UNE PRATIQUE EN SOUFFRANCE
De plus en plus de Sénégalais souffrent de défaillance rénale qui les conduits à faire des séances de dialyse pour se maintenir en vie.

De plus en plus de Sénégalais souffrent de défaillance rénale qui les conduits à faire des séances de dialyse pour se maintenir en vie. La transplantation, considérée comme une solution pour ces personnes souffrant d’insuffisance rénale, semble être hypothéquée par les procédures de donation d’organe et le coût élevé de l’opération. Une situation qui rend difficile la prise en charge de ces pathologies.
Le Sénégal a fait des efforts dans la prise en charge des personnes souffrant d’insuffisance rénale chronique, laquelle se traduit par une diminution du fonctionnement des reins qui ne filtrent plus correctement le sang de l'organisme. Aujourd’hui, toutes les régions sont dotées de centres de dialyse et les malades sont suivis par des spécialistes de cette maladie. Seulement, dans cette prise en charge, la demande, avec plus de 1500 patients, reste supérieure à l’offre, avec 800 malades pensionnaires, puisque toutes les personnes en situation de dialyse ne peuvent pas bénéficier des faveurs des structures hospitalières du public qui offrent la gratuité de la dialyse depuis 2012.
Il s’y ajoute les pannes récurrentes des machines souvent enregistrées, qui rendent impossible la pratique de l’acte, ainsi que le manque de personnel soignant qualifié. Ce qui oblige des fois les pensionnaires de ses structures à recourir au privé pour éviter que leur situation n’empire. Au Sénégal, les statistiques du ministère de la Santé et de l’Action sociale (MSAS) renseignent que l’insuffisance rénale touche environ 5% de la population et constitue le plus lourd fardeau financier. Dans le privé, une séance de dialyse coûte 60 mille francs CFA, allant jusqu’à 120 mille francs CFA dans certaines cliniques de la place. Une somme souvent insoutenable pour les familles des patients qui doivent procéder à plusieurs séances de dialyse hebdomadaires.
Dans le cadre de la prise en charge de cette pathologie, souvent causée par le diabète ou encore l’hypertension artérielle, la loi sur la transplantation rénale a été adoptée en 2015 par le Sénégal, pour répondre à la forte demande et qui permet de restaurer la dignité du malade. Aujourd’hui, même si le pays a effectué des greffes réussies, avec trois interventions, le processus d’éligibilité reste lent, à cause des contraintes de procédures, malgré la présence d’un plateau technique aux normes et d’un personnel de pointe
Rappelons que dans le cadre du don de rein, le Sénégal a opté pour un donneur vivant et ces derniers doivent nécessairement être apparentés aux bénéficiaires. Ils doivent aussi faire valider leur consentement par le président d’un Tribunal qui est assisté de médecins. Soulignons aussi que dans le cadre de la prévention des insuffisances rénales, il est recommandé aux malades souffrant de diabète ou encore d’hypertension d’augmenter l'activité physique et de limiter la sédentarité ; d’adopter une alimentation équilibrée en modérant la consommation de sel, d'alcool ; diminuer sa surcharge pondérale mais aussi éviter la consommation de tabac, entre autres pratiques.