L’AUMC, UNE PISTE DE SOLUTIONS
L’African urban Music campus apporte une réponse au problème d’employabilité des jeunes. Ce campus digital inspiré par le rappeur Ndongo D, du groupe Daara J Family, est une opportunité de formation aux métiers des musiques urbaines.

L’African urban Music campus apporte une réponse au problème d’employabilité des jeunes. Ce campus digital inspiré par le rappeur Ndongo D, du groupe Daara J Family, est une opportunité de formation aux métiers des musiques urbaines. Le projet s’inscrit dans une dynamique de réduction du chômage des jeunes.
La question de l’emploi des jeunes préoccupe les entrepreneurs culturels. Pour apporter sa contribution aux défis de la création des emplois, notamment pour la frange jeune, le rappeur Ndongo D du groupe Daara Family a lancé la première plateforme numérique de formation dans les métiers des musiques urbaines. L’African Urban Music Campus est en effet, une université à visée panafricaine dont la première saison, officiellement lancée, est gratuite. Elle donne des formations en dix modules autour des métiers des cultures urbaines, notamment les vocalises et les techniques de chant, le beat making, le management et l’administration artistique, le streaming et les plateformes digitales. Ndongo D indique que l’idée du campus a fusé lors des échanges «Cajou talk» la plateforme éponyme est un partenaire hébergeant le campus.
Le binôme de Fada Freddy, dans Daara J Family, se rappelle les difficultés d’accès aux outils de composition musicale jadis. Pour lui, le besoin des jeunes, c’est d’avoir de l’expérience et l’accompagnement des artistes. Ndongo D invite ses pairs à protéger leurs droits d’auteur, «c’est le nerf de la guerre», ditil. Quant à l’Aumc, il est une opportunité pour transformer des rêves en réalité. Ce, en créant une identité culturelle forte et exportable à travers le monde. La question des infrastructures de qualité et celle de la pénétration du marché global à travers le streaming sont aussi posées. L’autre veine à exploiter est, à son avis, celle des collaborations africaines pour avoir un écosystème favorable. Pour ce faire, il faut se former et avoir des connaissances requises pour atteindre ses ambitions. Ndongo D invite également les jeunes à faire de cette initiative une réussite.
L’artiste Matador a, lui, animé un master-class exclusif sur les techniques d’expressions écrites et orales. Auparavant, l’artiste a rendu hommage aux tirailleurs sénégalais des 16 pays dont les 80 ans sont commémorés cette année. L’artiste de BMG 44, groupe qui a porté le combat de vulgarisation du massacre de Thiaroye, depuis les années 80, indique que les artistes ont toujours vulgarisé le massacre survenu le 1er décembre 44.
Il a, ensuite, expliqué les deux phases de l’écriture qui est composé de fond et de forme. Au-delà de la forme esthétique, le fond est gage de durabilité notamment à travers les messages et les idées voire idéologies transmises par l’artiste. Le campus propose dix modules de formation sur autant de thématiques. Pour permettre aux jeunes d’avoir des outils dans les métiers des cultures urbaines. Donnant une formation en vidéo, Fada Freddy indique que la musique n’a pas de frontière, elle est universelle. Elle peut ainsi unir malgré les différences des uns et des autres ; le plus important, selon lui, c’est que les vibrations soient positives. L’African Music Campus a pour ambition de réduire le chômage en offrant des formations aux métiers des musiques urbaines.