L'OEIL DU TEMOIN DE CE MARDI

KEEMTAAN GI – URGENCES
Tout est urgence. Tout ! Et ça ne concerne pas seulement les structures sanitaires où la tension est telle que les morgues sont au bord de la saturation. On atteindra bientôt un point de non-retour. Rassurez-vous, cette situation ne semble émouvoir personne. Pas en tout cas les autorités dont les lois ne servent presque plus à rien. La preuve, on s’est encanaillé comme pas possible ce week-end. Loin de ce qu’on était en droit d’imaginer pour une ville en plein dans une crise sanitaire. L’urgence, c’est également l’école sénégalaise qui a été très malmenée cette année. Une école où tout est à remettre à l’endroit et qu’il faut rendre plus performante avec des apprenants moins étanches à l’esprit de la fraude qui s’est emparé de tout le corps malade de la société. L’autre urgence impérieuse, c’est le sauvetage de la presse sénégalaise qu’il faut rendre plus performante, plus professionnelle. Plus… Les chantiers sont nombreux. Elle vaudrait moins que des résidences religieuses réfectionnées à coût de milliards d’argent public — dans un pays officiellement laïc ! — pendant que les médias sont à l’agonie. Parler moins et travailler plus. Cesser de promettre à travers des slogans creux. Du genre d’un pays de l’émergence qui semble être un véritable cauchemar. Ils ont tellement promis qu’ils en oublient. Des promesses qui se traduisent le plus souvent en mensonges. Malgré leurs béates assurances, ils font tout à l’envers. Ils ont beau rassurer que les inondations seront un mauvais souvenir cette année, ils ont été rappelés à la dure réalité. Le Sénégal est un pays de paradoxes où, pour un simple mal de tête, on se retrouve avec des jambes opérées. Et pendant que tout est urgence, y en a qui épiloguent sur le retour en grâce ou les retrouvailles de l’ancien ministre des Affaires étrangères auprès du Chef. Comme si ça nous changerait de cette sinistrose qui enveloppe le pays. Les urgences sont ailleurs et extrêmement nombreuses mais voilà que l’on nous parle d’épiphénomènes !
KACCOOR BI
COMMUNE DAKAR-PLATEAU ET VILLE DE DAKAR DES CADRES DE L’APR SE REBELLENT ET POSTULENT !
« Qui gagne Paris, gagne toute la France ! » déclarait le président Jacques Chirac, ancien maire de Paris (1977- 1997). Cette thèse de campagne électorale nous renvoie à nos prochaines élections locales comme pour dire « Qui gagne Dakar, gouverne tout le Sénégal ». En tout cas, la commune de Dakar-Plateau et la Ville de Dakar sont deux institutions très stratégiques pour la gouvernance locale. La première est dirigée par un soi-disant allié (Ps), Alioune Ndoye, et la seconde par Mme Soham Wardini, une maire de Taxawu Dakar par défaut ou par intérim. Pour de nombreux politologues, comment deux grandes institutions locales de la capitale peuvent-elles échapper au parti au pouvoir qu’est l’Alliance pour la République (Apr) du président Macky Sall ? En tout cas, les prochaines élections locales de janvier 2022 sont en entrain de semer les germes d’une rébellion politique au sein de l’Apr dont la plupart des cadres de Dakar-Plateau sont des laissés-pourcompte. Selon un haut cadre Apr de Dakar-Plateau, depuis plus de dix ans, Macky Sall gouverne avec ses alliés stratégiques à travers Macky 2012 et Benno Bokk Yakaar (Bby). « Et ils ont été bien servis ! Car toutes les grandes institutions municipales et parlementaires sont gérées par des alliés ou alliés de la dernière heure comme Alioune Ndoye. Et nous irons vers des joutes qui détermineront l’avenir politique de l’Apr pour les deux prochaines années. Je vous jure, ce mandat finissant du président Macky Sall provoquera des défections de faux alliés là où personne ne s’y attendait. Parce que si l’Apr laisse ses soi-disant alliés devenir maire de Dakar-Plateau ou maire de Dakar-Ville, ils pousseront leurs ambitions présidentielles en 2024 » alerte ce membre de l’Apr. « Nous cadres de l’Apr de Dakar et de Dakar-Plateau, nous allons nous concerter pour le contrôle de ces deux institutions aux élections de janvier prochain. Et la survie de l’Apr dépendra de ces deux mairies clés » se rebelle-il dans les colonnes du « Témoin ». Qui vivra verra !
CIMETIERE DE PIKINE MACKY SALL A SIGNE LE DECRET D’EXTENSION
Les Pikinois pourront désormais enterrer dignement leurs morts suite à la décision du président de la République de signer le décret d’extension du cimetière municipal de cette populeuse ville. L’information a été rendue publique hier par le maire de Pikine, Abdoulaye Thimbo, qui a tenu un point de presse dans son cabinet pour porter de manière officielle à la connaissance des populations ce décret d’extension de 4 hectares. Crée dans les années 1950 pour permettre aux populations de Pikine-Guédiawaye d’enterrer de manière décente leurs proches décédés, le cimetière municipal de Pikine est plein depuis 2014. Depuis cette date, la population n’a cessé de sonner l’alerte pour un éventuel élargissement surtout dans les parties Sud et Sud- Est. Depuis sept ans maintenant, Pikine courait derrière ce décret. Macky Sall s’est résolu enfin à satisfaire cette vieille doléance qui empêchait les Pikinois d’enterrer dignement leurs défunts parents. Une manière aussi de sauver la forêt classée de Mbao annoncée comme possible nouveau cimetière pour Pikine. Cependant, on évoque aussi un nouveau cimetière pour Guédiawaye au niveau de la bande des filaos.
ACCIDENT A KAOLACK LE CHAUFFEUR DU CAMION CONDUISAIT EN ETAT D’IVRESSE
Le chauffeur du camion malien qui a tué à Kaolack ce dimanche quatre personnes se trouvant dans un taxi jaune noir a été finalement arrêté et placé en garde à vue ce lundi. Selon des sources policières, le conducteur s’était endormi au volant de son véhicule à cause de son état d’ivresse. Son apprenti a lui aussi été arrêté par la police pour le sauver de la furie de la foule. Ils ont été présentés au procureur pour un séjour assuré à la prison de Kaolack en attendant leur jugement. Le bilan des émeutes de ce dimanche fait état de plusieurs arrestations, une dizaine de camions d’immatriculation étrangère saccagés, un policier blessé et une route complètement vandalisée... A Kayes aussi, plus précisément dans la localité frontalière de Diboli, des camions sénégalais ont été vandalisés par des Maliens en représailles aux actes posés par les Sénégalais à Kaolack. DAkAR Et … Au lendemain des événements de Kaolack, les deux gouvernements malien et sénégalais ont publié chacun un communiqué pour appeler les populations au calme. Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Mansour Faye, via un communiqué de presse de son ministère, a présenté ses condoléances aux familles des victimes tout en appelant au calme. « Le ministre Mansour Faye appelle les acteurs routiers concernés et les populations en général au calme et invite les autorités administratives concernées à prendre toutes les mesures pertinentes pour la préservation de l’ordre public » peut-on lire dans le communiqué de presse du ministère. Le même document ajoute que « les contacts ont été établis avec les autorités maliennes, en relation avec l’ambassade du Sénégal au Mali, pour préserver les intérêts des transporteurs sénégalais opérant au Mali. Très prochainement, des discussions seront ouvertes avec lesdites autorités maliennes pour déterminer des conditions de transports sur le corridor Dakar-Bamako sûres et tenant mieux compte des impératifs de sécurité routière ».
… BAMAKO APPELLENT AU CALME
Dans un élan de sauvegarde des rapports sénégalo-maliens, le ministre des Transports et des Infrastructures malien a, lui aussi dans un communiqué, tenu à informer l’opinion publique que la situation doit être contrôlée pour éviter l’irréparable. « Il nous revient que certains de nos compatriotes ont entrepris une riposte contre des véhicules sénégalais. Au nom du gouvernement de la République du Mali, le Ministre en appelle au sens de la responsabilité et de la mesure de nos transporteurs et conducteurs » lit-on dans le communiqué de nos voisins. Le ministre appelle ainsi au calme et assure qu’après la prise de contact avec les autorités sénégalaises, tous les moyens nécessaires seront de mise pour faire toute la lumière sur ces graves incidents qui n’honorent pas les excellentes relations de fraternité et d’amitié entre nos deux pays. Les deux pays ont intérêt finalement à trouver une solution à ce dossier. Le trafic malien représente 65% des marchandises pour tout le Mali et 71% des containers du trafic du Port autonome de Dakar qui ne pourrait jamais se passer d’un tel business. C’est d’ailleurs conscient de ces enjeux que le président Macky Sall avait pesé sur la balance pour que les sanctions économiques de la Cedeao qui avaient suivi le coup d’État du 18 août 2020 n’impliquent pas les vivres, les médicaments et les hydrocarbures.
COVID-19 14 NOUVEAUX DECES ET 54 CAS GRAVES EN REANIMATION
14 nouveaux décès ont été enregistrés ce dimanche à propos de la covid-19. Sur 2808 tests réalisés, 175 sont revenus positifs au coronavirus soit un taux de positivité de 6,23 %. Il s’agit de 22 contacts suivis et 153 cas issus de la transmission communautaire. 480 patients ont été testés négatifs et déclarés guéris. 54 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation. 14 nouveaux décès liés à la Covid-19 enregistrés. A ce jour, le Sénégal compte 70854 cas déclarés positifs dont 54357 guéris, 1614 décès et 14882 sous traitement.
MACKY SALL «POURSUIVONS NOS EFFORTS EN ALLANT NOUS FAIRE VACCINER»
Le chef de l’Etat Macky Sall a de nouveau appelé lundi ses compatriotes à aller se faire vacciner contre la maladie de la COVID-19, saluant par la même occasion les efforts du personnel de santé dans la campagne de vaccination. «Poursuivons nos efforts pour nous protéger et protéger les autres en allant nous faire vacciner», peut-on lire dans un message publié sur la page Facebook du président Macky Sall. «Je salue les efforts constants du personnel de santé, qui est plus que jamais mobilisé sur tout le territoire national», a-t-il ajouté. Macky Sall réagissait ainsi aux statistiques du jour évoquées dans le bilan épidémiologique publié lundi par le ministère de la Santé relativement à l’évolution de la maladie à coronavirus au Sénégal. Il renseigne que 1.109.720 de personnes ont reçu leur dose sur l’étendue du territoire national depuis le lancement en février dernier d’une campagne nationale de vaccination. Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a dans le même temps fait état d’une «baisse des nouvelles contaminations», avec 175 cas positifs sur 2808 tests réalisés, soit un taux de positivité de 6,23%. Ces nouvelles contaminations concernent 22 cas contacts et 153 autres issus de la transmission communautaire enregistrés à Dakar (93) à l’intérieur du pays (60).
NECROLOGIE DECES DE MODOU MAMOUNE SAMB, PCA DE SOCABEG
Le monde de l’immobilier sénégalais est en deuil. Modou Mamoune Samba, PCA de la Socabeg, s’est éteint ce dimanche, au Maroc, des suites de la Covid, renseignent des membres de sa famille. El Hadj Modou Mamoune Samb avait été hospitalisé à l’hôpital Principal de Dakar dans un premier temps, avant d’être évacué, il y a quelques jours, au Royaume chérifien pour des soins. Entrepreneur atypique, modèle et référence, Modou Mamoune Samb était aussi un bienfaiteur qui faisait de l’immobilier un moyen de servir ses concitoyens. Il s’est illustré dans ce secteur par son sens aigu des affaires, sa ténacité et sa parfaite connaissance des forces en présence. Il a orienté son mécénat au niveau du basket sénégalais dont il fut le principal soutien de 2010 à 2013 au temps de la présidence de Baba Tandian. Il avait offert des terrains de 150m2 avec TF, la 1ère année, ainsi que des villas de 4 pièces, construites clés en main et toujours avec TF, pour le Roi et la Reine du Basket pendant cette période… D’ailleurs l’actuel président de SLBC, depuis la France où il est en convalescence, très attristé et abattu par la disparition d’un mécène du basket, tenu à rendre un hommage au défunt. Baba Tandian a précisé que l’épouse du défunt, généreux dans ses oeuvres, est une ancienne internationale de basket. Très attaché au défunt PCA de Socabeg, l’imprimeur s’incline devant sa mémoire au nom de Saint-Louis basket Club. Mamoune, relève-t-il, est jusqu’à cette année, l’un des sponsors leaders de SLBC. « Depuis mon arrivée dans la gestion des affaires du basket, Mamoune Samb m’a toujours accompagné », témoigne-t-il.
CAHIER VACANCES
Votre traditionnel « Cahier Vacances » vous revient le mardi 24 août, inchAllah. La particularité de l’édition de cette année est que, outre la Rédaction de votre quotidien préféré, des acteurs culturels collaboreront à travers de captivants récits et autres découvertes des trésors culturels cachés du pays. La lauréate du Grand prix du Chef de l’Etat pour les Lettres de l’édition 2017, Rahmatou Seck Samb, propose aux lecteurs son roman primé, « Fergo. Tu traceras ta route ». Fergo, c’est une épopée pulaar à travers les mines diamantifères de Zaïre sous Mobutu. C’est aussi l’aventure amoureuse de Baïdy auprès de deux femmes que tout oppose : Kapinga, la belle Moluba, et Matél, son épouse toroodo. Ne ratez pas notre « Cahier vacances » !