L’AGRICULTURE AFRICAINE NE SE DÉVELOPPÉ QUE DANS LA DIVERSITÉ
CONVICTION DES EXPERTS FONCIERS

Les organisations de la société civile de 80 pays africains tablent sur la question du foncier depuis hier, à Dakar. Ce 7eme forum dédié à la terre s’est tenu, sous l’initiative des Ong Cicodev Afrique, Enda Tiers-monde et Oxfam, du Cadre de concertation des ruraux (Cncr), de l’Initiative prospective agricole (Ipar), etc. L’initiative de la société civile, reste déterminante pour l’atteinte de résultats positifs dans la lutte contre la faim et la pauvreté.
Le forum foncier mondial est un rendez-vous d’échanges entre les décideurs africains. Cette tribune s’offre pour trouver les moyens d’éradiquer la pauvreté et parvenir à subvenir aux besoins alimentaires des populations.
Cette initiative, placée sous le thème : «Une gouvernance foncière inclusive et juste pour un développement durable : le temps de l’action », vise à trouver des solutions aux problèmes du foncier. Et, les gouvernements africains, constatent-ils, doivent mettre un accent particulier sur la gestion de la terre qui permet d’éviter de nombreux conflits à l’ensemble des pays du monde.
La mauvaise gestion du foncier, risque d’impacter « négativement » sur la vie des populations. Les experts regrettent le fait que la plupart des conflits soient enregistrés en Afrique. Ainsi, la terre qui garde un enjeu planétaire, permet de disposer d’une alimentation équitable et durable.
A cet effet, cette terre, un bien commun des populations, dont l’humanisme dépend de sa gouvernance est souvent mal géré dans certains pays africains. « Nous avons une conviction forte que l’agriculture ne se développe que dans la diversité. Cela signifie que les exploitations familiales ont de très bonnes raisons d’exister.
Cette agriculture doit être dans une dynamique de productivité. L’heure est à l’exploitation optimale, au moment où, la terre se raréfie aujourd’hui sur la planète», a expliqué le Ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural, Papa Abdoulaye Seck.
Les experts, tout en combattant l’accaparement des terres, veulent une régénération de celles-ci. Ces derniers, précisent que la terre devrait être exploitée positivement dans pour disposer une bonne pratique agro-écologique. Seulement, retiennent-ils, elle perd dans certaines zones sa fertilité.
« La sécurisation de l’investissement privé ne doit pas être assimilée à un transfert définitif de propriété. La terre peut être dans ces conditions, sans pour autant devenir source de conflit », relève Papa Abdoulaye Seck.
Sous ce registre, à travers une politique inclusive, la société civile exige, la préservation et la gestion des terres pour consolider les acquis. Ailleurs, la gestion de la terre fait face à l’indisponibilité d’une administration de proximité, à une absence de guichet foncier, des difficultés à maintenir les exploitations familiales pour faire face à la demande massive des agro-business.
«Il y’a une cohabitation entre l’agro-business et l’agriculture familiale. Mais aussi, beaucoup de dérives sur la maîtrise du sol. Les droits réels ne peuvent pas être inscrits sur le domaine foncier. Et, le gouvernement encourage l’ouverture vers l’agro-business et le maintient de l’agriculture familiale.
Aujourd’hui, la terre ne doit plus échapper aux collectivités locales qui doivent être en mesure de délivrer des baux de 25 ans », conseille le Président de la réforme foncière, Moustapha Sourang