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27 février 2025
SIDY ALPHA NDIAYE COMMENTE LES CHANTIERS DU NOUVEAU RÉGIME
Réforme du code pénal avec limitation des pouvoirs du procureur, juge des libertés, réforme garde à vue, cour constitutionnelle, CENI…les débats sur les grandes réformes institutionnelles annoncées seront bientôt lancés
Le professeur agrégé en Droit public, Sidy Alpha Ndiaye, a annoncé hier, dimanche 5 mai, le lancement dans les prochains jours des débats sur les grandes réformes institutionnelles annoncées par le nouveau régime du président Bassirou Diakhar Faye. Invité du jour de l’émission Objection de la radio Sudfm, le Pr Sidy Alpha Ndiaye a indiqué que ces discussions porteront sur plusieurs questions dont la réforme du Code pénal avec limitation des pouvoirs du procureur, la création d’un juge des libertés et de la détention, la réforme de la garde à vue, la création d’une Cour constitutionnelle et le remplacement de l’actuelle Cena par une Ceni mais aussi l’ouverture du Conseil supérieur de la magistrature.
Les grandes réformes institutionnelles annoncées par le nouveau régime du président Bassirou Diomaye Diakhar Faye seront bientôt enclenchées. L’annonce est du professeur Sidy Alpha Ndiaye. Invité du jour de l’émission Objection de la radio Sudfm hier, dimanche 5 mai, l’enseignant agrégé en Droit public à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar a indiqué que le lancement des débats sur ces grandes réformes institutionnelles se fera bientôt. Concernant les sujets qui seront débattus lors de ces échanges, le professeur Sidy Alpha Ndiaye a évoqué entre autres la réforme en profondeur de l’actuel Code pénal datant de 1810 avec, selon lui, la possible réduction des pouvoirs du Procureur et la création du juge des libertés et de la détention, en plus de la réforme de la garde à vue. « Dans les semaines à venir, toutes ces questions qui devaient faire l’objet de débats pendant la période de campagne électorale et qui n’ont pas pu être agitées pour des raisons politiciennes à travers l’instrumentalisation de l’agenda de la précampagne par le régime sortant, seront débattues dans leur entièreté et dans leur globalité », a-t-il assuré.
Toujours au sujet des questions versées dans le panier de ces concertations sur les réformes institutionnelles, le Pr Sidy Alpha Ndiaye a également évoqué la controversée question de «l'hyper-présidentialisme» par la réduction des pouvoirs du président de la République et le renforcement de ceux du Premier ministre. Loin de s’en tenir-là, l’Enseignant agrégé en Droit public a également fait état de la nécessité d’échanger sur la rupture dans l’organisation des élections par la création d’une Commission électorale nationale indépendante (Ceni) déconnectée du ministère de l’Intérieur avec une composition plurielle éclectique mais aussi ouverte à d’autres profils que les techniciens du droit. Laquelle Ceni va être dotée des compétences de la Direction générale des élections (Dge) et de celles de la Com mission électorale nationale autonome (Cena). L’ouverture du Conseil supérieur de la magistrature à des membres autres que des magistrats et le retrait du président de la République et du ministre de la Justice de cet organe sont également évoqués par le Pr Ndiaye comme sujets qui pourraient être inscrits au menu de ces débats. Il en est de même de la réforme de l’actuel Conseil constitutionnel en Cour constitutionnelle composée de manière plurielle avec possibilité de permettre à l’opposition parlementaire de proposer un membre mais le renforcement de ses pouvoirs, avec notamment le pouvoir d’auto-saisine.
Publication des rapports des corps de contrôle : « C’est un exemple de ré-enchantement de la démocratie »
S’exprimant sur la publication des rapports de la Cour des comptes et de l’Ofnac, le Pr Sidy Alpha Ndiaye tout en se félicitant de cette démarche souligne qu’elle est un exemple de ré-enchantement de la démocratie. « La publication de ces rapports est un exemple de réenchantement de la démocratie. Pour l’Ofnac, le procureur jugera de l’opportunité des poursuites même si, à lire ces rapports, la question ne se pose même pas. Pour ce qui est de l’Ige que le président de la République veut détacher de la Présidence de manière organique, qui est également un élément de transparence, le Président fera ce qui faudra. Pour la Cour des comptes, il s’agira par l’intermédiaire du ministère de la Justice de faire respecter le principe de la reddition des comptes », a-t-il indiqué avant d’ajouter. « Il faut se féliciter de la publication de ces rapports qui sont le symbole d’une mal gouvernance, d’un Etat qui n’était pas véritablement un Etat de droit, je veux dire un Etat qui est soumis au droit. Car, le pouvoir s’accompagne de la responsabilité. A défaut, on est dans l’arbitraire. Il faut aussi se féliciter qu’une action judiciaire puisse être diligentée car c’est bien là l’attente des masses populaires qui ont majoritairement voté le 24 mars dernier».
Mesures conservatoires du chef de l’État contre le bradage foncier et du littoral : « La question de la terre n’est pas simplement une question de technique juridique...»
Par ailleurs, interpellé sur les mesures conservatoires de suspendre toutes les opérations domaniales prises par le chef de l’Etat, l’Enseignant chercheur agrégé en Droit public répondant à ceux qui évoquent des dispositions du droit pour décrier cette mesure prise par le président Faye déclarera : « La question de la terre n’est pas simplement une question de technique juridique mais c’est aussi une question d’éthique et de justice sociale, de répartition des ressources, une question culturelle ontologique d’accès à la terre ». Ainsi poursuivant sa réflexion, le Pr Sidy Alpha Ndiaye tout en se demandant « est-ce que les populations locales ont accès à la terre ? », précise que le foncier en Afrique renvoie à des considérations culturelles, identitaires, anthropologiques ».
« J’entends dans le débat certains spécialistes agiter l’idée que ces terrains auraient été attribuées en respectant une certaine technique juridique. Mais, est-il normal que des hommes politiques dépositaires des charges puissent se doter de 600 hectares sur la terre du domaine national ? La réponse est certainement non. », a-t-il martelé avant d’ajouter. « Est-il normal qu’un président ne se saisisse pas de cette question de la spoliation foncière non pas pour démolir, arrêter définitivement mais pour suspendre afin de voir si les conditions ont été respectées, si les règles relatives au déclassement ont été respectées, afin de voir s’il y a l’équité et la justice dans cette affaire de répartition des terres ».
L’ANSFS POUR UN SIEGE A CHAQUE TABLE DE DECISION
La Journée internationale de la sage-femme a été célébrée hier, dimanche 5 mai.
La Journée internationale de la sage-femme a été célébrée hier, dimanche 5 mai. Au Sénégal, l’association nationale des sages-femmes a fait le plaidoyer pour plus d’investissements, de ressources, d’autonomie, de reconnaissance et d’un siège à chaque table de décision afin que ces membres puissent devenir la main-d’œuvre dont le monde en réchauffement a besoin. Pour y arriver, la présidente Bigué Ba Mbodji a souligné : « il est essentiel que nos contributions soient reconnues et que nos voix soient entendues dans l’élaboration de politiques et de pratiques qui aident les sages-femmes à fournir des soins de santé sexuelle, reproductive, maternelle, néonatale et infantile accessibles et de qualité, qui soient également durables pour notre planète ».
Ensemble, les sages-femmes peuvent créer un avenir plus durable. Cependant, pour répondre à l’appel de la communauté internationale sur le thème de cette journée du 05 mai qui leur est dédiée : « les sages-femmes, une solution vitale pour le climat », l’Association nationale des sage-femmes du Sénégal (Ansfs) a fait savoir que pendant les crises climatiques, elles peuvent s’adapter pour garantir des soins sûrs, respectueux et de qualité aux femmes et aux personnes. Cependant, pour bien mener cette action, l’Ansfs a fait le plaidoyer au cours d’un point de presse pour plus d’investissements, de ressources, d’autonomie, de reconnaissance et d’un siège à chaque table de décision.
Pour la Présidente Bigué Ba Mbodji, il est extrêmement urgent d'allouer des ressources et de déployer des efforts pour faire face à la crise climatique. « Les sages femmes peuvent plus facilement atteindre les zones touchées par les catastrophes climatiques et fournir rapidement des services essentiels de santé reproductive et maternelle. Elles constituent un réseau précieux pour la distribution d’informations fondées sur des données probantes ce qui garantit l’accès aux soins aux femmes et aux nouveaux nés » a-t-elle fait savoir.
Et d’ajouter : « en tant que sages-femmes, nous ne nous considérons peut-être pas toujours comme des championnes du climat, mais les preuves sont claires. La continuité des soins prodigués par ces dernières, améliore les résultats en matière de santé et contribue à la durabilité environnementale et à l’adaptabilité en réduisant l’empreinte carbone des services de santé et en les rendant plus résistants au changement climatique ».
Pour être encore plus performante, l’Ansfs a soutenu : « Il est essentiel que nos contributions soient reconnues et que nos voix soient entendues dans l’élaboration de politiques et de pratiques qui aident les sagesfemmes à fournir des soins de santé sexuelle, reproductive, maternelle, néonatale et infantile accessibles et de qualité, qui soient également durables pour notre planète ». Et d’attester : « mes consœurs fournissent des services de santé sûrs et durables, aident les communautés à s’adapter au changement climatique et sont les premiers à réagir aux catastrophes climatiques.
A travers la célébration ladite journée, nous rendons un hommage mérité à toutes les sages-femmes et plaidons pour des changements nécessaires afin d’assurer un avenir durable à la profession de sage-femme partout dans le monde et particulièrement au Sénégal ».
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LES UNES DE LA PRESSE DE CE LUNDI 6 MAI 2024
Sud Quotidien, Le Quotidien, Révélation Quotidien, Walf Quotidien, L'Observateur, Libération, Stade, Le Soleil, L'As Quotidien, Bes Bi Le Jour, Yoor-Yoor Bi
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Baadoolo - Partazé len ! Partazé len !
Il y a pire que Mbour 4. Nouvelle ville de Thiès moom dafa feess. Té daniouko feess comme khar ! Le régime Apr a peut-être pensé cette Nouvelle ville comme une nouvelle vie après le pouvoir. Fii moom, il n’y a que des hectares attribués notamment à des hommes politiques et d’affaires. C’est comme si c’était le mot d’ordre de Assane Diouf : «Partaazé len !». Diomaye devra faire un autre tour dans cette partie de Thiès où ça a vraiment déraillé. Toutes les deux assiettes rappellent la gourmandise d’affamés devant un «bol dof». Lekk ba rakhass ndap ya ! Triste.
Effondrement d’une chambre à Saint-Louis 2 enfants de 3 et 4 ans perdent la vie
Deux enfants ont trouvé la mort tôt, dans la matinée du samedi, à SaintLouis suite à l’effondrement de leur chambre au quartier Cité Niakh, rapporte le correspondant de Emedia. Les deux victimes âgées de 3 et 4 ans, de même père et de même mère fréquentaient la petite et la moyenne section de l’Ecole maternelle. Le drame s’est produit aux environs de 6h du matin. Les deux enfants partageaient la même chambre que leur sœur collégienne. Cette dernière s’est levée tôt pour se préparer pour aller à l’école et c’est pendant qu’elle était sous la douche que le drame s’est produit. L’un des enfants est décédé sur le coup tandis que l’autre, qui avait une hémorragie, a succombé à l’hôpital. D’après le voisinage, la maison où habitaient les victimes serait une vieille bâtisse qui aurait été rafistolée et repeinte par son propriétaire qui l’a mise en location.
Visite de Pastef chez les putschistes, Mélenchon à Dakar… Sonko ouvre sa «valise diplomatique»
Le Pastef était quelque peu noyé par la coalition Diomaye Président et sa dissolution. Mais, hier, Ousmane Sonko a présidé la première réunion du Bureau politique de son parti. Pour la relance et ses activités politiques, cette formation au pouvoir depuis le 24 mars 2024, entend tenir son «premier congrès dans quelques mois», lit-on dans un post de Ousmane Sonko. Au nom de sa doctrine panafricaniste et souverainiste, le leader de Pastef annonce une «tournée, sur invitation de (ses) partenaires, qui devrait démarrer par les étapes de la Guinée Conakry, du Mali, du Burkina Faso et du Niger». Des pays que le non moins Premier ministre va visiter et qui ont en commun d’être dirigés par des putschistes. Alors que le Président Faye a plutôt accordé ses premières sorties à la Mauritanie, à la Guinée Bissau et à la Gambie. De même, pour «le réchauffement de relations existantes et l’exploration des nombreuses nouvelles sollicitations provenant de tous les continents», le président du Pastef informe de la visite, à Dakar, du 14 au 18 mai 2024, d’une délégation des «Insoumis français, composée d’élus et conduite par monsieur Jean Luc Mélenchon».
Médecin personnel - Le Président Faye a choisi le médecin-colonel Khalifa Ababacar Wade
La fonction présidentielle requiert une santé surveillée. Et depuis le 24 avril dernier, Bassirou Diomaye Faye a choisi son homme de confiance. Il s’agit du médecin-colonel Khalifa Ababacar Wade qui est son médecin personnel. Il était précédemment le chef de Service réanimation et d’hémodialyse de l’hôpital Principal de Dakar. Il remplace le médecin général de brigade (2S) Mouhamadou Mbengue.
Cumul de fonctions ministre-maire ou Pcd Le Pm et Cie actent leurs démissions
Le Premier ministre est passé à l’acte en démissionnant de ses fonctions de maire de Ziguinchor, a-t-on appris samedi du gouverneur de la région. Ousmane Sonko, qui a interdit tout cumul pour les membres du gouvernement, se conforme ainsi au délai et s’applique à sa directive. Vendredi, le ministre du Travail, de l’emploi et des relations avec les Institutions avait rendu son mandat de président du Conseil départemental de Bignona. Dimanche, l’on a appris que Birame Soulèye Diop aussi l’a fait pour Thiès Nord. Sans doute Maïmouna Dièye aussi pour la Patte d’Oie. Serigne Gueye Diop, ministre de l’Industrie et du Commerce a été le premier à démissionner de la mairie de Sandiara.
OUSMANE SONKO ANNONCE LA VISITE DE MÉLENCHON, UNE TOURNÉE AFRICAINE ET UN CONGRÈS
« notre véritable lutte vient de démarrer: celle de la libération du peuple sénégalais par la réussite de notre combat pour la souveraineté, la bonne gouvernance et la juste et équitable redistribution de nos richesses », dit-il.
Le Premier ministre Ousmane Sonko et par ailleurs président de parti PASTEF, a annoncé, dimanche la reprise des activités politiques de son parti, la visite du président des Insoumis Jean Luc Mélenchon et une tournée africaine.
« Nous rendons grâce au Seigneur et remercions ardemment le peuple sénégalais pour l’aboutissement, provisoire, de notre lutte, avec l’élection du frère Bassirou Diomaye Diakhar Faye à la magistrature suprême de notre République », a-t-il déclaré.
Ousmane Sonko d’ajouter: « notre véritable lutte vient de démarrer: celle de la libération du peuple sénégalais par la réussite de notre combat pour la souveraineté, la bonne gouvernance et la juste et équitable redistribution de nos richesses ».
Il précise par ailleurs que PASTEF sera le fer de lance de ce nouvel épisode de notre aventure commune.
«Tout ce que je peux vous promettre, c’est que NOUS RÉUSSIRONS, inchallah ».
Aux militants, l’ex-maire de Ziguinchor annonce la reprise etla relance des activités politiques par la réorganisation, la restructuration et la revitalisation du parti, avec, en ligne de mire, l’organisation de son premier Congrès dans quelques mois.
Une tournée en Guinée Conakry, Mali, Burkina Faso et au Niger.
Sur un autre registre, il informe que le parti assumera son option panafricaniste et souverainiste, par le renforcement de ses partenariats politiques aux niveaux Africain et sous régional.
« À cet effet, nous projetons une tournée, sur invitation de nos partenaires, qui devrait démarrer par les étapes de la Guinée Conakry, du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Nous renforcerons également nos partenariats politiques avec le reste du monde par le réchauffement de relations existantes et l’exploration des nombreuses nouvelles sollicitations provenant de tous les continents. Sous ce chapitre, nous accueillerons à Dakar, du 14 au 18 mai 2024, une délégation des INSOUMIS français, composée d’élus et conduite par monsieur Jean Luc Mélenchon », a-t-il déclaré.
EUMEU SÈNE TRIOMPHE SUR SA-THIÈS
Eumeu Sène, fondateur de l’écurie Tay Shinger, a remporté une victoire décisive contre Sa-Thiès de l’École de lutte Double Less ce dimanche, à l’arène national de Dakar.
Eumeu Sène, fondateur de l’écurie Tay Shinger, a remporté une victoire décisive contre Sa-Thiès de l’École de lutte Double Less ce dimanche, à l’arène national de Dakar.
Cette victoire confirme une fois de plus son statut de bourreau de la famille de Double Less, après avoir déjà battu Balla Gaye 2, le grand frère de Sa Thiès, à deux reprises.
BAL 2024, L'AS DOUANES DÉCROCHE SA PREMIÈRE VICTOIRE
L'AS Douanes a rectifié sa mauvaise entrée en matière dans la Conférence Sahara de la saison 4 de la Basketball Africa League (BAL), en s'imposant dimanche soir à Dakar Arena, contre l'US Monastir 76 à 59.
iGFM (Dakar) L'AS Douanes a rectifié sa mauvaise entrée en matière dans la Conférence Sahara de la saison 4 de la Basketball Africa League (BAL), en s'imposant dimanche soir à Dakar Arena, contre l'US Monastir 76 à 59.
Battus d'entrée par Rivers Hoopers du Nigeria, les vice-champions en titre étaient attendus pour sortir les griffes devant un public chaleureux du Dakar Arena. Du début à la fin, les Douaniers sont rarement sortis de leur match. Même si le score était serrénau cours de ce choc de la Conférence Sahara, on sentait une grosse concentration des hommes de Mamadou Gueye Pabi et des consignes respectées. Ils en voulaient certes, mais il fallait particulièrement compter sur l'un des meilleurs scoreurs de l'histoire de la compétition, Abdoulaye Harouna. A lui seul, il a mis 35 points face aux Tunisiens de l'US Monastir, qui ont montré un visage décevant comme lors de leur première sortie manquée. Une grosse performance saluée par le coach de l'AS Douanes : "Il (Harouna) reste un excellent joueur avec de la qualifité humaine, technique et tactique", a déclaré le technicien sénégalais.
En s'imposant logiquement, l'AS Douanes revient dans la course avant son troisième match prévu, mardi contre APR du Rwanda.
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THIAGO, LE VILLAGE SACRIFIÉ AUX PORTES DU LAC DE GUIERS
Les habitants privés d'un accès décent à l'eau potable, sont contraints de puiser leurs maigres ressources dans les eaux insalubres du lac voisin, malgré la proximité avecla principale réserve d'eau douce du Sénégal
À quelques encablures du majestueux Lac de Guiers, principale réserve d'eau douce du Sénégal, le village de Thiago étouffe, frappé par une cruelle ironie. Ses habitants, privés d'un accès décent à l'eau potable, sont contraints de puiser leurs maigres ressources dans les eaux insalubres du lac voisin.
Un château d'eau dérisoire dessert péniblement les quelques 6 000 âmes de cette localité oubliée. Conséquence : les femmes vaquent inlassablement aux rives malsaines pour leur lessive, tandis que les enfants s'abreuvent d'une eau croupie, source de diarrhées récurrentes et d'infections respiratoires.
L'unique poste de santé, démuni et sous-équipé, lutte comme il peut contre ce fléau sanitaire. "Je consulte 300 malades par mois, seule avec une sage-femme", déplore une infirmière dépassée.
Pourtant, ce village paradoxal pourrait être prospère. Ses ressources naturelles - pêche, agriculture, élevage - en font un grenier potentiel. Mais les infrastructures de base manquent cruellement, à l'image du collège sans salles de classe dignes de ce nom.
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LES MOTS DE LA RECONQUÊTE
Autour de thématiques comme le foncier, la monnaie ou les bases militaires étrangères, la série "Où va le Sénégal" animée par l'étudiant-chercheur en Histoire à l'Ucad Florian Bobin, aura redessiné sur la trajectoire démocratique du pays
C'est le post-scriptum riche en réflexions d'une série phare qui a rythmé les débats ces derniers mois au Sénégal. "Où va le Sénégal ?", animée en 10 épisodes par l’étudiant-chercheur en Histoire à l'Ucad Florian Bobin, aura donné la parole à 25 diverses - chercheurs, artistes, militants, journalistes - pour mettre des mots sur la trajectoire d' un pays en pleine reconquête démocratique.
Dans ce dernier échange aux allures de bilan, Abdou Aziz Ndao, étudiant en littérature africaine et membre du Front Révolutionnaire Anti-impérialiste Populaire et Panafricain (FRAPP), analyse avec lucidité le sens de cette initiative suscitée par la dynamique organisation de gauche.
"C'était extrêmement important pour une organisation comme le FRAPP de tenir ces discussions, afin de remettre sur la table les problèmes cruciaux de souveraineté nationale", souligne le jeune militant. A l'heure où le Sénégal émerge d'années de dérive autoritaire, ces échanges permettront de "faire évoluer le processus démocratique" par la vertu du débat public.
Au cœur des discussions : des thématiques brûlantes comme le foncier, la monnaie, les bases militaires étrangères ou encore l'éducation populaire. Des sujets majeurs qui « continuent de troubler le sommeil » des peuples africains en quête de souveraineté réelle. Au-delà des constats, un message fort est rédigé aux nouvelles autorités : s'inspirer de l'héritage des luttes passées pour apporter les changements nécessaires.
Quelques épisodes de la série sont disponibles ci-dessous :