POUR LA PROMOTION DU SERVICE VOLONTAIRE : UN WALKATONE DE SENSIBILISATION

Le service volontaire et le bénévolat doivent être ancrés en chaque Sénégalais. C’est le vœu émis par l’école bilingue sénégalo-américaine qui organisait son walkatone (randonnée pédestre) pour un changement de comportements pour la promotion du service volontaire.
C’est le moment de changer les comportements et instaurer au sein de la communauté le service volontaire. Une situation qui serait un grand bénéfice pour le pays et pour son développement. C’est ce que les autorités et élèves de l’école bilingue sénégalo-américaine de Dakar a tente de promouvoir à travers sa randonnée pédestre annuelle, la 13e du genre organisée ce samedi à travers les rues de la capitale.
De l’avis de «C’est qu’on s’est rendu compte que rien ne peut changer, rien ne peut s’améliorer si nous-mêmes, on ne s’investit pas», a signalé madame Kane, la directrice, l’esprit qui a conduit à cette initiative. Tout en faisant savoir que tout ne doit pas être attendu du gouvernement.
Du coup, fait-elle noter: «On veut cultiver cela à nos enfants et se dire que s’il y a quelque chose à faire pour améliorer ma communauté, je n’hésite pas et que je n’attends pas quelque chose en retour. Toutes les transactions ne peuvent pas être rémunérées». Une chose qui, selon toujours madame Kane, doit être intégrée dans le «nouveau type Sénégalais».
Ibrahima Niang, plus connu sous le nom de Nixon, organisateur de la manifestation, signale quant à lui, le walkatone qui signifie randonnée pédestre, fait partie du calendrier de l’école qui chaque année, choisit un thème qui concerne toute la communauté.
«Nous avons marché contre la prolifération des sachets plastiques. Dieu merci, les autorités nous ont entendu et la loi a été votée», se ré- jouit-il. Et de poursuivre: «Cette année, nous nous sommes dis qu’à l’instar de beaucoup de pays anglo-saxons où le bénévolat et le volontariat sont quasiment dans leurs adn, un pays comme le Sénégal, qui se veut émergent, doit essayer aussi de faire en sorte que ses enfants aient cet esprit du don et du partage.
Les Sénégalais doivent comprendre que ce ne sont pas toutes les actions qui doivent être rémunérées de façon monétaire». Ce qui lui fait, d’ailleurs, persister sur un fait: «Il est important dans un pays de donner de façon désintéressée, de partager avec l’autre, aider son prochain et de faire acte de solidarité.
Nous, nous l’avons commencé depuis des années. Tous nos élèves sont dans des projets de service communautaire. Ce n’est plus maintenant une contrainte, c’est un plaisir.
Un plaisir que ces enfants ont à aller à Albert Royer, à la pouponnière, à la maison rose pour partager des moments avec les pensionnaires de ces établissements, à voir un espace publique jadis verte et qui, par négligence, est peut-être devenue un dépotoir d’ordures, à le réaménager pour en refaire une espace vert. Pour nous, ça c’est ce que chaque Sénégalais doit faire dans la mesure du possible».