HAUSSE DES TAXES SUR L’ALCOOL ET LE TABAC
C’est à travers une note de service que le Directeur général de la Douane a annoncé des réformes portant hausse des taxes sur l’alcool et le tabac

La direction générale des douanes a récemment revu à la hausse les taxes appliquées aux produits du tabac et aux boissons alcoolisées. Dans une note de service, le directeur général a annoncé la mise en place de nouvelles mesures, conformes aux directives communautaires et aux lois de finances en vigueur.
C’est à travers une note de service que le Directeur général de la Douane a annoncé des réformes portant hausse des taxes sur l’alcool et le tabac. Il s’agit notamment de l’introduction d’une taxe supplémentaire sur les boissons alcoolisée et l’augmentation du droit d’accise sur le tabac importé.
En effet, en plus du droit d’accise de 50% déjà en vigueur, une taxe additionnelle s’applique désormais aux boissons alcoolisées, quel que soit leur contenant. Le calcul de cette taxe repose sur la teneur en alcool.
Pour les boissons dont le tirage en alcool est compris entre 6° et 15°, une taxe de 800 FCFA par litre devra être payée. Alors que celles dont le tirage dépasse 15° devront payer 3000 francs.
L’autre nouveauté porte sur la méthode de liquidation de cette taxe. En effet, elle n’est plus calculée sur la teneur en alcool par litre, mais sur la quantité totale de boisson alcoolisée, rendant ainsi l’imposition plus uniforme.
Pour ce qui est du tabac, le droit d’accise sur les produits du tabac importés s’élève désormais à 70%. Avec des exceptions sur les tabacs reçus en vrac, en manoques ou en feuilles/ Ils sont exonérés lorsqu’ils sont destinés à la production locale de cigares, cigarillos, cigarettes, ou de tabacs à fumer, à mâcher ou à priser. Les tabacs homogénéisés ou reconstitués, ainsi que les tabacs côtés expansés, bénéficient aussi de cette exonération lorsqu’ils sont destinés à l’industrie. Avec cette augmentation des taxes, l’État sénégalais vise un double objectif : encadrer la consommation de produits nocifs pour la santé, en rendant leur accès plus coûteux, augmenter les recettes fiscales, en renforçant la taxation sur ces produits.