ILS VALIDERONT LEUR NOUVELLE APPROCHE COLLABORATIVE DANS LES MEILLEURS DELAIS
La normalisation des relations entre le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI) ne devrait pas tarder, estime l’économiste et enseignant-chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Mor Gassama.

La normalisation des relations entre le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI) ne devrait pas tarder, estime l’économiste et enseignant-chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Mor Gassama.
Selon lui, ces deux partenaires poursuivent leurs efforts pour parvenir à un consensus sur la situation économique du pays et ses perspectives. Il considère cette démarche comme un « passage obligé pour rétablir la confiance, après les erreurs de communication économique du précédent gouvernement, notamment sur le niveau d'endettement et le déficit budgétaire ».
Il souligne également l’impact de la « dette cachée, estimée à 7 milliards de dollars, soit environ 4 000 milliards de francs CFA, ainsi que des exonérations fiscales représentant entre 6 et 7 % du PIB, jugées obsolètes ou inappropriées ». Pour M. Gassama, « la conjoncture économique actuelle du Sénégal complique les négociations. Les autorités doivent non seulement centraliser la dette – qui reste soutenable – mais aussi mettre en place des mesures correctives ».
L’économiste demeure toutefois optimiste quant à l'issue des discussions et estime que les deux parties finiront par valider leur nouvelle approche collaborative dans les meilleurs délais. Il souligne que l'engagement des nouvelles autorités en faveur de la transparence renforce la crédibilité du Sénégal en tant que partenaire fiable, justifiant ainsi une assistance technique et financière accrue du FMI.
Enfin, il insiste sur le fait que ce partenariat renouvelé devra être fondé sur une confiance mutuelle, particulièrement après la publication du rapport d’audit de la Cour des comptes et la mise en lumière de l’ampleur des irrégularités financières sous le régime précédent.