncière»
«Cette position, aujourd’hui, va être restituée dans la salle, avec tous les représentants et les participants. Mais l’idéal, autour de notre position, c’est la position des communautés locales au niveau du foncier. Notre souci, c’est de ne pas voir les agrobusiness qui viennent accaparer nos terres et s’approprier aussi des terrains, au détriment des populations locales», a indiqué Babacar Diop, point focal foncier du CNCR. Il faut noter que ces propositions du CRAFS, ont été versées dans le processus des réformes dont la commission était alors dirigée par feu Moustapha Sourang, qui, en revanche, n’a pas fait long feu. Une léthargie que demande de questionner le représentant du CRAFS.
DIOMAYE BOUSCULE LE PROTOCOLE
Outre l'application stricte de sa promesse de non cumul des mandats au sein de l'exécutif, il surprend par sa sobriété dans l'organisation des cérémonies officielles et sa réduction de la pompe protocolaire à l'aéroport lors de ses déplacements
Le président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye s’illustre de plus en plus à travers des actes qui remettent en question certains aspects du protocole hérité de ses prédécesseurs. En effet, outre ses instructions de non cumul de fonctions données aux membres du gouvernement, le chef de l’Etat s’est également illustré à travers plusieurs autres actes qui marquent une rupture évidente avec la tradition de ses prédécesseurs dont la décision de mettre fin à la mobilisation du gouvernement à l’aéroport pour l’accompagner ou l’accueillir au départ ou à l’arrivée.
A peine un mois environ passé à la tête de l’Etat, le président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye s’illustre de plus en plus à travers certains actes qui semblent attester sa détermination à dérouler tant bien que mal son agenda de rupture systémique promis aux Sénégalais, lors de la campagne électorale. En effet, nonobstant la fausse note constatée dans la nomination de certains directeurs généraux hors procédure d’appel d’offre préalable conformément à son engagement réaffirmé lors du deuxième Conseil des ministres du 17 avril dernier, l’actuel chef de l’Etat s’est déjà illustré par plusieurs actes assez novatrices novateurs dans sa gouvernance. Parmi ceux-ci, figure en bonne place sa décision de mettre fin à la mobilisation du gouvernement à l’aéroport pour l’accompagner ou l’accueillir au départ ou à l’arrivée lors de ses déplacements à l’étranger. Lors de son premier déplacement à l’étranger, effectué le 18 avril dernier, en Mauritanie, il avait n’ainsi mobilisé qu’une poignée de personnalités civiles et militaires pour sacrifier la tradition des honneurs à l’aéroport avant son départ.
Sur les images de la télévision nationale, on ne voyait que le Premier ministre, Ousmane Sonko et quelques autorités civiles dont son Directeur de cabinet, le Pr Mary Teuw Niane, le ministre de l’Intérieur, le général Jean Baptiste Tine, le Secrétaire général de la Présidence de la République et le Gouverneur de Dakar comme autorités civiles. Du coté des autorités militaires, on avait le général de corps d’armée Mbaye Cissé, Chef d’État-major général des armées (Cemga) et le général de corps d’armée, Moussa Fall, finalement limogé de ses fonctions de Haut-Commandant de la Gendarmerie nationale et Directeur de la Justice militaire le 24 avril dernier. Il faut dire que ce changement de protocole qui a surpris plus d’un a été décidé par l’actuel chef de l’Etat qui aurait dit, selon certaines indiscrétions, qu’il «ne veut plus voir les hautes autorités civiles et militaires perdre une demi-journée de travail juste parce qu’elles doivent aller l’accueillir à son retour de voyage».
Cette rupture dans le protocole présidentiel par rapport à la forte mobilisation des membres du gouvernement, des officiels des Forces de défense et de sécurité et de l’administration territoriale qu’on avait l’habitude d’observer à l’aéroport pour accompagner ou accueillir le Président lors de ses voyages a été d’ailleurs saluée par Mamadou Lamine Diallo. « Le fait symbolique il est vrai, mérite d’être souligné. Le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye satisfait l’une de mes vieilles revendications: le gouvernement mobilisé à l’aéroport pour accompagner ou accueillir le Président de la République au départ ou à l’arrivée. Protocole improductif qui date de la période coloniale imposé par le Gouverneur Général de l’AOF. Bravo BDF », a écrit l’ancien candidat malheureux à la dernière présidentielle dans une publication partagée sur son compte X (ex tweeter).
Prestation de serment et passation de service dans la plus grande sobriété
La fin de la folklorisassion de certaines cérémonies officielles a été certainement la première mesure de rupture constatée avec l’avènement du régime du président Bassirou Diomaye Diakhar Faye. En effet, ceux qui avaient fait le déplacement à la salle des expositions de Diamniadio où s’était tenue la cérémonie de prestation de serment du successeur du président Macky Sall ont été surpris par le climat de sobriété dans lequel s’est déroulé cet évènement. Pas l’ombre d’un griot ou autres cantatrices visibles dans cette grande salle où s’était également tenue la deuxième prestation du président Macky Sall en 2019 dans une forte ambiance de rivalité sonore de Doudou Ndiaye Mbengue et ses collègues du cercle fermé des griots du président avec comme leader Farba Ngom. Outre la prestation de serment du chef de l’Etat, la passation de services de tous les 30 membres du nouveau gouvernement s'est également déroulée dans la plus grande sobriété. Les séances de passation de services se sont déroulées sans aucun battement de « TamTam ».
La fin de cumul des fonctions au sein de l’exécutif
La fin du cumul des fonctions au sein de l’exécutif fait également partie des mesures phares de rupture initiées par l’actuel chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Annoncée par son Premier ministre, Ousmane Sonko, dans la foulée de la publication officielle de la liste des 25 ministres et 5 Secrétaires d’État, le 5 avril dernier, cette mesure est aujourd’hui respectée à 100%. Aujourd’hui, pour une première fois depuis 2000, le gouvernement est composé de membres qui vont se consacrer exclusivement aux tâches gouvernementales ». La page des ministres-maires ou encore ministres -présidents de Conseil départemental est désormais tournée. Pour rappel, la première personnalité à répondre favorablement à cette directive de non cumul de mandat au sein de l’exécutif est l’actuel ministre de l'Industrie et du commerce, Sérigne Guèye Diop. Deux jours après sa nomination, l’ancien maire de Sandiara a profité d’une rencontre avec ses militants pour annoncer sa démission à la tête de cette commune du département de Mbour. Le cycle de ces démissions a été fermé la semaine dernière avec les renoncements du Premier ministre, Ousmane Sonko, Birame Souléye Diop, Maïmouna Diéye et Yankhoba Diémé à leurs fonctions respectives de maire de Ziguinchor, maire de Thiès Nord, maire de Patte d'Oie et président du Conseil départemental de Bignona.
Procédure de la démission volontaire du maire de ses fonctions, selon l’article 133 du code général des collectivités territoriales
AU Sénégal, la question de la démission volontaire des maires et adjoints est traitée par l’article 133 de la Loi n° 2013-10 du 28 décembre 2013 portant Code général des Collectivités territoriales. Dans son premier alinéa, cet article précise que « Les démissions des maires et adjoints sont adressées au Ministre chargé des Collectivités territoriales par lettre recommandée avec accusé de réception ». Allant plus loin, le deuxième alinéa dispose que ces démissions «sont définitives àpartir de leur acceptation par le Ministre chargé des collectivités locales ou un mois après l’envoi d’une nouvelle lettre recommandée ». Et le troisième alinéa qui traite de l’exigence de la continuité du service dispose que « Jusqu’à l’installation de leurs successeurs, les maires et adjoints démissionnaires continuent d’exercer leurs fonctions ̀a l’exception de celles prévues aux dispositions des articles 99, 121, 135
Par Alain Claude MONTEIRO
ANALYSE ET REFLEXION SUR L’EVOLUTION DE STATUT DE L’ANCIEN FONCTIONNAIRE AU STATUT DE RETRAITE
Travail et Retraite sont les substrats majeurs du système d’employabilité. Le second est la suite logique du premier ! Au Sénégal, l’âge légal de départ à la retraite est établi à 60 ans depuis 2005
La Journée Internationale du Travail, fête des masses laborieuses a été célébrée le mercredi 1er mai 2024, ensemble, la main dans la main, Etat, employés et employeurs se sont engagés à relever le défi de la sauvegarde de l'outil de travail et la préservation des acquis sociaux, dont la Retraite des anciens travailleurs. Travail et Retraite sont les substrats majeurs du système d’employabilité. Le second est la suite logique du premier ! Au Sénégal, l’âge légal de départ à la retraite est établi à 60 ans depuis 2005. Paradoxe, les syndicats demandent régulièrement un rallongement de cet âge ce que les autorités refusent, arguant qu’il faut laisser la place aux nouvelles générations.
HISTORIQUE DU FONDS NATIONAL DE RETRAITES
Les origines du Fonds National de Retraite remontent à 1907 avec la création de l’Inspection des Sous Ordonnancements du Sénégal par l’arrêté du 27 novembre 1907, modifié en janvier 1957 et juin 1958. L’inspection des sous-ordonnancements était chargée, entre autres, de : la constitution des dossiers de pension des fonctionnaires ; la régularisation de la situation financière du personnel au regard des pensions ; la validation des services auxiliaires et contractuels ; l’établissement des décisions attribuant des rentes viagères aux contractuels et aux auxiliaires ; enfin, de l’attribution des secours après décès appelés « capital décès »
C’est dans ces conditions que l’existence d’une caisse autonome ne se justifiait plus et c’est pourquoi la loi de finances de la France de 1961, en son article 72, a prononcé la dissolution de la CRFOM à compter du 1er janvier 1961. C’est ainsi qu’au Sénégal, est créé, dès l’accession à la souveraineté internationale, un compte hors budget intitulé « Fonds National des Retraites » par loi n°61-04 du 14 janvier 1961 avec une dotation initiale de 160 millions FCFA pour la prise en charge des pensions de retraite.
Les recettes du FNR comprenaient, outre, les retenues opérées sur les traitements et l’abondement versé par l’État, les Communes ou les établissements publics employeurs et une subvention d’équilibre inscrite au budget de l’État. La loi de finance n°62- 49 du 20 juin 1962 transformera le FNR en compte spécial du Trésor et le décret n°66-518 du 30 juin 1966 en fixera les règles de fonctionnement. Il faut noter que le régime juridique des pensions au Sénégal a été organisé d’abord par la loi n°61-36 du 15 juin 1961 relative au régime des pensions civiles avant d’être remplacée par la loi n°64-24 du 27 janvier 1964, premier texte de portée générale organisant la retraite de tous ceux qui, civils ou militaires, pouvaient prétendre à une pension en rémunération des services qu’ils ont rendus à l’État. Mais force a été de constater quelques années après sa publication, que certaines dispositions devaient être modifiées, les unes pour être complétées, les autres pour être abrogées et remplacées. C’est ainsi que plusieurs lois modificatives ont été adoptées entre 1966, 1981 et 2002. La dernière loi 2002- 08 du 22 février 2002 devait, entre autres modifications, prolonger la retraite à soixante ans.
La création du FNR a, bien entendu, était accompagnée par la mise en place d’une première structure de gestion administrative et financière par décret n°61-090 du 07 mars 1961 dénommée sous-Direction des Pensions et qui avait pour principale mission la gestion des pensions dont bénéficiaient les fonctionnaires relevant des régimes de retraites ainsi que la gestion des rentes et allocations viagères aux agents non fonctionnaires. Ces deux structures étaient rattachées au Ministère de la Fonction Publique et du Travail. Par décret n°66-1072 du 29 décembre 1966, le Service des Pensions prend le nom de Service National des Pensions. Celui-ci deviendra par décret n°67-827 du 07 juillet 1967 la Direction de la Dette Viagère (DDV). Ces deux dernières structures, contrairement aux deux premières, étaient rattachées au Ministère des Finances La DDV a été chargée d’effectuer tous les actes nécessaires à la liquidation et à la concession des pensions et des rentes d’invalidité dans les conditions prévues par le régime général des pensions civiles et militaires de retraites.
C’est en 1990 qu’interviendra la fusion de la Direction des Pensions et Rentes Viagères avec la Direction Centrale de la Solde qui aboutit à une seule Direction Centrale de la Solde, des Pensions et des Rentes Viagères créé par décret n°90-333 du 27 mars 1990. Cette nouvelle Direction avait en charge, à la fois, la gestion des salaires et allocations des fonctionnaires civiles et militaires et celle des pensions. Cette Direction Centrale deviendra, trois ans plus tard, par décret n°93- 723 du 07 juin 1993, la Direction de la Solde, des Pensions et des Rentes Viagères (DSPRV). Enfin, la DSPRV sera scindée en deux directions distinctes par le décret n°2017-480 du 03 avril 2017 modifiant le décret n°2014-1171 du 16 septembre 2014 portant organisation du Ministère de l’Économie, des Finances et du Plan.
QUELLES STRATEGIES POUR AMELIORER LE NIVEAU DES PENSIONS DE RETRAITE DES FONCTIONNAIRES CIVILS ET MILITAIRES ?
La Conférence sociale de 2017, dont le thème portait sur « La réforme des retraites au Sénégal : vers des régimes viables et inclusifs », a été un grand moment de diagnostic du système de retraite. Dans ses conclusions, elle a formulé des recommandations fortes ayant pour finalités l’extension de la couverture sociale, la restauration de la viabilité financière, la revalorisation des pensions de retraite et de réversion mais aussi la modernisation de la gestion administrative et financière afin de développer la qualité de l’offre de service. «dans la perspective de l’adaptation de notre système de retraite aux standards internationaux, (….) de veiller à l’équilibre financier à long terme des régimes de retraite, à assurer la viabilité et l’autonomisation institutionnelle du Fonds National de Retraites (FNR), ainsi que le relèvement continu et significatif du niveau des pensions, afin d’améliorer durablement la qualité de vie des retraités, en intégrant, notamment, outre le système courant de répartition, le recours innovant et indispensable à la retraite complémentaire ».
Forte de cette directive, la Direction Générale du Budget du Ministère des Finances et du Budget, à travers la Direction des Pensions, a ouvert un vaste chantier de réformes du FNR ayant pour colonne vertébrale l’amélioration continue du niveau des pensions, axe soutenu principalement par la multiplication des piliers et, secondairement, par l’instauration d’un mode pérenne de revalorisation des pensions ainsi que le relèvement de la pension minimale. Cela a permis de mettre en place le régime complémentaire et de modéliser le régime d’épargne-retraite volontaire.
Dans la même dynamique, les travaux en cours s’orientent vers la conception d’un mode de revalorisation annuelle des pensions et l’ajustement de la pension minimale au contexte socio-économique actuel La cotisation mensuelle varie de 2.910 à 54.880 FCFA pour toutes les catégories de fonctionnaires. Cette contribution relativement modeste pour le plus grand nombre résulte de l’étroitesse de l’assiette soumise à cotisation qui ne prend pas en compte les indemnités. Régime se justifiait amplement si l’on tient compte du niveau de contribution du régime de base, de la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des actifs, du désir d’en faire un régime attractif.
En application de l’alinéa 2 de l’article 3 de la loi n°2018-12 du 30 mars 2018 qui dispose que « Le coût d’acquisition et les modalités de calcul du nombre de points, la valeur du point de retraite et des points forfaitaires sont fixés par arrêté du Ministre chargé des Finances », l’arrêté n°024334/MFB/ DGB/DP du 07 octobre 2020 fixant les paramètres du régime complémentaire a été pris par le Ministre des Finances et du Budget. Cela a permis d’entamer la liquidation de la pension complémentaire à partir du 1 er janvier 2021 correspondant à un revenu mensuel allant de 8.440 à 25.768 FCFA pour la première cohorte des bénéficiaires ayant cotisé moins de trois années. Mais, l’impact du nouveau régime de retraite complémentaire sur le pouvoir d’achat des nouveaux retraités apparaîtra réellement à partir de 15 ans de mise en œuvre avec alors un accroissement significatif du niveau de l’allocation. Les projections confirment la montée en puissance du régime complémentaire qui constitue également une opportunité inédite pour transformer le FNR en investisseur institutionnel, doté de la personnalité juridique et de constitution des cotisants, les excédents accumulés devant supporter les charges futures.
MODELISATION DU REGIME D’EPARGNE-RETRAITE VOLONTAIRE
Enjeu du troisième pilier : les simulations effectuées lors des travaux préparatoires au relèvement du niveau des pensions du personnel titulaire des universités ont corroboré la pertinence de l’idée de création d’un troisième pilier supplémentaire retenue par la Conférence sociale d’avril 2017 : l’épargne-retraite volontaire par capitalisation. Il est, en effet, ressorti des calculs que l’élargissement de l’assiette soumise à cotisation à l’Indemnité spéciale Recherche-Formation combinée à la suppression de l’écrêtement et à la création d’un régime complémentaire obligatoire relevaient le taux de remplacement à 45%, et, au meilleur des cas pour certains, à 60%. A cela, s’ajoute la situation, déjà évoquée, de prédominance du régime indemnitaire dans le système de rémunération des agents publics qui fait qu’une part importante du revenu échappe à l’assiette soumise à cotisation, minorant la pension et engendrant souvent le basculement des retraités dans la précarité.
Pour l’épargne retraite, les projections donnent, selon la hiérarchie, le capital de sortie suivant :
- Les magistrats : 33 012 552 FCFA pour 19 ans de cotisation ;
- Les enseignants du supérieur : 37 860 000 FCFA pour 19 ans de cotisation ;
- Hiérarchie A : 9 800 000 FCFA pour 15 ans de cotisation ;
- Hiérarchie B : 6 151 000 FCFA pour 16 ans de cotisation ;
- Hiérarchie C : 5 970 000 FCFA pour 19 ans de cotisation.
Globalement, le retraité, poly pensionné, bénéficiera de deux pensions réversibles en cas de décès et d’un capital de sortie : la première est celle du régime de base, la seconde celle de la retraite complémentaire et le capital de sortie.
LA REVALORISATION ANNUELLE DES PENSIONS
Le mode de revalorisation des pensions s’inscrit dans le cadre plus large de la problématique du pouvoir économique des retraités qui soulève plusieurs questions. La première question est celle du pouvoir économique à concéder aux pensionnés par rapport au niveau de vie des actifs et à la croissance du revenu national. Autrement dit, les retraités doivent-ils être pris en compte dans le progrès pour favoriser la parité économique entre actifs et retraités.
VERS UNE REFORME DOSSIER RETRAITE INSTITUTIONNELLE DU FONDS NATIONAL DE RETRAITES : POUR UNE MEILLEURE GOUVERNANCE DU SYSTEME DE RETRAITE
Contexte La réforme institutionnelle du FNR est une des recommandations phares de la deuxième conférence sociale organisée en avril 2017 dont le thème portait sur « la réforme des Retraites au Sénégal : vers des régimes viables et inclusifs ». Cette recommandation formulée dans un contexte marqué par la gestion axée sur les résultats, laquelle est devenue le cadre normatif d’élaboration, d’exécution et d’évaluation des politiques publiques, a recommandé d’assurer «la viabilité et l’autonomisation institutionnelle du Fonds National de Retraites ainsi que le relèvement continu et significatif du niveau des pensions ». Au demeurant, le diagnostic institutionnel du Fonds, créé en 1962, a mis en évidence que le statut de compte spécial du trésor ne répond plus à l’exigence de performance attendue d’un régime de retraite, en termes de gouvernance inclusive et cohérente, de financement viable et soutenable, d’extension de la couverture du risque vieillesse, ni à l’obligation de respecter les normes de gestion prudentielles généralement admises par les organismes internationaux de supervision des institutions de prévoyance sociale.
En Conclusion, une réforme en profondeur des systèmes de retraites au Sénégal est devenue une exigence sociale, « une condition sine qua non » un besoin inéluctable, un point de non-retour. Dans la perspective de rencontres d’information et de sensibilisation des tenants actuels du Pouvoir, je voudrais suggérer : Le renforcement du Pouvoir d’achat des pensionnés FNR face à la Cherté de la Vie en allouant une indemnité compensatoire ; l’amélioration à court terme de la situation précaire des pensionnés FNR par la revalorisation des pensions. la Constitution de la République du Sénégal dispose que « l’Etat et les collectivités publiques ont le devoir de veiller à la santé physique et morale de la famille et, en particulier des personnes handicapées et des personnes âgées. » L’Etat du Sénégal a consenti de gros efforts en direction des populations, dont la tranche 3e âge est une grande bénéficiaire. Il s’agit entre autre du Programme National de Bourses de Sécurité Familiale ou la Couverture Maladie Universelle dont le Plan Sésame pour les personnes de plus de 60 ans. Malgré tout, les conditions de vie des personnes âgées sont extrêmement difficiles face au renchérissement du coût de la vie et une inflation généralisée de tous les produits de consommation.
UN BUDGET DE 200 MILLIONS FCFA POUR LE FESTIVAL DE JAZZ DE SAINT-LOUIS
La 32ème édition aura lieu du 16 au 20 mai prochain dans la ville tricentenaire. L’annonce est faite par les responsables du comité d'organisation regroupés au sein de l’Association Saint-Louis Jazz
La 32ème édition du Festival International de Jazz de Saint-Louis aura lieu du 16 au 20 mai prochain dans la ville tricentenaire. L’annonce est faite par les responsables du comité d'organisation regroupés au sein de l’Association Saint-Louis Jazz. Un festival qui, depuis 2016, est inscrit dans le catalogue des plus grands festivals du monde et qui draine des milliers de festivaliers provenant de toutes les contrées du monde. « Le Festival International de Jazz de SaintLouis est un événement d'envergure mondiale qui participe grandement à l'essor de l'économie locale, avec le plein affiché par la quasi-totalité des réceptifs hôteliers de Saint-Louis et environs », a rappelé Idriss Bengéloune, Président du Comité d’organisation de ce Festival de Jazz.
Cette année, la programmation est accentuée sur les artistes locaux pour promouvoir leurs talents à travers la scène Off du festival. Les organisateurs prévoient également comme d’ordinaire des échanges musicaux, un Masterclass entre jeunes talents et musiciens confirmés, des foires artisanales et commerciales sur le quai Masseck Ndiaye, pour permettre aux commerçants et artisans d'écouler leurs produits et oeuvres et nouer des partenariats. À cela s’ajoutent aussi des projections de films qui sont prévues dans le but de sensibiliser les populations sur certaines problématiques de l’heure.
La grande scène « In » aura lieu à la place Baya Ndar ex-Faidherbe où il est attendu la prestation de plusieurs artistes talentueux de renommée internationale à l’image de Rafael Pannier de la France ; Carmen Souza du Portugal ; Chan Dominguez d'Espagne ; Sophie Lukacs du Canada ; Banz Oester And the Rainmakers de la Suisse et de l'Afrique du Sud. Sur la même lancée également, nous pouvons citer Ben Aylon et Aly Ndiaye Rose (fils de feu Doudou Ndiaye Rose) et les rosettes ; les mythiques findifeer du Sénégal et le grand Denis King des États-Unis qui clôturera cette 32ème édition du Festival International de Jazz de Saint-Louis.
Pour l’heure, les organisateurs croisent et prient tout en espérant une présence effective des autorités étatiques, tout comme la mairie de Saint-Louis pour accompagner et soutenir cette entreprise chère à Saint-Louis et porteuse de rayonnement touristique de la vieille cité et qui réaffirme la culture comme composante fondamentale du développement durable. Le budget de ce Festival avoisine les 200 millions FCFA pour reprendre les propos de Fara Tall, membre du Comité d’organisation.
LE FOOTBALL AFRICAIN TOUJOURS DANS L’EXPECTATIVE
Initialement prévue au début de l’année 2025 au Maroc, la prochaine Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football s’achemine inexorablement vers un report.
Initialement prévue au début de l’année 2025 au Maroc, la prochaine Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football s’achemine inexorablement vers un report. Entrevue en juillet- août 2025 et janvier 2026, l’incertitude continue de planer sur la tenue de cette compétition. Le calendrier chargé par la Coupe du monde des clubs, annoncé par la Fifa aux États-Unis du 15 juin au 13 juillet, a fini de bousculer l’agenda africain et mis le football africain dans l’expectative.
La question de la périodicité de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football s’est encore posée au sommet du football africain. Programmée en janvier 2025 lors des deux dernières éditions, la tenue de la prochain édition s’achemine tout droit vers un nouveau report. Un retour en milieu de l’année entre juin et juillet ou tout simplement un report en janvier 2026 ? Le doute subsiste encore. Si la fenêtre de janvier-février 2025 pourrait éviter les conflits de calendrier et garantirait une participation optimale des joueurs, bien qu’elle va à l’encontre des clubs européens, d’autres facteurs sont venus remettre en question cette périodicité. L’annonce de la Coupe du monde des clubs élargie à 32 équipes annoncée par la FIFA et prévue officiellement aux États-Unis du 15 juin au 13 juillet, a fini d’entraîner un conflit de dates qui pourrait encore retarder encore l’édition 2025 de la Coupe d’Afrique des nations
La superposition de calendriers a suscité depuis quelques mois un débat sur le possible report de la CAN à janvier 2026. S’il n’est pas tout simplement mis la guéguerre entre la FIFA. Un conflit d’intérêt dont le football africain continue de subir les contrecoups et dégâts collatéraux. Devant cette situation, la Fédération royale marocaine de football, avait émis son souhait de voir la CAN au Maroc se tenir en été 2025.
Mais cette proposition va à l’encontre de la préoccupation de nombreux observateurs qui avancent que l’organisation de la CAN en juin-juillet reste difficile en raison du chevauchement pourrait compromettre la disponibilité des joueurs africains participant à la CAN, du fait de leurs engagements avec leurs clubs.
Mais aussi des raisons climatiques ou de la fatigue des joueurs durant cette période qui coïncide avec la préparation des clubs en début de saison. Au moment où d’autres soutiennent que cette période contraindrait les joueurs à enchaîner le Mondial des clubs, la CAN, puis les qualifications pour la Coupe du monde 2026 en l’espace d’un mois seulement, imposant un rythme insoutenable. Le président de la CAF, Patrice Motsepe, a déjà souligné être « toujours en communication avec la FIFA concernant les dates» a souhaité que la CAN. «se tienne au moment opportun»
La tenue en janvier-février 2026 semble fortement envisagée. Le président de Fifa Gianni Infantino qui est resté ferme sur sa décision de maintenir la date prévue pour la Coupe du monde des clubs, par conséquent un changement de calendrier, est favorable pour le report de la 35e édition de la CAN à janvier 2026. Une période qui apparaît comme la meilleure pour éviter les conflits de calendriers et garantir le bon déroulement des deux compétitions. Pour l’heure, le football africain reste dans l’expectative en attente de nouvelles concernant le sort de l’édition 2025 de la Coupe d’Afrique des nations.
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LES UNE DE LA PRESSE DE CE MERCREDI 8 MAI 2024
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KEEMTAAN Gi – FUTILITÉS
On nous présente souvent comme des gens beaux et intelligents. En tout cas, dans un pays comme le Gabon, nous sommes une denrée très recherchée. Vous en doutez ? Renseignez –vous autour de vous ou discutez avec de bons compatriotes qui ont pris leurs aises dans ce doux pays où les donzelles n’ont pas peur de dire leurs fantasmes. Vous voulez quoi ? Saturé de politique politicienne, il faut bien que je braque les yeux ailleurs. Surtout dans ce pays où de bienheureux se promènent sur des hectares de terre. Mais voilà, on a beau être exhibés comme des gens brillants, il arrive que l’on se demande si les autres ne nous trompent pas pour mieux nous b… J’ai entendu dire que de plus en plus, des jeunes sont devenus accrocs aux jeux du hasard. Ils sont dans les casinos ou tentent leur chance dans différents jeux dont le fameux site de paris sportifs 1Xbet. Des élèves y misent ainsi leur frais de scolarité pendant que des pères de famille parient leurs salaires. Au niveau des casinos, d’anciennes célébrités appauvries y cherchent fortune. Il y a quelques années, la Lonase (Loterie nationale sénégalaise) nous bombardait d’un spot publicitaire. Il s’agissait d’un vieux vendeur de charbon de bois qui s’offre le jackpot avec 50 millions de francs Cfa. Plus tard, on le retrouve en costard, cigare à la bouche et entouré de belles filles qui boufferont certainement son fric avant qu’il ne retourne à son charbon de bois. Dans l’autre spot, c’est toujours le même vieil homme qui cherche à s’enrichir, il touche le jackpot et on l’aperçoit encore à une soirée traditionnelle avec une orgie de musique et entouré de belles dames et de griots qui chantent ses louanges pour lui soutirer du fric comme dans le premier spot. Depuis lors, rien n’a changé… Tout cela représentait la belle illustration de nos « sénégalaiseries » ou de nos comportements d’une autre époque ! On gagne de l’argent non pas pour l’investir dans des projets porteurs et générateurs de revenus, mais pour faire la fête et sauter de belles femmes ! Des images insipides que l’on offre ainsi à une jeunesse qui ne croit plus aux études, mais qui passe son temps à parier avec l’espoir de devenir millionnaire et sortir de la pauvreté qui continue de gagner du terrain. Et tout se joue à travers nos télévisions locales qui sont devenues de vraies poubelles, des déchets de notre société. Des futilités fortement sponsorisées par des sociétés qui se détournent des émissions éducatives ou qui font appel à l’intellect pour des fadaises. Tout est jeu ! Une jeunesse passe son temps à parier. Ce qui constitue une vraie arnaque pour des jeunes qui ne savent pas qu’on se joue d’eux pour enrichir d’autres. Au lieu d’offrir à une jeunesse d’autres rêves, tout est devenu jeu, toujours des jeux et encore des jeux où l’on gagne du fric, des portables et d’autres appareils qui nous enfoncent encore dans l’ignorance. Rien que de l’accessoire ! Pour crétiniser une jeunesse, le moyen le plus rapide, c’est de lui proposer des jeux, toujours des jeux ! KACCOOR BI - LE TEMOIN
ISMAÏLA MADIOR FALL A L’IFAN LES PRÉCISIONS DU RECTEUR
Le Rectorat de l’Université de Dakar n’a pas tardé à répondre à la Section Université Cheikh Anta Diop du Sudes/Esr qui l’accusait de vouloir parachuter à l’Ifan le Pr Ismaëla Madior Fal. Dans un communiqué, le Pr Mbaye Thiam, porte-parole du Recteur, indique que cette démarche entre dans le cadre normal des choses parce que prévue par les textes. Ce lundi, la Section Université Cheikh Anta Diop du Sudes/Esr s’insurgeait contre cette « tentative » du recteur de vouloir parachuter l’ancien ministre Ismaïla Madior Fall à l’Ifan. Ce qui est, selon eux, « un détournement des procédures et des règles d’affectation du Personnel d’enseignement et de recherche (Per) comme stipulé dans les articles 8 et 24 du décret n°84-1184 du 13 octobre 1984 ». Suite à cette sortie, le Rectorat a réagi ce mardi. Dans un communiqué, son porte-parole, Pr Mbaye Thiam, soutient que « cette démarche entre dans le cadre normal des choses puisque prévue par les textes ». Il précise d’emblée qu’« Ismaïla Madior Fall, une fois de retour dans sa faculté d’origine, peut demander une affection à l’Ifan. Mais cela ne dépend pas du recteur qui ne fait qu’entériner des décisions des instances de départ et d’accueil ». Il ajoute que « Ce n’est pas le Recteur qui l’affecte à l’Ifan. Pour aller à l’Ifan, son département d’origine de la Faculté des sciences juridiques et politiques doit donner un avis favorable. Et c’est seulement après cette procédure qu’Ismaïla Madior Fall pourra intégrer l’Ifan. Ainsi, si jamais son département d’origine ne veut pas le libérer ou que le département de l’Ifan visé ne veut pas l’accueillir, le recteur ne pourra nullement l’y affecter ».
DEMANDE D’INTEGRATIONAL» IFAN : ISMAILA MADIOR FALL PRÉCISE ET CORRIGE LE SUDES.
Le Professeur agrégé en droit public Ismaila Madior Fall est monté au créneau à travers un texte pour démonter les arguments de la section Sudes de l’Ucad. Selon l’enseignant, la communication du porte-parole du Recteur de l’UCAD le Pr Mbaye Thiam a été éclairante sur la question mais il convient de faire certaines précisions. « Après avoir formé une cinquantaine de docteurs et des professeurs agrégés, présidé le concours d’agrégation de droit public du CAMES et accumulé une expérience gouvernementale décennale, j’ai considéré que, de retour à l’Université, je serai plus utile à la communauté universitaire en dirigeant des recherches sur divers sujets portant sur les politiques publiques et la gouvernance plutôt que de donner des enseignements sur les disciplines classiques que les professeurs que j’ai formés assurent de manière remarquable. Mes activités d’enseignement à la FSJP pourraient alors se limiter à ce qu’ils souhaitent que je complète par des conférences de méthode et des cours sur des aspects pratiques non abordés par les enseignements théoriques » dit-il d’emblée. « A cet effet, j’ai introduit une demande auprès du Recteur dont seul un début d’instruction provoque des cris d’orfraie de syndicalistes à qui il faut rappeler l’histoire intellectuelle et la vocation pluridisciplinaire de l’IFAN, mais aussi la vocation hospitalière de celui-ci qui a fait sa réputation. Les syndicalistes du SUDES, qui ont écrit ce communiqué fustigeant ma démarche, sont ou ignorants des règles qui régissent le statut des enseignants chercheurs ou de mauvaise foi. Le Recteur ne peut pas et ne veut pas m’affecter proprio motu à l’IFAN. Il ne peut que soumettre ma demande aux instances délibérantes des deux institutions (IFAN et FSJP) pour avis avant de prendre une décision y relative. La FAC donne un avis favorable, L’IFAN de même, des syndicalistes ne peuvent pas s’y opposer. En cas de divergence d’avis, je m’acquitte de ma charge de professeur titulaire de classe exceptionnelle d’une demi-journée par semaine. Et j’ai tout mon temps libre à moi. C’est une profanation des traditions universitaires et de la décence de ruer dans les brancards et de crier sur la place publique un avis d’opposition qu’on peut sereinement donner dans les instances appropriées. Respectons les usages et la liberté académiques. Les règlements de comptes personnels n’ont pas droit de cité à l’Université » a ajouté l’ancien ministre des Affaires étrangères.
DOUANE PLUS DE 3 MILLIARDS CFA DE BILLETS NOIRS SAISIS
Décidément ! Le directeur général des Douanes Mbaye Ndiaye est en passe de réussir le maillage du territoire économique du Sénégal. Déployés sur plusieurs fronts (drogue, dédouanement, contrebande, faux monnayage, émigration clandestine etc), les douaniers sont en train de donner les résultats escomptés au cours de cette année 2024. En effet, en moins de trois mois d’existence, la toute nouvelle Brigade commerciale des Douanes de Sénoba, Subdivision de Kolda, Région douanière du Sud, vient de réaliser une double saisie de devises en billets noirs d’une contrevaleur de 3 205 000 000 cfa. La double opération fait suite à l’exploitation de renseignements faisant état d’un projet de transfert et de lavage de billets noirs par des individus opérant dans le Sud du pays. C’est ainsi que dans la nuit du lundi 06 au mardi 07 mai vers 22h, les agents de ladite unité ont filé et intercepté un premier groupe de trois personnes dont un individu qui prétend appartenir aux Forces de défense et de sécurité. Les trois faussaires détenaient par devers eux des coupures de 500, 200 et 100 euros en billets noirs d’une contrevaleur de 02 milliards 292millions cfa et des coupures en dollars d’une contrevaleur de 913 millions cfa soit au total 3 milliards 205 millions cfa. Toujours dans le cadre de cette double opération indique le communiqué de la Douane, un autre individu est appréhendé ce mardi 07 mai vers 15h 30mn avec des coupures de billets noirs d’une contrevaleur de 242 millions cfa Toujours est-il qu’en quelques mois, dessaisies de billets noirs d’une contrevaleur de plus de 9 milliards 300 millions cfa (900 millions en janvier, 05 milliards cfa en avril et 3 447 000 000 pour la dernière en date). Comme chaque année à l’approche de la Tabaski, les faussaires multiplient leur production de faux billets destinés aux vendeurs de moutons.
HAUT-COM LE GÉNÉRAL MARTIN FAYE INSTALLÉ LE 14 MAI PROCHAIN
Mardi 14 mai prochain, le général de division Martin Faye sera installé officiellement à la tête du Haut commandement de la Gendarmerie et direction de la Justice militaire. Une cérémonie de prise de commandement présidée par le ministre des Forces Armées, le général Birame Diop à la Caserne Samba Diéry Diallo de Colobane. Justement ! Courant 1998 ou 1999 si les souvenirs du quotidien « Le Témoin » sont exacts, le général Pathé Seck alors haut commandant de la Gendarmerie nous orientait à propos d’un reportage à la veille d’une fête du 04 avril en ces termes « J’aurai souhaité que « Le Témoin » fasse un dossier sur le Gign suivi d’un portrait sur le capitaine Martin Faye qui reste et demeure jusqu’ici le meilleur chef de cette unité d’élite depuis sa création ». C’est ainsi que « Le Témoin » a eu à révéler au grand public le capitaine Martin Faye avec un article intitulé : « Surhomme » en chef du Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (Gign). Il a fallu plus de 25 ans après pour que l’officier d’élite récolte les fruits de son parcours exceptionnel. Le sacre du mérite ! Juste pour dire que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, Chef suprême des armées, ne s’est pas trompé sur le profil du général de division Martin Faye en le nommant Haut commandant de la gendarmerie. Connu et reconnu pour sa sérénité, son calme, son humilité et son professionnalisme, Martin Faye est un officier-général aux qualités multidimensionnelles. Tiens, une coïncidence d’excellence ! Le Haut com partage les mêmes qualités humaines et professionnelles avec son second, le général Pape Diouf qui a marqué son passage à la gendarmerie territoriale. Connu pour sa disponibilité et sa rigueur, l’actuel haut commandant en second avait mis fin aux activités « illégales » de certains policiers et gendarmes à la retraite qui faisaient des constats d’accident de la circulation. « Le Témoin » est convaincu que le général Martin Faye et son adjoint ont toutes les qualités professionnelles requises pour un bon commandement.
CONFIDENTIEL DE ‘BES BI LE JOUR’ DE CE MERCREDI 8 MAI 2024
Baadoolo - Sunu gaal gui et ces vagues
Un mois, ce n’est encore rien. Ils viennent d’arriver et ont été escortés par des jeunes. Ils les ont embarqués avec beaucoup d’espoir. On n’ose pas croire qu’ils croient être menés en… pirogue ! Mais les migrants ont comme rejeté la grâce de Diomaye et Sonko avec ces morts et interceptions d’embarcations. On est quand même sortis d’un Etat qui avait presque chaviré. Si 7 sages n’avaient pas sauvé sunu gaal... Ils ont osé quand même ramer à contre-courant d’un homme qui pagayait dans le vide. Ce pays rescapé a besoin de psychologues.
Ismaila Madior Fall répond au Sudes sur son intégration à l’Ifan «C’est une profanation des traditions universitaires»
Ismaïla Madior Fall sort de son silence. S’il estime que «la communication du porte-parole du Recteur de l’Ucad, le Pr Mbaye Thiam, a été éclairante sur la question», l’ancien ministre en a ajouté quelques précisions. Le constitutionnaliste souligne avoir «introduit une demande auprès du Recteur dont seul un début d’instruction provoque des cris d’orfraie de syndicalistes à qui il faut rappeler l’histoire intellectuelle et la vocation pluridisciplinaire de l’Ifan, mais aussi la vocation hospitalière de celui-ci qui a fait sa réputation». Il se veut clair : «Les syndicalistes du Sudes, qui ont écrit ce communiqué fustigeant ma démarche, sont ou ignorants des règles qui régissent le statut des enseignants chercheurs ou de mauvaise foi. Le Recteur ne peut pas et ne veut pas m’affecter proprio motu à l’Ifan. Il ne peut que soumettre ma demande aux instances délibérantes des deux institutions (Ifan et Fsjp) pour avis avant de prendre une décision y relative». En tout et pour tout, IMF estime que «c’est une profanation des traditions universitaires», avant d’ajouter : «Les règlements de comptes personnels n’ont pas droit de cité à l’Université.»
Gouvernance foncière au Sénégal Le médiateur de la République pour une meilleure réglementation
Le médiateur de la République a exprimé ses inquiétudes, ce mardi, sur les litiges fonciers au Sénégal. C’était lors d’un atelier d’échanges sur le foncier qu’il a organisé lui-même. Demba Kandji compte s’appuyer sur des rencontres périodiques avec les acteurs pour proposer à l’Etat des axes de réflexion afin d’améliorer la gouvernance foncière. «La préoccupation majeure du Sénégal, c’est la terre. Où habiter ? Où cultiver ? Donc, nous avons entrepris cette réflexion pour essayer, dans le cadre de nos pouvoirs de proposition et de suggestion, de ficeler des directives à confier à ceux qui décident», a-t-il déclaré. Insistant sur la nécessité de protéger le foncier rural, le médiateur a indiqué que «cette rencontre est initiée au regard «des plaintes qui sont plus ou moins récurrentes par rapport aux aliénations de sols en milieu rural dont les paysans se plaignent et pour lesquelles le médiateur est saisi par des élus locaux et agents de l’administration».
Kolda - 3 milliards de faux billets saisis par la Douane
Une saisie de billets noirs d’une contrevaleur de trois milliards 447 millions de Cfa vient a été effectuée par la Douane à Sénoba. Cette prouesse est le fruit d’une opération réalisée par la Brigade commerciale de cette localité dans la nuit du lundi 06 au mardi 07 mai. Ce jour là, vers 22 heures, les soldats de l’économie se préparaient à l’exploitation d’un renseignement faisant état d’un projet de transfert et de lavage de billets noirs par des individus opérant dans le Sud du pays. Prête à passer à l’action, l’unité de Douaniers file et intercepte un premier groupe de trois personnes dont un individu qui prétend appartenir aux Forces de défense et de sécurité. «Les trois faussaires détenaient par devers eux des coupures de 500, 200 et 100 euros en billets noirs d’une contrevaleur de 02 milliards 292 millions de francs CFA et des coupures en dollars d’une contrevaleur de 913 millions de francs Cfa. Soit au total 3 milliards 205 millions de francs CFA », a renseigné un communiqué de la Douane.
Université Amadou Makhtar Mbow Les étudiants briefent Abdourahmane Diouf
Les étudiants de l’Université Amadou Makhtar Mbow (Uam) ont reçu le ministre de l’Enseignement supérieur hier. Ils ont posé leurs doléances à Abdourahmane Diouf. «Nous voulons l’achèvement des travaux en cours du campus social et ceux du complexe sportif de l’université, un accompagnement financier pour équiper le laboratoire de l’université. Nous avons besoin d’un renforcement de notre service médical pour des soins de santé de qualité. Nous réclamons le remboursement de nos frais médicaux, qui constituent un réel fardeau pour nous», a dit Lamara Ba, leur porteparole. Le ministre a demandé aux étudiants de l’Uam de mettre à profit «les atouts de leur université pour éviter toute perturbation et de se concentrer exclusivement sur leurs études afin de réaliser des performances».
Saint-Louis 67 migrants interceptés par la base navale Nord
La base navale Nord de Saint-Louis a intercepté, ce mardi, une pirogue avec à son bord 67 migrants irréguliers, dont 11 Sénégalais, 51 Gambiens, un Malien et un Guinéen. Selon la source, la pirogue avait quitté la Gambie le 1er avril dernier. Deux migrants ont été évacués à l’hôpital. A Joal également, 54 candidats à l’émigration irrégulière ont été interpellés ce lundi, par la brigade territoriale de la gendarmerie locale. Ces migrants viennent majoritairement de la région de Tambacounda. 18 mineurs ont été interpellés dans cette opération.
Une version financière du supplice de la goutte d’eau ? Le tout finance et politique attendait vendredi 26 avril le verdict de Fitch et Moody’s sur la dette souveraine de la France. Résultat : la note est inchangée. Prochaine étape le 31 mai, où ce sera au tour de Standard and Poor’s de se prononcer. La focalisation du débat public autour de ces annonces constitue un indice de l’influence voire du pouvoir joué par ces acteurs historiques de la notation financière.
Au-delà des polémiques politiques inhérentes à cet exercice, le rôle de ces oracles est souvent critiqué. Les géants de la notation financière (appelé aussi, notation de crédit), à l’instar de Moody’s, Standard & Poor’s et Fitch, possèdent un pouvoir certain qu’il n’est pas scandaleux d’interroger. Comprendre la persistance de leur structure, renforcer leur régulation, accroître la concurrence sur le marché de notation financière sont autant de sujets abordés pour mieux comprendre la réalité de l’industrie de la notation financière.
Les agences de notation de crédit offrent aux investisseurs potentiels une information simple, lisible et synthétique sur le risque de défaillance d’un émetteur qu’il s’agisse d’entreprises, d’institutions financières ou d’États. En estimant le risque de défaut de l’emprunteur, les agences de notation sont censées réduire l’asymétrie d’information entre les acteurs des marchés informés et non informés ou moins bien informés, sans oublier les pas du tout informés.
Une double attente symétrique
La littérature économique s’appuie sur une idée de base : les asymétries d’information, matérialisées par un avantage informationnel détenu par l’une des parties dans la relation prêteur-emprunteur, justifient l’apparition d’un intermédiaire susceptible de les réduire. D’une part, les investisseurs et les prêteurs attendent des agences qu’elles émettent des avis sur la qualité de crédit des emprunteurs de manière fiable et objective. Les agences assurent donc un rôle essentiel car elles garantissent à tous le même niveau d’informations. Les notations attribuées par ces entreprises spécialisées comblent donc un manque éventuel d’informations et dispensent les opérateurs du marché des coûts qu’implique le traitement de gros volumes d’informations financières. D’autre part, les emprunteurs attendent que les notations reflètent correctement leur qualité de crédit. Cette double attente a permis aux agences de se développer et d’occuper une place centrale dans l’économie, en même temps que se développait le rôle des marchés financiers.
Au début des années 1970, les agences de notation, soucieuses d’attirer de plus en plus d’investisseurs, ont décidé de faire supporter aux émetteurs le coût de la notation, alors même que les notes accordées sont fournies aux investisseurs. Bien que critiqué pour les conflits d’intérêts potentiels, ce modèle payeur-émetteur des agences semble paradoxalement efficace, voire indispensable.
En effet, la qualité des notes pourrait se détériorer avec le temps si les agences de notation se trouvaient dans l’impossibilité de financer adéquatement les recherches nécessaires. De plus, une diminution de l’intérêt des investisseurs risquerait de rendre les agences moins enclines à produire les évaluations de haute qualité et à se contenter de notes de bas de gamme, suivant ainsi le modèle de domination par les coûts de porter.
Une réputation centenaire
Deux facteurs ont maintenu, voire progressivement renforcé, la dépendance à l’égard des agences de notation : la certification du métier par l’attribution d’un statut américain (NRSRO) et la reconnaissance officielle et institutionnalisée des agences. Leur influence sur les marchés financiers a conduit la plupart des autorités de régulation à s’interroger sur les décisions à prendre afin de les contrôler plus efficacement.
En effet, l’encadrement et la surveillance des agences par les pouvoirs publics et les organismes de réglementation nationaux et internationaux visent à rechercher l’équilibre entre le maintien de la structure actuelle et la stabilité du système financier. Ceci se déroule dans un contexte, où les investisseurs manifestent devant diverses instances de régulation, un profond attachement aux notes de crédit décernées par les principales agences de notation financière.
La place occupée par les agences aujourd’hui s’explique en grande partie grâce à la volonté et à l’habitude des investisseurs de disposer des notes financières provenant des principales agences, et ce depuis plus d’un siècle. La réputation constitue donc une ressource stratégique que les agences exploitent pour former un avantage compétitif rendant improbable l’arrivée de nouveaux concurrents sur le marché et pour, ainsi, réaliser confortablement d’importantes marges. Cela rend l’arrivée d’un nouveau concurrent plus difficile car un entrant sur ce marché devrait réunir des capitaux importants pour atteindre immédiatement une taille critique suffisante et construire sa réputation.
La méthodologie des agences de notation a fait l’objet de nombreuses critiques qui ont rejailli sur les agences elles-mêmes. Les méthodes d’analyse et les procédures de notation sont jugées insuffisamment claires par leurs contempteurs. La transparence des méthodologies telle qu’affichée par les agences ne semble donc suffisante pour la bonne compréhension des notes publiées. En effet, plusieurs recherches récentes démontrent que les décisions des principales agences sont opaques et subjectives.
Des méthodes contestées
Les sources possibles d’opinions biaisées sont par exemple liées au pouvoir de lobbying, ou l’exercice de la pratique du rating shopping. En ce qui concerne le pouvoir de lobbying, des études mettent en lumière la manière dont les gouvernements exercent des pressions sur les agences de notation pour améliorer leur notation de crédit et diminuer les coûts économiques élevés liés au risque de défaut souverain. Le rating shopping consiste, pour un émetteur, à rechercher l’agence qui attribue la meilleure note. Le but est souvent d’obtenir une notation plus élevée que ce que le titre mérite réellement, ce qui peut conduire à une sous-évaluation du risque de crédit et, donc, à une surestimation de la qualité du titre. Cette pratique est largement critiquée car elle peut nuire à l’intégrité des marchés de titres de crédit et à la confiance des investisseurs.
A cela s’ajoute une critique davantage géopolitique. Des pays comme la Chine, l’Inde, la Russie et la Turquie ont critiqué les agences internationales, soupçonnées de partialité envers leur dette souveraine. La méthodologie utilisée favoriserait, selon ces pays, les pays occidentaux au détriment des économies émergentes. Ce conservatisme aurait de graves conséquences pour les pays émergents, en affectant l’ensemble de l’économie. Pour rappel, une réduction de la notation souveraine peut entraîner des taux d’intérêt plus élevés sur la dette et des conditions plus strictes d’accès au capital.
Plusieurs études fournissent des preuves que les agences de notation tiennent compte de différentes variables macroéconomiques et n’attachent pas une importance similaire au même facteur. Par ailleurs, les désaccords entre les agences de notation peuvent découler d’opinions sur les facteurs qualitatifs utilisés pour fonder leur évaluation de crédit. La littérature sur les déterminants qualitatifs de la notation souveraine indique que les institutions juridiques et politiques – estimées par l’État de droit, la stabilité politique, l’état de la démocratie, le contrôle de la corruption, l’efficacité du gouvernement et le cadre réglementaire – affectent de manière significative les décisions de notation souveraine.
D’autre part, des études antérieures ont examiné si le biais régional ou domestique peut être une raison des divergences dans les notes de crédit. Ces travaux suggèrent que ces biais sont à l’origine d’une perception plus optimiste des risques. Ces études suggèrent d’établir plus d’agences de notation de crédit dans différentes régions pour améliorer l’allocation des ressources financières entre les différentes régions de la planète. Ici se repose la question du capital nécessaire pour arriver à la même taille et à la même puissance que les acteurs en place.
Afin d’accroître la concurrence, l’idée des régulateurs nationaux et internationaux est de faire émerger de nouvelles agences capables de concurrencer l’oligopole actuel. Toutefois, l’arrivée de nouvelles agences de tailles différentes, telles que l’agence chinoise Dagong fondée en 2010, ne semble pas bouleverser le marché et la plupart ont fait marche arrière et se sont contentées de niches négligeables.