L'OEIL DU TEMOIN DE CE MERCREDI 15 MAI 2024
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KEEMTAAN GI - LE CREPUSCULE DES CRAPULES !
Devons-nous continuer à être comme nous sommes ? Réfractaires à l’ordre établi et adeptes des pratiques nauséabondes, notamment dans le domaine politique, qui sont à l’origine de notre sous-développement chronique. C’est pourquoi, quand on nous parle d’émergence, on rigole chez les Kaccoor que nous sommes. Tu parles ! A l’instar de la Camerounaise Axelle Kabou, il y a plus de quarante ans, on peut avoir l’impression que ce pays, en même temps que l’Afrique du reste, refuse le développement. Depuis que des gens ont trouvé à travers la politique une voie de contournement pour s’enrichir sans coup férir, nos deniers et ressources publics sont malmenés, pillés, siphonnés. On s’engage en politique, non pas pour œuvrer pour le développement de nos pays et le bien-être de leurs populations mais pour s’enrichir, enrichir sa famille, ses amis et des coquins. On s’y engage pauvre et en sort riche comme Crésus. On ouvre des comptes bancaires dans des paradis fiscaux et ont acquiert des propriétés immobilières dans les places les plus chères d’Europe ou, de plus en plus, à Dubaï ! Nos prisons sont surpeuplées de petits délinquants ayant volé un poulet, un téléphone portable, des babioles ou qui ont été pris avec quelques cornets de yamba tandis que les auteurs de « génocides » financiers sont invités à tous les banquets de la République et voient leurs hauts faits de brigandage sublimés par une meute de griots et de communicateurs dits traditionnels, bénis par des marabouts et sublimés par des influenceurs! Or, pour l’exemple, il faudrait que tous ces bandits à col blanc goûtent au confort de nos prisons. A défaut d’être pendus haut et court ou de faire face à un peloton d’exécution. Galsen est à réinventer avec des hommes et femmes neufs. La rupture que l’on nous promet ne doit pas seulement être l’œuvre de ceux qui sont au pouvoir, mais une action collective qui doit nous pousser à changer nos manières d’agir et nos comportements. Il faudra à la fois de la rigueur et de la persuasion. Sévir sans état d’âme et sans faiblesse coupable. Dans tous les cas, il doit être entendu par tous que c’est le crépuscule des crapules !!!!!
KACCOOR BI - LE TEMOIN
MOBILISATION / APR MACKY SALL OU LA POLITIQUE DE LA DIVERSION !
Quelques semaines seulement après avoir été chassé de la tête du pays, le président Macky Sall tente de mobiliser le peu de militants qu’il lui reste. Et surtout de réorganiser son parti de paille (Apr) qui fume toujours depuis le violent incendie du 24 mars dernier. Toutes ces manœuvres ne sont que de la politique de diversion. Ou, plutôt, une politique de distraction visant à influencer le pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye afin d’échapper à la justice. Parce que les rapports d’audit ont montré et prouvé la manière dont le président Macky Sall, ses ministres, dignitaires et courtiers ont pillé et saccagé les deniers de l’Etat. Même l’abrogation du décret octroyant des salaires aux anciens ministres par le président Diomaye Faye n’entamera nullement l’immense fortune des Apéristes. Selon les confidences faites au quotidien « Le Témoin » par un ancien cadre du Trésor public, le président Macky Sall et ses proches se sont illicitement enrichis à coups de milliards au point d’assurer l’avenir financier de leurs arrières-arrières-arrières-petits-enfants. Au lieu de rendre compte de leurs « génocides » ou crimes contre l’humanité financiers, le président Macky Sall et ses acolytes tentent de réanimer la vie de leur parti et l’utiliser comme « parapluie » face à l’orage judiciaire annoncé. Peine perdue !
TABASKI IMPROVISATION GOUVERNEMENTALE SOUS MACKY SALL
La gestion de la filière Elevage et plus particulièrement de l’événement que constitue la Tabaski a été marquée par l’improvisation sous le magistère du président Macky Sall. C’est du moins ce que soutient le Premier ministre Ousmane Sonko qui intervenait hier à la clôture du Conseil interministériel consacré aux préparatifs de la fête de Tabaski. La rencontre a regroupé au Centre international de Conférences Abdou Diouf de Diamniadio (CICAD), plusieurs membres du gouvernement, des éleveurs et opérateurs économiques ainsi que des partenaires financiers. ”En relisant, hier, le relevé des décisions issues du Conseil interministériel tenu l’année dernière, sur la même problématique, je me suis rendu compte que nous nous livrons au même exercice aujourd’hui : énoncer un chapelet de mesures conjoncturelles pour parer à l’urgence d’une forte demande de nos concitoyens à l’occasion de cet évènement”, a expliqué le Premier ministre. Selon lui, ”cette pratique ne correspond pas à la doctrine de souveraineté alimentaire”, déclinée dans le programme gouvernemental, lequel ”englobe la question de l’autosuffisance dans le domaine de l’élevage”. ”Cette improvisation gouvernementale, fruit d’une absence de vision politique, est la cause de la situation difficile que vit la plupart des Sénégalais’’, a-t-il indiqué.
URGENCES NATIONALES CARENCE MANIFESTE DE PILOTAGE POLITIQUE
Cette improvisation a impacté sur le niveau des prix. Evoquant la cherté des prix des produits d’origine animale, Ousmane Sonko a cité les données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), selon lesquelles, ‘’les prix moyens de la viande de mouton et de bœuf ont drastiquement augmenté de 2014 à 2023’’. ‘’Le prix du kilogramme de viande de mouton est passé de 2782 à 4338 francs, soit une hausse de 1556 FCFA en valeur absolue et 56% en valeur relative, le prix du kilogramme de viande de bœuf est lui passé de 2319 à 3780, soit une hausse de 1461 FCFA en valeur absolue et 63% en valeur relative’’, a-t-il expliqué. Il a souligné que la Tabaski, est également ”un moment de forte consommation d’aliments de bétail, de produits maraîchers, notamment l’oignon et la pomme de terre”. A en croire Sonko, ces produits ”sont rendus souvent très chers et quelque fois introuvables, du fait d’une production insuffisante, mais surtout d’un manque criard d’infrastructures de stockage et de conservation”, a relevé le Premier ministre. Selon lui, ‘’cette situation est insupportable du point de vue socioéconomique, inadmissible au vu du potentiel énorme du pays au plan agro-pastoral, et nous interpelle tous’’. ”Elle résume tout simplement une carence manifeste de pilotage politique de nos urgences nationales. Nous allons y remédier au cours des prochains mois et années, en passant en revue les contraintes structurelles à lever pour assurer une hausse importante du cheptel national et son amélioration qualitative en termes de productivité”, a-t-il ajouté.
BIRAM NDECK NDIAYE DOCTEUR D’ETAT EN DROIT
Biram Ndeck Ndiaye continue de produire. Ce lundi, il a soutenu, à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, sa thèse de Doctorat d’Etat en Droit dont le sujet portait sur « Contribution à l’étude des assurances de personnes au Sénégal ». Le Docteur Ndiaye, en plus d’être homme de culture, à travers la poésie, est aussi assureur, un domaine dans lequel il a pris sa retraite. Il a été le président de l’Association Sénégalaise des Cadres d’Assurances, ancien Secrétaire Général des Mutuelles Africaines d’Assurances. Entre autres postes, il a été Directeur du Pool Micro-assurance Santé du Sénégal (PMAS) et ancien DG du Centre des Œuvres Universitaires de Saint-Louis (CROUS). A l’UGB, il a donné des cours de droit culturel à l’Unité de Formation et de Recherche (UFR) du CRAC. Toutes nos félicitations au nouveau Docteur d’Etat en droit, notre ami Birame Ndeck Ndiaye !
LA REMUNERATION DE LA COPIE PRIVEE
En visite au siège de la Société du Droit d’auteur et du Droit Voisin (SODAV), la ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Culture, Khady Diène Gaye, a axé la rémunération de la copie privée au cœur de ses priorités. Au cours des discussions, elle a insisté sur la nécessité et l’urgence de mettre en œuvre la rémunération de la copie privée afin d’améliorer les conditions de vie des artistes. « Cette question fait partie des mesures urgentes de mon département dans le secteur culturel et cela dans les meilleurs délais’’, a-t-elle dit. Sur ce point, le ministre Secrétaire d’Etat à la Culture, aux industries créatives et au Patrimoine historique, Docteur Bacary Sarr, qui l’accompagnait, a plaidé pour une collaboration étroite entre le ministre et les acteurs culturels. Selon Mme le ministre, cette rencontre est une prise de contact, de réveil d’information et de déclinaison des orientations stratégiques. Ngoné Ndour, la Présidente du Conseil d’Administration, et le Directeur Général, Gérant, Aly Bathily, ont fait la situation de la structure en faisant la genèse et les péripéties de la mise en place de la SODAV.
DROGUE 18KG DE COCAÏNE SAISIS PAR LA POLICE
La Police à travers ses Services et Unités de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants de Dakar, Kaolack et Mbour a procédé, ce mardi 14 mai 2024, à la saisie d’une importante quantité de cocaïne et à l’interpellation de plusieurs individus. 18 kg de cocaïne ont été saisis et 8 individus interpellés. Selon le bureau des relations publiques de la direction générale de la police nationale, cette prise fait suite à une opération de surveillance de cibles d’importance majeure lancée depuis plusieurs mois par l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants, en relation avec ses partenaires. L’opération a permis, dans un premier temps, d’arrêter, au niveau du poste frontalier de Keur Ayib, en compagnie d’un de ses acolytes, « le chef d’un réseau d’importation de cocaïne de pays de la sous-région, suivie de sa réexpédition vers l’Europe, à travers un groupe de mules ». Poursuivant, le communiqué du bureau des relations publiques de la Police renseigne que « les investigations subséquentes ont conduit à l’arrestation de six (06) autres individus impliqués dans les activités de ce réseau international de trafic de cocaïne. En outre, quatre (04) véhicules, un lot de documents administratifs, du haschich, un kit de consommation de skunk, une arme et des munitions, des titres de propriété portant sur du foncier, du matériel de télécommunication, ainsi qu’une importante somme d’argent, en CFA et en devises étrangères (Dollar et Pounds) ont été saisis par devers les mis en cause ». Les individus interpellés sont placés en position de garde à vue et les investigations se poursuivent en vue d’interpeller tout autre individu mêlé à ces activités criminelles. « La Police nationale réaffirme sa détermination à combattre le trafic illicite des stupéfiants sous toutes ses formes et réitère son appel à la population pour une meilleure synergie contre la criminalité », conclut la note.