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5 avril 2025
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FATOU DIOME, UNE VOIX POUR LA FRATERNITÉ UNIVERSELLE
Face au discours de l'extrême droite en France, l'écrivaine reste inflexible. "Les vrais Français, c'est nous", affirme-t-elle, rappelant que la citoyenneté ne se mesure pas à l'origine mais à l'adhésion aux valeurs républicaines
Dans un à TV5Monde, Fatou Diome, écrivaine franco-sénégalaise, partage sa vision d'un monde où la fraternité transcende les frontières et les origines. Récemment accueillie à l'Académie royale de langue et de littérature française de Belgique, Diome a retracé son parcours depuis les rives du Sénégal jusqu'aux salons littéraires européens.
"Je suis une intersection", déclare-t-elle, soulignant l'importance du trait d'union dans son identité franco-sénégalaise. Elle puise sa force dans ses racines, évoquant avec émotion ses grands-parents qui l'ont élevé.
S'adressant à la jeunesse africaine, Diome lance un appel vibrant : "Instruisez-vous et donnez-vous le droit à vos rêves." Elle insiste sur l'importance de l'éducation comme outil d'émancipation et de progrès.
Face au discours de l'extrême droite en France, Diôme reste inflexible. "Les vrais Français, c'est nous", affirme-t-elle, rappelant que la citoyenneté ne se mesure pas à l'origine mais à l'adhésion aux valeurs républicaines.
"Nous allons nous aimer tous malgré eux et contre eux", déclare Diome, opposant à la rhétorique de la division un message d'unité et d'amour. Elle invite chacun à contribuer à une histoire commune, riche de diversité.
Fatou Diome conclut en réaffirmant son engagement : "Je suis encore dans un esprit d'étudiant. Le savoir n'est jamais acquis, il faut toujours continuer à le compléter."
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AU CAMEROUN, UNE SUCCESSION À HAUTS RISQUES
Entre un président vieillissant et des institutions fragiles, le pays d'Afrique centrale semble mal préparé à affronter l'avenir. Une situation explosive qui pourrait avoir des répercussions bien au-delà de ses frontières
Le journaliste Théophile Kouamouo, rédacteur en chef de Média TV, a récemment partagé son analyse de la situation politique au Cameroun lors d'une intervention sur TV5 Monde. Selon lui, le pays traverse une période de tensions et d'incertitudes sans précédent.
Kouamouo décrit un pouvoir camerounais en proie à des luttes internes. Il évoque une « guerre des communiqués » entre les proches du président Paul Biya, chacun cherchant à affirmer sa position dans un contexte politique de plus en plus nerveux.
Le journaliste s'est également penché sur les récents déplacements non officiels du président Biya en Suisse, accompagné de hauts responsables de l'État. Ces mouvements, entourés de secret, alimentent selon lui les spéculations sur la santé du chef de l'État âgé de plus de 90 ans.
L'analyse de Kouamouo met en lumière le rôle prépondérant de Chantal Biya, l'épouse du président. Il souligne son influence significative dans les cercles du pouvoir, due à sa proximité unique avec le chef de l'État.
Le journaliste alerte sur l'impréparation du Cameroun face à une éventuelle transition de pouvoir. Il évoque les défis sécuritaires auxquels le pays est confronté, notamment avec Boko Haram au nord et les tensions dans les régions anglophones.
Enfin, Kouamouo souligne l'implication de puissances étrangères comme la France, les États-Unis, la Chine et Israël, ajoutant une dimension géopolitique à la situation déjà complexe du Cameroun. Selon son analyse sur TV5 Monde, le pays se trouve à un moment charnière de son histoire, oscillant entre stabilité précaire et risque de chaos.
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KYLIAN MBAPPÉ AU CENTRE D'UNE ENQUÊTE POUR VIOL EN SUÈDE
Le joueur français du Real Madrid serait considéré comme "raisonnablement suspect" dans une affaire de viol présumé intervenu dans un discothèque de Stockholm, la capitale suédoise. Il dénonce une fake news
Le monde du football est secoué par une nouvelle affaire impliquant la star française Kylian Mbappé. Le parquet suédois a confirmé ce mardi 15 octobre, l'ouverture d'une enquête pour viol suite à la visite de l'attaquant à Stockholm la semaine dernière.
Les faits présumés se seraient déroulerés jeudi dernier, lors d'une soirée en boîte de nuit où Mbappé et ses proches avaient privatisé une salle. Une plainte a été déposée le samedi suivant par une victime présumée.
Face à ces accusations, Mbappé a vivement réagi sur les réseaux sociaux, qualifiant l'affaire de "fake news" et établissant un lien avec son différend financier actuel avec le Paris Saint-Germain.
L'enquête en est à ses débuts, la police ayant déjà procédé à des prélèvements dans l'hôtel où a séjourné le joueur.
felwine sarr en conversation avec mamadou diouf
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L'ÉQUILIBRE FRAGILE D'UNE NATION
EXCLUSIF SENEPLUS - Entre traditions ancestrales et aspirations modernes, le Sénégal cherche à redéfinir son identité collective, au-delà du modèle "islamo-wolof" hérité de l'ère coloniale. Comment y parvenir ?
Dans le dernier numéro de l'émission "Chroniques d'un temps politique" animée par Felwine Sarr, l'historien Mamadou Diouf offre une analyse perspicace de la construction et de l'évolution de la nation sénégalaise.
Au cœur de son propos, Diouf révèle comment le modèle « islamo-wolof », forgé durant l'ère coloniale, a jeté les bases de l'identité nationale sénégalaise. Ce modèle, loin d'être monolithique, a progressivement intégré diverses communautés et régions périphériques, créant un tissu social complexe et dynamique.
L'indépendance marque un tournant crucial dans la formation de l'imaginaire national. Des figures comme Léopold Sédar Senghor ont œuvré à la création d'un récit commun, s'appuyant notamment sur le concept de "parenté à plaisanterie" pour tisser des liens entre les différentes communautés.
Diouf souligne l'équilibre délicat qui caractérise la construction nationale sénégalaise : d'un côté, la reconnaissance des spécificités communautaires ; de l'autre, l'émergence d'une culture politique vernaculaire partagée. Cette dualité a permis l'instauration d'un espace public où les différentes composantes de la société peuvent interagir et négocier.
Aujourd'hui, le Sénégal fait face à des tensions qui entraînent un décalage entre les imaginaires traditionnels et les aspirations nouvelles, particulièrement celles de la jeunesse. Cette génération, ancrée dans le local mais ouvert sur le monde, redéfinit les contours de l'identité nationale.
Le défi qui se présente au Sénégal, et plus largement à l'Afrique, est de repenser le concept même de nation. Mamdou Diouf plaide pour des formes de gouvernance plus souples, capables de reconnaître la pluralité des communautés tout en s'inscrivant dans ce qu'il appelle le "temps du monde" - une universalité qui ne nie pas les particularismes.
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AMADOU SALL DÉFIE SONKO-DIOMAYE
L'ancien ministre affirme sur RFI que Macky Sall "n'a peur de rien", balayant les menaces judiciaires. Il brandit l'immunité présidentielle comme un bouclier contre d'éventuelles poursuites à l'encontre de l'ancien chef de l'État
Dans une interview accordée à RFI ce mardi 15 octobre 2024, Amadou Sall, ancien ministre et membre de la nouvelle coalition d'opposition Takku Wallu Sénégal, a lancé un défi au gouvernement actuel en affirmant que l'ancien président Macky Sall "n' une peur de rien".
Cette déclaration intervient dans un contexte tendu, alors que le nouveau pouvoir accuse l'ancien régime de malversations financières. Amadou Sall a fermement rejeté ces allégations, les qualifiant de "politique politicienne".
"Le président Macky Sall, il a une immunité présidentielle", a rappelé M. Sall, ajoutant que "pour pouvoir le poursuivre, il faut qu'il soit mis en accusation par l'Assemblée nationale à une majorité qualifiée". Il a souligné que cette procédure ne peut être engagée que pour « haute trahison ».
Concernant les accusations de manipulation des chiffres économiques, l'ancien ministre a mis en doute la validité de l'audit évoqué par le Premier ministre actuel. "Un audit se fait par un organisme indépendant", a-t-il déclaré, ajoutant que "jusqu'à présent, il n'apporte pas la preuve que les chiffres de la présidence Macky Sall sont faux".
Malgré la défaite électorale de mars dernier, Amadou Sall reste confiant pour les prochaines législatives. Il a évoqué le bilan des six premiers mois du nouveau gouvernement, affirmant que "ceux qui nous ont vendu des chimères [...] se sont effondrés".
Quant à l'absence de Macky Sall sur le terrain électoral, M. Sa lla balayé les spéculations : "Le président Macky Sall n'a peur de rien et il n'y a aucune raison qu'il ait peur de quoi que ce soit , ni politiquement, ni judiciairement".
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REPONSE VERIDIQUE DU PM OUSMANE SONKO A ELIMANE KANE DE LEGS AFRICA APRES SES CRITIQUES
La cérémonie de présentation du nouveau référentiel des politiques publiques
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DES ROIS PLUS VERTUEUX QUE DES PRESIDENTS?
Le respect du serment et de la parole donnée, les hommes politiques contemporains n’en ont cure. Or, dans les royaumes d’antan, les rois étaient pétris de ces vertus. Mignane Diouf espère que le Pacte va remettre ces valeurs au goût du jour.
La bonne gouvernance aurait dû être une vertu inhérente à la démocratie, mais dans les faits, il n’en est rien. Or, dans nos royaumes africains d’antan, même les rois étaient bien plus vertueux et pétris du sens de l’honneur et de la parole donnée. Vivement que ces valeurs reviennent grâce au Pacte national de bonne gouvernance, afin de moraliser la vie publique. C'est le souhait de Mignane Diouf, coordonnateur du Forum social sénégalais.
En matière de bonne gouvernance, une Afrique soit disant démocratique, ne devrait pas faire moins que l’Afrique des royaumes où, un roi pouvait se sentir meurtri de sa propre mauvaise conduite au point de devoir se suicider pour avoir commis une faute dans l'exercice de ses fonctions. Très clairement, dans cette Afrique des royaumes, les souverains ne badinaient pas avec l’image qu’ils renvoient à leurs sujets.
C'était si important que quand des souverains manquaient à leurs obligations, même avant la réaction des sujets, ils pouvaient s’infliger cette peine maximale ou a minima décidaient de se démettre, rappelle Mignane Diouf, coordonnateur du Forum social senegalais. La parole donnée était une des valeur importante. Sacrée ! Mais force est de constater que, de nos jours, des politiciens contemporains peuvent aller outre leur parole donnée et renoncer à leurs engagements sans aucun scrupule. Le Pacte de bonne gouvernance cherche, entre autre, a raviver cette valeur chez les politiciens de nos Etats modernes.
Une gouvernance basée sur la justice, l’équité, le respect de la parole donnée et des engagements pris vis-à-vis du peuple, basee aussi sur la consecration de l’intérêt général, le sens de l’honneur et même du déshonneur… Tels sont entre autres les valeurs que le Pacte national de bonne gouvernance démocratique veut mettre au cœur du jeu politique au Sénégal. Pour Mignane Diouf, le coordonnateur du forum social sénégalais, le président Diomaye Faye a intérêt à mettre en œuvre ce pacte puisque c’est un engagement qu’il a librement pris pendant la comme 12 autres candidats.
Les acteurs de la société civile invitent les autorités actuelles à procéder à la mise en œuvre de cet outil de gouvernance qui a tout prévu pour parvenir à une gouvernance exemplaire, vertueuse, transparente qui contraigne à la reddition des comptes..
En matière de bonne gouvernance, une Afrique soit disant démocratique, ne devrait pas faire moins que l’Afrique des royaumes où, un roi pouvait se sentir meurtri de sa propre conduite au point de devoir se suicider pour avoir commis une faute. Très clairement, dans cette Afrique des royaumes, les souverains ne badinaient pas avec l’image qu’ils renvoient à leurs sujets.
Quand ils manquaient à leurs obligations, même avant la réaction, ses sujets, le roi pouvait s’infliger cette peine maximale ou a minima décidait de se démettre. Bien entendu, ce n’est nullement le suicide que demande le pacte aux gouvernants, mais que tout au moins tout dirigeants qui se rend coupable de mauvaise gestions, de malversation, de corruption tirer les conséquences et que la justice, en ce qui la concerne fasse aussi son travail sans attendre.
De même, le citoyen renforce par le Pacte jouera le rôle de lanceur d’alerte, le rôle de contrôle de l’action publique et aura le droit de manifester son insatisfaction en toute liberté sans que cela ne lui vaille un seul coup de matraque.