2 PRIX POUR LE SENEGAL ET RAZZIA DU BURKINA
Alors que le pays organisateur a trusté les prix spéciaux, le Sénégal a néanmoins pu tirer son épingle du jeu en accrochant deux bibelots pour ses réalisateurs. Ce qui n’est pas négligeable au regard de la concurrence.

Alors que le pays organisateur a trusté les prix spéciaux, le Sénégal a néanmoins pu tirer son épingle du jeu en accrochant deux bibelots pour ses réalisateurs. Ce qui n’est pas négligeable au regard de la concurrence.
Le Fespaco tire à sa fin. Et l’heure des récompenses a sonné pour les cinéastes du continent et de la diaspora, en compétition dans les différentes catégories. En attendant de connaître le lauréat de l’Etalon d’or du Yennenga, c’étaient les prix spéciaux qui étaient distribués hier. Sur les 22 prix spéciaux dont la valeur globale est de 97 millions de francs Cfa, le Sénégal repart déjà avec deux, ce qui n’était pas donné vu le grand nombre de compétiteurs. Le Prix Uemoa du court métrage documentaire est allé à Abdoul Aziz Basse pour «2002, Bataille contre l’oubli». Le court métrage de 16 minutes revient sur cette année 2002 où le Sénégal a oscillé entre l’euphorie née de sa participation à la Coupe du monde Corée-Japon et le drame effroyable du bateau Le Joola. L’ancien étudiant de l’Esav repart avec une enveloppe de 4 millions de francs Cfa. «Je ne m’y attendais vraiment pas et je dédie ce prix à mon père qui nous a quittés il n’y a pas longtemps», a déclaré le réalisateur, étreint par l’émotion.
De même, Fatimata Bathily, en compétition pour la section animation, est repartie avec le Prix du jury pour les aventures de Kady et Djudju. La série d’animation met en avant les rois et reines d’Afrique. «J’accueille ce prix avec beaucoup de fierté et énormément d’émotion. Très fière aussi du réalisateur Yankhoba Ndiemé.»
Durant cette cérémonie très attendue par les cinéastes, tous les prix étant dotés, sauf celui de la critique, le pays organisateur du Fespaco a raflé l’essentiel des prix. Entre Katanga, le long métrage du réalisateur burkinabè Dani Kouyaté, également coproduit par la société de Angèle Diabang, Karoninka, et «L’homme qui plantait des baobabs» de Michel Zongo, le pays des hommes intègres a engrangé plusieurs millions de francs Cfa pour ses cinéastes. Les deux, Michel Zongo et Dani Kouyaté, repartent avec une quarantaine de millions de francs Cfa. Le Prix de la Fédération africaine des critiques (Facc) est aussi allé à Katanga, alors que le Prix Ababacar Samb Makharam de la ville de Ouagadougou, doté de 3 millions, est allé à Lala de Oumar Sambassekou. Le Burkinabè Simplice Ganou remporte les 10 millions du Prix de la souveraineté pour son court métrage Kapital. Pour les śeries, c’est la Côte d’Ivoire qui a fait main basse sur les trophées avec Or Blanc de Johana et Cĺement Boyer Dilolo, et le premier prix remporté par Niabla de Alex Ogou