LES AGENTS DE L’HYPERMARCHE EXCLUSIVE CRIENT LEUR DESARROI
Les travailleurs sont très remontés contre leurs responsables. Éric Mendy et Cie accusent ces derniers de licenciements arbitraires et dénoncent les mauvaises conditions de travail entre autres difficultés
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Les travailleurs de l'hypermarché Exclusive sont très remontés contre leurs responsables. Éric Mendy et Cie accusent ces derniers de licenciements arbitraires et dénoncent les mauvaises conditions de travail entre autres difficultés.
En mouvement d’humeur depuis le 6 mai dernier, les agents de l'hypermarché Exclusive, Route de l’aéroport Yoff, sont sortis de leur réserve pour attirer l’attention de l’opinion sur leurs conditions de travail.
«Nous sommes un peu plus d’une centaine de jeunes Sénégalais travaillant pour le magasin Exclusive de Yoff sur la route de l’aéroport, depuis un peu moins de cinq ans. Le déclic de notre réveil prolétaire remonte au mois de ramadan dernier. L’ascenseur pour monte-charge est tombé en panne pendant des semaines ; le management que nous considérons d’origine indienne ou pakistanaise, pour ne pas les stigmatiser, refuse de le réparer. Ils obligent le personnel à porter à bras tendus, en plein Ramadan, les lourdes charges que portait l’ascenseur monte-charge. Quand le management indien a appris que nous étions allés voir une centrale syndicale pour trouver solution à ce traitement dégradant qu’ils nous infligeaient, ils ont licencié, sans autre forme de procès, 08 de nos camarades», dénonce Eric Mendy dans un communiqué parvenu à «L’As».
Il souligne que ces licenciements arbitraires constituent la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. «Avec ces exploitants, nous avons avalé des couleuvres, juste pour garder notre gagne-pain. Mais ce patronat cruel et tyrannique est mû, sans nul doute, par une volonté inébranlable de ramasser le maximum de profits au détriment de notre code du travail», indique Éric Mendy.
Il invite l’Etat à créer un environnement des affaires favorable aux investissements étrangers. Cependant, il pense que cela ne devrait pas se faire au préjudice de jeunes sénégalais considérés par ces investisseurs étrangers comme une main d’œuvre taillable et corvéable à merci.
En attendant, ces agents exigent entre autres l’intégration sans conditions de leurs 08 camarades arbitrairement licenciés, des contrats en bonne et due forme enregistrés à l'inspection de travail, la remise des copies de contrats signés par l'inspection de travail à tous les travailleurs et la réduction des horaires de travail de 12h à 08h comme prévu par le code de travail. «On demande surtout aux responsables de la boîte d’arrêter de ponctionner 7 000 F CFA/jour de notre maigre salaire pour arrêt maladie alors que nous sommes payés 2434 F CFA/ jour, mais aussi la revalorisation des salaires (105 000/mois), le respect de l’ancienneté, la mise en place d'une aire de repos bien équipée pour bien passer le temps de pause et l’'arrêt des licenciements sans motif valable», affirme le porte-parole des agents, Éric Mendy..