URGENCES TOUS AZIMUTS SIGNALEES, UN DESENCLAVEMENT VITAL ATTENDU !
Les populations du terroir de Balantacounda, dans l’extrême sud du pays, ont massivement répondu, hier, vendredi 07 février, à l’appel du comité de pilotage pour la construction du pont de Témento.

Les populations du terroir de Balantacounda, dans l’extrême sud du pays, ont massivement répondu, hier, vendredi 07 février, à l’appel du comité de pilotage pour la construction du pont de Témento. Cette assemblée générale qui a mobilisé toutes les couches de la population, a abouti à la production d’un mémorandum pour attirer l’attention des nouvelles autorités du pays sur l’urgence de la construction de cet ouvrage. C’est, selon eux, la meilleure réponse au désenclavement du département de Goudomp mais aussi pour la résilience économique et sociale des masses rurales soumises à un quotidien aride et affligeant.
En assemblée générale d’information et de sensibilisation hier, vendredi, au foyer socio-éducatif de Goudomp, les populations du Balantacounda ont manifesté le souhait de voir un pont s’ériger sur Témento pour désenclaver leur terroir contigu à la Guinée Bissau. Diélény Diatta, le vice-coordonnateur du comité de pilotage pour la construction du pont de Témento, a déclaré que « cette mobilisation est une étape décisive dans le processus de construction du pont de Témento. De prime abord, nous nous inclinons devant la mémoire de feu Moussa Diatta, ancien inspecteur et natif de ce terroir pour son engagement et sa brillante contribution à la rédaction de ce mémorandum pour le pont de Témento ».
Et Cheick Niass, un autre membre de ce comité de renchérir : « nous avons convoqué les populations du Balabntacounda dans leur large majorité, pour venir partager avec nous l’idéal de la construction de ce pont-là. C’est une très vieille doléance quand le colon s’était rendu compte que ce pont pouvait désenclaver cette partie pour rapprocher l’administration des administrés et c’est justement Témento qui avait été choisi ».
UNE VIEILLE DOLEANCE AUX NOUVELLES AUTORITES
Pour les membres du comité de pilotage, « nous n’avons fait que dépoussiérer ce dossier. Depuis l’ancien régime, des actes ont été posés mais pas d’avancées significatives. Avec le nouveau régime, nous avons attendu que toutes les structures politiques, sociales, administratives, sociales et culturelles se mettent en place pour que le Balantacounda se lève et leur rappeler cette vieille doléance si chère aux populations ». Debout et face à l’auditoire très attentif, Diélany Diatta interpelle les nouvelles autorités au nom de ce comité : « nous invitons les autorités de ce pays à insérer ce projet dans le plan Diomaye pour la Casamance (DPC). C’est une urgence et à tous points de vue aussi bien pour la Casamance que tout le pays Sénégal et même pour la sous-région de l’Afrique de l’ouest. Cela va renforcer la coopération dans le cadre de la CEDEAO (communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest) » dit-il.
DESENCLAVEMENT ET RESILIENCE, DES URGENCES PRESSANTES !
Sur le plan du développement, les populations du Balantacounda sont d’avis que le seul schéma pour proscrire la pauvreté, c’est de désenclaver cette zone de l’extrême sud du pays. « C’est la voie de salut pour réaliser la résilience et dans tous les domaines. Ici, nous disposons d’un riche potentiel et une fois cette passerelle construite, il sera valorisé et permettra de lutter efficacement contre la pauvreté. C’est aussi une solution durable à nos équations quotidiennes d’évacuation des malades et des femmes enceintes qui meurent souvent à bord des moyens de fortune », se désolent-ils. Et tous de nourrir l’espoir que « le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko et l’ensemble de son gouvernement ne perdront pas de temps pour réaliser ce pont. Notre priorité numéro un, deux et trois demeure la construction de ce pont et dans les meilleurs délais ».