DE LA PRISON À LA PRÉSIDENCE…POUR UNE AUBE NOUVELLE SALVATRICE (?)
EXCLUSIF SENEPLUS - Il y a assez de signes annonciateurs de ruptures. Ce n’est ni la néo-opposition qui s’adonne à attaquer de manière crypto personnelle Ousmane Sonko, ni les pseudo chroniqueurs indécents qui ébranleront ce pouvoir

À la question, sans réponse, de Yakham Mbaye au président finissant Macky Sall de ce qui allait leur advenir après son départ, ce dernier a trouvé une parade en faisant voter une loi d’amnistie, taillée pour être… amnésique.
Pastef qui n’était pas preneur de cette loi, si tant est qu’elle excluait les forfaitures telles que les disparitions forcées, les tortures, les assassinats et autres traitements inhumains dégradants, s’est abstenu de ne pas la voter en promettant qu’une fois au pouvoir elle la retirerait.
Un an jour pour jour après sa victoire incontestée à l’élection présidentielle de mars 2024 suivie de celle des élections législatives anticipées de novembre 2024 remportées, haut la main, il lui fallait à présent passer à l’acte en tenant l’une des ses promesses électorales capitales consistant à se départir de cette loi scélérate.
Seulement, voilà que ceux-là même qui avait voté cette loi inique ont braqué des quatre fers pour son abrogation totale pour ainsi asseoir une impunité de fait.
Comment s’y prendre ? Abroger, totalement ou partiellement, annuler ou interpréter la loi ?
L’exercice était, on ne peut plus, complexe. Si elle est abrogée expressément, il faudrait qu’elle soit explicitement énoncée dans un texte nouveau ; tacite ou implicite, elle pourrait l’être en raison de l’introduction, dans un nouveau texte, de dispositions incompatibles avec la disposition antérieure. Le dilemme est sacrément cornélien.
Au finish, la loi fut interprétée en délimitant clairement son champ d’application. La nouvelle loi d’amnistie ainsi interprétée, ne léserait pas les tiers, tous les tiers, tout en rendant justice aux disparus de force (Didier Badji et Fulbert Sambou) au torturé à mort (Francois Mancabou) et à la soixantaine, voire plus, de morts et de traumatisés à vie aux fins de mettre fin à ce cycle barbare précédant les élections au Sénégal. Plus Jamais !
Flasback…
Après avoir été réélu en 2019 de manière illégitime et avec un score annoncé à l’avance, Macky Sall, au lieu de mieux gouverner s’est plutôt attelé à « réduire l’opposition à sa plus simple expression ». Le parti est devenu prébendier en prenant le pas sur la patrie et la gouvernance sobre et vertueuse.
Pour ne rien y arranger la morbide Covid fit son apparition 2020 et la paix des braves s’est imposée aux acteurs de la classe politique via une loi d’habilitation qui donnait ainsi un blanc-seing au gouvernement de Macky Sall. Un couvre-feu fut installé et les citoyens qui ne le respectaient pas furent violentés. Pendant qu’ils étaient cloitrés chez eux, les forbans se remplissaient les poches et la bedaine. Sous la pression des bailleurs, un rapport a établi que plus de 1000 milliards de nos francs ont été détournés sans que l’on puisse, jusqu’à présent, exiger des coupables de rendre compte.
Alors que Macky Sall et Idrissa Seck étaient en mode « je t’aime moi non plus », le Pastef avec son leader charismatique Ousmane Sonko traçaient leur sillon et jouaient les empêcheurs de tourner en rond avec leur « Projet » porteur de rupture, vendu et accepté par une bonne partie des Sénégalais. Pendant que Macky Sall caressait l’idée d’un troisième et improbable mandat, Ousmane Sonko avait fini de convaincre les plus sceptiques avec ses ouvrages : « Solutions pour un Sénégal nouveau », « Pétrole et gaz au Sénégal : Chronique d’une spoliation » et celui co-écrit avec son frère de parti, Balla Moussa Fofana « Les territoires du développement ».
À cette fin, il lui fallait liquider Ousmane Sonko et les siens. Un complot se tramait. Il vit le jour par un frais matin d’harmattan du mois de mars 2021. Complot trop gros pour être vrai. Ousmane Sonko, dans un lieu où il aurait pu se garder de s’y rendre, aurait violé une fille. Adji Sarr qu’elle s’appelle. Dakar s’embrase. Trois années de braise en perspective. Entre la levée de l’immunité d’Ousmane Sonko et les convocations pour se rendre au tribunal et les procès, Dakar et le Sénégal s’enflamment. Il y aura une accalmie temporaire. Le pouvoir de Macky Sall était dans la rue. Pastef pouvait le prendre. Suite à la médiation du Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, Ousmane Sonko a accepté sa requête, affirmant que le légaliste qu’il est souhaiterait que Macky Sall termine son mandat, non sans lui exiger des gages dont la libération de la centaine de ses militants et sympathisant déjà emprisonnées. Macky s’y plie en affirmant qu’il a « compris ». Pure diversion. Il revient à la charge, en achetant armes et munitions de manière indue et en recrutant davantage d’hommes dans les FDS. Dakar et ses points névralgiques sont occupés par des chars de combat et des FDS encagoulés. En attendant le procès pour « viols répétitifs avec menaces de mort », Ousmane Sonko se retranche sur Ziguinchor, dont il est entretemps devenu maire. Pendant qu’il s’y trouve, on le juge in absentia. Verdict : Il fut blanchi à grandes eaux par un prétoire qui s’est prêté au voyeurisme et à des propos scabreux. Ousmane Sonko sera donc condamné pour le délit désuet et obsolète de « corruption de la jeunesse ». Une jeunesse massivement en phase avec lui pour faire aboutir le « Projet » salvateur (?). Cette jeunesse est traquée, brutalisée et arrêtée par milliers. Certains ont donné de leur vie. Pour le gouvernement de Macky Sall et de ses juges, ces jeunes sont considérés comme étant des forces spéciales et/ou occultes.
De retour sur Dakar Ousmane Sonko fera face à un procès en diffamation contre Mame Mbaye Niang. Il perd le procès. La sentence ne lui permettra plus d’être éligible aux élections. Entre temps, il est mis sous arrêt, barricadé, chez lui pour près de deux longs mois. Quand il s’en sort, ce sera pour être accusé de « vol de téléphone portable » et emprisonné. Son parti est dissous et ses camarades les plus en vue sont embastillés. Il s’adonne à une grève de la faim graduelle et très médiatisée. De sa cellule, stratège qu’il est, il prépare des plans alternatifs à sa candidature qu’il sait qu’elle sera invalidée. Macky quant à lui s’astreint, difficilement, mais finalement à renoncer à son troisième mandat et…reporte les élections à quelques heures de l’ouverture de la campagne électorale pour les présidentielles. Mobile du report ? Le Conseil Constitutionnel ayant décidé que Karim Wade n’étant pas exclusivement Sénégalais, lui dénie sa participation à l’élection présidentielle. Se sentant irrité, le sieur Wade a accusé deux juges du Conseil d’avoir été corrompu. Et que le corrupteur serait… Amadou Ba candidat à la succession de Macky Sall. Vite fait, une Commission d’enquête parlementaire est mise sur pied avec les députés de l’APR et du PDS. Toute cette manœuvre avait pour but, non pas seulement, de ramener Karim Wade dans la course mais surtout Ousmane Sonko. Hélas c’était mal connaitre Ousmane Sonko fervent adepte du « don de soi pour la patrie ». Dans la solitude de son domicile où il fut, de force, barricadé il avait déjà concocté des plans alternatifs en mettant en orbite une diversité de candidatures qui ont tous passé le filtre du parrainage. Du fond de sa cellule, il attendait le moment propice pour abattre sa carte maîtresse : Bassirou Diomaye Diakhar Faye, l’élu du choix clairvoyant du généreux Ousmane Sonko qui devrait porter le projet.
Libérés tous les deux avec des milliers d’autres patriotes, à moins de dix jours du démarrage de la campagne, Ousmane s’effaça pour propulser Diomaye en faisant comprendre aux Sénégalais et à ses troupes que Sonko moye Diomaye et que Diomaye moye Sonko. Telle une osmose fusionnelle, la mayonnaise a pris. Dakar et le Sénégal étaient en liesse. La victoire en chantant. Elle s’est matérialisée dès la fin du crépuscule le 24 Mars comme pour sonner le départ des crapules. La messe était dite. Le lendemain 25 mars, présage du sort, Bassirou Diomaye Diakhar Faye fête son anniversaire et devient, à 44 ans le cinquième Président de la République du Sénégal. Ousmane Sonko est son Premier ministre. Un duo inédit prend les rênes du Sénégal.
Une aube nouvelle s’est levée. Sera-t-elle salvatrice ?
De quoi le Projet est-il le nom ? Dénommé Vision Sénégal 2050, il devrait s’arrimer sur un « pacte national fondé, d’une part sur la probité et l’intégrité des détenteurs de l’autorité publique » d’où le slogan, sous forme du tryptique, « Jub, Jubal, Jubbanti », que l’on pourrait traduire en français par « Dresser, Corriger et Redresser ». Tâche titanesque, mais pas impossible s’il en est, lorsque l’on considère le rapport du Sénégalais à la discipline, à l’argent, à la rigueur et à la préservation de son environnement.
En décidant dès le début de leur magistère de convoquer les Assises de la Justice, il y a lieu de s’attendre à ce que ses conclusions soient adoptées avec célérité aux fins de réconcilier les Sénégalais avec leur justice, longtemps perçue comme une justice aux ordres de l’exécutif en place. Si la justice fait diligemment sa mue, elle sera une composante significative, voire essentielle, pour accompagner la mise en œuvre ordonnée des quatre axes principaux contenus dans la Vision Sénégal 2050 que sont : la bonne gouvernance, une économie compétitive et pas extravertie, une durabilité, le renforcement du capital humain et l’équité sociale.
Seulement, la matérialisation de ces axes pour assurer un développement durable exige un changement structurel et systémique aussi bien dans le management de l’Administration centrale que dans les modes de gestion des secteurs primaire, secondaire et tertiaire tout comme dans les chaînes de valeurs y afférent.
Un an à l’épreuve du pouvoir le duo Diomaye-Ousmane a-t-il eu les coudées franches pour mettre en œuvre la Vision Sénégal 2050 en initiant sa phase quinquennale 2024-2029 au regard du legs des douze années de Macky Sall?
En formant un gouvernement volontariste et pas pléthorique avec à la clef des ministres « apolitiques » titulaires de Départements de souveraineté (Justice, Forces armées, Intérieur, Souveraineté alimentaire) le ton était donné pour faire face aux innombrables défis qui sont les leurs. La volonté politique est affirmée mais ne saurait, à elle seule, suffire. Il va falloir sérieusement se retrousser les manches pour y parvenir en travaillant de manière conséquente. Les conclusions des Assises de la justice étant actées, il est attendu qu’elles soient mises en œuvre. Le président de la République départi de son boubou de membre du Pastef, semble de par les actes qu’il pose être au-dessus de la mêlée... même s’il demeure toujours dans le Conseil Supérieur de la Magistrature. L’on pourrait toujours s’en accommoder. Par contre, il faudrait impérativement donner corps aux réformes approuvées dont le toilettage du corpus du Code pénal et du Code de Procédure Pénale surtout dans leurs dispositions portant sur la loi anti-terroriste promulguées en 2021 et décriées de tous. C’est d’un impératif catégorique en attendant de construire d’autres lieux plus humains pour la population carcérale et matérialiser la mutation promise pour la Justice. Cette justice chamboulée, mais pas encore totalement refondée devrait à bien mener la reddition des comptes en toute impartialité et sans acharnement aucun. En clair, ceux qui ont fauté devront rendre compte selon les dispositions de la loi en la matière. Car, transiger avec la reddition des comptes aurait des conséquences sérieuses sur ce premier quinquennat. Le nouveau Pool (Pôle ?) judiciaire financier de même que l’Ofnac sont attendus sur ce terrain. Quoiqu’à l’Ofnac à défaut de ne pouvoir démettre, pour l’heure, son patron Serigne Bassirou Gueye il serait prudent de revisiter ses prérogatives.
L’autre mammouth à abattre est l’Administration centrale, voire la fonction publique. Fortement politisée au cours des deux dernières décennies, elle doit être assainie et requinquée par des profils qui servent avec loyauté la République. C’est certainement fort de cela que lors de la tenue de la toute première Conférence des Administrateurs et Managers publics (CAMP), le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye a donné un signal fort ambitieux pour la transformation de la fonction publique avec comme objectif, la « rationalisation des dépenses de l’État et l’amélioration de ses marges de manœuvre budgétaires, dans le cadre d’un assainissement durable et d’une gestion vertueuse des finances publiques ». Ce faisant, « l’affairisme d’État » ne saurait plus prospérer en matière notamment de la commande publique qui gagnerait à être centralisée le plus tôt possible car, pour l’heure, l’administration est certes « républicaine » mais, elle manque de cohérence tout en étant « figée dans des schémas dépassés, alors même que les réalités socio-économiques évoluent rapidement, marquées notamment par la transformation numérique et l’essor de l’intelligence artificielle ».
À cette fin, le temps est également venu d’accélérer la transformation numérique de nos administrations. La dématérialisation des formalités et leur accessibilité simplifiée représenteront des gages de transparence, de redevabilité et de bonne gouvernance.
La stratégie « New Deal Technologique » qui repose sur trois piliers fondamentaux que sont : la souveraineté numérique, la modernisation de l’administration et le développement de l’économie numérique et du savoir devront satisfaire à cette exigence des temps modernes.
Mais comment s’atteler à ces urgences si l’on sait que dès sa prise de fonction le gouvernement du Sénégal par la voix de son Premier ministre, Ousmane Sonko, a déclaré tout de go que sa gouvernance sera une de vérité et que les fondamentaux macroéconomiques sont désastreux et qu’il avait hérité d’un « pays en ruine ».
Comme pour confirmer ses déclarations, l’Inspection Générale des Finances (IGF), en Septembre 2025, faisait état de manquements criants dans la gestion de la comptabilité publique. Manquements confirmés par la Cour des Comptes trois mois plus tard qui évoquait des « falsifications ». Le FMI après s’être imprégné dudit rapport parlera de « dettes cachées » du fait de « misreporting » ou en français, pas facile de « faussification des faits ». Par qui et pour qui? En interne déjà, il y avait des gens qui savaient. L’ancien directeur pays de la BCEAO l’aurait affirmé. Au sein du FMI aussi on le savait. Mieux, les autorités actuelles avant d’être au pouvoir avaient tiré sur la sonnette d’alarme quant au manque d’orthodoxie dans la tenue de la comptabilité publique. Au total, la Cour des Comptes évoque la « possibilité de référés ou de déférés » car, ces faits peuvent non seulement constituer des fautes de gestion, mais des infractions pénales.
Malgré tout, les salaires sont régulièrement payés, les dettes cumulées dûs au paysans honorées et des baisses significatives sur les denrées de première nécessité opérées.
En clair, le Sénégal fait face à des défis budgétaires importants. Des réformes audacieuses et rapides, notamment la suppression des exonérations fiscales indues et la réduction des subventions énergétiques aux plus riches, sont cruciales pour assurer la viabilité des finances publiques pour ainsi placer la dette sur une trajectoire descendante. Mieux, Il serait judicieux pour l’État du Sénégal d’ajuster sa fiscalité en tenant compte surtout du secteur informel majoritaire qui, pour l’essentiel, échappe au paiement de l’impôt. C’est le lieu de rappeler que la dette n’a jamais développé un pays et qu’un pays souverain devrait compter sur ses ressources endogènes et des mécanismes internes innovants internes pour asseoir les bases de son développement.
En faisant de la souveraineté son viatique pour développer le Sénégal, voilà que, comme une aubaine, le début de la gouvernance de Pastef a coïncidé avec l’exploitation du pétrole et du gaz. Avec l’exploitation desdites ressources couplée surtout à la transformation de leurs dérivés que sont entre autres, le diesel, le kérosène, l’essence et le gaz butane, l’espoir est quasi permis de s’attendre à ce qu’elle ait un effet d’entrainement pour développer principalement les secteurs primaire et secondaire.
La production bien que modeste est très stratégique. Les revenus attendus de ces ressources devraient atteindre des milliards de dollars. Ces revenus pourraient jouer un rôle clé dans l'accélération du développement économique du Sénégal, notamment en soutenant des projets d'infrastructure et en favorisant la diversification industrielle.
Ce développement pourrait également générer des bénéfices économiques en optimisant la chaîne de valeur locale. Au total, Le Sénégal ferait mieux d’opter pour la construction d'un secteur intermédiaire afin de raffiner sa propre part de brut et, très probablement, de signer un droit de préemption sur le coût et le bénéfice du pétrole du partenaire d'exploitation, de sorte qu'elle puisse cesser d'importer des combustibles avec des devises rares, améliorer sa balance commerciale et ses paiements et renforcer ses fondamentaux macro-économiques.
Alors que le Sénégal importe quasiment l’essentiel des aliments de base et de produits finis dont il a besoin, engendrant ainsi une balance commerciale extrêmement déficitaire supérieure à 4000 milliards FCFA en 2023, l’exploitation du pétrole et du gaz devraient contribuer, en partie, à asseoir les bases d’une politique agricole pour atteindre l’autosuffisance et booster l’industrialisation.
Il est tout à fait possible qu’au bout de la fin du premier quinquennat du Pastef au pouvoir, que des céréales comme le riz, des fruits, des produits maraichers et autres pommes de terre, carottes et oignons dont les Sénégalais sont de grand consommateurs ne puissent plus être importés et que les jeunes Sénégalais au lieu de s’inscrire en masse pour être ouvriers agricoles en Espagne ou en Italie demeurent chez eux pour être des entrepreneurs agricoles qui produisent et transforment localement les dits produits agricoles.
Il en va de même pour l’industrialisation à commencer par les produits rudimentaires de la modernité. En 2018, 0,98% était la part allouée au ministère de l’Industrie. Il faudrait chercher l’erreur… Voici un secteur-niche générateur de milliers d’emplois significatifs et durables que le « vrai secteur privé, celui qui veut et sait entreprendre, qui veut travailler sérieusement et honnêtement » aux dires du Premier ministre Ousmane Sonko, devrait prendre en charge.
Il n’est pas concevable aujourd’hui que les outils de la modernité, dont nous ne pouvions nous passer au quotidien, soient toujours importés. Qu’est-ce qui nous empêche de produire localement, en interdisant en amont leur importation, couteaux, cuillère, fourchettes, ampoules électriques, articles de plomberie, robinetterie, aiguilles, dés à coudre, seringues médicales ? Et, la liste est longue. Ce faisant, il est quasi certain que le problème de l’emploi et de l’employabilité des jeunes, formés convenablement, sera définitivement résolu.
Avec la volonté politique affichée des nouvelles autorités, il n’est pas si difficile d’industrialiser le secteur secondaire si les prérequis nécessaires sont édictés.
Au total et à la veille de la célébration de la fête nationale, sous le magistère du duo fusionnel Ousmane-Diomaye il y a assez de signes annonciateurs de ruptures. Ce n’est ni la néo-opposition qui s’adonne à attaquer de manière crypto personnelle Ousmane Sonko, ni les pseudo chroniqueurs indécents qui ébranleront ce pouvoir. En cas de dérives, ce pouvoir sera contenu par ses propres électeurs. C’est le moindre mal qu’on leur souhaite. Ils nous ont séduits en nous annonçant la fin de la dépendance. Bonne fête d’indépendance sur le Boulevard Mamadou Dia.
Gilles Eric Foadey est journaliste, consultant media, et interprète-traducteur de conférence. Il réside à Johannesburg, Afrique du Sud, et travaille à Addis-Abéba, en Éthiopie. Il fut responsable de la Communication du NEPAD de 2009 à 2016.