AUX RYTHMES DU SLAM
Podor a été la capitale du slam pendant trois jours. Une quatrième edition du festival «Slam Légende» placée sous le parrainage duc hanteur Mansour Seck.
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Podor a été la capitale du slam pendant trois jours. Une quatrième edition du festival «Slam Légende» placée sous le parrainage duc hanteur Mansour Seck.
La fin du mois d’octobre a vu la ville de Podor se transformer en capitale des cultures urbaines. Le slameur podorois, Double Servo, organisateur du festival Slam Légende, avait convié moins d’acteurs culturels (slameurs, chanteurs et enseignants) pour cette édition à cause du contexte sanitaire. Mais la série d’activités au programme, a attiré le nombreux public composé de spectateurs et de participants et surtout des bénéficiaires de formation.
Après l’accueil des artistes, le premier rendez-vous était donné aux Podorois à la bibliothèque municipale pour une conférence dont le thème était : «La jeunesse, vecteur de développement et de vulgarisation des cultures», animée par le conseiller technique au ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, le professeur Mamoudou Diallo. C’est le Centre départemental d’éducation populaire et sportive (Cdeps) qui accueillera ensuite les activités de formations sur les cultures urbaines. Il s’est agi d’échanges sur la poésie, de plusieurs ateliers d’écriture de poésie et de slam. C’est durant cette activité que le slameur et initiateur du festival, Double Servo, Adama Sy de son vrai nom, et ses collaborateurs sont entrés en jeu.
Le Cdeps était envahi par des écoliers qui ont bénéficié de formations en technique d’écriture, prises en charge par le slameur daganois, Kaaw Diang. C’est au deuxième jour du festival que les slameurs ont rivalisé par le talent avec des styles variés et les spectateurs du «Dîner slam» sont rentrés de cette soirée très satisfaits de la prestation des artistes.
Au troisième jour, pour démarrer la longue journée d’activités, c’est le camp militaire et la bibliothèque municipale de Podor qui ont servi de cadres avec l’inauguration des fresques murales. Ici le public s’est émerveillé du génie des artistes qui ont changé le visage de ces deux lieux très respectés des Podorois. Pour évaluer les bénéficiaires des formations en écriture en poésie et slam, les slameurs ont organisé un mini tournoi de slam et de poésie.
La lecture et l’exposition des textes produits a été l’un des moments forts du festival. Le parrain de cette édition, le chanteur Mansour Seck, a apprécié l’honneur qui lui est fait et a invité les populations à soutenir les activités culturelles dans la ville et le département de Podor. «Les activités diversifiées lors de ces festivités montrent que c’est un événement culturel très important. Toutes les forces vives du département ont le devoir d’appuyer les organisateurs pour pérenniser ce festival», souligne-t-il.
Le slameur, Hamza, venu de Foundiougne révèle : «Je viens pour la troisième fois à ce festival et ce qui retient mon attention c’est l’aspect culturel de Podor. Et je vois l’engagement des populations dans les activités lors du festival, surtout dans les ateliers d’écriture avec les enfants et le grand monde présent au Dîner slam.»
Le slameur podorois et initiateur du festival Slam Légende, Double Servo, indique que l’édition de cette année a joint l’utile à l’agréable. Selon Adama Sy, «le festival s’est déjà fait un nom dans le monde des cultures urbaines du Sénégal par sa régularité. Les populations se sont appropriées le festival et Podor n’a cessé de démontrer son caractère culturel».