LES PIQUES DE L'AS DE CE MARDI 11 MARS 2025

500 000 ménages dans le désarroi
C’est une information qui circule ces derniers jours. Le programme de la bourse de sécurité familiale a été suspendu. Mais pour le Secrétaire général du ministère de la Famille et des Solidarités, il s’agit des arriérés de 3 à 4 trimestres. Toujours est-il que cela fait au moins 9 mois que les bénéficiaires n’ont pas perçu la bourse. Ce programme qui vise à éviter l'exclusion touche actuellement 500 000 ménages sur la base du registre national unique qui comprend les ménages pauvres et vulnérables par des cash-transfert de 35 000 FCFA par trimestre. L’État ambitionne de porter le nombre de bénéficiaires à 1 million de ménages. Plus de 500 mille ménages sont dans le désarroi total puisque ce montant était très utile pour les bénéficiaires souvent très démunis.
Précision sur la suspension des bourses de sécurité familiale
Le secrétaire général du ministère de la Famille et des Solidarités a précisé que le programme des bourses de sécurité famille n'est pas suspendu. El Hadji Ndiogou Diouf indique que le problème d'arriérés de paiement des bourses est lié à un travail d'évaluation et de mise à jour qui est en train d’être effectué. Il souligne que les bourses de sécurité familiale sont adossées au Registre national unique dans lequel on sélectionne les bénéficiaires et c'est cette base-là qui est en train d'être mise à jour pour être étendue à un million de ménages. Il a confié à la Rfm que les arriérés de paiement seront bientôt réglés.
Mansour Faye interdit d’embarquer à l’AIBD
Le maire de Saint-Louis est-il dans le viseur de la justice ? En tout cas, tout laisse à le penser. Mansour Faye a été interdit hier d’embarquer à l’aéroport international Blaise Diagne. Furieux, il a fait un post pour dénoncer cette mesure qui ne repose, dit-il, sur aucune base légale. « Je voudrais informer l’opinion nationale et internationale que j’ai été injustement interdit d’embarquer dans le vol d’Air France, ce jour lundi 10 mars 2025, à destination de Djeddah via Paris, pour aller faire le petit pèlerinage à la Mecque», peste l’ancien ministre. A l’en croire, à sa question sur le refus de sa sortie du territoire, rapporte-til, l’agent de police lui répondit: «c’est sur instruction de l’autorité supérieure». Selon M. Faye, à sa connaissance, il ne fait l’objet d’aucune procédure, ni d’aucune enquête, encore moins d'une quelconque accusation, en quoi et sur quoi que ce soit. Alors si c’est pour des questions politiques, déclare Mansour Faye, «cette autorité va continuer à souffrir. Qu’elle sache que je suis et reste debout, droit dans mes bottes».
Moussa Tine dénonce la mesure contre Mansour Faye
Le leader du Parti AD/Pencoo dénonce l’interdiction de sortir du territoire de Mansour Faye. Pour Moussa Tine, si nous voulons la rupture, nous devons avoir une relation de fidélité avec la vérité et une fidélité inébranlable avec les principes de l'Etat de droit. Il rappelle qu’il n'y a que le juge et lui seul qui peut empêcher quelqu'un de sortir du territoire, qu'importe éventuellement les éléments incriminant qu'on peut avoir contre lui. Autrement, dit-il, on l’appelle «l'Etat de police». Dans le même sillage, il souligne que les arrestations pour délit d'opinion n'ont jamais servi un régime politique, d'ailleurs, il n'y a pas meilleur moyen de publicité que de se débrouiller pour se faire arrêter.
L’activiste Ardo Gningue en garde à vue
Convoqué ce lundi à la Division spéciale de cybersécurité, l’activiste Ardo Gningue a été gardé à vue après son audition. Il lui est reproché des propos contraires aux bonnes mœurs. Selon les informations de Seneweb, c'est le procureur de la République qui s'est autosaisi par rapport à ses publications sur Facebook. Et lors de son interrogatoire, Ardo Gningue a assumé ses écrits, tout en soulignant n'avoir insulté personne. Sauf changement de dernière minute, il pourrait être conduit aujourd’hui devant le procureur qui décidera de son sort. Il est poursuivi pour diffamation contre Ousmane Sonko et discours contraire aux bonnes mœurs.
Trois élèves du CEM de Boucotte sud exclus pour indiscipline
Des élèves pensionnaires du Collège d’enseignement moyen (CEM) Boucotte Sud ont été définitivement exclus de l’établissement pour indiscipline caractérisée, insultes à l’encontre de membres du personnel dudit CEM par le biais de supports vidéo diffusés à travers les réseaux sociaux, a appris l’Aps à travers un communiqué de l’Inspection d’académie (IA) de Ziguinchor. Tous les élèves doivent du respect à leurs enseignants. C’est le minimum, a réagi le Principal du CEM de Boucotte Sud, François Poussy interrogé par l’Aps suite à ce communiqué rendu public le même jour.
Abdoulaye Fodé Ndione, nouveau président de l’Aes
L’association des écrivains du Sénégal (AES) a un nouveau président en la personne d’Abdoulaye Fodé Ndione, à l’issue d’une assemblée générale tenue samedi à Keur Birago, son siège à Dakar. Le nouveau président a été élu à l’issue d’un vote qui l’a opposé à l’écrivaine Sokhna Benga. M. Ndione, éditeur, poète mais aussi romancier, remplace à ce poste Alioune Badara Bèye, décédé le 1er décembre 2024, à l’âge de 79 ans. Il était jusqu’à son élection vice-président chargé de l’organisation de l’association des écrivains du Sénégal.
Le nouvel archevêque de Dakar prendra fonction le 3 mai
Monseigneur André Guèye sera officiellement investi de la charge d’archevêque de Dakar le 3 mai prochain, a-t-on appris de Monseigneur Benjamin Ndiaye, qui a démissionné de la gouvernance pastorale. Monseigneur André Guèye, évêque de Thiès et administrateur apostolique de Saint-Louis du Sénégal, a été nommé, le 22 février, archevêque métropolitain de Dakar, par le pape François, en remplacement de Monseigneur Benjamin Ndiaye qui a atteint, l’année dernière, la limite d’âge de 75 ans pour exercer la charge d’évêque.
Aliou Sall n’est pas concerné
Dans sa précédente édition, «L’As», parlant de la menace d’expulsion contre d’anciens hauts fonctionnaires de leurs maisons sises à la cité Fayçal, a cité l’ancien maire de Guédiawaye comme faisant partie des bénéficiaires des baux. Aliou Sall a câblé pour préciser qu’il a certes habité cette cité, mais qu’il rendu son bail depuis belle lurette. Ladite villa a été par la suite attribuée à Maguette Sène le député maire de Malicounda. Autrement dit, Aliou Sall ne fait pas partie du collectif mis en place pour défendre les droits acquis de ses membres. Toutes nos excuses à Aliou Sall et à nos lecteurs.