VIDEOVACHES MAIGRES DES GUIDES TOURISTIQUES
À Ngor, la saison hivernale rime avec baisse d’activité pour les guides touristiques et les commerçants. Entre rareté des touristes, absence de réglementation et méfiance de certains visiteurs, ces acteurs du secteur peinent à maintenir leurs revenus.

À Ngor, la saison hivernale rime avec baisse d’activité pour les guides touristiques et les commerçants. Entre rareté des touristes, absence de réglementation et méfiance de certains visiteurs, ces acteurs du secteur peinent à maintenir leurs revenus. Ils interpellent les autorités pour une meilleure structuration de leur métier.
La saison hivernale est une période difficile pour les guides touristiques de Ngor, dont l’activité subit un net ralentissement. "Les touristes viennent surtout en été, mais en ce moment, ils se font rares", explique Mor, guide et courtier. Cette situation rend leur travail encore plus précaire et accentue les difficultés du secteur.
En plus de la faible affluence, ces guides font face à plusieurs défis. Leur activité, souvent informelle, souffre d’un manque de reconnaissance officielle et de formation adéquate. "Nous proposons nos services aux touristes et, s’ils acceptent, nous commençons directement", souligne Mor. L’absence de réglementation entraîne également un manque de tarification fixe. "Le paiement dépend du bon vouloir du client. Parfois, ils ne paient pas bien, mais nous sommes obligés de faire avec", confie Latyr Ndiaye, un autre guide.
Les préjugés compliquent également leur travail. "On raconte aux touristes qu’il y a des voleurs ici, alors que c’est totalement faux", déplore Mor. Cette méfiance éloigne une partie de la clientèle étrangère et réduit davantage leurs opportunités.
La situation est similaire pour les vendeurs installés près du quai de Ngor, qui subissent également la baisse de fréquentation due à la saison hivernale. "Ce sont les touristes qui achètent le plus et qui paient mieux. Là où un Sénégalais dépense 3 000 F, un touriste peut aller jusqu’à 5 000 F", témoigne Mouhamed Diop, commerçant.
Face à ces difficultés, guides et commerçants appellent les autorités à mettre en place des mesures d’accompagnement pour structurer et dynamiser leur secteur, afin de garantir une meilleure reconnaissance et stabilité à leur métier.