LA FEUILLE DE ROUTE TRIENNALE DU DR ABDOURAHMANE DIOUF
Au-delà du projet de budget 2025 du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Mesri) de 2025, il a surtout pris date pour une feuille de route triennale 2025, 2026 et 2027.

Enseignement supérieur de 2025 à 2027 - La population estudiantine frôle les 300.000 inscrits et répartis entre les établissements publics et privés
Le Dr Abdourahamane Diouf ne s’est pas contenté, hier, de se limiter à la présentation de la carte universitaire aux députés membres de la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire élargie à celle de l’Éducation, de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs. Mais au-delà du projet de budget 2025 du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Mesri) de 2025, il a surtout pris date pour une feuille de route triennale 2025, 2026 et 2027.
Doté de compétences techniques multiples, Dr Abdourahamane Diouf continue d’impressionner son monde. L’homme a réussi en si peu de temps à arriver à une totale maitrise de son département qu’est le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Mesri). Face à un discours convaincant du ministre Abdourahmane Diouf, les députés de Commission des Finances et du Contrôle budgétaire élargie à celle de l’Éducation, de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs n’ont aucune peine pour valider le budget de l’Enseignement supérieur. En effet, les députés de la Commission disposent désormais des outils de compréhension et d’adhésion de la vision du système universitaire voulu par le président Diomaye et mis en application par Dr Abdourahmane Diouf.
2496 enseignants-chercheurs et 286.169 étudiants.
En 2024, la carte universitaire du Sénégal compte 2496 enseignants-chercheurs, 286.169 étudiants répartis entre les établissements d’enseignement publics et privés. Les étudiants sont majoritairement dans les établissements d’enseignement supérieur publics, où ils constituent une population de 198 009 soit 69,2% de l’effectif total. Dans le public, le ministre explique aux députés, que le cycle licence mobilise 82,20% des effectifs, le Master 14,23% et le Doctorat 3,57%. Le Sénégal dispose de neuf (9) universités publiques y compris l’Université Rose Dieng France Sénégal (URDFS), de six (6) Instituts supérieurs d’Enseignement professionnel (ISEP) et de deux Écoles d’ingénieurs à savoir l’École Polytechnique de Thiès (EPT) et l’École nationale supérieure d’Agriculture (ENSA). Toutefois souligne Dr Abdourhamane Diouf, il faut préciser que les universités comprennent en leur sein, des écoles d’ingénieurs comme, l’Ecole supérieure Polytechnique (ESP) à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) et l’Institut Polytechnique de Saint Louis (IPSL) à l’Université Gaston Berger (UGB), entres autres exemples, et de deux cent quarante-trois (243) établissements privés d’enseignement supérieur. Les projections annoncent une croissance continue des effectifs, ce d’autant que les taux de réussite au baccalauréat s’améliorent, entrainant une augmentation des effectifs des bacheliers. Ce taux a atteint en 2024, 50,50% soit 78 246 bacheliers dont 9 481 avec une mention. Grace aux dispositifs mis en place, tous les bacheliers inscrits sur la plateforme Campusen ont reçu une proposition d’orientation au plus tard en octobre dernier soit trois mois après la publication des résultats du Bac. « Ceci est une performance à saluer quand on sait que ces dernières années certains bacheliers recevaient des propositions d’orientation plusieurs mois après la publication des résultats du Bac » explique Dr Abdourahmane Diouf.
Les défis majeurs de l’enseignement supérieur
Devant les députés de la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire élargie à celle de l’Éducation, de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs, le ministre a listé des défis majeurs comme une meilleure universalisation de l’accès, une amélioration des performances dans la gouvernance et le pilotage du système notamment avec la prise de décision basée sur des données probantes, une meilleure garantie d’une assurance-qualité des curricula et programmes proposés, une meilleure exploitation des partenariats et de la coopération dansle domaine de l’éducation et de la formation, une résorption du déficit en moyens humains et infrastructurels. Pour faire face à ces difficultés, plusieurs rencontres avec les acteurs du sous-secteur ont été tenues pour apporter des réponses aux problèmes dans nos universités. Elles ont abouti entre autres à l’adoption d’une feuille de route pour la stabilisation de l’année académique, l’orientation précoce des nouveaux bacheliers, la validation de l’évaluation du système Licence-Master-Doctorat, etc. « Même si nous avons noté quelques remous au niveau de l’UASZ le mois dernier, nous nous sommes résolument inscrits dans une démarche de pacification de l’espace universitaire en offrant des cadres d’un dialogue sincère et inclusif lors de rencontres tenues avec les principaux acteurs à savoir les représentants des étudiants, le personnel d’enseignement et de recherche (PER) et le personnel administratif, technique et de service (PATS). Conformément à la nouvelle vision d’orientation du Sénégal déclinée dans l’Agenda national de transformation Sénégal 2050, le pays est résolument tourné vers la prise en charge des difficultés rencontrées dans le déroulement des activités pédagogiques et l’accompagnement des étudiants avec les œuvres sociales. Sur instruction du Président de la République Son Excellence Mr Bassirou Diomaye Diakhar Faye, bientôt sera lancé l’Agenda national de Transformation de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (ANTESRI). Il se veut inclusif car impliquera les acteurs du monde universitaire et au-delà, pour permettre un alignement et une articulation des priorités de l’ESRI aux 8 Pôles économiques de la nouvelle vision Sénégal 2050 » indique le ministre de l’Enseignement supérieur.
Programme triennal 2025-2027
Pour mettre en œuvre les activités prévues en 2025, 2026 et 2027, le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a défini les trois (03) programmes suivants : - Éducation supérieure : 161 milliards 358 941 600 FCFA ; - Œuvres sociales universitaires 140 milliards 004 338 487 FCFA : - Pilotage, gestion et Coordination administrative 7 milliards 172 291 647 FCFA. Le Budget 2025 du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation est passé de trois cent trois milliards quatre cent trente et un millions huit cent quinze mille deux cent vingt-neuf (303 431 815 229) FCFA en 2024, à trois cent huit milliards cinq cent trente-cinq millions cinq cent soixante-onze mille sept cent trente-quatre (308 535 571 734) FCFA en 2025,soit une hausse de Cinq milliards cent trois mille sept cent cinquante-six mille cinq cent cinq (5 103 756 505) FCFA en valeur absolu et 1,65% en valeur relative. Les ressources allouées serviront à la mise en œuvre d’un ensemble d’actions prioritaires déclinées dans le plan opérationnel 2025.