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27 février 2025
par Nioxor Tine
PAS DE TRANSFORMATION SYSTÉMIQUE SANS REFONDATION INSTITUTIONNELLE
Porteur d'ambitions de changement, le nouvel exécutif est contraint d'avancer sur plusieurs fronts pour matérialiser sa vision et contrer les assauts de l'opposition
Un peu plus d’un mois après la constitution du gouvernement issu de la Coalition Diomaye Président, l’espoir, dont se réclamait frauduleusement l’ancienne majorité et qui s’était progressivement éteint, est en train de renaître. Certes, tout n’est pas pour le mieux, dans le meilleur des mondes, mais il y a quelques signes encourageants comme l’angle de traitement de questions aussi sensibles que la reddition des comptes, la question foncière y compris l’occupation illégale du domaine public maritime, la campagne agricole, les contrats de pêche, la question panafricaine…
Des efforts ont été faits pour ce qui est de la taille du gouvernement, même si des malentendus persistent, avec certains pans de l’élite féminine, sur le niveau de la représentation féminine dans l’Exécutif.
On ne peut manquer d’évoquer ces actes ambigus posés sur la question religieuse, pourtant clairement tranchée par le peuple, lors des différentes consultations électorales, depuis plusieurs années.
Pendant ce temps, les larges masses laborieuses, tout en mesurant l’ampleur de la tâche et conscientes, que l’équipe de Diomaye-Sonko n’en est qu’à ses premiers pas, se félicitent de ces courageuses mesures. Il n’y a que quelques mercenaires de la plume, dont certains voient leurs noms cités dans des scandales économiques et surtout fonciers, qui se muent en donneurs de leçons, accusant les nouvelles autorités de reniement de leurs engagements préélectoraux et continuant de les diaboliser, de plus belle, malgré le désaveu subi par leur camp politique.
Ce faisant, ils font semblant d’oublier, que c’est la résistance farouche du duo Sonko-Diomaye, à l’arbitraire du pouvoir de Benno-APR, qui a réussi à torpiller le scénario de la troisième candidature de Macky Sall et permis l’obtention de succès électoraux successifs jusqu’à l’admirable victoire à la présidentielle du 24 mars 2024.
Il s’agit, à présent, de passer du moment révolutionnaire de sédition au geste constitutionnel, par lequel le peuple consacre une nouvelle loi fondamentale, porteuse de rupture, instaurant la nouvelle ère de l’antisystème.
Car ne nous y trompons pas ! La marge de manœuvre du nouveau pouvoir reste étroite.
A première vue, le score flatteur engrangé par le président de la Coalition Diomaye Président ne laisse aucun doute sur la volonté du peuple de soutenir cette ambition de rupture d’avec la domination néocoloniale, marque de fabrique du Pastef, toutes ces dernières années.
Néanmoins, on ne peut manquer de noter une discordance entre l’influence politique considérable qu’exerce le Pastef sur la scène politique nationale et son niveau organisationnel mis à mal par la répression féroce et aveugle qu’il a subi. Il n’est pas exagéré de dire que les cadres du parti et plusieurs militants ne sont en fait que des rescapés de la machine carcérale étatique digne des pires dictatures.
De telle sorte qu’au vu des nobles ambitions annoncées, en termes de libération nationale et sociale, il y a lieu d’une part à ratisser encore plus large au sein de segments de la classe politique, acquis aux principes de la rupture avec l’ordre ancien et d’autre part à emmener le peuple à s’approprier des idéaux de souveraineté nationale, de respect des droits et libertés et de justice sociale.
N’oublions pas également que le parlement reste encore sous le contrôle de l’ancienne majorité du Benno-APR.
Ainsi, les prochaines législatives risquent d’être pleines d’incertitudes, d’autant plus difficiles pour le camp patriotique, qu’il ne devrait pas s’agir, cette fois-ci, de faire dans la continuité.
Pour rappel, on a assisté, lors de nos deux premières alternances, en 2000 et 2012, au « déménagement » massif ou transhumance de barons politiques et autres porteurs de voix, de l’ancien pouvoir vers le nouveau. De plus, les pouvoirs Sopi et Benno Bokk Yakaar n’ont pu disposer de majorités confortables au Parlement, que grâce au fameux système inique du raw gaddu consistant à privilégier le scrutin majoritaire à un tour par rapport à celui proportionnel. Cela leur permettait d’engranger un nombre d’élus sans commune mesure avec le pourcentage de voix obtenues.
Ainsi, lors de la deuxième alternance de mars 2012, quelques mois après son accession au pouvoir, lors des législatives du 1er juillet, la méga-coalition Benno Bokk Yakaar, perdait 12 points par rapport à son score aux présidentielles, avec 53,06% mais engrangeait 119 sièges. En avril 2001, le régime libéral était même devenu minoritaire avec 49,6%, des voix, en termes de vote populaire, mais recueillait quand même 89 députés.
Si le pouvoir Pastef et ses alliés veulent consolider leur nouveau pouvoir déjà victime de multiples assauts de la part d’anciens dignitaires du défunt régime de Benno Bokk Yakaar et de leurs auxiliaires, ils ne devraient plus pouvoir compter sur les vieilles recettes du système honni et se trouveraient donc obligés de résoudre des équations politiques très ardues. C’est dire que pour réussir la « transformation systémique », les nouvelles autorités n’y arriveront pas seulement, avec des mesures parcellaires, disparates et des experts technocrates.
Elles sont obligées de miser sur l’aboutissement heureux de la refondation institutionnelle, comme première étape, vers la matérialisation des autres composantes de l’héritage des Assises nationales.
LICENCES DE PECHES : LES MYSTÈRES D’UNE LISTE
La publication récente de la liste des bateaux autorisés à pêcher soulève plusieurs interrogations sur la transparence et l'équité du processus, certains navires étrangers ou entreprises semblant bénéficier d'un traitement de faveur
C’est désormais chose faite. La liste des attributaires de licences de pêche est depuis hier connue. En effet, la nouvelle ministre des Pêches a satisfait à l’exigence de transparence dans la conduite des affaires de l’Etat que prône le nouveau régime. «Conformément aux engagements des plus hautes autorités, je rends publique la liste des navires autorisés à pêcher dans les eaux sous juridiction sénégalaise, à la date du 6 mai 2024. Cet acte répond au principe de transparence dans la gestion des ressources naturelles qui
constituent un patrimoine national», a indiqué Dr Fatou Diouf dans son avis. Elle a cependant précisé que cette liste ne tient pas compte des dossiers qui sont en cours de renouvellement.
Les mystères du Dr Fatou Diouf Ce qui témoigne d’un fait. La publication de la liste s’est faite dans la précipitation. Déjà sous le ministre Alioune Ndoye, 129 bateaux battaient pavillon sénégalais. Et Pape Sagna Mbaye en a attribué au moins une quinzaine. A peine un mois après son installation, la nouvelle ministre a publié une liste de 132 bateaux battant pavillon sénégalais. Ce qui montre, selon des sources dignes de foi, que la liste a été établie à la va-vite, donc bâclée. Autre mystère qui interpelle dans cette liste, c’est la prééminence de certains armements. C’est le cas par exemple de SOPASEN. Cette société
qui appartient à Saër Seck, ancien président de la ligue sénégalaise de Football professionnel et président de l’institut de Football Diambars et à l’homme d’affaire Adama Lam du patronat sénégalais alimente la suspicion dans le milieu de la Pêche. Puisque ces deux plus grands activistes dans le secteur maritime avec leurs partenaires français se sont taillé la part du lion en se retrouvant avec 20 licences dans des zones réservées principalement à la pêche artisanale. Une prééminence qui provoque une rupture d’équité dans l’attribution des licences de pêches.
Autre mystère qui interroge, c’est que des navires qui ne battent plus pavillon sénégalais depuis 4 ans figurent sur la liste. C’est comme les licences des bateaux YI FENG 15 et YI FENG 16. Il faut aussi dire que la liste des attributaires de licence de pêche confirme un rapport de l’Office national de lutte contre
la fraude et la corruption (Ofnac). En effet, dans son rapport de 2021, l’Ofnac révélait que parmi les 131 navires battant pavillon Sénégalais, « figurent des navires avec des noms à consonance chinoise mais appartenant à des sociétés de droit sénégalais, car naturalisés conformément au Code de la Pêche maritime ». Dans la liste publiée par la nouvelle ministre des Pêches, on y voit des noms d’armement à consonance chinois, coréen, espagnol et italien battant pavillon sénégalais alors qu’ils sont des sociétés de droit sénégalais.
Une enquête est en cours sur l’attribution des licences
Selon la liste, au total 19 navires étrangers ont été autorisés jusqu’au 2 mai 2024 à pêcher dans les eaux sénégalaises. Ils sont tous de l’Union européenne dont 11 battants pavillons espagnols et 8 battants pavillons français. Toutefois, précise le ministère des Pêches, sur ces 19 navires étrangers, deux ne sont pas des navires de pêche mais des navires d’appui aux senneurs. La période de validité des licences s’arrête pour la quasi-totalité des navires étrangers, le 17 novembre 2024 excepté le navire battant pavillon français et immatriculé CC 933 961. Dans la liste publiée par le ministère des Pêches, il est indiqué que sa licence court jusqu’au 31 décembre 2024. S’agit-il d’une licence ou d’une autorisation de pêche ?
Au Sénégal, les autorisations de pêche sont accordées pour une période de 6 mois, renouvelables une fois. Alors qu’une fois que la licence est délivrée, elle est renouvelable chaque année. Toujours est-il, selon une source du secteur de la pêche, qu’une enquête est déjà ouverte dans les services du ministère des Pêches sur l’attribution des licences de pêches. Car il y a un décalage entre le nombre déclaré et le nombre existant de pirogues dans les eaux sénégalaises.
Par Mohamed GASSAMA
QUEL SORT POUR LES EPINGLES DE LA REPUBLIQUE ?
L’en-tête de notre contribution traduit, à suffisance, le foisonnement des questions qui accompagnent la publication, sur les instructions de Monsieur le Président de la République, des Rapports des différents organes de contrôle.
L’en-tête de notre contribution traduit, à suffisance, le foisonnement des questions qui accompagnent la publication, sur les instructions de Monsieur le Président de la République, des Rapports des différents organes de contrôle. Outre l’abasourdissement et l’ébahissement collectif, plus d’un sénégalais reste stupéfait face à l’ampleur des dérives supposées. De ce fait, l’on est en droit de se demander quel sort faudrait-il réserver à ceux qui seraient reconnus comme des délinquants ou brigands économiques.
N’allons pas vite en besogne et surtout ne mettons pas la charrue avant les bœufs. À ce stade de la procédure, il n’y a pas de coupables ipso facto tous bénéficient de la présomption d’innocence. C’est cela le charme de l’État de droit pour lequel nous ne cesserons jamais de nous mobiliser. C’est aussi cela l’essence du pacte noué entre le peuple et les nouvelles autorités du pays. Ainsi, nous revient-il à l’esprit la fameuse formule « force doit rester à la Loi ». À ce titre, il faut avoir une posture de légaliste, c’est-à-dire, laisser la Justice faire son travail. Pouvoir comme Opposition et agents pointés du doigt, nul ne devrait politiser le débat sur les Rapports de l’OFNAC, de la Cour des Comptes ou de l’IGE. Les cas de défaillances ou de malversations financières notées, çà et là, résultent de vérifications inexorables et implacables. Elles sont menées par des hommes et des femmes d’honneur dûment mandatés et hautement chevronnés. Limitons-nous donc au constat de visu et à l’analyse objective afin d’épargner le Sénégal de viles et vaines supputations qui ne seront agrémentées que de futilités sur les innombrables supports médiatiques et sociaux.
En effet, dans notre cher pays, nous avons coutume de parler ou de discuter de tout et de rien. Tout le monde est spécialiste ou expert. Les sachants n’étant presque plus magnifiés, les ignorants polluent l’atmosphère d’inepties. Il ressort des divers échanges quotidiens plusieurs avis, notamment, des poursuites judiciaires, des mesures conservatoires ou tout simplement des bons offices. Pour notre part, nous optons pour la retenue en prenant une distance critique qui amène à signifier que le Gouvernement du Président Bassirou Diomaye Diakhar FAYE fait bien de garder le silence et de ne rien commenter. L’heure n’est plus aux palabres mais plutôt à l’action.
L’amateurisme du régime précédent devrait servir de jurisprudence d’autant plus que l’on regrette toujours le brouhaha qui avait obstrué la voie qui conduisait à la reddition des comptes. Nous ne reviendrons pas sur les indicibles rebondissements et les péripéties ubuesques de la « traque des biens mal acquis ». Un tel scénario ne devrait plus se reproduire.
Pour ce faire, aucun Pouvoir ne doit dépasser ses limites, autrement, plus question d’immixtion de l’Exécutif dans le Judiciaire ou dans le Législatif. En l’espèce, seule la Justice est habilitée à donner une réponse, conformément aux Textes et Règlements en vigueur. Pour autant, le peuple, au nom duquel la Loi est rendue, ne saurait se croiser les bras en l’attitude stérile du spectateur, comme le dirait un des chantres de la Négritude, Aimé CÉSAIRE, alter ego du Président Léopold Sédar SENGHOR. En effet, bon nombre de nos concitoyens n’en reviennent toujours pas. Le rythme de croissance des « épinglés » de la République s’accélère de telle sorte qu’il dépasse tout entendement. Le nombre d’actes supposés de banditisme économique, lui, fait avoir des nausées ou le tournis et chaque jour qui passe apporte son lot de manquements et d’abus.
La tendance laisse croire que, vraisemblablement, on tombe de Charybde en Scylla, en d’autres termes, que les choses vont de mal en pis. Indubitablement, plus on fouille, plus on découvre et plus on s’offusque.
C’est dire que partout et à tous les niveaux de responsabilité, l’on ne se gêne point de faire la java ou la fiesta avec l’argent du contribuable. Aucun respect du bien commun et aucune pudeur devant le trésor public. On mange à volonté. On sert les proches, les amis, les copains et copines. On joue au boss et plastronne avec les pauvres. Pire, on menace les sénégalais dont le butin a été grugé. Quel triste legs ! Il appartient donc d’effacer le tableau hérité voire le remplacer par un autre visage plus humain mais plus ferme et rigoureux. Il ne serait pas abusif de déclarer que nous sommes à bout de souffle, tant nous souffrons de la propension pathologique de certains administrateurs, directeurs ou gestionnaires de services publics, qui ne vivent que de kidnapping des biens de l’État. Il serait aussi judicieux de les assimiler à de purs cleptomanes. L’étymologie du mot « cleptomanie», qui tire sa source du grec, renvoie, ni plus ni moins, à une pulsion ou à un trouble psychique qui pousse une personne à voler ou à dérober des biens appartenant à autrui.
En conclusion, ce sont des dangers pour la société et il va falloir vite les neutraliser. En quoi faisant ? En fixant, dans les plus brefs délais, le sort des « épinglés » de la République pour d’abord, respecter des engagements pris devant le peuple, ensuite, dissuader toute velléité de récidive ou de résistance et enfin donner des gages de transparence dans la gestion des affaires de la Cité par l’envoi de signaux forts dans la croisade contre la corruption et l’impunité au Sénégal. Ce ne sera pas facile certes, mais, entre la rupture et le péril, qu’allons-nous choisir ?
Mohamed GASSAMA
Citoyen sénégalais de la Diaspora
BAL 2024, LES CHIFFRES QUI ONT MARQUÉ LES QUATRE PREMIERS MATCHS
Des meilleurs buteurs, un grand nombre de supporters assistant aux matchs et le premier match de la saison à passer en prolongation, les quatre premiers matchs de la Conférence du Sahara ont été témoins d'un peu de tout.
iGFM (Dakar) La Conférence du Sahara 2024 bat désormais son plein à la Dakar Arena de classe mondiale avec quatre matchs déjà disputés et huit autres à venir.
Les hôtes de l'AS Douanes, de l'APR (Rwanda), les Américains de Monastir de Tunisie et les champions nigérians de Rivers Hoopers poursuivent leur bataille pour se qualifier pour les éliminatoires plus tard ce mois-ci à Kigali.
Mais avant que les quatre équipes ne reviennent à l'action mardi, le bal.nba.com revient sur les chiffres qui ont marqué le début de la conférence.
Des meilleurs buteurs, un grand nombre de supporters assistant aux matchs et le premier match de la saison à passer en prolongation, les quatre premiers matchs de la Conférence du Sahara ont été témoins d'un peu de tout.
HAUTS BUTEURS
Vingt-quatre heures après que Devine Eke ait mené Rivers Hoopers à une victoire 77-68 avec ses 31 points, et trois heures après que le gardien de l'APR Obadiah Noel ait marqué 32 points et Will Perry a répondu avec 31 pour aider Rivers Hoopers à battre les champions rwandais. 86-82, Abdoulaye Harouna a établi un record de la Conférence du Sahara 2024 avec 35 points en aidant l'AS Douanes à s'imposer 76-59 face à l'US Monastir.
Harouna a tiré 10 sur 23, dont 8 sur 17 derrière l'arc pour établir son sommet en carrière au BAL de 35 points.
Les HOOPERS ont fait pleuvoir
Le dimanche 5 mai 2024, les Rivers Hoopers du Nigeria ont enregistré (14) trois points – il s'agit du deuxième plus grand nombre de tirs à trois points lors de la saison 4 du BAL jusqu'à présent, juste derrière les champions du BAL 2023 Al Ahly SC.
MATCH DE PROLONGATION
La bataille pour les séries éliminatoires est si intense dans la Conférence du Sahara que les équipes se battent pour chaque possession jusqu'au coup de sifflet final.
Et la détermination des équipes à prolonger leur saison de BAL au-delà du dimanche 12 mai s'est reflétée lors du premier match de la conférence entre l'US Monastir et l'APR lorsqu'Obadiah Noel a marqué trois points au buzzer lors du deuxième match de prolongation (78-78). ) où l'APR a prévalu 89-84.
Il s'agissait du deuxième match de l'histoire du BAL à aller en prolongation depuis qu'Espoir Fukash a battu les Tigers de Cape Town 96-92 en 2022 au Caire.
MOINS DE POINTS DANS UN MATCH
Aucune équipe n'a marqué moins de points dans un match cette saison que l'US Monastir.
Les vainqueurs de la BAL saison 2 se sont inclinés 76-59 face à l'AS Douanes pour devenir la première équipe à marquer moins de 60 points cette saison.
HOME CROWD
Les supporters sénégalais sont célèbres pour leur passion pour le basket-ball, et cela est devenu évident lors de la journée d'ouverture de la conférence où 8593 personnes se sont rendues à la Dakar Arena pour regarder l'AS Douanes contre Rivers Hoopers.
GISEMENT YAKAAR TERANGA , KOSMOS ANNONCE LA RÉDUCTION DE SA PARTICIPATION
Kosmos Energy, l’opérateur du projet gazier sénégalais, renseigne qu’il «prévoit de réduire sa participation directe entre 25 et 33 %». Mais, la compagnie texane précise qu’elle va conserver ses responsabilités dans les «opérations d’exploitation».
Dans le projet gazier Yakaar-teranga, British Petroleum (Bp), s’était retiré du fait de divergences de vision avec les autorités sénégalaises. En dressant le bilan de ses travaux du premier trimestre de 2024, Kosmos, l’opérateur du projet, a fait le point et fait une annonce.
Kosmos Energy, l’opérateur du projet gazier sénégalais, renseigne qu’il «prévoit de réduire sa participation directe entre 25 et 33 %». Mais, la compagnie texane précise qu’elle va conserver ses responsabilités dans les «opérations d’exploitation».
Kosmos dit travailler en étroite collaboration avec la compagnie pétrolière nationale sénégalaise Petrosen sur des travaux préalables qui donnent la priorité à un gaz compétitif en termes de coûts pour soutenir l’économie nationale.
En novembre dernier, Antoine Félixe Diome, qui fut ministre du Pétrole, s’était expliqué sur le retrait de Bp du projet. La compagnie britannique majore privilégiait l’exportation, là où l’Etat du Sénégal veut une consommation domestique.
«Parce que nous avons nos centrales à alimenter et nous voulons que nos populations bénéficient de l’exploitation de ces hydrocarbures», indiquait le ministre.
Durant le même mois, Petrosen avait annoncé l'entrée, dans l'Association, d'un nouveau partenaire par cession croisée de 32% des parts de Kosmos et 1% des parts de Petrosen, de sorte à obtenir une association composée de : Petrosen 34%, Kosmos 33% et le nouveau partenaire 33%. Ce qui ferait de Petrosen l’actionnaire majoritaire.
LA GESTION DES DAGE POINTEE DU DOIGT
La Cour des comptes a publié son rapport triennal (2015-2018) portant sur le contrôle de la gestion de la Direction de l’administration générale et de l’équipement (Dage) du ministère de la Santé et de l’action sociale (Msas).
La Cour des comptes a publié son rapport triennal (2015-2018) portant sur le contrôle de la gestion de la Direction de l’administration générale et de l’équipement (Dage) du ministère de la Santé et de l’action sociale (Msas). Les vérificateurs ont listé les Dage qui ont eu à occuper la fonction dans ce département sous Awa Marie Coll Seck ( 2015 à septembre 2017) et Abdoulaye Diouf Sarr (septembre 2017 à mai 2022). Il s’agit, entre autres, de Ndèye Coumba Guissé Dramé, (27 juin 2012 au 06 février 2017), de Thiendella Babou (07 février au 20 octobre 2017), et de Ousseynou Ngom (depuis le 21 octobre 2017). Sur la gestion budgétaire, la Cour constate que les dépenses de personnel en 2015 étaient à 35 milliards de FCFA. Par contre, en 2018, elles s’élevaient à 42 milliards de CFA. D’autres dépenses comme celle du fonctionnement en 2015 étaient à 7 milliards Cfa. Et en 2018, elles sont à 10 milliards Cfa. Soit une hausse triennale de 3 milliards Cfa ; soit 1 milliard FCFA par an. «L’analyse de la gestion budgétaire a révélé des insuffisances dans la planification et des anomalies dans l’exécution du budget de la Dage», lit-on dans le rapport.
Détournement des fonds de la «couverture des événements religieux»
Dans ce chapitre, les fonds sont strictement destinés à la «couverture des événements religieux». Cependant, le rapport signale que le 7 novembre 2018, docteur Ndella Ndiaye Konaté, coordonnateur du (Pnq/Pronalin), à l’occasion de la 5ème édition du Congrès scientifique de la Fédération des associations qualité et sécurité en santé (Faqs) à Paris, avait bénéficié des fonds dédiés à la couverture événement religieux pour un montant de 600 000 FCFA. Le 12 novembre 2018, soit 4 jours après la participation de Mme Konaté au congrès scientifique de Paris, c’est la conseillère en communication, Aïssatou Touré qui avait participé au 1er Congrès international du don et de la transplantation d’organes à Antalya (Turquie) pour un montant de 900 000 FCFA. Le même jour, le directeur de cabinet, Dr Aloyse Waly Diouf avait participé à la 3e édition à Paris des rencontres Afrique pour un montant de plus d’1 million FCFA. Le rapport de la Cour des comptes montre qu’Ousseynou Ngom, Dage du ministère, est censé connaître la destination des fonds de cette rubrique. Cependant, M. Ngom Avait décaissé plus d’1 million Cfa, des fonds dédiés à la «couverture et aux événements religieux», pour participer à la 3e édition à Paris des rencontres Afrique. Ces quatre responsables ont décaissé plus de 3 millions FCFA des fonds dédiés à la couverture et aux événements religieux. « L’explication des pièces justificatives de ces dépenses a permis de constater que les événements décrits sur le tableau ne revêtent pas de caractère religieux de sorte que le chapitre (Dage –couverture évènements religieux) n’aurait pas dû être utilisé pour imputer les montants correspondants», s’indigne la Cour.
Les fonds de Dalal Jam imputés
Une autre pratique a attiré la vigilance de la Cour des comptes. Pour les travaux de rénovation des bureaux du 1er étage du ministère de la Santé et de l’action sociale (Msas), un montant de plus 16 millions Cfa a été imputé sur le titre 5 (dépense d’investissement). Le rapport signale que cette rubrique est réservée à la construction et à l’équipement de l’hôpital Dalal Jam. La Cour des comptes déplore cette pratique du Dage. «Il est constant que le paiement des travaux du siège imputé sur le chapitre consacré à la construction et l’équipement de l’hôpital Dalal Jam constitue une violation des règles budgétaires, notamment en matière d’imputation de la dépense», s’offusque-t-elle. Interpellé par la Cour, le Dage Ousseynou Ngom «prend acte de l’observation de la Cour», mais estime que «les travaux du siège constituent une dépense d’investissement, et ne pouvaient être imputés sur le chapitre budgétaire dédié à la gestion du siège».
ZIGUINCHOR, LES CONSEILLERS VONT SE RÉUNIR POUR REMPLACER OUSMANE SONKO
"Le Bureau municipal a bien reçu sa lettre de démission. C’est la raison pour laquelle nous allons nous réunir d’ici les prochaines heures pour constater sa démission afin que nous puissions prendre les dispositions pour désigner son successeur".
Le bureau du conseil municipal de Ziguinchor va se réunir très rapidement pour choisir son nouveau maire après la démission d’Ousmane Sonko.
Selon l’Observateur, «un des adjoints au maire va remplacer Ousmane Sonko. Ceci étant, après la prochaine session ordinaire, Sonko sera officiellement remplacé au sein du Conseil municipal ». Pour ce faire, une réunion d’urgence a été convoquée afin de procéder à l’élection du nouvel édile de la ville du Sud.
«Nous allons, nous bureau municipal de la mairie de Ziguinchor, très rapidement donner suite à la démission de notre maire Ousmane Sonko, aujourd’hui Premier ministre du Sénégal. Ce n’est pas une affaire d’administration. Le Bureau municipal a bien reçu sa lettre de démission. C’est la raison pour laquelle nous allons nous réunir d’ici les prochaines heures pour constater sa démission afin que nous puissions prendre les dispositions appropriées pour désigner son successeur», informe le canard.
A noter que le gouverneur de la région de Ziguinchor a déjà reçu la notification de la démission du Premier ministre à son poste de maire.
Par Bocar SAKHO
LE DOUBLE JEU DIPLOMATIQUE
Si BDF poursuit ses tournées diplomatiques dans les pays démocratiques, Sonko a décidé de prendre le chemin des capitales où siègent des régimes autocratiques. Que cherche-t-il, au-delà d’assumer une proximité avec les putschistes ?
Si BDF poursuit ses tournées diplomatiques dans les pays démocratiques, Sonko a décidé de prendre le chemin des capitales où siègent des régimes autocratiques. Que cherche-t-il, au-delà d’assumer une proximité avec les putschistes ?
Le nouveau pouvoir scénarise deux productions diplomatiques : il y a le Président Diomaye Faye, qui enfile son costume de chef d’Etat pour raffermir les liens diplomatiques avec les voisins : il s’est rendu en Mauritanie, qui entretient des liens gaziers avec le Sénégal, en Gambie dont l’histoire se confond avec celle du Sénégal et en Guinée-Bissau dont le Président a tissé des relations solides avec Dakar depuis son accession au pouvoir. Aujourd’hui, il sera à Abidjan qui est la locomotive économique de l’Union économique ouest-africaine (Uemoa).
Ce dimanche, Ousmane Sonko a décidé parallèlement à ces voyages présidentiels de rendre visite aux putschistes du Sahel et de la Guinée. «Le parti Pastef assumera son option panafricaniste et souverainiste par le renforcement de ses partenariats politiques aux niveaux africain et sous-régional. A cet effet, nous projetons une tournée sur invitation de nos partenaires, qui devrait démarrer par les étapes de la Guinée Conakry, du Mali, du Burkina Faso et du Niger», assure le Premier ministre, qui a présidé ce dimanche la première réunion du Bureau politique post-Présidentielle du parti au pouvoir.
Ces visites chez les présidents de l’Alliance des Etats du Sahel (Aes), mise en place par le Burkina, le Niger et le Mali, qui ont annoncé leur sortie de la Cedeao, sont le prolongement des positions tranchées de Sonko, l’opposant. Le 18 août 2022, il avait affiché son soutien au Président de la transition malienne, Assimi Goita, lors de sa déclaration de candidature à la Présidentielle de 2024. Il avait soutenu que s’il est élu Président, qu’il n’hésiterait pas «à dépêcher des troupes pour soutenir» le Peuple malien et «en finir avec cette gangrène», en référence aux groupes djihadistes qui se propagent dans le pays. Lors de la même rencontre, il avait accusé l’ex-Président Sall d’avoir «rapatrié les quelques éléments sénégalais qui étaient sur le théâtre malien». L’Armée était obligée de sortir de son mutisme en rappelant que les troupes ne s’étaient pas désengagées, mais qu’il s’agissait d’une «relève périodique des contingents engagés dans le cadre de la Minusma».
Modèle souverainiste
Pour huiler ses liens avec les colonels maliens, Sonko avait envoyé en novembre 2023, une délégation à Bamako dirigée par Dr Dialo Diop, vice-président des «Patriotes» chargé des questions panafricaines, pour discuter des questions liées aux enjeux sous-régionaux, notamment la création de l’Aes, qui vise à contrer l’influence de la Cedeao. Selon ses propos relayés à l’époque par le site Maliweb, Dialo Diop a exprimé sa conviction que l’Aes ne serait pas entravée, considérant même sa création comme une défaite politique majeure pour la France, qui s’est désengagée du Mali au même titre que la Minusma. Aujourd’hui, le Ousmane Sonko, qui incarne une nouvelle génération de jeunes politiciens, la promesse de la rupture, avec un discours aux relents populistes et panafricanistes, qui a conduit son candidat à une victoire éclatante au premier tour de la Présidentielle avec 54, 28% des voix, dix jours seulement après sa libération de prison, ne veut pas changer de logiciel : il voudrait assumer cette apparente convergence de vues avec les régimes militaires au pouvoir dans ces quatre pays. Même si certains tentent de faire croire qu’il y a une différence entre Sonko, leader du parti Pastef et Sonko Premier ministre, ses propos à Bamako, Ouaga, Niamey et Conakry engageraient le Sénégal. La dichotomie discursive est impossible à ce niveau de responsabilité.
Demain Moscou ?
Au pouvoir grâce aux urnes, qui ont consacré son poulain, que cherche Sonko chez les putschistes ? Est-ce une refonte de la politique d’exclusion contre ces régimes, soutenues à l’époque par l’ancien Président, voulue par Sonko qui a réussi à provoquer l’alternance du 24 mars dernier, qui a marqué la fin d’un bras de fer de trois ans avec Macky Sall. Pour lui, ces visites seraient l’expression assumée des idéaux dits panafricanistes qu’il partage avec les militaires au pouvoir à Bamako, à Niamey, à Ouagadougou et Conakry.
Ensemble, ils voudraient montrer qu’ils entretiennent un grand dessein souverainiste pour le continent. Lors de la prestation de serment de Bassirou Diomaye Faye, Mamady Doumbouya et le Colonel Malick Diaw, président de l’organe tenant lieu de Parlement au Mali, étaient à Dakar. Dans la foulée de l’élection de Diomaye, Général Thiani, qui avait demandé au Peuple sénégalais de prendre son destin après l’ajournement de la Présidentielle par Macky, s’est dit convaincu «qu’ensemble», ils imprimeront «une nouvelle dynamique» aux relations entre le Sénégal et le Niger «dans le sens de l’affirmation de notre souveraineté et la défense véritable des intérêts de nos peuples et que les autorités de l’Alliance des Etats du Sahel (Aes) sont engagées à le faire dans l’honneur et pour la victoire». Alors que Capitaine Ibrahim Traoré, le président de la Transition burkinabè, est sûr que le Président Faye était le «symbole d’une nouvelle ère pour une Afrique décomplexée, libre et souveraine». Demain, une visite à Moscou, parrain des trois régimes du Sahel, après le départ des Français et celui annoncé des Américains de Niamey ? Par ailleurs, le parti Pastef annonce la réception d’une délégation de La France Insoumise (Lfi) «du 14 au 18 mai, composée d’élus et conduite par Jean-Luc Mélenchon». A coups de tweets, l’Insoumis s’était toujours ému de la situation de Sonko…
DIENE FARBA SARR AU CŒUR D’UNE GABEGIE A COUP DE MILLIARDS
Soumise à une fouille de la Cour des comptes, la gestion des terrains dans les Pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose s’est révélée remplie d’«errements».
Soumise à une fouille de la Cour des comptes, la gestion des terrains dans les Pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose s’est révélée remplie d’«errements». Entre échec de la politique d’accès au logement pour «les populations les plus démunies», des détournements d’assiettes foncières, un dossier opaque d’autorisations d’hypothèques pour une levée de fonds de 36 milliards a aussi été débusqué dans la gestion de Diène Farba Sarr.
Les enquêteurs de la Cour des comptes ont passé au peigne fin la gestion des Pôles urbaines de Diamniado et du Lac Rose. Sous la houlette de Diène Farba Sarr, délégué général en charge de sa promotion, ce programme de nouvelle ville a été piloté en violation des règles de bonne gouvernance, selon les vérificateurs. Sur les 8644 hectares dont il est question, les enquêteurs de ce corps de contrôle ont relevé des «errements dans la réalisation des études préalables d’aménagement, d’urbanisme et d’environnement» du pôle censé accueillir des milliers de vies humaines. Mais la plus intrigante irrégularité s’avère un dossier financier monté dans des conditions floues et hors de vue de l’instance de validation.
L’histoire remonte entre 2019 et 2023 sous M. Sarr. «17 autorisations d’hypothèques ont été accordées par la délégation, aux opérateurs, pour lever un montant cumulé de 36 milliards 330 millions 900 mille 940 FCfa auprès des banques et établissements financiers. Aucune approbation du Conseil d’orientation n’est émise sur ces opérations aux risques substantiels sur le patrimoine» de la délégation générale à la promotion des Pôles urbains de Diamniadio et de Lac Rose (Dgpu). Ce n’est pas que ça. Dans leur fouille méticuleuse, les auditeurs de la Cour des comptes ont aussi croisé des silhouettes d’employés fantômes. Sur ce, le rapport révèle un «gaspillage de ressources né de l’affectation de plusieurs agents, dans les services, sans fiches de poste indiquant clairement leurs attributions» au sein de la Dgpu.
Détournements d’assiettes foncières à Diamniadio
Au-delà des manquements décelés dans la gestion de Diène Farba Sarr, d’autres magouilles d’opérateurs immobiliers sur fonds de spéculation foncière ont été aussi mises à nue. C’est le cas de l’entreprise Semer Holding SA qui, selon les enquêteurs de la Cour, «prouve à suffisance que certains opérateurs détournent les assiettes de l’usage auquel elles sont destinées». Il s’agit du complexe immobilier «Diamniadio Lake City» qui est sur une superficie de 268 913 m². «Au lieu de construire un complexe immobilier moderne comprenant des tours et des immeubles de plus de 10 étages, Semer a abandonné la programmation architecturale de base pour proposer des villas sur un niveau», a constaté l’audit. D’ailleurs, il en ressort que la Dgpu ne maîtrise même pas «les tarifs et les conditions de vente des villas et appartements construits et commercialisés par les opérateurs car les données y afférentes ne lui sont pas communiquées». Conséquence d’une telle faute de gestion : «Les populations, notamment les plus démunies et les femmes n’ont pas de chances d’accès au logement dans le cadre de l’édification des villes nouvelles à Diamniadio et au Lac Rose.»
LES CADRES DE L’APR SE RÉUNISSENT CE VENDREDI POUR DÉFINIR LA POSTURE À ADOPTER
Deux mois après leur défaite, les cadres de l’Alliance Pour la République (APR) ont décidé de se réunir pour la première fois afin de discuter de la situation politique nationale et des résultats de l’élection présidentielle.
Après la présidentielle du 24 mars 2024, le parti au pouvoir ainsi que ses alliés digèrent encore leur défaite cuisante. Deux mois après, les cadres de l’Alliance Pour la République (APR) ont décidé de se réunir pour la première fois afin de discuter de la situation politique nationale et des résultats de l’élection présidentielle. Ce, dans le but de définir leur nouvelle posture d’opposants.
A ce titre, le coordonnateur de la Convergence des Cadres Républicains (CCR), Abdoulaye Diouf Sarr a convoqué la réunion des cadres de l’APR ce vendredi 10 mai.
Selon la loi, celui placé deuxième à l’élection présidentielle est naturellement le chef de l’opposition. Cependant, l’ancien président qui a décidé de rester le président de l’APR et de BBY semble ne pas laisser la place à Amadou Ba qu’il avait choisi comme candidat aux joutes pour le succéder.