SERIGNE MBOUP MONTRE LA VOIE A SERIGNE GUEYE DIOP
L'interdiction de la friperie obéit à des préalables. C'est l'avis du président de l'union nationale des chambres de commerce, d'industrie et d'agriculture qui réagit à la sortie polémique du ministre du Commerce

L'interdiction de la friperie obéit à des préalables. C'est l'avis du président de l'union nationale des chambres de commerce, d'industrie et d'agriculture qui réagit à la sortie polémique du ministre du Commerce.
C'est une sortie polémique. Mais au-delà du vacarme, le président de l'Union nationale des chambres de commerce, d'industrie et d'agriculture trouve l'idée d'interdire la friperie bonne.“ C’est une très bonne décision d'interdire l'importation de certains produits. Le programme est lié au nouveau référentiel des politiques publiques. Mais il y a des préalables pour y arriver”, a déclaré hier Serigne Guèye, en marge de la cérémonie de remise des prix de la 3ème édition du Concours Tremplin Startup Uemoa.
Conformément à l'agenda national de transformation qui prône la souveraineté nationale, il pense qu'il est indispensable pour le Sénégal de sortir de sa dépendance vis-à-vis de l'extérieur pour ne plus importer des voitures et des meubles d'occasion, de la friperie etc. “Si on arrive à bien encadrer les entreprises et soutenir le monde de l'entreprise, non seulement nous pourrons augmenter la richesse mais aussi limiter l'importation. Pour ce qui est de la friperie, si on encadre les jeunes créateurs à créer des habits moins chers, je pense qu'on n'en parlera plus. Je pense que c'est là où les autorités devront agir. Parce qu'il faut que les citoyens ne sentent plus le besoin d'acheter la friperie. Et pour y arriver, il va falloir augmenter les revenus, soutenir les industries à créer des vêtements de qualité avec un moindre coût et accessible”, a insisté le président de l'Union nationale des chambres de commerce, d'industrie et d'agriculture par ailleurs maire de Kaolack.
Il a rappelé, à cet effet, que l'interdiction de l'importation de la friperie, ce n'est pas une nouveauté. Car le Président Abdou Diouf l'avait interdit pour soutenir les industries textiles nationales. Sous ce rapport, il pense que pour la mise en œuvre de cette politique, il faudrait initier des concertations entre l'État et le monde de l'entreprise et les chambres de commerce pour voir ensemble les mesures à prendre.
En marge de cette 3ème édition des prix dénommés tremplin startup Uemoa placé sous le thème “Le marketing créatif et digital au service des industries culturelles et créatives”, 4 startup sénégalaises ont été primées. Le Sénégalais Mohamed Cissé s'est démarqué dans la sous-région avec son entreprise “Yombal sa Soxlo express” qui s'est adjugée le 4ème prix d'excellence. Au moins, 248 millions Fcfa ont été mobilisés par la commission de l’Uemoa pour promouvoir l'entrepreneuriat et de soutenir les startups. D'où l'appel de la Directrice du secteur privé de la commission de l’Uemoa qui a lancé un appel aux partenaires techniques et financiers pour accompagner l'initiative.