EN COULISSES : ENQUETE DE CE MARDI

TOURNÉE ANNONCÉE DU PDS : Qu’est-ce qui grippe la machine ?
Que devient la tournée nationale que devait organiser le Parti démocratique sénégalais (Pds) ? Lors de la dernière réunion du Comité directeur, il y a une dizaine de jours, il avait été annoncé une tournée nationale qui devait démarrer cette semaine. Le communiqué rendu public par les camarades d’Oumar Sarr indiquait que ‘’la programmation d’une tournée nationale impliquant le front FPDR et les jeunes devrait être validée dès cette semaine (Ndlr, la semaine dernière) pour qu’ils puissent mieux organiser et préparer, à l’échelle nationale, toutes les structures du parti et enregistrer les nouvelles adhésions’’. Qu’est-ce qui se passe pour que la situation soit si calme, alors qu’elle devait plutôt être….impétueuse ? Y a-t-il un problème de budget ? de mobilisation ? de division au sommet ? Un peu de tout cela ? En tout cas, si au Pds, c’est motus et bouche cousue sur les raisons de cette baisse de régime, ils sont bien nombreux à constater la méforme qui s’est emparée d’une bonne partie des militants alors que certains responsables se trouvent encore en détention depuis le dernier bras de fer des premiers jours de détention (non préventive) de Karim Wade.
SUR LE DEPART
C’est le site lignedirecte.sn qui nous l’apprend. Les Directions générales de plusieurs sociétés devraient très prochainement changer de dirigeants. La Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) et la Loterie nationale sénégalaise (Lonase) respectivement pilotées par Pape Dieng et Amadou Samba Kane font partie des boîtes qui vont à coup sûr changer de Directeurs généraux. Tous les deux sont en position de retraite ; bien vrai que Amadou Samba Kane bénéficie de fait d’une prolongation, depuis deux ans qu’il est en poste. Ces deux postes étant particulièrement stratégiques, l’Alliance pour la République (Apr) va sans doute les garder dans son escarcelle.
ACTIVITE INDUSTRIELLE
L’activité industrielle est marquée, en mars 2015, par un accroissement de 11,4% de la production. L’information vient de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) qui l’a fait savoir dans son bulletin mensuel paru hier. Une hausse qui fait suite au recul enregistré le mois précédent. Cette évolution est portée par les performances des industries du papier et du carton (+25,9%), alimentaires (+22,0%), extractives (+17,6%), ... Par rapport à mars 2014, la production industrielle s’est améliorée de 9,2%. La production du premier trimestre de 2015 s’est accrue de 6,8% par rapport à celle de la période correspondante de 2014.
CLAUDE ZIAR
L’animateur de ‘’Couleurs Tropicales’’ a entamé, hier, sa première semaine révolue de grève de la faim. Une action qui vise à mobiliser le public, les politiques et surtout la Haute Autorité qu’est le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) pour régler le conflit qui l’oppose depuis 3 ans à son associé Stéphane Mouangué, qu’il accuse d’avoir ‘’pris le contrôle de la radio’’ en 2012. ‘’Nous sommes une radio communautaire, censée représenter l’Outre-mer. Aujourd’hui, elle ne véhicule que des clichés et de la musique commerciale’’, a déploré l’animateur dans un communiqué rendu public à l’entame de son jeûne. Le célèbre animateur télé et radio qui officie au sein de Radio France Internationale (RFI) n’est apparemment pas seul dans son combat puisque soutenu par de nombreux artistes et personnalités qui ont réagi et réagissent encore sur les forums et réseaux sociaux. Une pétition mise en ligne sous le hashtag ‘’#JeSoutiensClaudy’’ enregistre aujourd’hui près de 10 000 signatures en ligne.
CLAUDE ZIAR (SUITE)
Au coeur de ce combat, les allégations du journaliste à l’encontre de son associé, Stéphane Mouangué, qu’il accuse (de même que sa famille) d’avoir pris ‘’contrôle de la radio’’ qu’ils avaient fondée ensemble dans les années 2007 : ‘’Le clan Rousseau/Mouangué ne comprenant pas les combats légitimes de notre communauté a décidé par des moyens abjects (trahison et spoliation) de faire mains basses sur la station’’, ajoute Claudy Siar, qui déplore par ailleurs ‘’ne plus reconnaître l’identité créole’’ de la radio Tropiques Fm. Des accusations que dément formellement l’associé en question. Stationné devant les locaux de la radio Tropiques FM en Ile-de-France, l’animateur qui a également déposé une plainte pour abus de biens sociaux et de confiance, en cours d’instruction au tribunal de Nanterre, espère obtenir du tribunal de commerce qu’il concède à nommer un administrateur provisoire pour Tropiques FM, après un refus initial survenu en décembre dernier.
AVENIR SÉNÉGAL
La plate-forme politique ‘’Avenir Sénégal bi ñu bëgg’’ a sa vision pour le développement de la région de la Casamance. Suite à un séjour de 72 h à Ziguinchor, ladite plate-forme estime que les gouvernements qui se sont succédé ont traité la Casamance comme une région enclavée. Du coup, toute la richesse de cette région n’a jamais été bien saisie. Et c’est pour corriger cette erreur que la vision de la plateforme ambitionne de faire de Ziguinchor un Hub et une métropole moderne et vibrante entre Banjul et Bissau. ‘’La vocation naturelle de la ville de Ziguinchor devant être celle d’un hub commercial et financier, un centre d'excellence pour l'éduction et la santé. Avenir Sénégal bi ñu bëgg souhaite la valorisation et la réorganisation des filières à l'université Assane Seck, une plate-forme touristique sous-régionale et un pole industriel grâce à la transformation de l'anacarde et les fruits et légumes’’, lit-on dans un communiqué parvenu à la rédaction de EnQuête.
MOUSSA DADIS CAMARA
En exil au Burkina Faso depuis 2010, l'ancien chef de la junte a annoncé lundi, lors d'une conférence de presse à Ouagadougou, qu'il se portait candidat à l'élection présidentielle guinéenne prévue au mois d'octobre prochain. Moussa Dadis Camara, l'ancien chef de la junte guinéenne, au pouvoir de décembre 2008 à décembre 2009, a annoncé lundi 11 mai sa candidature à la prochaine élection présidentielle en Guinée. Le désormais ex-capitaine, qui a démissionné de l'armée en avril dernier, s'est prononcé devant la presse dans un grand hôtel de Ouagadougou, où il vit en exil depuis janvier 2010. Selon le site de Jeune Afrique qui donne l’information, le 3 mai dernier, le parti des Forces patriotiques pour la démocratie et le développement (FPDD) avait désigné Moussa Dadis Camara président du parti et annoncé qu'il serait son candidat à la prochaine présidentielle guinéenne. Lors de sa déclaration aux journalistes, l'ancien putschiste a affirmé, en présence de Maxime Manimou, porte-parole du parti, qu'il "acceptait volontiers" cette "marque de confiance à son égard". ll a également affirmé que "les souffrances des Guinéens n’ont que trop duré" et qu'il comptait prochainement rentrer dans son pays natal, sans toutefois évoquer de date.