LES PIQUES L'AS DE CE WEEK-END

Réplique du ministère de l’Environnement aux pétroliers
Le ministère de l’Environnement et du Développement Durable apporte une cinglante réplique au Groupement Professionnel du Pétrole au Sénégal (GPP), l’Association Sénégalaise des Professionnels du Pétrole (ASPP) et l’Association Sénégalaise des Pétroliers (ASP). Ces derniers lui reprochaient hier dans nos colonnes d’avoir ignoré la lettre portant leurs observations sur le décret n°2020-1255 relatif aux conditions d’implantation et d’exploitation des stations de distribution des produits pétroliers raffinés allant jusqu’à parler de mépris des autorités. Eh bien, les services du ministre Abdou Karim Sall dénoncent la mauvaise foi des pétroliers et démentent formellement leurs accusations avec des preuves à l’appui. Contrairement à ce qu’ont soutenu les pétroliers, le ministère de l’Environnement et du Développement Durable a bien répondu à leur lettre datée du 18 juin. Seulement, c’est peut-être la réponse qui ne les agrée pas. Le 17 juillet, le ministère a signifié aux pétroliers dans une lettre, que pour ce qui est de leur souhait d’appliquer le décret pour la seule région de Dakar, le rythme de la croissance démographique et l’urbanisation des autres régions se font de façon fulgurante au même titre que Dakar. Ainsi le ministère a jugé nécessaire d’anticiper et de conformer l’étendue du territoire sur les conditions et normes d’implantation des stations-services. Le ministère précise à leur endroit que c’est dans ce même esprit que la dimension minimale de la façade principale d’une station a été fixée à 50 mètres afin que des sites d’habitations ne soient pas transformés en stations-services. En outre, le ministère relève que l’exiguïté n’arrange pas les dispositions sécuritaires. Pour tous ces faits, Abdou Karim Sall leur dit que le décret ne peut faire l’objet de modifications, sans que sa mise en application rende évidents les aménagements futurs à y apporter. Une réponse pourtant nette et claire que les pétroliers feignent ignorer.
Macky Sall en France ce week-end
Cloué au Sénégal depuis maintenant six mois à cause de la pandémie de la Covid-19, le Président Macky Sall reprend les airs ce week-end pour l’hexagone. Il y effectuera un bref séjour pour diligenter certains gros dossiers. Auparavant, il a présidé hier une rencontre au Palais de la République pour faire le point de la situation de la compagnie nationale Air Sénégal dans ce contexte de crise. Pour les autorités, la relance du secteur aérien nécessite une adaptation à la situation de la compagnie, de sa flotte, des destinations et de son business plan. Le Président Macky Sall a donné des directives pour un nouveau plan d’envol et d’investissement ajusté.
Khalifa Sall dans la lutte contre la Covid-19
L’ancien maire de Dakar sort de son silence pour s’engager dans la sensibilisation contre la Covid19. Khalifa Sall a rappelé hier dans une vidéo de trois minutes que le Sénégal vit une période grave où chacun est interpellé dans ses capacités de s’adapter à cette pandémie qui a bouleversé les habitudes, les modes de vie et de production. A l’en croire, cette pandémie interpelle aussi la gouvernance de nos Etats pour construire une démarche par laquelle chacun prend conscience des conséquences de ses actes. Pour Khalifa Sall, on ne doit même pas s’adapter au coronavirus mais on doit surmonter cette pandémie pour repenser une nouvelle méthode d’actions et de politiques économiques. Seulement, pour que la victoire sur cette pandémie soit certaine, le leader de la coalition Taxawu Ndakaru invite les Sénégalais à respecter les mesures barrières, porter des masques, se laver régulièrement les mains et éviter les rassemblements. C’est la seule manière, selon lui, de préserver les couches vulnérables.
Diouf Sarr- Karim Fofana, la bataille de Dakar
Entre Diouf Sarr et Karim Fofana, la guerre de Dakar aura bien lieu au sien de la majorité. La bataille a démarré dans les réseaux sociaux où des proches de Diouf Sarr accusent Abdou Karim Fofana d’avoir acheté une maison à 600 millions. Les amis du ministre de l’Urbanisme ont démenti en brandissant le contrat de location qui lie leur mentor à l’agence. Mais pour eux, leur champion gène beaucoup Diouf Sarr et Amadou Bâ d’autant plus qu’avec son dynamisme et ses derniers actes (Sandaga, 100 000 logements), il est en passe de devenir l’homme politique le plus populaire de Dakar après Khalifa Sall en perspectives des locales à venir.
Saisie de drogue estimée à 13 920 000 Fcfa
Les douaniers sont désormais aussi redoutables que les éléments de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (Ocrtis) dans la lutte contre le trafic de drogue. Les trafiquants tombent toujours dans leurs filets. Les douaniers de Kaolack ont saisi 24 kg de chanvre indien enfouis dans des sacs contenant de l’arachide à bord d’un camion frigorifique. La valeur de la drogue est estimée à 13 920 000 Fcfa. Cette saisie est le résultat d’actions combinées d’investigations, de filatures et d’une livraison surveillée des agents des douanes postés au Pont Serigne Bassirou Mbacké de Kaolack et de ceux de la brigade mobile des Douanes de Ziguinchor. Ainsi, les gabelous ont-ils appréhendé 5 individus à Dakar, à Ziguinchor et à Kaolack. Toujours dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants, une opération menée lundi dernier par les douaniers de Kolda a permis la saisie de 84 kg de chanvre indien à Saré Sada. Le trafiquant convoyait la drogue à bord d’une moto qui a été également saisie. Ce qui porte à 108 kg la quantité de drogue saisie en 48h au centre et au Sud du pays et à 285 kg celle réalisée dans la semaine par les unités douanières.
Les Douaniers de Nganda interceptent 264 sacs de sucre
Restons avec les douaniers qui sont également au front pour la protection de l’économie nationale. En effet, dans le cadre des opérations de sécurisation du marché intérieur et de la lutte contre la fraude et la contrebande, les agents du poste des Douanes de Nganda (Kaffrine) ont intercepté 264 sacs de sucre dissimulés dans des sacs de mil et transportés à bord d’un camion en provenance de Mbapp Lohene, village frontalier avec la Gambie. Les fraudeurs ont été stoppés net par les douaniers mercredi vers 10 heures. La valeur des marchandises frauduleuses, des moyens de cache et de transport, est estimée à 16 946 500 Fcfa. Le propriétaire de la marchandise a été interpellé et déferré au Parquet de Kaolack.
Saisie de 09 véhicules au Port
Ne quittons pas les gabelous qui traquent en permanence les trafiquants de toutes sortes. Et c’est pour révéler que les douaniers de Dakar Port ont mis la main, mercredi passé, sur 09 véhicules dissimulés dans 3 conteneurs provenant de ports européens. Cette saisie s’inscrit dans le cadre des opérations de démantèlement des réseaux et couloirs de trafic international de drogue, de véhicules et de produits prohibés. Ils ont réussi à débusquer ces conteneurs après enquête et investigation effectuées à la suite de celle de 12 véhicules saisis en mi-juillet 2020 toujours au port de Dakar. En effet, les investigations de l’Unité Mixte de Contrôle des Conteneurs (UMCC) ont été menées sur la base de renseignements et d’analyses de risques. C’est ainsi que trois conteneurs en provenance de ports européens et manifestés comme renfermant des effets personnels sont identifiés et ciblés. Mais à leur grande surprise, les douaniers, qui s’attendaient de voir des effets personnels, sont tombés sur 09 véhicules. Il s’agit d’un véhicule DS 7 Crossback, de 3 Peugeot 3008, de 2 Peugeot 5008, de 2 Toyota Rav 4 et d’un Toyota CHR. Aussitôt, Interpol a été saisi pour vérification. Résultat ? Il s’agit de véhicules qui avaient été déclarés volés. Le réseau de faussaires de documents notamment de cartes grises et de faux Certificats de Mise à la Consommation lié à cette affaire est mis hors d’état de nuire.
Le Forum du Justiciable invite les magistrats à la retenue
Le Forum du Justiciable s’inquiète beaucoup pour la justice sénégalaise qui est secoué ces temps par une guerre larvée entre magistrats. Selon Babacar Ba et Cie, la querelle entre les magistrats Dia et Kane a fini d’écorner l’image de la justice. Le président du Forum du Justiciable dit constater avec beaucoup d’inquiétude les séries de dénigrements et d’accusations d’une gravité extrême entre magistrats qui défrayent la chronique depuis quelques jours. Il invite les magistrats à veiller à renforcer la crédibilité et l’image de la justice sénégalaise. Il estime que cette situation de guéguerre entre générations n’y participe point et risque même de décourager les justiciables et de favoriser la perte de confiance. Alors que la justice joue un rôle essentiel pour l’équilibre de la société. Selon Babacar Ba, rien ne doit faire perdre à la justice son crédit et son prestige. A ce propos, le Forum demande à l’Union des Magistrats du Sénégal (UMS) de trouver les voies et moyens de régler cette affaire qui risque de ternir l’image de la justice. Il appelle les uns et les autres à la retenue et à la responsabilité qui siéent à leur statut.
213 744 Sénégalais éligibles au programme 100 000 logements
Le ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’hygiène publique a fait jeudi le point des inscriptions sur la plateforme dans le cadre du programme des 100 000 logements. Selon Abdou Karim Fofana, sur la plateforme digitale de préinscription, 236 658 Sénégalais y sont inscrits. Seulement parmi eux, 213 744 sont éligibles et 22 914 non éligibles. Aussi 11 831 de nos compatriotes de la diaspora sont inscrits. A en croire M. Fofana, le programme des 100 000 logements va créer et consolider près de 634 000 emplois à raison de 127 000 emplois par an en moyenne, 634 000 emplois directs et indirects. Et 60%des emplois sont prévus durant le quinquennat 2019-2024.
Délabrement de la route Keur Massar-Jaxaay
L’imam Moustapha Lo de Keur Massar vient de soulager les chauffeurs qui vivaient un calvaire sur la route Keur Massar Jaxaay à cause des gros trous constatés sur cet axe. En effet, le religieux a bouché tous les trous qui constituaient la hantise des conducteurs de Keur Massar. Les autorités, pourtant, au courant du délabrement de cette route, n’ont rien essayé pour la refaire. Connu pour son implication dans les affaires sociales à Keur Massar, Imam Lo n’a pas attendu le gouvernement défaillant. «J’ai constaté que les populations de Keur Massar, surtout celles qui ont des véhicules, souffraient sur cet axe. C’est pourquoi j’ai décidé de réparer les gros trous qui sont sur cette route», a fait savoir Imam Lo. En tout cas, cet acte relayé dans les réseaux sociaux a été fortement apprécié par les populations de Keur Massar. «Il est notre Imam Dicko», s’est même enflammé un habitant de Keur Massar.
Les précisions du ministère de l’Éducation
«Depuis ce matin des images d’une école et de classes inondées circulent sur la toile. Ces images ont été prises á l’école Pikine 20 B, IEF de Guédiawaye. Le chef de centre concerné a indiqué que la pluie tombée dans la matinée du 21 août est à l’origine de cette situation et qu’il ne restait que la dernière épreuve á administrer. L’Inspecteur d’Académie Gana Séne a relevé que c’est le système de drainage des eaux du quartier de Sam Notaire où elle se situe qui n’a pas fonctionné correctement. En effet quelques minutes après le démarrage de la dernière épreuve, les eaux de pluie venant du quartier ont subitement envahi la cour de l’école et les salles de classe. Le ministère précise que dans ce cas de figure, il est prévu des épreuves de remplacement. Le président de jury, après concertations avec l’IEF, a décidé qu’il fallait poursuivre l’épreuve d’Education au Développement Durable qui avait déjà démarré. Le chef de centre a aussi jugé opportun dans ces conditions de ne pas délocaliser le centre d’examen encore moins de libérer les élèves qui, dans tous les cas, allaient traverser les eaux, d’autant plus qu’il s’agissait de la dernière épreuve et que de 8h à 10h15, les élèves ont pu composer sans problème. Et vers 11h15, malgré cette difficulté qui relève de facteurs exogènes, le chef de centre de l’école Pikine 20Betles membres du jury, ont pu déposer toutes les copies des élèves à l’IEF de Guédiawaye, à l’instar des autres jurys. Pour rappel le ministère informe que sur un total de 1781 centres d’examen répartis sur l’étendue du territoire national, un seul a connu cette situation de salles de classes inondées: soit moins de 0,05% du dispositif global», conclut le communiqué.