VIDEOTHIERNO ALASSANE SALL MET PASTEF FACE À SES CONTRADICTIONS
Le leader de la République des Valeurs qualifie la proposition de loi interprétative de l'amnistie de "camouflage juridique honteux", estimant qu'elle "protège ouvertement des criminels au détriment de leurs victimes"

Dans une intervention remarquée ce mercredi 2 avril à l'Assemblée nationale, le député Thierno Alassane Sall a vivement critiqué la majorité présidentielle lors de l'examen en plénière de la proposition de loi interprétative de l'amnistie.
L'ancien ministre a dénoncé ce qu'il considère comme des manœuvres orchestrées par le parti au pouvoir pour contrer sa propre proposition de loi déposée le 18 février dernier. Selon lui, les réactions de Pastef ont "frisé l'hystérie", allant jusqu'à tenter de lui nier le droit de déposer une telle proposition.
"Le régime Pastef a opté pour ce qu'il croit être de la ruse bien cousue mais qui n'est rien d'autre qu'un flagrant coup de force parlementaire", a déclaré Thierno Alassane Sall, accusant la majorité d'avoir "usé de la loi du plus grand nombre" pour rejeter sa proposition sous le "prétexte fallacieux d'une aggravation des charges financières".
Pour le député, cette manœuvre ne visait qu'à permettre au parti présidentiel "d'aménager la loi d'amnistie à sa convenance", l'abrogation totale étant selon lui "inacceptable pour le régime actuel dont les chefs ont négocié les termes de l'amnistie".
Particulièrement virulent, le leader de la République des Valeurs a qualifié la proposition de Pastef de "camouflage juridique honteux" et de "monstruosité juridique", estimant qu'elle "protège ouvertement des criminels au détriment de leurs victimes" sous couvert d'exercice de libertés publiques.
Le député a également rappelé que pendant un an, "Pastef, ses juristes sans frontières, son gouvernement promettaient d'abroger la loi d'amnistie sans jamais avoir commencé à y réfléchir", pointant les incohérences et la précipitation du parti au pouvoir sur ce dossier sensible.