L'ASSEMBLÉE NATIONALE ADOPTE LA LOI D’INTERPRÉTATION DE L’AMNISTIE
Les députés ont adopté cette loi avec 126 voix pour et 17 contre, sur 143 députés présents. Portée par Amadou Ba de Pastef, elle vise à clarifier certains aspects du texte initial, largement controversé.

Ce mercredi, l’Assemblée nationale a adopté la loi d’interprétation relative à la loi d’amnistie, après un intense débat parlementaire. La proposition de loi, soumise par le député Amadou Ba de Pastef , a recueilli 126 voix en faveur, contre 17 oppositions, parmi les 143 députés présents lors du vote.
Cette adoption marque un tournant dans le processus législatif sur l’amnistie, un sujet qui a suscité de vifs échanges au sein de l’hémicycle. La loi interprétative vise à clarifier certains aspects de la loi d’amnistie, un texte controversé qui a divisé l’opinion publique, la société civile et les partis politiques. Pour ses partisans, cette nouvelle législation est une réponse nécessaire aux préoccupations soulevées par l’application de la première loi, tandis que ses détracteurs dénoncent ce qu’ils considèrent comme un coup de force parlementaire.
Les débats ont été marqués par les interventions de plusieurs députés, qui ont exprimé leurs divergences sur l’impact de la loi sur les victimes et les criminels. Certains, à l’instar de Thierno Alassane Sall, ont critiqué l’initiative comme étant une tentative de manipulation politique, arguant qu’elle favorisait les criminels au détriment des victimes. D’autres ont plaidé pour une révision plus approfondie de la loi d’amnistie afin de garantir un équilibre entre justice et réconciliation.
Le gouvernement, de son côté, a justifié cette loi d’interprétation comme un moyen de garantir la stabilité juridique et de corriger les ambiguïtés apparues après l’adoption de la loi d’amnistie initiale. Malgré les critiques, l’adoption de cette loi représente une victoire pour la majorité, qui a pu compter sur le soutien d’un large groupe de députés.