Jàngat Souleymane Niang | Rapport cour des comptes
Par Moussa KAMARA
LA METHODE DIOMAYE
Les indicateurs de la rupture se manifestent jour après jour et parfois assez brutalement. Quand de purs produits de l’Ecole sénégalaise sont à la manette, il ne doit y avoir le moindre souci à se faire
Les indicateurs de la rupture se manifestent jour après jour et parfois assez brutalement. Quand de purs produits de l’Ecole sénégalaise sont à la manette, il ne doit y avoir le moindre souci à se faire.
Deux Inspecteurs des Impôts et Domaines mènent notre barque et ils comptent sur l’appui de collègues et d’autres Inspecteurs pour arriver bon port. Y’en a déjà qui manifestent leur désaccord mais tant que cette opposition est confinée dans les réseaux sociaux, le danger est plus que bénin. Pendant longtemps des populations pauvres qui n’avaient que leurs terres pour cultiver et se nourrir se voyaient dépossédées de ces biens légués par leurs ancêtres.
Le tort qu’on pourrait leur reprocher est d’avoir négligé de sécuriser leurs biens. Parce que jamais ils n’avaient imaginé que l’Etat les dépouillerait un jour de ces biens. Et la toute-puissance de l’Etat s’est exercée sur ces pauvres âmes avec la bénédiction des bénéficiaires appuyés par des lobbies et souvent par la presse.
Et fort heureusement au sein de ces populations, y’en a qui se sont levés pour dire niet. Et parmi les soutiens les plus actifs de ces gens, il y avait l’actuel Président de la République. C’est à croire que les causes justes sont bénies. Un beau matin on s’est levé pour apprendre l’arrêt de toutes les constructions en cours dans tous les sites litigieux. Ce gel de toutes les constructions redonnent de l’espoir aux nombreux spoliés des zones à problèmes.
J‘en connais qui ont payé une parcelle à Deni Biram Ndaw et satisfait à toutes les obligations liées à l’achat de ce terrain depuis cinq ans et attendent que la mairie de Bambilor délivre le papier qui les empêche de construire.
Concernant la Corniche, les populations ont bien accueilli la décision du chef de l’Etat malgré l’activisme reproché à Atépa qui a annoncé la nouvelle. En tout cas tous les codes semblent cassés avec notre nouveau président. La présence des pontes de la République au retour du président à l’aéroport n’est plus de mise.
De Senghor à Macky, nos présidents étaient si conservateurs et friands de protocole manifestant qu’ils sont la clé de voute de toutes les institutions de la République. Tout se passait pour démontrer et exigerla prééminence du président de la République.
En tout cas Bassirou Diomaye Diakher Faye, président de la République est en train de casser beaucoup de codes. Continueront-ils, eux du Pastef, cette œuvre de jeunesse qui déconstruit le système qui les a profondément combattus ?
Rien qu’un mois aux affaires et beaucoup de lignes bougent. Pour remettre en l’endroit les distorsions que le prédécesseur de Bassirou Diomaye Faye avait mises sous le coude.
CAP, UNESCO & COMPAGNIE : A CHACUN «SA» JOURNEE
Pour cette 31ème édition de la Journée mondiale de la liberté de la presse, commémorée aujourd’hui, vendredi, le thème retenu est : «La presse au service de la planète : le journalisme face à la crise environnementale»
Le 3 mai de chaque année est célébrée la Journée mondiale de liberté de la presse ou tout simplement Journée mondiale de la presse, pour sensibiliser à l'importance de la liberté de la presse et rappeler aux gouvernements leur obligation de respecter et faire respecter le droit de liberté d'expression consacré par l'article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme.
Proclamée par l'Assemblée générale des Nations Unies (ONU) cette marque également l'anniversaire de la Déclaration de Windhoek, une déclaration des principes de liberté de la presse mis en place par des journalistes de presse africains écrite en 1991. En ce jour, le Rapport (ou Classement des pays) sur la situation de la liberté de presse dans le monde (un classement suivant/par pays) est rendu public et le Prix mondial de la liberté de la presse aussi remis.
Pour cette 31ème édition de la Journée mondiale de la liberté de la presse, commémorée aujourd’hui, vendredi, le thème retenu est : «La presse au service de la planète : le journalisme face à la crise environnementale». A l’instar de la communauté internationale, la Coordination des Associations de presse (CAP) du Sénégal donne rendez-vous aux acteurs des médias et représentants des autorités à la Maison de la presse Babacar Touré. Ils sont conviés à échanger sur la situation des entreprises de presse et de leurs travailleurs. «Crise dans les médias : les entreprises de presse et les professionnels de l’information face aux défis de la précarité», c’est autour de ce sujet que ces acteurs sont appelés à débattre, ce vendredi matin.
Au même moment, le Bureau régional de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) Afrique de l’Ouest basé à Dakar, l’Institut Panos Afrique de l’Ouest (IPAO), Article 19 Afrique de l’Ouest, la Cellule Norbert Zongo pour la promotion du journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest (CENOZO) et l’Association des journalistes pour la transparence dans les ressources extractives et le préservation de l’environnement (AJTREPE), ont décidé de célébrer conjointement cette journée à Dakar, ce vendredi matin. Une conférence de presse est prévue à la Place du souvenir africain, à partir de 9h00, à cet effet. Conformément au thème choisi : «La presse au service de la planète: le journalisme face à la crise environnementale», les acteurs des médias, de l’environnement et des pouvoirs publics vont discuter des «types de journalisme à valoriser au Sénégal pour mieux rendre service à la planète qui fait face à une crise climatique», informe un communiqué.
L’ONU S’INQUIETE DE LA VIOLENCE CONTRE LES JOURNALISTES
La Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée ce vendredi 3 mai 2024, est consacrée à l'importance du journalisme et de la liberté d'expression dans le contexte de la crise environnementale mondiale actuelle.
Les journalistes qui travaillent sur les questions environnementales font l’objet de nombreuses attaques. A la veille de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée ce vendredi 3 mai avec comme thème, «La presse au service de la planète : le journalisme face à la crise environnementale», consacrant «l'importance du journalisme et de la liberté d'expression dans le contexte de la crise environnementale», le secrétaire général de l’Onu, António Guterres, demande plus de liberté pour les professionnels des médias.
La Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée ce vendredi 3 mai 2024, est consacrée à l'importance du journalisme et de la liberté d'expression dans le contexte de la crise environnementale mondiale actuelle. Ainsi, le Thème retenu pour cette 31ème édition est : «La presse au service de la planète : le journalisme face à la crise environnementale». Sur ce, le secrétaire général des Nations Unies juge que, «le monde traverse une situation d’urgence environnementale sans précédent qui menace l’existence même de la génération actuelle et des générations futures». Et, «les journalistes et professionnels des médias ont un rôle clé à jouer à cet égard, en informant et en éduquant. Les médias locaux, nationaux et internationaux peuvent placer la crise climatique, la perte de biodiversité et l’injustice environnementale sous les feux de l’actualité».
Selon António Guterres, grâce au travail des journalistes, «les gens finissent par comprendre la situation critique que connaît notre planète, se mobilisent et ont les moyens d’agir en faveur du changement. Les professionnels des médias montrent également la dégradation de l’environnement. Et face au vandalisme environnemental, ils apportent des preuves qui permettent d’amener les responsables à rendre compte de leurs actes».
«QUELQUE 750 JOURNALISTES OU ORGANES D’INFORMATION TRAITANT LES QUESTIONS ENVIRONNEMENTALES ATTAQUES… »
Il note aussi «qu’il n’est pas surprenant que des personnes, des entreprises et des institutions puissantes ne reculent devant rien pour empêcher les journalistes de l’environnement de faire leur travail. La liberté des médias est attaquée de toutes parts. Et le journalisme de l’environnement est une profession de plus en plus dangereuse. Des dizaines de journalistes qui couvraient des sujets tels que l’exploitation minière ou forestière illicite, le braconnage ou d’autres problèmes environnementaux ont été tués au cours des dernières décennies».
Seulement, António Guterres désapprouve, en outre, le fait que, «dans la grande majorité des cas, personne n’a eu à rendre de comptes». D’ailleurs, relève l’Onu, pour s’en désoler, «quelque 750 journalistes ou organes d’information traitant les questions environnementales ont été attaqués ces quinze dernières années. Et la fréquence de ces attaques va croissant». Parmi les atteintes contre les journalistes, l’Onu fustige également «les actions en justice, qui sont utilisées pour censurer, réduire au silence, arrêter et harceler ces journalistes, tandis les propagateurs de fausses informations sur le climat, qui sont aujourd’hui légion, ne cessent de battre en brèche des solutions qui ont fait leurs preuves, notamment les énergies renouvelables».
«SANS LIBERTE DE LA PRESSE, NOUS N’AURONS AUCUNE LIBERTE»
L’Organisation des Nations Unies salue «le travail extrêmement précieux qu’accomplissent les journalistes et les professionnels des médias pour que le public soit informé et mobilisé». Elle engage, dès lors, tous les Etats et autres acteurs socioéconomique à œuvrer pour garantir la liberté de la presse. « Je demande donc aux gouvernements, au secteur privé et à la société civile de se joindre à nous à l’heure où nous réaffirmons notre engagement à protéger la liberté de la presse et les droits des journalistes et des professionnels des médias partout dans le monde».
Auparavant, tout en se disant «choqué et consterné par le nombre de journalistes qui ont été tués lors des opérations militaires menées par Israël à Gaza», le patron de l’Onu montre que «Sans faits, nous ne pouvons lutter contre la mésinformation et la désinformation. Sans obligation de rendre des comptes, nous n’aurons pas de politiques solides. Sans liberté de la presse, nous n’aurons aucune liberté. La liberté de la presse n’est pas un choix, c’est une nécessité».
LES ICS ÉPINGLÉES : LE PDG DU GROUPE INDORAMA DEBARQUE EN URGENCE A DAKAR
L'entreprise, autrefois cliente des banques commerciales locales, a récemment transféré ses fonds vers des comptes off-shore, notamment à la Exim Bank India.
La récente publication du rapport de la Cour des Comptes accable les hauts dirigeants des Industries Chimiques du Sénégal (ICS), jadis fleuron de l’économie du pays. Selon des informations exclusives obtenues par Confidentiel Afrique, Sri Prakash Lohia, le Président Directeur Général du groupe indo- singapourien INDORAMA, devenu actionnaire majoritaire des ICS en 2014, a débarqué en urgence dans la capitale sénégalaise.
Dans ses valises, les radars de Confidentiel Afrique, renseignent la présence à Dakar du Directeur des opérations du groupe. Nos sources précisent que les nouvelles autorités au pouvoir ont décidé de « fouiller » en urgence les comptes de cette entreprise qui a rechigné en 2022 de verser la redevance minière d’un montant de 200 milliards de FCFA. Le groupe INDORAMA, qui avait racheté 78% des parts du capital des Industries Chimiques du Sénégal avec une injection financière à hauteur de 112 milliards de FCFA se voit acculer depuis le changement du régime Macky SALL par le tandem Diomaye- Sonko. Selon nos informations, le PDG du conglomérat indo-singapourien, Prakash Lohia a multiplié ses allers- retours dans la capitale sénégalaise. Va-t-il se plier au desiderata des autorités sénégalaises qui ont pris l’option de tourner les pages sombres de cette entreprise, jadis florissante, mais qui patauge dans des eaux troubles depuis sa vente aux firmes étrangères IFCO d’abord et INDORAMA en 2014?
Le DG Alassane Diallo sur un siège éjectable « irrévocable »
Selon des sources crédibles parvenues à Confidentiel Afrique, le départ du Directeur général Alassane Diallo, celui qui a battu le record de la longévité, à la tête de l’entreprise, alors qu’il devait partir à la retraite depuis 2019 et « courtier » chouchouté du groupe INDORAMA serait acté. Nos sources sont formelles. Le PDG Sri Prakash Lohia, lequel prend au sérieux le dossier ICS, compte recharger à nouveau les turbines et démettre bientôt son poulain Alassane Diallo. Ce dernier bénéficiait depuis 2019 d’une dérogation spéciale de maintien pour « services rendus » aux Indiens d’IFCO et son départ dit-on est sur la table du haut etablishment indo-singapourien. L’entreprise ICS qui avait jusqu’à un passé récent placé ses fonds dans des banques commerciales locales s’est tournée vers des comptes off-shore notamment Exim Bank India. Début 2022, l’État sous le régime Macky SALL avait fait injonction aux ICS de s’acquitter de sa redevance minière et de la taxe superficiaire pour respectivement 200 milliards de FCFA et 305 millions Fcfa. Selon nos informations, Prakash Lohia devrait avoir une séance de travail avant de quitter Dakar avec l’équipe du ministre sénégalais du Pétrole et des Mines, Birame Souléye DIOP.
LES RAPPORTS DES INSTITUTIONS DE CONTRÔLE ET LES DECISIONS DU GOUVERNEMENT AU MENU DE LA REVUE DE PRESSE DE L’APS CE VENDREDI
Les livraisons de ce vendredi relatent Les premières décisions de l’exécutif en vue de la transparence de l’État
Dakar, 3 mai (APS) – Les premières décisions de l’exécutif en vue de la transparence de l’État continuent de faire les choux gras de la presse quotidienne.
Tribune s’impatiente de voir livrés au procureur de la République les auteurs présumés de ‘’prédation des ressources’’ du pays, à la suite de la publication des rapports des institutions de contrôle de l’État. ‘’Qu’attend le pouvoir pour mettre à la disposition de la justice les rapports déjà ficelés’’, afin que ‘’des poursuites soient engagées contre ces gloutons repus de l’argent public ?’’ se demande le journal.
‘’Il (Bassirou Diomaye Faye) est foncièrement contre tout accaparement des terres par des politiciens prédateurs’’, s’écrient des proches de Macky Sall, sous le crayon du dessinateur de Tribune, lequel fait dire au nouveau président de la République : ‘’Je vais casser tout ça !’’
Kritik’ affirme que l’exécutif a ‘’une belle occasion de rompre la danse des loups’’. Autrement dit, faire juger les auteurs présumés de mauvaise gestion des deniers publics. ‘’Accusés, levez-vous’’, ordonne le journal.
‘’Activistes et militants de la société civile réclament au nouveau régime des sanctions immédiates’’, constate L’Observateur en ajoutant que ‘’ce n’est pas facile’’ de faire juger les auteurs présumés de fautes de gestion.
Il ajoute, en citant des spécialistes, que ‘’toutes les personnes incriminées ne sont pas passibles d’une infraction pénale’’.
‘’On n’entend parler que d’hectares. C’est l’unité de mesure. Comme on n’entend parler que de milliards. Sur le terrain glissant du foncier, beaucoup se sont cassés jambes et bras’’, commente Bés Bi Le Jour à propos de la mainmise présumée de proches de Macky Sall sur des terres appartenant au domaine public.
Source A n’en croit pas ses yeux en lisant le rapport de la Cour des comptes sur la gestion faite de la municipalité de Kédougou (sud-est) par son ex-maire.
Des travailleurs de la gouvernance, de la préfecture et du commissariat de police de Kédougou, tout comme des membres du conseil municipal, auraient bénéficié de dons de denrées alimentaires destinées aux nécessiteux, rapporte le journal en citant un rapport de la Cour des comptes.
Une ‘’controverse juridique’’
‘’Le problème avec le foncier, c’est qu’il s’agit du domaine par excellence de l’argent facile et du blanchiment de sommes astronomiques. Un pays ne se développe jamais avec un boom aussi peu vertueux’’, analyse L’info.
‘’Au contraire, ajoute-t-il, c’est avec la jonction agriculture-industrie-commerce que le Sénégal devrait amorcer un début de décollage économique.’’
Libération aussi a lu le rapport de la Cour des comptes. ‘’De grandes quantités de semences d’arachide subventionnées [auraient été] filées à des ministres, des députés, des [membres du Haut Conseil] des collectivités territoriales, des personnalités religieuses’’, note le journal, ajoutant que ces largesses leur ont été faites ‘’sans justification’’.
EnQuête évoque la ‘’controverse juridique’’ relative à la suspension des activités immobilières sur le domaine public maritime.
Si l’avocat Doudou Ndoye juge que ‘’le président de la République n’a pas le droit [de suspendre] ces constructions’’, Samba Traoré, enseignant à l’université Gaston-Berger de Saint-Louis (nord), jure : ‘’Le chef de l’État a pris une mesure conservatoire, afin d’y voir plus clair. Et c’est son droit.’’
Pour WalfQuotidien, la gestion de la terre est ‘’une course d’obstacles’’.
Bassirou Diomaye Faye ‘’risque […] d’être rattrapé par sa déclaration de patrimoine dans laquelle il mentionnait être propriétaire d’un terrain […] de 4,3 hectares représentant 286 parcelles de 150 mètres carrés’’, poursuit WalfQuotidien.
Un ‘’carnage foncier’’
L’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) avait tiré la sonnette d’alarme en 2020 pour éviter un ‘’carnage foncier’’ dans les départements de Dakar, Mbour et Thiès (ouest), rappelle Sud Quotidien.
Malgré la mise en garde de l’OFNAC, ‘’les autorités sortantes ont fait semblant de ne rien entendre’’, ajoute le journal.
Le président de la République ‘’continue de placer ses hommes dans les […] directions’’ des entreprises nationales, observe Le Quotidien, après que des militants du parti au pouvoir ont été désignés pour diriger d’importantes sociétés d’État.
Bés Bi Le Jour saisit l’occasion de ces nominations pour exprimer son désaccord avec les nouvelles autorités du pays à propos de la promesse faite de recourir aux appels à candidatures pour désigner les directeurs généraux des sociétés nationales. ‘’Quand les clés de la République vous sont confiées, il n’y a rien d’autre à faire que de gouverner et de prendre des décisions sur la base d’une vision. On pourvoit aux postes comme le prévoit la Constitution’’, écrit-il.
Les appels à candidatures, ‘’ça fait joli mais les résultats ne sont pas toujours au rendez-vous’’, opine-t-il.
Le Soleil évoque les états généraux qu’envisage de tenir le président de la République d’ici à juillet prochain, concernant les transports.
QUAND LA MAL GOUVERNANCE DICTE LE CARNAGE ECONOMIQUE ET FINANCIER
Les rapports se suivent et se ressemblent, dénonçant un enrichissement illicite en bande organisée au détriment du peuple. Pour l'économiste Meissa Babou et l'expert Elimane Kane, il urge d'en finir avec cette impunité qui gangrène la gouvernance
Jean Pierre Malou et Nando CABRAL GOMIS |
Publication 03/05/2024
Les rapports des corps de contrôle (Cour des comptes, Inspection générale d’Etat, Office national de lutte contre la fraude et la corruption) ont révélé de véritables scandales économiques et financiers dans la gestion des responsables de différentes structures publiques et parapubliques. Un pillage des deniers publics qui indisposent les Sénégalais, soucieux de voir les nouvelles autorités y mettre fin. Définitivement ! Sud quotidien livre les positions de l’économiste Meissa Babou et du président de Legs Africa, Elimane Haby Kane sur cette mal gouvernance presque… endémique.
Meissa Babou, économiste : « Une véritable catastrophe financière »
L’économiste et enseignant à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Meissa Babou, est désappointé par le carnage financier révélé par les rapports des organes de contrôle (Cour des comptes, Inspection générale d’Etat, Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac). « On ne pouvait pas croire, face à une armada de contrôle aussi variée qu’on pouvait en arriver là », s’est-il d’abord étonné avant de laisser entendre que c’ « est une véritable catastrophe financière sous nos yeux ». Et de poursuivre qu’aujourd’hui, il va falloir faire dans un premier temps l’état des lieux pour en avoir une idée nette de ce qu’il faut faire. Et l’économiste d’espérer voir une suite à ces rapports. « Je crois que le nouveau régime contrairement au précédent ira plus loin cette fois-ci ». Parce que tel est « l’engagement pris vis-à-vis des populations », tient-il à souligner. Dans cet engagement, il donne crédit au nouveau régime car jusqu’à « preuve contraire, ils y sont ». Convaincu que les nouvelles autorités ne feront pas faux bond, il dira : « Premièrement, ils avaient promu de déclassifier tous les rapports, et les transmettre au procureur (justice). Ce qui est en train de se faire ». Et de faire savoir qu’il appartient au procureur, à son tour, de les transmettre aux juges concernés pour engager des poursuites. Franchement, « c’est une histoire rocambolesque de détournement de deniers publics qui a profité à un groupuscule politico-maraboutique qui a fini de polluer aussi bien les finances publiques que les terres », dénonce l’économiste et enseignant à l’Ucad. Mais, « cette fois-ci, on peut espérer que c’est la bonne »,relève-t-il avant d’affirmer avec fermeté : « Cette forfaiture ne passera plus ». Et d’autant plus, a dit Meissa Babou, que cette manne financière appartient à tous les Sénégalais. Par conséquent, « ils doivent y accéder à travers les secteurs sociaux de base et de qualité comme les écoles, les universités, les hôpitaux, l’eau, l’assainissement, le bon cadre de vie, les infrastructures de transports ». A l’en croire, « il faut arrêter cette saignée financière et se mettre définitivement sur la voie de l’éthique et de la vertu », comme envisagé par les nouvelles autorités. Pour l’économiste, ce qui est dramatique, « ce sont les dépenses engrangées par l’Etat et qui ne profitent pas aux ayants droit ». Et cela tout simplement parce que des « gens véreux ont choisi librement de défier l’Etat au nom de l’impunité », clame-t-il.
Cependant, il va de soi qu’on n’arrête pas « la mer avec ses bras »,reconnait-il. Aussi a-t-il fait comprendre qu’il ne suffit pas « d’avoir le dispositif répressif sans effets tel que connu jusqu’ici mais convaincre par la diffusion de ces rapports annuellement et que tous les coupables soient punis au vu et au su de tous ». Et l’économiste de soutenir qu’on n’a pas un problème d’institutions mais d’hommes crédibles et suffisamment culotés pour garantir le droit. Pendant longtemps, « nous avons été gouvernés par des hommes sans éthique, sans aucune dignité, sans moralité », regrette Meissa Babou. Et cela du sommet au niveau inférieur de l’Etat. A présent, a-t-il signifié, « le peuple attend des tenants du pouvoir de siffler la fin de la récréation pour amorcer la voie du développement durable qui passe inéluctablement parle travail bien fait, le respect du bien commun, l’honnêteté, la transparence, la justice, l’intégrité… ».
Un carnage financier qui date
Par ailleurs, l’économiste Meissa Babou a tenu à rappeler que le carnage financier au Sénégal ne date pas d’aujourd’hui. A l’en croire, quand le premier président de la République du Sénégal, feu Léopold Sédar Senghor quittait le pouvoir, il savait que les gens détournaient beaucoup d’argent. En réponse, il a filé le tuyau à son successeur Abdou Diouf qui, automatiquement pour combattre politiquement et par ricochet endiguer la criminalité économique et financière, créait la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei). Cette juridiction ad hoc a obligé « certains même de mes parents à quitter définitivement le pays », a dit l’économiste. Parce qu’Abdou Diouf avait ce « caractère assez méchant, comme aimait le dire Senghor », a-t-il dit. Parla suite, « des dignitaires religieux se sont rués sur lui », explique-t-il. Conséquence : « il a laissé tomber après avoir pu régler certains comptes », fait-il savoir. Depuis lors, la Cour des comptes et l’Inspection générale d’Etat (Ige) font leur job mais sans suite. Après l’ajustement structurel, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (Fmi) ont fait leur come-back (retour) en insistant sur la nécessité de promouvoir la transparence, notamment le recours à l’appel d’offre international. Une façon de contrecarrer ces manquements. Dans le même sillage, le président Abdoulaye Wade créait, lui, la Commission nationale de lutte contre la non-transparence, la corruption et la concussion (Cnlcc). Laquelle commission sera remplacée sous Macky Sall par l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) qui n’a pas fait grand-chose en termes d’attentes.
Elimane Haby Kane, présidentde Legs Africa : « L’absence de sanctions administratives puis judiciaires a ouvert la boite à pandore»
Le consultant en gouvernance et développement international, sociologue et manager, par ailleurs président de Legs Africa (Leadership, Ethique, Gouvernance, Stratégies pour l'Afrique) est d’avis que l’absence de sanctions est à la base du carnage financier continu au Sénégal.
«Les gens allaient réfléchir plusieurs fois avant de commettre un forfait s’il y avait des sanctions systématiques administratives puis des sanctions judicaires ».
Et Elimane Haby Kane d’arguer : « Quand les rapports sont publiés et que des personnes sont épinglées pour faute grave, pour non-application de la loi, pour détournement et enrichissement illicite entre autres, on devrait prendre des sanctions conservatoires immédiates au plan administratif avant même les poursuites judiciaires. Car, s’ily avait des sanctions conservatoires immédiates contre ces larcins, ils ne récidiveraient pas. Mais, il n’y a jamais rien. Au contraire, dans certains cas, si ces personnes incriminées sont des politiciens, elles sont adoubées, renforcées par des nominations à des postes plus importants. On a même vu des rapports dans lesquels, l’organe de contrôle recommande des sanctions administratives à prendre immédiatement du genre le relèvement à son poste contre par exemple des Directeurs généraux qui ont commis des fautes de gestion mais cela n’a jamais été fait par l’autorité ».
Or, relève-t-il, « Dans le cas des fautes de gestion graves, la sanction administrative conservatoire devait être automatique. Quand le Premier ministre de l’époque nous avait reçu après la publication du rapport de la Cour des comptes sur la gestion du Covid-19, je lui avais clairement recommandé devant ses ministres et d’autres membres de la société civile, de demander au président de la République de prendre des sanctions administratives conservatoires contre toutes les personnes qui ont été incriminées dans ce rapport en attendant les poursuites judiciaires. Mais, il n’a jamais fait ça. Et c’est ça qui encourage ces pratiques de mal gouvernance. Car, s’il y avait des sanctions systématiques administratives puis des sanctions judicaires, les gens allaient réfléchir plusieurs fois avant de commettre un forfait ».
LA SOCIETE CIVILE PLANCHE SUR L'AVANT-PROJET DE LOI DE PROTECTION DES LANCEURS D'ALERTE
Coordonné par Aliou Sané, un atelier rassemble à Dakar les acteurs engagés dans la défense des droits humains
Réunis hier, jeudi 2 mai 2024, à Dakar, des acteurs de la société civile ont échangé sur «l’avant-projet de loi portant promotion et protection des défenseurs des droits humains».
«Nous sommes là, ce matin (hier, ndlr), dans le cadre d’une initiative de toute la grande famille des défenseurs des droits humains au Sénégal. Je pense à toute la société civile, je pense à tous les mouvements citoyens, je pense à tous les activistes et même des artistes qui sont présents aujourd’hui (hier, ndlr) dans cette salle pour cette rencontre qui se tient dans un contexte où il y a une importante initiative du gouvernement du Sénégal, annoncée par le président de la République. Des actes ont été posés dans le cadre d’aller vers une loi de protection de lanceurs d’alerte au Sénégal», a déclaré Aliou Sané, coordonnateur de Y en a marre.
Poursuivant ses propos, l'activiste indique que cette initiative a été approuvée par une écrasante majorité des Sénégalais. «En tant que militants qui avions tous participé activement à tous les processus démocratiques de ce pays, surtout ces dix dernières années, nous avions pensé qu’il était important qu’on puisse apporter notre contribution à cette initiative. D’abord sur la loi portant protection des lanceurs d’alerte que le gouvernement a initié. Que l’on puisse se regrouper, échanger et pouvoir ressortir de nos échanges, faire nos recommandations au gouvernement du Sénégal, pour renforcer nos initiatives», a déclaré le Coordonnateur du mouvement Y en a marre.
Pour l’activiste, «l’autre aspect, c’est de pouvoir aussi bénéficier de ces opportunités pour avancer dans une initiative qui a été enclenchée depuis 4 ans par la Coalition sénégalais des défenseurs des droits l’homme, coordonnée par Seydi Gassama»
Par Mounirou FALL
LE LAXISME COUPABLE DES ANCIENNES AUTORITÉS SUR L'ACCAPAREMENT DES TERRES
L'OFNAC a documenté dès 2020 l'ampleur du pillage foncier dans des régions comme Dakar et Thiès, pointant du doigt des irrégularités et détournements de grande ampleur. Ces révélations accablantes sont demeurées sans suite, laissant le crime prospéré
Malgré la sonnette d’alarme tirée depuis plus de quatre ans sur la situation du carnage foncier qui a eu cours dans les régions de Dakar, Thiès, Mbour les autorités sortantes ont fait semblant de ne rien entendre. Les conclusions et recommandations de l’étude sur les « vulnérabilités à la corruption dans le secteur foncier dans les régions de Dakar et de Thiès » commanditée par l’OFNAC dans le cadre du PARI-BG ont été tout simplement rangées dans les tiroirs. Tout avait été passé en revue : des villas de l’Etat situés entre le Cap Manuel et les Almadies en passant par Fann Résidence ou le point E, aux immeubles qui poussent comme des champignons dans la sphère de Diamniadio. La patate chaude du carnage foncier héritée du précèdent régime doit être arrêté.
Les études sur la cartographie des risques et les stratégies de mitigation des vulnérabilités à la corruption réalisées par l’OFNAC entre 2018 et 2021, en partenariat avec l’Union Européenne avaient identifiées plusieurs secteurs à incidences financières. Il s’agissait du secteur extractif, du code de la pêche, du code forestier, du code de l’urbanisme, du code des douanes, du code des impôts, de l’Acte 3 de la décentralisation ou du code de l’environnement, …).
Cependant l’étude qui le plus alarmée du fait des troubles sociaux engendrés portait sur le foncier, coordonné par l’OFNAC avec l’expertise du Consortium pour la Recherche Économique et Social (CRES). Pour mémoire, le Programme d’Appui à la Promotion de l'Intégrité et de la probité dans la gestion des affaires publiques -PARI-BG-a impliqué outre la société civile, l’Inspection Générale d’Etat et la Cour des Comptes.
Il ressort des rapports de l’OFNAC que plus de 80% des plaintes, dénonciations et litiges qui ont menés à des Ordres d’Ouvertures d’Enquêtes relèvent de problèmes fonciers. Déjà en avril 2018 à l’Office national de lutte contre la Fraude et la Corruption, avait reçu une dénonciation sur des faits de «transactions immobilières irrégulières et de détournements de deniers publics» portant sur un montant de 94 783 159 000 FCFA. L’affaire du Titre foncier TF1451/R évoqué dans son rapport rendu public l’OFNAC avait estimé que « les investigations menées ont permis de confirmer la quasi-totalité des griefs soulevés par le plaignant ». le rapport de conclure que « Toutes ces entorses à la procédure régulière pourraient faire penser à une volonté inavouée des fonctionnaires concernés de tirer le maximum de profit pour SOFICO et CFU dans une seconde procédure d’indemnisation, tout en sachant qu’il y a eu un premier cas d’expropriation ayant abouti à une indemnisation portant sur le montant de 605.853.850 frs CFA ». Conclusions restées sans suite !
Dissolution de la Commission de Contrôle des Opérations Domaniales (CCOD)
Une œuvre de « salubrité publique »
Les nouvelles autorités ont cet avantage comparatif de provenir du secteur stratégique des impôts, des domaines et du cadastre. Ils connaissent donc à merveille les tenants et aboutissants des délibérations de la fameuse CCOD pour l’instruction des dossiers ayant trait au domaine privé de l’État. La Commission de Contrôle des Opérations domaniales (CCOD) est un organe à repenser totalement et/ou à dissoudre sans délai. Les griefs contre cette instance sur laquelle le législateur de 1976 comptait beaucoup, sont nombreux et variés. A ce titre, nous pouvons noter : sa configuration (elle regroupe, sous la présidence du représentant du Ministre chargé des domaines huit autres Directeurs nationaux concernés par le foncier), la périodicité de ses réunions (une indétermination), sa centralisation, etc.
Les changements attendus de cette instance dépassent de loin ce qui a été fait à travers le décret n°2020-1472 du 17 juin 2020, abrogeant et remplaçant le décret n°89- 001 du 3 janvier 1989 relatif à la composition de la Commission de Contrôle des Opérations Domaniales (intégration du Directeur de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation des Sols -DSCOS- comme membre et changement de la dénomination de certaines structures). C’est presque une aberration, dans le contexte de décentralisation et de déconcentration du Sénégal, que ce soit cette instance, siégeant au plateau, à Dakar, qui doive donner son avis sur l’opportunité et les conditions financières de tout projet intéressant le domaine de l’État et des collectivités publiques.
Il y a lieu d’aller vers une déconcentration de cet organe central de gestion du domaine privé de l’État.
Cette déconcentration pourrait s’opérer :
Par la mise en place d’une Commission Nationale de Contrôle des Opérations Domaniales (CNCOD) présidée par le représentant du Ministère en charge des finances avec la même composition qu’actuellement. Cet organe pourrait entre autres, se voir confier les attributions relatives aux :
• Opérations foncières d’utilité publique telles que les expropriations ;
• Les acquisitions d’immeubles par l’État ;
• Les demandes de régularisations ou d’attributions de terres d’une superficie supérieure à 1 hectare.
Pour le volet régional par :
La mise en place de Commissions Régionales de Contrôle des Opérations domaniales (CRCOD) présidées par le Chef de Centre des services fiscaux du lieu de situation des immeubles, avec une participation des Maires et autres Collectivités locales ainsi que la société civile et les organisations paysannes. Ces organes auraient les compétences relatives aux
• Lotissements ;
• les demandes de régularisations ou d’attributions de terres d’une superficie inférieure à 1 hectare ;
• les demandes de cession définitive des parcelles à usage d’habitation et des parcelles à usage commercial, agricole et industriel inférieures à 1 hectare.
Une plus grande célérité dans l’instruction des dossiers au sein de l’administration atténuerait grandement les risques et vulnérabilités à la corruption. Les lenteurs excessives - ou au contraire les affectations de terrains en mode fast Track - s’expliquent en grande partie par la multiplicité des intervenants sur la chaine de l’instruction et la parcellisation des fonctions et des tâches (services des domaines, de l’urbanisme, de l’aménagement du territoire du cadastre ainsi que tout autre service dont la saisine est rendue nécessaire par la nature du projet). Chacun de ces intervenants examine la requête en fonction de ses propres critères d’appréciation (aujourd’hui avec l’exploration et l’exploitation gazière et pétrolière le processus est encore plus complexe) et suivant le calendrier qu’il juge opportun.
L’étude réalisée par l’OFNAC dans les départements de Dakar, de Thiès et de Mbour révèle que le non-respect des règles fondamentales d’affectation et de désaffectation des terres du domaine national au niveau de certaines collectivités territoriales a pour origine, une marchandisation du foncier et un laisser-faire flagrant au niveau des autorités chargées d’approuver les actes. Cela produit beaucoup de litiges qui aboutissement parfois au prétoire. L’analyse des décisions judiciaires révèle l’origine diverse des conflits et leur caractère multiforme. Beaucoup d’actes frauduleux sont à l’origine de ces conflits mais certains d’entre eux résultent également de la mauvaise application de procédures pourtant prévues et encadrées par les lois et règlements.
L’étude a aussi révélé la raréfaction des terres du domaine national à affecter au niveau du département de Dakar et une ruée vers les terres des départements de Thiès et de Mbour qui disposent encore de réserves foncières importantes. Les projets et réalisations en matière d’infrastructures dans ces zones y accroissent la valeur du sol. Pour preuve, les immeubles qui poussent comme des champignons dans la sphère de Diamniadio jadis occupée par le projet agricole BUD-Sénégal BUD qui employait 6000 agents et produisait 15 000 tonnes à l’exportation, sur une superficie de 1117 ha réservées aux filières horticoles et arboricoles était un des greniers de Dakar et du Sénégal qui assurait un début d’autosuffisance alimentaire dans certaines spéculations. Des réformes dans le système d’administration des terres du domaine national et de gestion du domaine privé de l’État doivent être mises à plat dans le but d’éradiquer tous les risques de fraude et de corruption en rapport avec le sol. L’ineffectivité partielle des règles régissant le foncier au Sénégal est essentiellement due à leur inapplicabilité du fait du caractère dépassé de certaines d’entre elles mais aussi du fait d’insuffisances normatives.
Par ailleurs, aucun délai n’est assigné à l’administration du cadastre Commission de Contrôle des Opérations domaniales (CCOD) pour faire parvenir sa réponse (mis à part le piston politique de la rétribution pour services rendus). Ces lenteurs excessives ouvrent des boulevards de corruption pour l’instruction des demandes d’attribution de terrain du domaine privé de l’État ou d’autorisation de lotissement.
DES PRATIQUES ILLÉGALES QUI NE PROFITENT QU’A CERTAINS
La cartographie réalisée par l’OFNAC sur « la perception et le coût de la corruption au Sénégal » pointait le cadre juridique qui restait un élément multiplicateur des risques de corruption dans le secteur foncier. En effet, le cadre juridique et institutionnel du foncier au Sénégal est caractérisé par le fait que le contexte qui a vu naitre la loi n°64-46 et la loi n°76-66 a aujourd’hui, beaucoup évolué. Il en résulte une mise en quarantaine de certaines règles au profit de pratiques illégales qui ne profitent qu’à certains. Ces pratiques favorisent la corruption et génèrent énormément de litiges autour de la terre. La gestion des conflits fonciers est complexe et délicate surtout, dans le contexte où l’on note une juxtaposition entre un cadre juridique formel et des règles coutumières, abrogées mais encore vivaces.
L’étude de l’OFNAC, qui soulignons-le a été d’abord partagé à l’échelon national puis lors des fora citoyens régionaux tenus dans les 14 régions du Sénégal avec la société civile, révèle que les nombreux dysfonctionnements autour du foncier trouvent leur source dans l’évolution du contexte dans lequel le cadre juridique du foncier a été élaboré laissant apparaitre beaucoup d’insuffisances de tous ordres. Celles-ci sont mises à profit par des acteurs « pas toujours vertueux » pour en tirer toutes sortes de profits. Cette situation crée une insécurité et exacerbe les tensions et concurrences autour des ressources foncières. Ainsi, il est préconisé des réformes du cadre juridique du foncier pour l’adapter aux exigences d’un développement durable tout en créant les conditions d’une gestion apaisée et en éradiquant toutes les vulnérabilités à la corruption.
RÉFORMER LE CADRE JURIDIQUE
Des réformes du cadre juridique sont nécessaires pour éradiquer les risques de conflits renvoient au régime juridique du domaine national et aux modalités de gestion du domaine privé de l’État. En effet, certaines obsolescences notées dans la loi sur le domaine national militent en faveur du toilettage du texte. Le critère d'appartenance à la collectivité totalement ignoré dans l’attribution des terres devient une hérésie face à la nécessité d'attirer et de sécuriser les investissements. En outre, la notion de mise en valeur, réduite à la seule capacité physique, individuelle ou familiale ne favorise pas l’intensification de la production agricole familiale ou industrielle et pose avec acquitté le problème de l’incessibilité des droits et l’intransmissibilité par voie successorale qui ne favorisent ni la mobilité foncière, ni l’investissement familial et sa pérennisation.
Au-delà de ces obsolescences, il convient de créer les conditions d’une gestion apaisée du foncier au sein des collectivités territoriales, apte à garantir la bonne information des populations et à favoriser l'exploitation durable des ressources naturelles et la promotion d'activités économiques viables. Cette gestion apaisée peut être obtenue par une meilleure implication des communautés locales dans la gestion du foncier et par une plus grande légitimité des délibérations des Conseils.
ASSAINIR LA GESTION DU DOMAINE PRIVÉ DE L’ETAT
La restauration de l’égalité des chances pour les demandeurs de parcelles est une condition pour éradiquer toute possibilité d’entretenir et d’encourager la corruption. Le patrimoine foncier de l’Etat a été, depuis une décennie réduite à une peau de chagrin. Ils ne se sont plus limités à racheter pour une bouchée de pain les villas de fonction du Plateau ou ailleurs, le jeu est de créer des châteaux sur pilotis surplombant l’océan, à partir du point le plus avancé du continent africain dans l’Atlantique. Même si l’article 41 du Code du domaine de l’État prévoit la vente de gré à gré des dépendances du domaine privé de l’État, celle par voie d'adjudication offre plus de transparence et garantit mieux, l’égalité des chances pour les potentiels candidats acheteurs intéressés. Il devient urgent d’instaurer une plus grande transparence dans la gestion du domaine privé de l’État. L’acquisition de parcelles ne devrait plus être réservée aux affidés du parti-Etat ou aux thuriféraires et autres laudateurs qui reçoivent des parcelles, sans bourse délier, sur instruction à la CCOD, en rétribution de «services rendus… ». Le mal est profond.
L’adjudication est réalisée aux enchères publiques ou par le procès combiné des enchères verbales et des soumissions cachetées. La dématérialisation de toutes les procédures foncières pourrait, en plus d’une plus grande célérité, apporter plus de transparence dans la gestion foncière et domaniale. Des personnes, parce qu'elles sont proches du pouvoir, bénéficient des dizaines voire centaines d'hectares au détriment des populations autochtones ou rachètent le patrimoine de l’Etat à vil prix. Cela passe obligatoirement par l’informatisation de toute la chaine foncière, en milieu rural comme en milieu urbain. Le Système de Gestion du Foncier (SGF) en cours de développement à la DGID et le Projet Cadastre et Sécurisation Foncière (PROCASEF) soutenu par l’Union Européenne et piloté par le Ministère en charge des Finances et du Budget permettra certainement de répondre à cette préoccupation.
la décision d’arrêter toutes les constructions litigieuses et de mener des audits et enquêtes approfondies est salutaire et demeure un des piliers de la Stratégie Nationale de Lutte Contre la Corruption (SNLCC). La question foncière est classée en haut des préoccupations relevant d’une affaire d’aisés, de bras longs et de politiciens de métier qui mènent une course effrénée pour l’obtention de privilèges indus sans avoir à en rendre compte.
ENCADRÉ 1
UN CADRE JURIDIQUE ANACHRONIQUE AVEC JUXTAPOSITION DE TROIS SPHERES
le domaine national, vaste espace regroupant à l’époque plus de 95% du sol sénégalais, régi par la loi n° 64-46 du 17 juin 1964 ;
le domaine de l’État, subdivisé en domaine public et domaine privé et régi par la loi n° 76-66 du 2 juillet 1976 portant Code du domaine de l’État2 Le domaine public et le domaine privé de l’État s’entendent de tous les biens et droits mobiliers et immobiliers qui appartiennent à l’État ;
les titres fonciers des particuliers constitués sur la base du décret du 26 juillet 1932 portant réorganisation du régime de la propriété foncière en Afrique occidentale Française (AOF) abrogé et remplacé par la loi n°2011-07 du 30 mars 2011 portant Régime de la propriété foncière.
Ce cadre juridique est obsolète du fait de l’évolution du contexte de leur adoption, surtout pour la loi n° 64-46 et pour la loi n° 76-66 du 2 juillet 1976
ENCADRÉ 2
QUELS SONT LES STATUTS DU FONCIER AU SENEGAL
Une confusion est savamment entretenue dans les statuts du sol au Sénégal. Qui ne se rappelle l’affaire Tahibou NDIAYE, du nom de l’ancien directeur du cadastre devant la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) ? Avec la décision prise par l’actuel Président de la République, les corps de contrôle ne devront pas chômer et devront traquer sans relâche les membres de la chaine de contrôle de l’affectation des terres au Sénégal.
Par statuts du foncier au Sénégal, pour entretenir le dote on s’y prend à mélanger les concepts de domaine national, le domaine de l'état, le domaine public maritime, le domaine privé, les forêts classées, les réserves foncières, les villages traditionnels, les terres coutumières, les domaines coutumiers, le patrimoine de l'état, etc. Il y'a beaucoup d'éclairages à apporter à ces notions. Il faut aussi expliquer les processus d'attribution pour situer les responsabilités du carnage. Il faut enfin proposer de récupérer toutes ces terres pour permettre à une structure habilitée pour procéder à leur redistribution aux ayants droit. C'est la seule condition pour rétablir l'équité et restaurer l'espoir.
Ces cités à perte de vue octroyées aux pontes de l'ex pouvoir doivent auditées. La chaîne de distribution des hectares attribués sans droit, les comptes en banques de la chaîne de distribution doivent être passées au crible. Les corps de contrôle actionnés pour débusquer tous ceux qui étaient dans la chaîne de distribution.
Au Sénégal, le système foncier est composé de trois domaines distincts : le domaine national, le domaine de l’État et celui des particuliers:
Domaine national:
Le domaine national représente toutes les terres non classées dans le domaine public, non immatriculées et dont la propriété n’a pas été transcrite à la conservation des hypothèques.
Contrairement au domaine public, le domaine national n’a pas de propriétaire désigné. En d’autres termes, il est considéré comme un bien appartenant à la population sénégalaise – au peuple - (passé, présent et futur).
Les terres du domaine national sont réparties en quatre dépendances :
Zones urbaines : terres situées dans les limites des communes et groupements d’urbanisme.
Zones classées : zones protégées et à vocation forestière que même le Chef de l’Etat ne peut déclasser,
Zones terroirs : utilisées pour l’habitat rural et les activités rurales.
Zones pionnières : réserves pour les plans de développement et d’aménagement de l’État.
Domaine public de l’État:
Le domaine public de l’État englobe tous les biens mobiliers et immobiliers appartenant à la puissance publique.
Ces biens sont souvent affectés au service public.
Par exemple, la mer territoriale, le plateau continental, les cours d’eau navigables, etc., font partie du domaine public de l’État.
Le domaine privé de l’État comprend (les réserves foncières de l’Etat), les biens qui peuvent être soumis à une appropriation privée.
Il s’agit de biens dont la propriété est clairement attribuée à l’État.
Domaine privé de l’État:
En résumé, le domaine national est un bien collectif, le domaine public de l’État est géré par l’administration publique, et le domaine privé de l’État est constitué de biens susceptibles d’appropriation privée.
Le domaine public maritime quant à lui, comprend le rivage de la mer, le sol et le sous-sol de la mer jusqu’à la limite des eaux territoriales. Zone qui fait actuellement l’objet d’un dépeçage extraordinaire des « nouveaux riches » du régime sortant. Le Domaine public maritime est par essence une zone non aedificandi, c’est-à-dire ou l’on ne doit construire en dure. sinon des paillottes. Il ne doit en aucun cas être construit sinon un habitat non en dure. Le Président n’a pas le droit de déclasser pou permettre d’édifier des châteaux sur ce domaine
Que les investigations se fassent. Notons que le Domaine national distribué aux politiques n’appartient pas à l’Etat mais plutôt à l’ensemble de la Nation sénégalaise. Il appartient à la nation et non à des individus qui s'enrichissent sur le dos du citoyen. Les spéculations qui ont cours sur ce domaine qui appartient au peuple sont répréhensibles. Le domaine national transcende les prérogatives du Président de la République. Les forets classés relèvent de ce domaine et ne doivent pas être déclassées pour y édifier des constructions.
La titrisation des terres pourrait représenter une solution concrète pour prévenir les expansions territoriales et protéger les droits des communautés rurales. La titrisation des terres consiste à accorder des droits de propriété individuels sur les terres communales.
KEEMTAAN Gi - LUCARNE BORDELIQUE
Vous aimez nos télévisions locales ? Il y a du tout et on y trouve de tout. C’est en fait un véritable bazar. Leur particularité est que tout se passe entre quatre murs à l’intérieur d’un studio où des individus viennent pour la plupart nous faire ingurgiter de force des sornettes. Ça commence tôt le matin avec des personnes tirées de leur sommeil pour nous raconter des stupidités. Et à la queue leu leu, de délurées jeunes dames, qui semblent se préparer à une séance de jeu de faux lions, se présentent pour leur show et faire fantasmer des « Modou Modou » dont les épousailles avec ces postiches durent le temps d’une lune de miel pour les plus chanceux pendant que d’autres les traînent devant les tribunaux pour escroquerie au mariage. On pourrait penser que pour faire monter l’audimat, tous les promoteurs de ces télés ont les yeux fixés sur la plastique de ces dames. A côté, il y a ceux que l’on appelle pompeusement chroniqueur. On les reconnaît parleur grande gueule en plus d’être d'une superbe arrogance. Nul besoin qu’il soit diplômé. Il peut être un charretier qui viendra se frotter à un agrégé en sciences politiques. Un mécanicien peut également se présenter pour contredire un éminent scientifique sur le cancer, la Covid, la grippe aviaire. Il parlerait de ces maladies, mais aussi de la bombe nucléaire ou de l’exploration spatiale avec une telle assurance qu’il vous fera douter de la « science » de l’expert. Ils savent tout et discutent sur tout même de choses sur lesquelles ils ne savent rien ! C’est leur point fort et y en a qui viennent les écouter religieusement. On les retrouve sur tous les plateaux où ils s’illustrent par leur culot, toisant tout le monde et n’écoutant personne. D’ailleurs, ils ne s’écoutent pas. Dans ce registre, le plus commun sera celui qui fera montre de plus de suffisance et d’insolence envers son co-débateur. Des bouffons payés au prix fort. Chaque télé a ainsi son chroniqueur attitré dont le rôle consiste à sortir des âneries. D’ailleurs, il suffit de zapper entre nos différentes chaines pour s’en convaincre. Y a toujours palabres. Et on y entend de tout sauf des choses qui peuvent aider une jeunesse à se forger des modèles. Le Sénégal, c’est l’un des rares pays où l’on discute, sans s’en lasser, de politique et de religion durant les 365 jours de l’année dans ces télévisions qui se foutent d’avoir des productions extérieures de qualité. On écoute plutôt des troubadours qui viennent débiter doctement des sornettes mais assenées avec un tel culot et une telle certitude qu’on leur donnerait le bon Dieu sans confession ! Vous comprenez maintenant la nature bordélique de ces médias qui se foutent royalement des téléspectateurs qu’ils prennent pour des demeurés. KACCOOR BI - LE TEMOIN
ETATS GENERAUX DESTRANSPORTS PUBLICS
En juillet, le Gouvernement va tenir les Etats généraux des transports publics. Telle est la volonté du président de la République Bassirou Diomaye Faye. Tout en présentant ses condoléances aux familles de victimes et un prompt rétablissement des blessés de l’accident du jeudi 25 avril sur l’axe Koungheul-Koupentoum, il s’est indigné hier jeudi 02 mai en conseil des ministres de la recrudescence des accidents. Il a demandé, aux ministres en charge des transports terrestres, de la gendarmerie et de la police nationale de proposer, sous la supervision du Premier Ministre, un plan d’urgence de prévention et de sécurité routières qui sera exécuté dans toute sa rigueur et dans les meilleurs délais. Le Chef de l’Etat a, en outre, instruit le ministre en charge des transports terrestres, de procéder à l’évaluation des actions de l’Agence nationale de Sécurité routière (ANASER) et à l’ajustement de ses interventions en termes de sensibilisation et d’accompagnement des acteurs des transports publics notamment les chauffeurs. A cet effet, il a noté la nécessité pour l’Etat de consolider le partenariat avec les acteurs et les syndicats de transport pour intensifier ledit processus et sa généralisation. Dans le même élan, le Président de la République a demandé une évaluation rapide du système de gestion des sociétés publiques de transport notamment de la société Dakar Dem Dikk dont l’audit des activités, des parcs de bus, des ressources humaines, du modèle économique et de la gouvernance globale, s’érige en priorité pour consolider le développement du secteur. Il a, de plus, invité le ministre des Transports terrestres à faire le point sur le lancement effectif des activités du Bus Rapid Transit (BRT) et ses modalités d’exploitation et de gestion. D’ailleurs, le Chef de l’Etat a demandé au Premier Ministre et au ministre en charge des transports terrestres de préparer la tenue, avant fin juillet 2024, des Etats généraux des Transports publics pour asseoir les consensus indispensables à la transformation rapide et intégrale du transport public.
BOURSES DE SECURITE FAMILIALE, JOURNEE DE SOLIDARITE NATIONALE
Restons au Conseil des ministres où le Chef de l’Etat a demandé, au Ministre de la Famille et des Solidarités de procéder à la revue systématique des programmes et projets sociaux en vue d’accélérer, sous la coordination du Premier Ministre, leur actualisation et leur redéploiement sectoriel et territorial dans une dynamique de consolidation soutenue de la justice sociale. Dans cette perspective, le Président de la République a indiqué l’urgence d’une actualisation du Registre National Unique (RNU) avant le 30 juin 2024 et de revoir les critères d’éligibilité et les listes des bénéficiaires des bourses de sécurité familiale. En outre, le Chef de l’Etat a invité le Gouvernement à instaurer une « Journée de solidarité nationale » pour conforter le PROJET d’un Sénégal juste et prospère dans la solidarité
SONKO DONNE LES PRIORITES DES SEMAINES A VENIR
Lors de sa communication, le Premier Ministre a abordé les priorités autour desquelles il compte mobiliser l’action gouvernementale aux cours des prochaines semaines. Il s’agit tout d’abord de la proposition de mesures concrètes d’atténuation de la vie chère, d’un meilleur ciblage des subventions des produits de première nécessité et des produits pétroliers ainsi que de la réduction du train de vie de l’Etat. Les actions prioritaires porteront également sur les réformes fiscales en vue d’une plus grande équité et de transparence et sur la réforme du système de rémunération dans la fonction publique pour le rendre plus cohérent, juste et équitable en tenant compte de la soutenabilité budgétaire. Enfin, les mesures prioritaires de la feuille de route du Gouvernement seront également focalisées sur la campagne de production agricole 2024, le « Programme 100 000 logements » et la promotion du financement des PMEPMI.
AFFAIRE KITS DE DIALYSE CARREFOUR MEDICAL RETABLIT LA VERITE
Carrefour Médical est monté au créneau pour apporter des précisions sur le Rapport 2023 de l’OFNAC sur un trafic de kits de dialyse. La Direction générale de Carrefour Médical à travers un texte parvenu à la Rédaction s’est dite stupéfaite par le traitement de certains médias du Rapport d’activité de l’OFNAC de 2023. Elle s’étonne des agissements de « personnes mal intentionnées », qui « ont repris de manière orientée le contenu d’une dénonciation d’un Sieur DIALLO relatif à la prise en charge de la maladie Rénale Chronique dans le Rapport d’enquête numéro 3, 2022). Sa réponse est implacable et balaie ces insinuations : « Il convient de souligner qu’aux termes de l’enquête, l’OFNAC n’a retenu aucune charge ni aucune infraction contre Carrefour Médical, ni CCBM (voir conclusion page 38). Ce dernier n’évolue pas d’ailleurs dans le domaine médical a fortiori dans la distribution des kits de dialyse. Ledit rapport n’incrimine aucunement Carrefour Médical ou CCBM». Pour la Direction générale, il faut saluer le travail de Carrefour Médical, en tant qu’entreprise citoyenne, car elle « a fortement contribué à la baisse du coût de la prise en charge des malades insuffisants rénaux depuis 2011 à ramenant le prix du kit de 65 000 à 39 000 F CFA». ( …) Carrefour Médical est appuyée par la décision du Comité de Règlements des Différents de l’ARMP en date du 17 octobre 2011 qui «dit que l’attribution du marché à Carrefour Médical permet de lever une barrière à l’entrée pour une attribution concurrentielle de ce type de marché, dit également que l’attribution du marché à Carrefour Médical améliore de manière décisive, l’accès des maladies hémodialysés aux soins par une baisse des coûts du kit de plus de 30%». Autant de performances du Carrefour Médical, qui «a également participé à l’accessibilité géographique de la dialyse sur toute l’étendue du territoire en ayant augmenté le nombre de centres de dialyse d’un à 7 centres et aujourd’hui avec la concurrence les centres de dialyse environ au nombre de 30».
ESEA DEUX DALLES D’UN PAVILLON OCCUPE PAR DES FILLES S’EFFONDRENT
A l’Ecole supérieure d’économie appliquée (ESEA) ex ENEA, les étudiants ne sont plus en sécurité. Hier, ce sont deux dalles qui se sont effondrées sur le couloir d’un bâtiment servant de logement aux étudiants. Sur des images, on voit au sol de grosses pierres du bâtiment. Des tas de bagages, appartenant aux étudiants, sont posés devant les bâtiments en attendant un possible relogement. Selon un texte publié sur les réseaux sociaux, au sein du campus social, des bâtiments qui datent depuis des temps immémoriaux sont actuellement dans un état de délabrement extraordinaire. ‘’Jusque-là, aucun acte concret de la part des autorités du centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD) n’a été posé. La vie des étudiants est ainsi menacée. La durée de vie de ces bâtiments est largement dépassée depuis belle lurette et les autorités du COUD en sont bien conscientes mais préfèrent mettre sous silence cette situation désastreuse dont est victime l’ESEA’’, lit-on dans le texte. Et c’est le pavillon E, occupé par les filles, qui est concerné. Les étudiants voulant montrer leur ras-le-bol, ont été contraints par des agents de sécurité du COUD. Ce qui a créé une situation de trouble au sein de l’école