LE SÉNÉGAL S'IMPOSE COMME HUB RÉGIONAL EN MATIERE PHARMACEUTIQUE
L'accord entre l'ARP et la SOSEAP, signé lundi, élimine enfin les obstacles bureaucratiques qui entravaient l'obtention des Autorisations de Mise sur le Marché dans l'espace UEMOA

L’Agence de réglementation pharmaceutique (Arp) et la société sénégalaise des agences de promotion médico-pharmaceutique (Soseap) ont signé une convention pour l’enregistrement automatique des produits pharmaceutiques dans les autres pays de l’union économique et monétaire ouest africain (UEMOA).
Les pharmaciens sénégalais ont du mal à disposer des autorisations de mise sur le marché (Amm) dans l’espace Uemoa. C’est dans ce sens que l’agence de réglementation pharmaceutique (Arp) et la société sénégalaise des agences de promotion médico-pharmaceutique (Soseap) ont signé une convention hier.
Selon le président de la Soseap, Mohamadou Bara Mbaye, les échanges ont porté sur la convention signée avec le Niger qui permet aux laboratoires et aux agences sénégalaises de pouvoir bénéficier d'un avantage comparatif au Niger, c'est-a-̀dire qu'ils pourront avoir directement des autorisations de mise sur le marché (AMM) au Niger. «Cela permettra à l'agence de pouvoir recouvrir plus de fonds dans son budget mais aussi aux agences de pouvoir créer de nouveaux emplois, parce qu'avec le nouveauNM3, certainement tous les laboratoires vont venir au Sénégal à cause de l'avantage comparatif suite aux conventions qui seront signées avec les autres pays», dit-il.
Pour sa part, le Secrétaire général de l’association de la société sénégalaise des agences de promotion, Souleymane Mbengue estime que l'association est responsable de l'approvisionnement de 80% des médicaments au Sénégal. «Nous en sommes les acteurs principaux. Donc, s'il y a quelque chose qui se passe au niveau de la filière pharmaceutique, nous avons notre mot à dire, parce que nous sommes les principaux concernés. Les médicaments que nous prenons sont en principe gérés par l'association, non seulement dans le prive,́mais également dans le public», soutient-il.
Plus de 1 000 dossiers d’autorisation sur le marché étaient dans les tiroirs de l’ARP
Selon lui, quand on parle d'importation de médicaments, on parle d'abord d'autorisation de mise sur le marché qu'on appelle les AMM. «Il y avait un stock de plus de 1 000 dossiers qui dormaient dans les tiroirs. Nous avons remarqué qu'avec le nouveau Directeur général, le stock a été totalement vidé. Donc, toutes les demandes d'autorisation qui traînaient depuis 2016 ont été signées. Maintenant, les demandes répondent aux critères de l’espace communautaire, Uemoa. Le Sénégal a atteint le niveau de maturité 3, ce qui est une performance, vu d'où̀ nous venons», soutient-il. Ce qui veut dire que si les produits sont enregistrés au Sénégal, selon lui, automatiquement ils peuvent être enregistrés dans les autres pays de l'espace communautaire. «C'est un avantage comparatif non seulement pour nous, mais surtout pour l'association. Nous embauchons des Sénégalais et donc, nous avons besoin d'expansion. Cette expansion, grâce à ces conventions, peut aller vers le Niger et d'autres pays très prochainement», dit-il.
Al Hassane datt prend la défense du DG de l'ARP
Le secrétaire général du syndicat des délégués médicaux, Al Hassane Datt, est revenu sur la polémique qui enfle sur la nomination du directeur de l’Arp, Dr Alioune Abatalib Diouf. Selon lui, ces attaques sont non seulement injustes mais elles portent également atteinte àl'ensemble des parties prenantes particulièrement à l'industrie médico pharmaceutique. «Le tarissement des sources d'approvisionnement en médicaments du marché illicite a fait l'objet de conventions entre l'ARP, la gendarmerie nationale et la police nationale. C'estla raison pour laquelle une entreprise de destruction s'est déclarée contre l'ARP et son dirigeant. Il a su insuffler une dynamique positive et inclusive des parties prenantes», déclare M. Datt. «Nous ne pouvons tolérer que des personnes mal intentionnées, soutient-il, tentent de nuire à notre autorité de réglementation en discréditant son dirigeant». Il appelle toutes les parties prenantes à faire preuve de discernement et à ne pas céder à la manipulation et aux calomnies.