''C’EST INELEGANT''
MAGUETTE THIAM DU PIT SUR LA TRANSHUMANCE

La transhumance continue de défrayer la chronique, après la sortie des responsables socialistes, de la Ligue démocratique sénégalais (Ld), c’est au tour du Parti de l’indépendance et du travail (Pit) de juger cette pratique «inélégant.» Mieux le secrétaire général du parti gauchiste conçoit la transhumance comme un phénomène qui n’est pas sérieux, aux antipodes des valeurs des précurseurs de la République.
La question sur la transhumance politique continue de susciter des réactions au niveau des alliés du président, Macky Sall, réunis dans la coalition Benno Bokk Yakaar. Refusant catégoriquement de répondre au député «apériste», Abdou Mbow qui a tiré sur les formations politiques de gauche, le secrétaire général du Parti de l’indépendance et du travail (Pit) à recadrer ce débat.
Considérant que «la transhumance n’est pas sérieux», Maguette Thiam déclare : «la transhumance n’est pas un fait sérieux, ni rigoureux. Nous sommes des partis marxistes léninistes et nous tenons comptes de nos pré- curseurs.
Ces figures qui ont toujours incarnées la valeur qui consiste à poser des débats sur des questions économiques et sociales pour aider les populations.»
Relativement aux attaques perpétrées à l’encontre des partis gauchistes par le porte-parole adjoint de l’Alliance pour la République (Apr), Abdou Mbow taxant les partis gauche de « poids plume jamais partants », le marxistes minimise et préfère renvoyer le jeune républicain au congrès du Pit de novembre 1972. Fruit de la lutte pour les travailleurs et les préoccupations sociales.
« Le Pit est un parti pour la transformation sociale depuis le grand congrès de 1972, qui roule pour l’intérêt des couches sociales », explique Maguette Thiam, dans un entretien avec Grand’Place. Le secrétaire général du Pit a par ailleurs, invité les politiques à méditer les changements des sénégalais qui voient autrement la manière de faire de la politique.
« Lorsqu’on regarde les populations d’hier et celles d’aujourd’hui, la différence est évidente. Il faut être conscient par rapport au contexte auquel nous vivons actuellement.
Car, il y a un grand changement et il faut tenir compte de ça. Aujourd’hui, les populations sénégalaises veulent voir les choses autrement et non à travers cette manière », explique, Maguette Thiam.