LE DIRECTEUR DES RESSOURCES HUMAINES POINTE DU DOIGT
PEINES ET COMPLAINTES DES TRAVAILLEURS DE SENECOR
Les travailleurs de Senecor, usine de fabrication des mèches de coiffure, sont dans tous leurs états. En effet, leur bras de fer avec leur responsable du personnel continue des plus bel. Ce Lundi, la goutte à fait déborder la vase.
Le conflit opposant les employés de Senecor et leur directeur des ressources humaines, commencent à prendre une nouvelle ampleur. Il prend depuis quelques temps les allures de confortements physiques.
C’est ce qui s’est passé ce Lundi lorsque des employés ayant pris conscience de leurs droits afin de défendre leurs intérêts, ont voulu entrer dans l’usine. Ils se sont heurtés à la détermination ferme des vigiles qui venaient de recevoir des directives de leur patron qui leur avait ordonné de ne pas, à aucun prix, laisser passer ces travailleurs.
Dès huit heures, à l’entrée de l’usine, ils étaient des centaines à s’amasser devant les portes de leur lieu de travail. Subitement, comme une masse, ils décidèrent d’entrer dans les lieux « interdits ». C’est alors que les vigiles en faction devant le portail et la guérit, brandirent des matraques et des gourdins qu’ils frappaient dans la foule.
Il s’en suivit un brouhaha et un raffut indescriptible suivi d’un sauve qui peut surtout du côté des femmes qui constituaient la majorité de l’assistance. C’est ainsi qu’on comptera trois blessés graves du côté des travailleurs et plusieurs personnes atteints légèrement.
L’avant-veille, les vigiles avaient aussi l’ordre de disperser la rencontre des délégués où ils utiliseront des bombes lacrymogène et des gourdins. Mais, la gendarmerie est venue veiller au grain afin que les choses ne dégénèrent pas.
Selon Cheikh Abdou Lahad Seye, les conditions de travail dans l’usine de fabrication de mèches pour la coiffure, sont inhumaines. En effet, persiste-til, « ici, c’est pire que la maison des esclaves de Gorée.
Certains d’entre nous sont là depuis plus de dix ans et ne sont pas encore embauchés. Ils sont toujours des journaliers. Ici, c’est la précarité totale. Tout cela est causé par le directeur Pape Amadou Fall qui coopère avec les coréens et qui fait du n’importe quoi ».
Pis, l’employé de Senecor signale qu’il des licenciements en à plus finir dans la boite. Raison pour laquelle, ses amis et lui dénoncent : « certains de nos camarades ont été licenciés de manière abusive alors qu’ils sont là depuis près de dix ans.
Tout simplement pour un problème de production ». Il faut noter que depuis 2010, les employés de Senecor revendiquent de meilleures conditions de travail au moment où, règne dans cette société appartenant à des coréens, règne une véritable « exploitation de l’homme par l’homme », selon leurs propres termes.
Le traitement salarial n’est pas enviable, tout comme le nombre d’heures de travail ainsi que le mode de paiement car les travailleur sont payés à la tâche. Lorsque nous sommes entrés en contact avec le directeur du personnel, Pape Amadou Fall, il a clairement signalé qu’il ne dé- sire pas s’adresser à la presse.