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5 avril 2025
SENEPLUS TV
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MADIAMBAL DIAGNE DÉNONCE UNE CRISE AU SOMMET DE L’ÉTAT
Entre un président qui veut "rassembler" et un Premier ministre décrit comme "sectaire", le fossé semble se creuser à la tête de l'exécutif, selon Madiambal Diagne. Ce dernier pointe des "espoirs déçus" par le nouveau pouvoir
Invité de l'émission "Le Grand Jury" de RFM ce dimanche 27 octobre, Madiambal Diagne, candidat aux législatives anticipées du 17 novembre, a livré une analyse sans concession de la situation politique et économique du Sénégal.
Le patron du groupe de presse "Avenir Communication" a notamment mis en lumière les tensions qui secouent l'exécutif, évoquant "une crise ouverte" entre le président Bassirou Diomay Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko. L'affaire de la nomination contestée de Samba comme président du conseil d'administration de la Société nationale des HLM illustre, selon lui, cette fracture au sommet de l'État.
Sur le plan économique, le candidat dresse un tableau préoccupant après sept mois de gouvernance Pastef : coupures d'électricité, flambée des prix, arrêt des chantiers publics, et dégradation de la notation financière du pays. "Les espoirs sont déçus", affirme-t-il, estimant que "la base électorale de Pastef s'est complètement érodée".
Concernant le protocole du Cap Manuel, Madiambal Diagne lance un défi aux autorités : "Qu'on ouvre une enquête publique et je suis prêt à témoigner". Il évoque l'existence d'un "soutien matériel et financier" accordé à Ousmane Sonko pour la présidentielle.
S'agissant du débat proposé entre Amadou Ba et Ousmane Sonko, le candidat se déclare favorable à cette confrontation, malgré l'opposition du CNRA. "On ne peut pas faire l'économie de ce débat", insiste-t-il, appelant les médias à l'organiser.
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LA DÉMOCRATIE SÉNÉGALAISE SOUS L'ŒIL DE JOSEPH GAYE RAMAKA
Fátte Xaju Fi, le nouveau film examine les fondements du contrat social sénégalais. Un voyage dans le temps qui éclaire les enjeux du présent et questionne l'avenir de la nation à l'heure d'une nouvelle alternance
Dans son documentaire saisissant "Fátte Xaju Fi", le réalisateur Joseph Gay Ramaka dévoile une fresque politique captivante retraçant l'évolution démocratique du Sénégal. De l'indépendance aux trois alternances historiques, le film dessine les contours d'une nation en constante mutation politique.
L'œuvre s'impose comme un manifeste pour la mémoire collective, rappelant les luttes et les victoires qui ont façonné le paysage démocratique sénégalais. À travers une narration minutieuse, le réalisateur explore les mécanismes de la gouvernance et l'importance du respect des institutions démocratiques.
Au cœur du récit se trouve la question cruciale de l'engagement citoyen. Le film met en lumière le rôle fondamental de chaque Sénégalais dans la construction d'un "vivre ensemble" harmonieux, soulignant que la démocratie ne peut prospérer sans une participation active de tous les acteurs de la société.
Un moment clé du documentaire s'attarde sur le pacte historique signé par onze candidats à l'élection présidentielle du 24 mars, dont le vainqueur Bassirou Diomaye Faye. Ce document, fruit des Assises nationales et des recommandations de la Commission nationale de réforme des institutions, représente un engagement solennel envers les principes de bonne gouvernance démocratique.
"Fátte Xaju Fi" s'inscrit ainsi dans la tradition du cinéma engagé, servant à la fois de témoin historique et d'outil de réflexion sur l'avenir de la gouvernance démocratique au Sénégal.
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LE PACTE POUR ROMPRE AVEC LES VIEUX DÉMONS
Le Pacte National de Bonne Gouvernance Démocratique transcende la simple promesse électorale : il représente un contrat social historique pour un Sénégal nouveau. Son application immédiate et intégrale s'impose comme une nécessité absolue
Le Sénégal s'engage dans une transformation historique de sa gouvernance avec le Pacte National de Bonne Gouvernance Démocratique, une initiative cruciale signée par 13 des 17 candidats à l'élection présidentielle de mars 2024. Cette démarche inédite répond aux aspirations profondes d'un peuple déterminé à tourner la page des années de recul démocratique.
Fruit des conclusions des Assises nationales de 2008-2009 et des recommandations de la Commission nationale de réforme des institutions (CNRI) de 2013, ce Pacte représente la pierre angulaire d'une refondation institutionnelle urgente. Il établit un cadre strict pour la gouvernance des cinq prochaines années, avec des mesures concrètes à mettre en œuvre dès la première année du mandat présidentiel.
Au cœur de cette réforme : l'instauration d'une démocratie participative où la voix citoyenne devient constitutionnelle. Le texte prévoit une refonte complète de l'administration publique, imposant transparence, mérite et dépolitisation. La gestion des ressources naturelles, point névralgique du développement national, sera soumise à des normes strictes de transparence et d'équité.
L'indépendance de la justice, la séparation effective des pouvoirs et la décentralisation renforcée constituent les piliers de cette réforme. Un comité indépendant de suivi veille à l'application rigoureuse des engagements, garantissant ainsi la rupture tant attendue avec les pratiques du passé.
Ce pacte transcende la simple promesse électorale : il représente un contrat social historique pour un Sénégal nouveau. Son application immédiate et intégrale s'impose comme une nécessité absolue pour répondre aux attentes des Sénégalaises et des Sénégalais qui ont clairement exprimé leur soif de changement dans les urnes.
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DIOMAYE APPELLE À L'UNITÉ NATIONALE
Le chef de l'État met en garde, dans un discours solennel ce vendredi 25 octobre, contre les dérives enregistrées ces derniers jours, porteuses de menaces pour la stabilité et la démocratie du pays
(SenePlus) - À l'approche des élections législatives anticipées du 17 novembre, le président Bassirou Diomaye Faye a lancé un appel solennel à tous les Sénégalais, en particulier aux acteurs politiques de tous bords, les invitant à éviter les dérives dans leurs discours. et leurs actes durant la campagne électorale. Dans une déclaration à la nation, ce mercredi, le chef de l'État a déploré les propositions et comportements observés ces derniers jours, porteurs de "relents communautaires ainsi que des menaces verbales ou physiques dans l'espace public, médiatique et sur les réseaux sociaux".
"Ce n'est pas ainsi que nous devons exprimer nos divergences", a rappelé le président Faye, soulignant que les élections sont un moment crucial de choix démocratique, un moment de fête et non un prétexte à la discorde. Il a donc appelé chaque acteur à faire preuve de responsabilité, de retenue et de modération, insistant sur la nécessité de préserver collectivement la stabilité et la démocratie du Sénégal.
Le président de la République a également rappelé les changements significatifs vécus ces derniers mois dans la paix et la sérénité, saluant la maturité exceptionnelle du peuple, la vitalité de la démocratie et la robustesse des institutions du pays. Il a réaffirmé son engagement à servir chaque Sénégalais, sans distinction. Pour honorer cet engagement, il a rappelé avoir renoncé à ses fonctions de secrétaire général du Parti Pastef les Patriotes afin de se placer au-dessus des querelles partisanes et de consacrer toute son énergie au service exclusif de la nation.
Face aux nombreux défis qui attendent le Sénégal, le président Faye exhorte chaque citoyen à résister aux tentatives de division et aux manipulations, soulignant que c'est dans l'unité que le pays trouvera la force nécessaire pour relever ces défis. "Ensemble, dans la solidarité et le respect, nous serons plus forts", a-t-il martelé.
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LE GRAND ORAL D'AMADOU BA
"Nous sommes dirigés par un gouvernement qui n'arrive pas à prendre la mesure des enjeux". Face aux critiques du pouvoir, l'ancien Premier ministre brandit son bilan à la tête du ministère des Finances et défie ses accusateurs de prouver leurs allégations
Dans une conférence de presse très attendue ce lundi 21 octobre 2024 à Dakar, l'ancien Premier ministre Amadou Ba a brisé le silence. Le candidat malheureux à la dernière présidentielle, désormais tête de liste de la coalition "Jamm Ak Njarin" pour les législatives anticipées du 17 novembre, a livré un réquisitoire sévère contre le nouveau pouvoir tout en défendant son bilan.
"J'ai choisi librement de garder le silence, mais un silence qui n'est pas du tout de l'indifférence", a déclaré d'emblée Amadou Ba, ajoutant avoir voulu laisser le temps aux nouvelles autorités de s'installer et de présenter leur vision. "Mais aujourd'hui, il est clair que nous sommes dirigés par un gouvernement qui n'arrive pas à prendre la pleine mesure des enjeux", a-t-il affirmé.
Face aux accusations de malversations financières, l'ancien ministre des Finances a contre-attaqué avec fermeté : "Je n'ai jamais falsifié les statistiques budgétaires. Il m'a été reproché des faits prétendument couverts par un rapport d'audit sur la période 2019-2023. Je tiens à rappeler une évidence : de 2019 à 2023, je n'étais plus ministre de l'Économie. Mon passage au ministère des Finances s'est terminé le 6 avril 2019.
Chiffres à l'appui, Amadou Ba a défendu son bilan : "Le produit intérieur brut du Sénégal a enregistré une hausse moyenne de 6% sur la période 2014-2019, contrastant avec la période 1980-2013 où la croissance moyenne était de 3% ". Il a notamment souligné avoir laissé "en trésorerie auprès de la banque centrale près de 270 milliards de francs CFA" lors de sa passation de service.
L'ancien Premier ministre a également réfuté les accusations d'enrichissement personnel : "Je ne possède pas la fortune qu'on me prête. Mon parcours, mon travail acharné et ma compétence m'ont permis de bien gagner ma vie. Cela aurait été le cas pour tout serviteur de l'État qui aurait eu la même trajectoire que moi."
Concernant la Vision 2050 présentée par le nouveau gouvernement, Amadou Ba y voit une continuité du Plan Sénégal Émergent qu'il a contribué à mettre en place : "Je tiens à féliciter le gouvernement sur cette vision 2050 qui n'est rien d'autre que la poursuite du Plan Sénégal Émergent. C'est ça l'État, la continuité de l'État.
En vue des législatives du 17 novembre, l'ancien Premier ministre a appelé à "une majorité à l'Assemblée nationale", estimant qu'"il est essentiel de ne pas permettre au pouvoir actuel de monopoliser tous les leviers de décision."
"Notre véritable bataille aujourd'hui", a-t-il conclu, "c'est celle contre la pauvreté, contre les inondations qui frappent nos villes et villages, contre les accidents de la route, contre l'immigration irrégulière, contre la vie chère, contre le chômage et contre les pertes d'emploi qui appartiennent à notre jeunesse."
Dans un appel à l'unité, Amadou Ba a souligné que "ce n'est pas dans les conflits ni les divisions que notre nation trouvera son salut", invitant le gouvernement à "faire preuve d'humilité" et à "assumer ses responsabilités". ".
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UN DÉVELOPPEMENT ENDOGÈNE ET AUTOCENTRÉ
EXCLUSIF SENEPLUS - Dans cette entrevue, Pape Kabo (Pastef) explique les grandes lignes de la Vision du développement du régime à travers «Vision Sénégal 2050», un développement endogène et autocentré basé sur « l’activité domestique » des Sénégalais
Dans cette entrevue, Pape Kabo revient sur la Vision Sénégal 2050 qui a été présenté récemment en grandes pompes aux Sénégalais et aux partenaires. Pour lui, Vision Sénégal 2050 apportera un changement en réussissant en développement endogène et autocentré que les précédents régimes n’ont pas réussi depuis des décennies malgré leurs intentions.
Depuis les indépendances, chacun des présidents qui a dirigé le Sénégal a pensé un plan de développement pour le pays. Sauf que la plupart du temps, ces projets de développement sont pilotes de l’étranger d’une manière ou d’une autre. Mais « Vision Sénégal 2050 », le plan du nouveau régime dirigé par Diomaye Faye et Ousmane Sonko prétend marquer définitivement une rupture dans l’approche du développement.
Comment ce plan de développement va-t-il être financé ? Aura-t-on besoin de créer de nouvelles taxes puisque ce plan se veut endogène ? En quoi la Vision Sénégal 2050 se distingue-t-elle du Plan Sénégal émergent de Macky Sall ? Réponses de Pape Kabo dans cette entrevue.
Sénégalais de la Diaspora, Pape Kabo est l'une des chevilles ouvrières de la nouvelle alternance politique intervenue le 24 mars 2024. Président de l’association «Diaspora Dolèye Sénégal», il a mobilisé depuis des années ses réseaux de par le monde pour donner un coup de pouce à la vague du changement menée par le Pastef dès le début du lancement du mouvement.
Entre la France et le Sénégal, Pape Kabo a accompagné autant que possible Ousmane Sonko et Diomaye Faye jusqu’à la victoire. Même s’il a préféré ne pas prendre des responsabilités politiques après la victoire du Pastef, il continue de pousser encore le parti pour les challenges futurs, notamment pour les législatives anticipées de 17 novembre 2024 qui se préparent activement et dont le Pastef vise une majorité absolue.
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NOTRE LIGNE SOUVERAINISTE EST INTACTE
Le Pastef n’a rien renoncé de ses idéaux de panafricanisme, de souverainisme, d’anti colonialisme et d’anti impérialisme, soutient Alymana Bathily, sociologue des médias, militant du Pastef et éditorialiste de SenePlus.
La ligne politique du Pastef demeure la même. Le Parti n’a rien renoncé de ses idéaux de panafricanisme, de souverainisme, d’anti colonialisme et l’anti impérialisme, soutient Alymana Bathily, sociologue des médias et militant du Pastef et éditorialiste de SenePlus.
Panafricanisme, souveraineté, anticolonialisme, indépendance, anti impérialisme… ce sont quelques-uns des thèmes politiquement vendeurs sur lesquels le Pastef s’est construit depuis des années et a battu campagne jusqu'à accéder au pouvoir en mars 2024.
Mais parfois, en tant qu’opposant on peut être saignant et percutant et une fois aux affaires, on peut être vite confroné par la réalité de l’exercice du pouvoir quant à la faisabilité des promesses faites.
Dans le cas de Pastef, est-ce que ces thèmes qui lui étaient si chers le sont toujours en tant que parti au pouvoir ? Est-ce qu’il peut s’affranchir de la collaboration de certains partenaires ? Les Sénégalais se sentent-ils concernés par ces problématiques au-delà des militants du pastef ? Nous avons posé ces questions à Alymana Bathily, un militant à la base du Pastef, sociologue des médias et éditorialiste de SenePlus.
Selon lui, le Pastef n’a rien renoncé de ses idéaux de panafricanisme, de souverainisme, d’anti colonialisme et l’anti impérialisme. Les Sénégalais auraient même adopté selon lui ces problématiques professées par le Pastef. Dans la suite de l’entretien accordé à SenePlus, il reprécise et réaffirme la profession de foi de foi du Parti au pouvoir.
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LE SÉNÉGAL À L'HEURE DES CHOIX DIFFICILES
Selon l'expert financier Mohamed Dia, les deux premières années du régime de Diomaye seront consacrées à un "nettoyage des écuries d'Augias", laissant peu de marge pour les promesses électorales
"C'est comme gravir l'Everest avec des pinces", a lancé M. Dia, illustrant la difficulté de la tâche qui attend les nouvelles autorités. Selon lui, le pays est pris en étau entre un déficit budgétaire abyssal de 10,4% du PIB et une dette publique écrasante de 76,3%, héritage empoisonné du régime précédent.
L'expert prévient : les deux premières années seront consacrées à un "nettoyage des écuries d'Augias financières", laissant peu de marge pour les promesses électorales. "C'est comme vouloir courir un marathon après s'être cassé les deux jambes", image-t-il.
Dia tempère les espoirs placés dans les ressources naturelles, appelant à la prudence dans les négociations avec les multinationales. "Ne tuons pas la poule aux œufs d'or par gourmandise", prévient-il.
L'industrialisation, présentée comme la panacée, se heurte à la réalité d'un secteur privé national anémique. "C'est comme vouloir construire un gratte-ciel avec des allumettes", ironise l'expert.
Face à ces défis titanesques, Mohamed Dia appelle à la patience et à la transparence. "Le développement est un marathon, pas un sprint", conclut-il, invitant les Sénégalais à se préparer pour un long et difficile chemin vers la prospérité.
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LE PASTEF, UNE BASE SOCIALE LIMITÉE ?
Le Dr Mohamed Lamine Ly, membre du PIT et allié du Pastef, invite le parti au pouvoir à élargir sa base sociale, en essayant de rallier les travailleurs et plus globalement les syndicats, restés en marge de la lutte depuis le début, à sa cause.
Mohamed Lamine Ly est membre du Parti de l’indépendance et du travail (PIT) depuis 1979. Chroniqueur passionné d’écriture, il anime le blog de Nixor Tine. Loin des caméras, il a longtemps préféré l’exercice solitaire de partage de ses analyses à travers son blog. L’homme de gauche a exceptionnellement accepté de répondre aux questions de SenePlus Tv sur les premiers pas du nouveau régime, les Législatives anticipées, la gouvernance, etc.
Mohamed Lamine Ly fait partie de ceux qui veulent que soient opérées les réformes de l’intérieur de cette formation politique. Ce qui les a poussés à créer "Dolele PIT". Dans cet entretien avec SenePlus, Mohamed Ly jette un regard sur l’attitude de la nouvelle opposition, affiche enthousiasme et optimisme quant à la reprise en main du pays par le nouveau régime.
Membre de la coalition Diomaye Président et soutien affiché du régime actuel, Mohamed Lamine Ly se compte parmi les alliés périphériques du pouvoir. Un choix qui lui permet de garder une certaine liberté de parole afin de continuer à critiquer librement la gouvernance quand il le faut, afin de pousser les dirigeants à mieux faire.
Le militant de gauche prône l’éthique en politique, il critique la transhumance intéressée des acteurs/actrices politiques. Surtout ceux qui guettent le début de la 25e heure pour vite franchir l’autre rive et rejoindre le camp des favoris en espérant avoir un retour sur investissement en termes de partage de gâteau.
Séduit par la promesse de rupture des Patriotes africains pour l’éthique et le Travail (Pastef), la politique de souveraineté clamée à cor et à cri, il ne comprend pas l’attitude de la nouvelle opposition qui de par sa posture ne semble pas vouloir que les choses chance pour le Sénégal.
Par contre, il regrette que les travailleurs ne se fussent et ne se soient toujours mobilisés pour soutenir le combat de Sonko dont, lui, estime que c'est bien au-delà de la politique. Puisque c’est avant tout « une question de liberté». Ainsi, Dr Ly encourage le Pastef, à tenter de rallier maintenant les syndicats à sa cause parce qu’un vrai « Jubbanti » ne saurait se faire sans l’ensemble des forces sociales.
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FRANÇOIS MITTERRAND, L'ARCHITECTE OUBLIÉ DE LA FRANÇAFRIQUE
Dès les années 50, le futur président échafaudait déjà les plans d'un empire colonial rénové. Sa stratégie ? Un fédéralisme de façade pour mieux conserver l 'influence française
Dans son dernier ouvrage "L'Afrique d'abord. Quand François Mitterrand voulait sauver l'empire français", le journaliste et historien Thomas Deltombe lève le voile sur une facette méconnue de l'ancien président français. Loin de l'image du décolonisateur qu'il s'est forgé, Mitterrand apparaît comme l'un des principaux artisans du néocolonialisme français en Afrique.
Deltombe révèle comment, dès les années 1950, Mitterrand a orchestré une refonte subtile de l'empire colonial. Sa stratégie ? Abandonner l'assimilation au profit d'un fédéralisme calculé, octroyant une autonomie de façade tout en maintenant une mainmise française.
Le pacte scellé en 1952 avec Félix Houphouët-Boigny, figure clé de l'Afrique francophone, marque la naissance de la "Françafrique". Cette alliance stratégique visait à étouffer les mouvements indépendantistes tout en préservant les intérêts français.
Paradoxalement, Mitterrand s'est farouchement opposé au projet d'Eurafrique, craignant que l'intégration européenne ne dilue l'influence française sur le continent africain. Une posture qui souligne sa vision d'un "pré carré" africain exclusivement français.
L'ouvrage de Deltombe déconstruit également le mythe du Mitterrand décolonisateur. Après son éviction du pouvoir en 1958, l'ancien ministre aurait pu réécrire son rôle, masquant son opposition fondamentale à l'indépendance des colonies africaines.
En fin de compte, "L'Afrique d'abord" invite à reconsidérer l'héritage de Mitterrand et à réexaminer les fondements de la politique africaine de la France. Une lecture essentielle pour comprendre les racines profondes de la Françafrique et ses répercussions actuelles.