LE PRIX DU RIZ, LA COMPTABILITE PUBLIQUE ET LA LOI D'AMNESTIE AU MENU DE LA PRESSE CE VENDREDI
Les parutions s'intéressent à la baisse annoncée du prix du riz, le débat sur la proposition de loi interprétative de la loi d’amnistie et la comptabilité publique

La baisse annoncée du prix du riz, le débat sur la proposition de loi interprétative de la loi d’amnistie et la comptabilité publique sont, entre autres, sujets au menu des quotidiens reçus, vendredi, à l’Agence de presse sénégalaise (APS).
Le Soleil ouvre sur la réduction du coût de la vie et annonce que ‘’le gouvernement brise le prix du riz’’.
‘’Le Conseil national de la consommation s’est réuni, jeudi, pour une révision du prix du riz brisé ordinaire. L’Etat et l’ensemble des acteurs de la chaîne de distribution ont convenu d’une baisse de 60 FCfa sur le kilogramme du riz brisé d’origine indienne, vietnamienne, thaïlandaise et myanmaraise. Le ministre a annoncé l’arrêté ministériel devant officialiser cette baisse dans les jours à venir’’, rapporte le journal.
‘’Le kg de riz va passer à 350 FCFA…’’, met en exergue Vox Populi. ‘’Le gouvernement reste fermement engagé pour soutenir ses citoyens en apportant des réponses concrètes aux défis sociaux Toutes les matières premières, on les surveille. Et dès qu’il y a une occasion de voir les prix en baisse, on va le faire’’, déclare le ministre du Commerce, Serigne Guèye Diop.
Selon Sud Quotidien, ‘’une baisse significative’’ du prix du riz sera annoncée le 3 avril par le chef de l’Etat.
Le même journal s’intéresse également à la proposition de loi interprétative de la loi d’amnistie et note que ‘’le débat ne s’estompe pas’’.
‘’Le débat sur les propositions de loi interprétative de la loi d’amnistie est très loin de connaitre son épilogue. Au contraire ! Elles sont en passe de devenir des patates chaudes entre les mains du régime pastefien. Alors qu’une vingtaine d’organisations de la société civile appellent les députés à rejeter cette “loi interprétative”, qui doit être examinée le 2 avril 2025 à l’Assemblée nationale, Birahime Seck est venu enfoncer le clou. Dans son post publié hier, le coordonnateur du Forum Civil qualifie les propositions de +juridiquement lamentables at moralement injustes +. Ce qui conforte le Collectif des familles des victimes qui exige ni plus, ni moins l’annulation de l’amnistie’’, écrit Sud.
La publication relève aussi que ‘’pendant ce temps, la nouvelle plateforme dénommée +Coalition Ensemble pour Demain+ la juge +dangereuse+” et que ”face à ce méli-mélo, la Commission nationale des droits de l’homme du Sénégal (CNDH-S) recommande l’avis du Conseil Constitutionnel’’.
Concernant ce texte législatif controversé toujours, Le Quotidien souligne que ‘’pour jouer les bons offices, la Commission nationale des droits de l’Homme au Sénégal a organisé hier un atelier de réflexion de haut niveau sur la question, avec l’appui technique et financier des Nations unies à travers le Haut-commissariat des droits de l’Homme, Onu-femmes (…)’’.
‘’L’objectif de cette rencontre, qui a réuni des acteurs compétents dans leur domaine, à savoir des universitaires, des parlementaires et d’éminents membres de la Société civile, est de réfléchir sur les impacts et les conséquences de cette loi interprétative dans le pays’’, explique le journal.
Le Quotidien évoque également les irrégularités révélées par la Cour des comptes sur les Finances publiques et souligne que ‘’si l’Etat décide d’engager des réformes audacieuses et crédibles comme le lui a exigé le Fonds monétaire international (Fmi), pour ficeler un nouveau programme de coopération, il peut compter sur le soutien de l’Ordre national des experts comptables’’.
‘’L’Onecca a annoncé hier, lors -de la 10ª réunion du Conseil de l’Association des ordres des experts-comptables en Afrique (Abwa, sigle en anglais), qu’il est +prêt à accompagner l’Etat dans la régularisation de certaines situations et d’aller dans le fond, afin d’éviter dans les années à venir de parler de dettes qui n’étaient pas retracées dans le rapport de la Cour des comptes+’’, rapporte la publication.
Selon L’As, ‘’les expert comptables offrent leur service à l’Etat’’.
Le quotidien EnQuête s’est livré à un exercice de fact-checking (vérification des faits) pour explorer ‘’la vérité derrière la dette cachée’’.
Le journal signale qu’’’ils sont nombreux, les observateurs, à confondre ou à faire l’amalgame entre +dettes cachées+ et malversations. Ce, malgré les précisions diplomatiques du chef de la délégation du Fonds monétaire international qui a effectué une mission au Sénégal ces derniers jours’’. Dans EnQuête, ‘’des experts expliquent les contours de la dette cachée qui ne rime pas forcément avec malversation’’.