DIOMAYE ENGAGE LA RÉFORME DE L'ÉDUCATION
Dans une dynamique de modernisation et d’ouverture sur le monde, l’enseignement de l’anglais a été introduit dans l’élémentaire, notamment dans les classes de CM1 et de CM2 et le démarrage a été effectif depuis le 14 janvier dernier

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye vient de boucler une année à la tête du Sénégal. Dans le secteur de l’éducation, des initiatives sont lancées sous son impulsion. Il s’agit par exemple de l’introduction de l’anglais à l’élémentaire, du recrutement de 2000 enseignants, entre autres. Tout de même, de nombreux défis persistent.
Dans une dynamique de modernisation et d’ouverture sur le monde, l’enseignement de l’anglais a été introduit dans l’élémentaire, notamment dans les classes de CM1 et de CM2 et le démarrage a été effectif depuis le 14 janvier dernier. Cette décision qui vise à doter les jeunes élèves de compétences linguistiques dès leur plus jeune âge, constitue une phase d’expérimentation qui marque le début d’une réforme majeure dans le système éducatif sénégalais. Lors du Conseil interministériel sur la rentrée scolaire tenu en septembre dernier, le Premier ministre Ousmane Sonko avait demandé au ministre de l'Éducation de préparer une feuille de route claire et détaillée pour encadrer cette expérimentation et sa mise en place progressive. Non sans insister sur la nécessité de garantir un accès équitable à l’apprentissage de cette langue pour tous les élèves, tout en répondant aux exigences du monde professionnel.
En effet, l’école sénégalaise est confrontée à un déficit d’enseignants. Face à ce problème, le président de la République avait annoncé un programme de recrutement d’enseignants. En conseil des ministres en décembre dernier, Bassirou Diomaye Faye a demandé au « Ministre de l’Education nationale, au Ministre de la Formation professionnelle et technique et au Ministre des Finances et du Budget de finaliser dans les meilleurs délais, sous la supervision du Premier Ministre, un programme spécial de recrutement d’enseignants sur trois ans (2025, 2026, 2027), selon les spécialités et matières prioritaires ciblées ».
Dans ce cadre, le ministère de l’Education nationale a lancé le recrutement spécial de 2000 enseignants en janvier dernier pour répondre aux défis immédiats du secteur. Depuis l’installation des nouvelles autorités, des initiatives ne manquent pas allant dans le sens de moderniser le système éducatif. Bassirou Diomaye Faye évoque également plusieurs chantiers le secteur. Il a donné des instructions pour une évaluation du système éducatif dont « les programmes sont en inadéquation avec les réalités nationales, les enjeux du numérique et les besoins de l’économie nationale ». Il a aussi fait souligner la digitalisation du système éducatif, la planification, sur les cinq prochaines années, un programme de réalisation d’infrastructures scolaires adaptées et d’amélioration de l’environnement pédagogique dans toutes les académies du pays afin de régler la question des abris provisoires. Il faut dire que les maux qui minent le secteur de l’éducation, sont énormes : abris provisoires, programmes scolaires inadaptés, déficit d’enseignants, de salles de classe etc.