L'OEIL DU TEMOIN DE CE MERCREDI

KEEMTAAN GI - AMUSER LA GALERIE
Vous êtes en quête de « Buzz » ? Vous rêvez de quitter le noir pour la lumière, et accessoirement plaire au Prince ? Eh bien, il suffit de titiller le vilain Ousmane Sonko, leader de Pastef. A tous les coups, on est sûr d’avoir sa part de gloriole, même éphémère. C’est à ce jeu de pingpong que s’exercent ces messieurs et dames de la mouvance présidentielle, et en particulier les ministres de ce charmant pays où il y a pourtant plein d’autres urgences que de faire du Sonko bashing. Plutôt que de s’occuper des inondations par exemple, ou de l’économie à la ramasse, ils sont en train de marquer à la culotte Sonko. Quand l’ancien Inspecteur des Impôts, radié par le Chef dans un accès de colère, tousse, tous ces vaniteux de la République éternuent dans un vacarme. Et c’est toujours dans des platitudes qu’ils s’illustrent quand le plus virulent ou le seul opposant du Chef leur oppose des arguments techniques. Des trucs du genre que le mec aurait rampé afin que le veinard Beau-frère lui trouve une audience auprès du « Goro » de président. Tu parles ? Et quoi encore? Notre très professionnelle police. Quand elle ne casse pas de l’opposition ou que les étudiants sont en vacances, elle s’exerce sur les hommes et femmes des médias. Comme s’en prendre à une jeune femme à qui on devrait offrir des fleurs plutôt que de la rouer de « liifs ». Pas du tout héroïque. Tout comme cette convocation du juge Teliko dont le crime serait de dire ce que tout le monde pense de l’affaire Khalifa Sall. Sauf bien sûr le Chef et ses obséquieux juges. Puisque la tendance est d’amuser la galerie comme le font les gens d’en haut, il nous faut bien mettre notre grain de sel. Et c’est pour nous blottir derrière la belle, douce, voluptueuse, tendre et richissime… Soxna Aïda Diallo. Akassa ! Puisqu’elle est devenue persona non grata un peu partout, nous qui n’avons jamais cessé de lui jurer amour, nous autres Kàccoor, donc, lui proposons de tenir son « Magal » dans nos murs, surtout que nous ne sommes pas loin de la plus grande mosquée de l’Afrique Occidentale. Bénédictions garanties !
KACCOOR BI
MACKY SALL, SI J’AVAIS LA COVID…
Lors du Conseil présidentiel sur la relance de l’économie, le président de la République a révélé qu’il avait écarté toute idée d’aller se faire soigner à l’étranger s’il avait attrapé la covid. « Il était malvenu d’envoyer des malades en Europe, ou même des autorités. Nous n’avions qu’un choix, vivre ou mourir chez nous. C’est clair. Moi, en tout cas, si jamais j’avais la covid-19, j’excluais de me faire transporter en Europe. Ce n’est pas possible», a déclaré le chef de l’Etat Macky Sall. D’où, souligne-t-il, l’importance de mener une politique sanitaire sérieuse. « Donc la questions sanitaire doit être prise au sérieux. Le relèvement du plateau sanitaire est devenu un impératif », a indiqué le chef de l’Etat. Cependant, le président Macky Sall suspend la mise en œuvre du programme sanitaire, dont le budget est de 500 milliards de francs, à un préalable : « Il faut une réforme de la gestion des hôpitaux au Sénégal. Mettons les moyens qu’il faut, mais il faut que cette question aille en même temps que les équipements. On ne peut pas mettre 500 milliards pour rester dans le même système où on ne peut même pas retracer le malade qui passe », martèle-t-il. Ce que le président Macky Sall veut, c’est, entre autres, une informatisation du circuit du malade, un bon recrutement du personnel et de spécialistes avec l’équité dans leurs affectations dans les territoires éloignés. «Qu’il y ait des spécialistes, des gynécologues, des chirurgiens dans toutes les régions du pays. Cela est devenu un impératif», dit-il. Que pensent nos amis de « And gueusseum » de tout ça ?
BANDITISME FONCIER À DAKAR-YOFF LES SYNDICALISTES DE L’ANACIM CRIENT AU VOL D’ETAT !
De grâce, il ne faut surtout pas supprimer la Cour de Répression de l'Enrichissement illicite (Crei) ! Car demain, cette juridiction aura de quoi tirer dans le tas des vautours et autres charognards qui ont fini de dépecer le périmètre aéroportuaire de Dakar-Yoff. Et les Bulldozers feront le reste ! La révélation vient des syndicalistes de l’Agence nationale de l'aviation civile et de la météorologie (Anacim). Dans une déclaration conjointe envoyée au « Témoin » quotidien, le syndicat et la coopérative d’habitat de l’Anacim révèlent que depuis le moins de mars 2020, au moment où tous les esprits étaient occupés par la Covid19, des personnes mal intentionnées se sont accaparées des terres de l’Aéroport militaire Léopold Sédar Senghor. Après coup, ces personnes dont la majorité sont des ministres, des députés, des magistrats, des maires, des marabouts, des politiciens, des ambassadeurs et des femmes d’affaires (maitresses) se sont partagé un butin foncier de 557 parcelles situées dans le patrimoine aéroportuaire. « Ainsi, ils ont laissé en rade les vaillants travailleurs sénégalais ô combien méritants qui s’y rendent quotidiennement pour servir l’Etat, parce que tout simplement apolitiques » dénoncent les pauvres travailleurs de l’Anacim. Insatiables, les vautours fonciers envisagent même la fermeture de la piste d’atterrissage N°03/21 de 1.500 mètres qui sert à l’aviation légère pour y aménager de nouvelles parcelles. « Pour se justifier, ils disent que ces parcelles sont destinées à dédommager les impactés de la cité Tobago. Même des cadres de la Caisse de dépôts et Consignations (Cdc) feront partie des bénéficiaires » se désolent les syndicalistes de l’Anacim criant au voleur d’Etat. Joint par « Le Témoin », un membre de la Coopérative d’Habitat de l’Anacim jure que tous les assassins fonciers de Dakar-Yoff répondront tôt ou tard devant la Chambre criminelle des Bulldozers. Pendant ce temps, certains syndicalistes de l’Asecna nous soufflent qu’ils sortiront bientôt de leur réserve foncière pour avoir subi pire que leurs « cousins » de l’Anacim.
PRÉSIDENTIELLE 2020 LES GUINEENS DE DAKAR EXCLUS DU SCRUTIN ?
Se sentant très minoritaire au Sénégal, le président guinéen sortant Alpha Condé a décidé d’exclure les Guinéens vivant à Dakar de la présidentielle du 18 octobre prochain. De Conakry, « Le Témoin » quotidien a appris qu’un membre du Gouvernement très influent aurait donné des instructions fermes pour que le matériel électoral ne soit pas acheminé à Dakar sous prétexte de la fermeture des frontières liée à la…pandémie. Certains observateurs politiques se disent toutefois convaincus que le président Alpha Condé craint un vote ethnique massif en faveur de son principal opposant Cellou Dalein Diallo. Ce, compte tenu du fait que les Peulhs sont majoritaires parmi les Guinéens vivant au Sénégal. Des guinéens qui risquent d’être privés de leur droit de vote. Une étincelle de plus qui peut brûler la Guinée où, déjà, le troisième mandat d’Alpha Condé a déjà mis le feu dans la savane !
MAGAL 2020 : SERIGNE MOUNTAKHA À IDRISSA SECK « NOUS APPRECIONS BEAUCOUP VOTRE DEMARCHE»
En prélude au Magal 2020 qui sera fêté le 06 octobre prochain, un ballet des grands dirigeants de ce pays défile à Touba. Après le président Macky Sall, c’est le président de Rewmi, Idrissa Seck, accompagné du leader du Grand Parti, Malick Gakou, de Ahmeth Kourouma et de son vice-président Déthie Fall qui a été reçu hier par le khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké. Le patron de Rewmi et sa délégation restreinte sacrifiaient à la ziarra traditionnelle en prélude au Magal de Touba. Arrivé à 12H 10, Idrissa Seck est allé directement d’abord chez le khalife général des Mourides qui a formulé des prières à son endroit. Le guide religieux a loué la démarche constante du président du Conseil départemental de Thiès. « Vous pouvez tout avoir dans la vie, seul Dieu décide et je suis ravi de votre posture dans ce pays. Nous saluons et apprécions beaucoup votre démarche. Tout est salutaire. Nous ne sommes imprégnés dans rien qui ne soit la religion et ne sommes intéressés que par la bonne conduite. Que Dieu nous aide tous à avoir la paix sociale. Rien n'est impossible dans la vie. Seul Dieu fait et défait !"» dira le guide religieux à l’endroit d’Idrissa Seck. Ce dernier n’a pas voulu s’adresser à la presse à sa sortie de la résidence du marabout, c’est Malick Gakou qui l’a fait au nom de la Grande Alliance. Interpellé sur la posture silencieuse de l’opposition, Malick Gakou a répondu : "nous ne sommes pas silencieux. Nous travaillons pour le Sénégal. Dans notre action pour le Sénégal, il y a des moments d'action, il y a des moments de terrain, il y a des moments de réflexion et des moments de communication. Mais ce qui demeure évident, c'est que personne ne peut douter de notre engagement patriotique pour le Sénégal ». Sur les velléités de mise en place d'un gouvernement d'union nationale, le leader politique de Guédiawaye a refusé d’apporter une réponse tranchée. "J'ai dit partout qu'on ne nous a pas parlé de gouvernement d'union nationale. En politique, nous n'avons pas l'habitude de répondre à des questions qui ne sont pas posées. Cela n'a aucun intérêt pour le Sénégal. Nous préférons parler de choses qui intéressent le Sénégal. Et aujourd'hui, la seule chose qui intéresse le Sénégal, c'est la survie de la Nation, la pérennité de la Nation. Et c'est la raison pour laquelle nous ne pouvons pas répondre à une question qui ne nous a pas été posée" a éludé le leader du Grand Parti. La délégation du président de Rewmi a ensuite rendu visite à Serigne Moussa Nawel, marabout d’Idrissa Seck.
KHALIFA SALL A VECU L’ANNIVERSAIRE DE SA LIBERATION A TOUBA
Coïncidence ou hasard du calendrier, Khalifa Sall a vécu le premier anniversaire de sa libération de prison le 29 septembre 2019 hier à Touba. L’ancien maire de Dakar était dans la ville sainte pour sa ziarra en prélude au Magal 2020 qui sera célébré jeudi prochain. Après avoir été reçu par le Khalife Général des Mourides, Khalifa Sall a rencontré le président du comité d'organisation du Grand magal, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre. Dans son discours devant le chef religieux, l'ancien maire de Dakar a rendu hommage à Serigne Touba pour son immense œuvre et fait part de son bonheur de se retrouver en ce 29 septembre 2020 à Touba, faisant allusion de manière astucieuse à sa libération sur grâce présidentielle, le 29 septembre 2019, il y a donc un an jour pour jour...