LES PIQUES DE L'AS DE CE VENDREDI 14 MARS 2025

L’ultimatum de l’Artp
Les numéros non identifiés seront restreints à partir du 18 mars 2025 ettotalement suspendus à compter du 31 mars 2025. C’est l’ultimatum fixé par l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP), à travers un communiqué dans lequel il rappelle à tous les abonnés des opérateurs de téléphonie mobile (Orange, Yas, Expresso, Promobile) que l’identification des numéros de téléphone est une obligation légale. Dans le cadre de la mise en œuvre d’un plan d’action concerté avec les opérateurs et les autorités compétentes, l’ARTP a annoncé que les abonnés détenant des cartes SIM non correctement identifiées devront régulariser leur situation en fournissant une pièce d’identité valide (Carte nationale d’identité ou Passeport). L’identification des abonnés s’inscrit dans une démarche de renforcement de la sécurité publique et de protection des consommateurs contre les usages frauduleux des numéros anonymes, selon l’Artp qui invite ainsi tous les abonnés concernés à se rendre dans les agences et points de vente dédiés de leur opérateur afin d’éviter toute interruption de service.
Greffe de moelle osseuse au Sénégal
C’est une première historique. Le Sénégal a réussi une greffe de moelle osseuse. A l'issue d'un long processus entamé le 19 février 2025, selon un communiqué du ministère de la Santé, l'équipe de l'hôpital Dalal Jamm de Guédiawaye dirigée par le Professeur Fatou Samba Ndiaye a réussi la prouesse de la première greffe de moelle osseuse réalisée au Sénégal. Il s'agit d'un patient sénégalais de sexe masculin qui est suivi pour une maladie sanguine. Il a bénéficié d'une greffe autologue de cellules souches hématopoïétiques (autogreffe), a-t-on révélé. A en croire le ministère de la Santé, les frais liés à cette greffe ont été totalement pris en charge par l'hôpital Dalal Jamm appuyé par un partenaire. Cet exploit a été rendu possible grâce à un investissement de l'Etat du Sénégal qui a construit ce Centre d'hématologie clinique doté d'équipements de pointe de dernière génération et qui répond aux normes internationales pour un coût de 1.5 milliard, rappelle-ton dans le communiqué. Ce centre dédié à la prise en charge des maladies sanguines, surtout le cancer et les autres maladies chroniques du sang, permet la prise en charge des malades qui étaient évacués à l'étranger avec des frais allant de 100 à 150 millions FCFA. Après le succès de la greffe, le ministre de la Santé et de l'Action sociale, Dr Ibrahima Sy, a adressé ses félicitations et remerciements au Professeur Fatou Samba Ndiaye et à toute l'équipe ainsi qu'au Directeur de l'hôpital et ses partenaires.
DG de la Sonacos à Médina Yoro Foulah
Le Directeur Général de la Sonacos était hier en prospection à Médina Yoro Foulah dans le cadre de l’installation d’un futur site pour la SONACOS. Comme promis par Ousmane Sonko, le gouvernement ambitionne de mettre en place une unité industrielle dans le département qui est aujourd’hui le premier producteur d’arachide. Cette visite a été tenue en compagnie des autorités locales, notamment le préfet, le président du conseil départemental ainsi que le maire. M. Diagne s’est rendu ensuite à Kolda, sur le site de réception des graines, où un record de collecte a été enregistré, avec un total de 22 000 tonnes.
Pokala Baldé vers l’instruction
Les choses se compliquent pour Pape Mbaye alias «Pokala Baldé». Le lutteur a fait l'objet d'un retour de parquet au tribunal de Pikine-Guédiawaye hier où il a été conduit par la Section de recherches (SR) de Keur Massar pour association de malfaiteurs et trafic de drogue et autres. Le procureur de la République a confié le dossier au juge d’instruction du 2e cabinet. Seneweb renseigne que Pokala Baldé fera face, aujourd’hui, au magistrat instructeur pour son éventuelle inculpation.
105 000 enseignants formés à l’IA
Le ministre de l’Éducation nationale veut mettre à niveau les enseignants et le personnel de son département. Moustapha Guirassy envisage de former 105 000 enseignants et agents administratifs à l’intelligence artificielle. Enseigner autrement et gérer autrement, c’est l’objectif fixé par son département à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle. A cet effet, le ministre de l’Éducation nationale a présidé hier l’atelier de partage et de concertation sur le projet de formation des enseignants aux compétences numériques et en intelligence artificielle. La rencontre a réuni les Inspecteurs d’académie, les Inspecteurs, les directeurs et chefs de service du ministère et quelques élèves venus représenter leurs camarades. Selon M. Guirassy, ce projet n’est pas une simple formation technique, c’est un chantier national, une révolution pédagogique. Ainsi la formation vise à terme à doter les enseignants de compétences solides pour intégrer le numérique et l’IAdans leurs pratiques pédagogiques, créer un réseau de référents numériques présents dans toutes les académies pour accompagner leurs collègues, moderniser la gestion scolaire pour en finir surtout avec les lenteurs et préparer les enfants aux métiers de demain, aux exigences d’un monde de plus en plus digitalisé. Selon la note du ministère, ce projet force-N sera mis en œuvre dans le cadre d’un partenariat entre le ministère de l’Éducation nationale et l’Université numérique Cheikh Hamidou Kane.
Expulsions de migrants en Mauritanie
La Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) dénonce la vague d’arrestations et d’expulsions de centaines de migrants en situation irrégulière en Mauritanie. L’organisation condamne aussi les abus et harcèlements subis par ces migrants, originaires du Sénégal, du Mali, de la Côte d’Ivoire et de la Guinée, notamment ceux détenus dans les centres de Robinet 10 et au Ksar. Selon l’organisation, ces pratiques violent les droits fondamentaux des personnes concernées et soulèvent de sérieuses inquiétudes quant au respect des engagements internationaux de la Mauritanie en matière de protection des migrants. La RADDHO révèle ainsi que des migrants en voie d’expulsion auraient incendié un poste de police à Gogui Zemal, à la frontière mauritanienne avec le Mali, en signe de protestation. L’organisation rappelle à la Mauritanie ses obligations internationales et régionales, en particulier celles inscrites dans la Convention des Nations unies sur les droits des migrants et des membres de leurs familles. Elle exhorte les autorités mauritaniennes à garantir le respect strict des droits humains des migrants, indépendamment de la politique migratoire qu’elles souhaitent adopter. La Raddho n’a pas manqué d’interpeller les autorités sénégalaises afin qu’elles prennent toutes les mesures nécessaires pour garantir que leurs ressortissants soient traités dignement et bénéficient d’un cadre de protection adéquat. Dans le même sillage, elle demande aux États africains de repenser leurs politiques migratoires en favorisant des approches respectueuses des droits humains et de la dignité des migrants.
Un taximan dealer
Le commissariat central de Mbour a porté un nouveau coup dur au milieu interlope, avec l'arrestation d'un dealer en possession de 2,4 kg de chanvre indien de type « fogni ». Mercredi, les hommes du commissaire Bara Niang ont reçu un renseignement relatif à un trafic de drogue au quartier Guinaw-Rails. Séance tenante, le lieutenant Sène, chef de la sûreté urbaine, a déployé, vers 13h, une mission de filature et d’infiltration à quelques mètres du domicile indiqué. La planque a été productive. Les policiers en civil ont fait irruption dans la maison où ils ont surpris le taximan C. Thiam en train de conditionner de la drogue, renseigne seneweb. La perquisition s'est soldée par la saisie de 2,4 kg de «yamba». Interrogé sur procès-verbal, il a reconnu son statut de trafiquant. Il a dit avoir acquis sa marchandise illicite auprès de son fournisseur basé dans une localité de la Petite-Côte. À l'issue de l'enquête de la sûreté urbaine de Mbour, le taximan C. Thiam a été déféré hier.
Décharge publique à Tobor
Amnesty International Sénégal, la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (RADDHO) et la Ligue sénégalaise des droits humains (LSDH) réclament, dans un communiqué reçu à l’Aps, la fermeture d’une décharge publique située à Tobor, dans la région de Ziguinchor. L’ouverture de la décharge n’a pas fait l’objet d’une étude d’impact environnemental, soutiennent les droits des organisations. Si une telle étude avait été menée avec la collaboration des habitants de Tobor, elle aurait pu identifier l’impact de la décharge sur la nappe phréatique par exemple, selon la section sénégalaise d’Amnesty International, la RADDHO et la LSDH. Selon des habitants de Tobor, les premiers à avoir réclamé la fermeture de la décharge et sa délocalisation, elle se trouve à une centaine de mètres de leurs habitations. La rencontre organisée par le gouverneur de la région, jeudi 6 mars 2025 à Ziguinchor, ne peut dispenser les parties de l’obligation de mener une étude d’impact environnementale, soutiennent les trois organisations de défense des droits de l’Homme.