L'OEIL DU TEMOIN DE CE JEUDI

KEEMTAAN GI - VIOLENCE AVEUGLE
C’est à désespérer de ce pays. Et, surtout, de celui qui le dirige. Son obsession jouissive à vouloir humilier ou à instaurer un rapport de force avec ses opposants relève assurément de la psychanalyse. Le constat est que le pouvoir ne cherchait pas, hier, à juste interdire une marche. Son objectif était plutôt d’humilier des opposants. L’arrestation musclée, bête et méchante de trois parmi les leaders de Yewwi Askan Wi ne s’expliquait pas. Voir l’opposant Malick Gackou à terre faisait de la peine. Et suprême crétinisme, les coups servis à l’ancien maire de Dakar, Khalifa Sall, qui n’a pourtant opposé aucune résistance. Les rapports Pouvoir/Opposition doivent être civilisés. Offrir de telles images aussi dégradantes de notre pays, berceau de l’Afrique en Afrique, à l’Occident, constitue assurément un grand recul pour nous qui avons réussi deux alternances pacifiques. Il faut que le Chef se départisse de cette rancune qu’il a chevillée au corps. L’arrestation des principaux leaders de l’opposition et candidats aux Locales de janvier constitue une balafre sur le visage de notre si vieille démocratie. Moins de quarante-huit heures avant ce qui s’est passé hier dans la capitale, l’ancien ministre libéral Moustapha Guirassy avait connu le même sort à Kédougou. Il avait été poursuivi et gazé jusqu’à la porte de son domicile par des policiers alors que les opposants de Dakar étaient obligés de se réfugier à l’intérieur d’un magasin pour fuir la furie policière. Ce pays a plus besoin de paix que de sombrer dans une violence aveugle. Surtout à une période où les pays où le Chef faisait la manche pataugent dans leurs propres difficultés. Il faut également que les opposants apprennent à respecter les forces de l’ordre. Cela faisait désordre de voir le candidat à la mairie de Dakar déverser des insanités sur ces gardiens de notre sécurité. La journée d’hier fut tout simplement désespérante pour ce charmant pays dont le Chef a la propension de déclencher des combats inutiles là où notre peuple a surtout besoin de pain (qui a manqué cruellement ces derniers jours) mais aussi de paix et de liberté. Et surtout pas de matraques encore moins de lacrymogènes !
KACCOOR BI
AFFAIRE BARTHELEMY DIAS COMME ANNONCE PAR « LE TEMOIN », LE PROCES RENVOYE !
Dans son édition d’avant-hier, « Le Témoin » avait annoncé que les avocats de l’actuel maire de Mermoz-Sacré Cœur, Barthelemy Dias, allaient demander un énième renvoi de son procès. Ce malgré ses rodomontades. Chose faite ! D’ailleurs avant bien l’arrivée du candidat de Taxawu-Dakar, le président de la 3e Chambre correctionnelle de la Cour d’Appel de Dakar s’était précipité pour évoquer l’affaire avant de la renvoyer au 1e décembre prochain. Un renvoi soutenu par le collectif des avocats de Barthelemy Dias, histoire de calmer la tension populaire et démobiliser la foule. Appuyé par une frange de l’opposition, l’actuel maire de Mermoz / Sacré-Cœur, Barthélémy Dias avait décidé d’engager un bras de fer avec la Cour d’Appel devant laquelle il était convoqué. En conférence de presse, le candidat de Yewwi Askan Wi à la ville de Dakar avait déclaré qu’il ira au tribunal avec ses enfants pour être jugé le même jour. « Car je n’accepterai plus un renvoi ! Au mois de mars dernier, j’avais clairement dit qu’il ne s’agissait pas d’Ousmane Sonko mais de la démocratie sénégalaise. Et aujourd’hui, je reviens dire encore qu’il ne s’agit pas de Barthélémy Dias mais de la démocratie sénégalaise. Le problème du Sénégal, c’est sa justice… » avait-il déclaré ! Finalement, Barth n’a pas eu le temps et l’occasion, hier, de ramer à contre-courant de ses avocats. Car il avait été capturé en cours de route par la Police.
GENDARMERIE LE GENERAL MOUSSA FALL REUSSIT SON EPREUVE DE FEU !
Depuis sa prise de fonction à la tête de la gendarmerie nationale, le général de division Moussa Fall vient d’être confronté à ses premières grandes manifestations à Dakar. C’était hier lorsque, à l’occasion du procès renvoyé de Barthelemy Dias, de violentes manifestations ont éclaté dans Dakar et quartiers environnants. Et surtout sur la Voie de dégagement nord (Vdn) où les manifestants ont barré les deux voies tout en incendiant des pneus et en renversant du mobilier urbain. Doté d’un véritable arsenal de guerre, y compris même des chars de combat, les bataillons d’élite du général Moussa Fall ont manœuvré avec courage et intelligence, avec tact aussi, pour rétablir l’ordre et la sécurité. Chose faite avec brio ! En effet, dans les secteurs contrôlés par la gendarmerie, c’est-à-dire de Ouakam à la Foire en passant par la Vdn jusqu’aux quartiers de Sacré-Cœur, l’ordre a été vite rétabli par les éléments de la Lgi et du Gign. Qui ont fait preuve d’un très grand professionnalisme. Comme quoi, le général Moussa Fall a réussi sa première épreuve du feu en tant que haut commandant de la Gendarmerie !
UNE SESSION DE FORMATION LES JEUNES REPORTERS A L’ECOLE DU DROIT SOCIAL
Selon l’Aps, une session de formation sur le droit social démarre ce jeudi à la Somone (Mbour), à l’intention des membres de la Convention des jeunes reporters du Sénégal (CJRS). Cette formation entre sans le cadre du projet «Appui à la rénovation de la législation et de l’administration du travail», indique la même source. L’agence gouvernementale précise que la formation fait partie du cadre du partenariat de réforme sénégalo-allemand établi pour le compte de l’initiative «Compact with Africa», lancée en 2017 par le G20. Cette session entre aussi en droite ligne de la matrice de réformes qui a été convenue pour suivre celles qui ont été engagées par le Sénégal et les contributions respectives de la coopération allemande au développement. Selon le communiqué, ce partenariat de réformes vise l’amélioration des conditions propices à l’investissement privé, afin de générer des emplois et revenus, notamment pour les jeunes. Le projet renforce les capacités stratégiques du ministère en charge du Travail dans la conception des réformes du droit du travail et vise à accroître la transparence, l’uniformité et l’efficacité de l’application du droit.
COUPE DU MONDE UN PROJET POUR TOUS LES TROIS (03) ANS ?
Le projet d’organisation de la Coupe du monde une fois tous les deux ans passerait si la question devait être soumise à l’approbation des acteurs concernés, toutes les confédérations étant favorables à cette réforme à l’exception de celle représentant le continent européen, a déclaré le président de la Fédération française de football (FFF), Noël Le Graët « C’est une décision importante économiquement, mais si elle doit être prise aujourd’hui, je suis sûr que ce projet serait accepté », a-t-il dit dans un entretien publié dans l’édition de mercredi du quotidien Le Parisien. Concernant ce projet agité par la Fifa et théorisé par le Français Arsène Wenger, un ancien entraîneur d’Arsenal (Premier League), Le Graët appelle à aller au-delà du contexte européen. Il ne faut pas penser qu’à l’Europe de l’Ouest et à ses pays riches. L’Europe est contre parce qu’elle dispose de compétitions lucratives’’, estime le dirigeant sportif français, précisant n’être pas opposé à cette idée. L’Afrique, par exemple, a besoin de plus de matchs’’, a-t-il dit, indiquant que le président de l’instance dirigeante du football mondial doit, pour ce faire, présenter un projet économiquement viable. D’ailleurs, il doit nous rendre visite en décembre en France, comme le président de l’Uefa, Aleksander Ceferin’’, a souligné le président de la FFF.
COUPE DU MONDE UN PROJET POUR TOUS LES TROIS (03) ANS ? (BIS)
Le conseil de la Fifa, réuni en octobre dernier, a décidé de tenir un sommet, le 20 décembre prochain, pour étudier son projet d’organisation de la Coupe du monde une fois tous les deux ans. Les 211 fédérations nationales membres seront ainsi réunies en visioconférence pour ‘’discuter de l’avenir du football après avoir été informées en détail du processus de consultation en cours sur le sujet’’, avait précisé l’instance internationale dans un communiqué. L’Uefa, la Confédération européenne, et la Conmebol, la confédération sudaméricaine de football, ont rejeté ce projet, lui préférant la périodicité actuelle, une édition de la Coupe du monde tous les quatre ans.