L'OEIL DU TEMOIN DE CE MERCREDI 26 FEVRIER 2025

KEEMTAAN Gi - ABSURDITÉ HUMAINE
Quel monde ! Il est bien triste et injuste, notre monde face à l’absurdité humaine. Vous souvenez-vous de ces tristes journées des 16, 17 et 18 septembre 1982 ? Des milliers de Palestiniens dont des enfants massacrés au quartier Sabra et au camp de réfugiés palestiniens de Chatila situés à Beyrouth –Ouest. Des tueries qui n’ont jamais cessé et qui sont restées impunies. En octobre 2023, l’interminable conflit entre Israël et l’État de Palestine a pris une tournure dramatique. Les attaques sanglantes du 7 octobre 2023 menées en Israël par le Hamas ont déclenché une guerre sans merci dans la bande de Gaza. Le bilan est pour le moins macabre, côté Palestinien. Plus de 186.000 morts. C’est peu pour émouvoir le monde. Il y a trois ans, le 24 février 2022, la Russie envahissait l’est de l’Ukraine. La guerre, dont le bilan à ce jour est d’au moins 33 000 victimes civiles et plus de 6 millions de déplacés, fait toujours rage, les Russes occupant encore plus de 20 % du territoire ukrainien. En Afrique, c’est pire voire l’hécatombe. Il y a quelques années, un connard d’une puissante République qui est revenu au pouvoir nous avait traités de peuple de merde. Certains avaient protesté vigoureusement d’autres mollement. Mais c’est à croire que le connard n’était pas si idiot qu’on le pensait. Il avait juste osé émettre sa pensée, se disant certainement que ça allait servir de catharsis pour nos consciences endormies dans un semblant de fierté. Il y a plus de trente ans, un autre avait osé dire que l’Afrique est mal partie. On pouvait le croire avec candeur. D’ailleurs, il n’avait pas tort... Plus téméraire, Axelle Kabou posait le débat avec un regard féminin tranchant. Elle avait balancé un brûlot qui secoua les oreilles des intellectuels de tous bords. « Et si l’Afrique refusait le développement ? ». On la disait être à la solde de la France. Plus de trente – ans après, la question reste entière. L’unité du continent, partout chantée, ne serait que chimérique. Voire impossible. Tout est chaos ! Au Congo, les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda et qui affrontent l’armée congolaise, connue sous le nom de FARDC, contrôlent désormais les deux plus grandes villes de cette région riche en minerais, qui borde le Rwanda. Des combats qui ont déjà fait près de 3. 000 morts, selon une estimation de l’ONU. Les combats meurtriers au Soudan ont forcé près d’un demi-million de personnes à fuir le pays où règne un chaos généralisé. Tous ces foyers de conflits résument notre absurde condition humaine.
KACCOOR BI - LE TEMOIN
LUTTE LES CONFESSIONS DU LUTTEUR ZARKO… «JE N’AVAIS QUE 750 F CFA EN POCHE QUAND JE REVENAIS D’EUROPE»
« La lutte m’a donné en deux ans ce que l’Europe ne m’a pas donné en 5 ans ». Telle est en substance la déclaration du lutteur chez nos confrères d’Al Bourakh Tv ce lundi. Avec cette déclaration, il se fait l’avocat de cette discipline sportive actuellement sous les feux des projecteurs. Ainsi Zarko se fait l’avocat de la lutte. Le champion de Grand-Yoff a nettoyé à grande eau le monde de la lutte avant de plaider pour la levée de la suspension de la couverture sécuritaire des combats de lutte tout en relevant l’impact que cette mesure peut avoir. « La lutte fait vivre beaucoup de personnes », plaide-til. En à croire le champion du quartier populaire de Grand-Yoff, la lutte joue un rôle social et décourage les Sénégalais qui veulent aller en Europe. « J’ai fait 5 ans en Europe, je n’ai rien récolté là-bas mais quand je suis rentré au Sénégal, en moins de 2 ans j’ai construit ma maison avec l’argent de la lutte », a-t-il soutenu avant d’ajouter : « Je n’avais que 750 Fcfa dans ma poche quand je revenais de l’Europe. C’est un ami qui est venu me chercher à l’aéroport. Je n’avais rien. Même pour mon téléphone, c’est lui qui m’a aidé à récupérer mes numéros ».
ACCORD DE PAIX AVEC LE MFDC LES FLèCHES DE ABDOU MBOw DEPUIS DAR ES SALAM
Bien qu’il se trouve à Dar Es Salam, une ville située à l’est de la Tanzanie et dont la signification renvoie à un havre de paix, l’honorable député Abdou Mbow du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal n’en a pas moins décroché des flèches à l’endroit du Premier ministre Ousmane Sonko. En effet, se prononçant sur « l’accord de paix » conclu par le gouvernement avec le MFDC dans la capitale bissau-guinéenne, Abdou Mbow rappelle d’emblée au Premier ministre que la paix n’est pas un spectacle ! Et celui que les jeunes patriotes appellent affectueusement « Kirikou » de poursuivre : « La paix a besoin de discrétion et d’humilité. Les blessures causées par des années de conflit entre Sénégalais méritent un autre type de baume cicatrisant, que celui de la prétention qui parade et gesticule pour injurier l’avenir ».
ACCORD DE PAIX AVEC LE MFDC LES FLèCHES DE ABDOU MBOw DEPUIS DAR ES SALAM (BIS)
Très en verve, Abdou Mbow assène ses quatre vérités. « Il est dit : « Le Sénégal et le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) ont conclu un accord ce dimanche 23 février 2025 à Bissau, consolidant les acquis notés ces dernières années ». Que nenni ! La vérité est plus prosaïque, et elle nous est transmise par le Bureau d’Information et de la Communication du gouvernement sénégalais (BIC-GOUV), qui relate que « le texte paraphé sous l’égide du Président Bissau-Guinéen Umaro Sissoco Embaló est une suite de l’accord signé en août 2022, par le gouvernement sénégalais avec César Atoute Badiate, chef de la troisième faction (Front Sud), qui s’était engagée à déposer les armes ». L’honorable député appelle ainsi le Premier ministre à faire preuve d’« un peu de retenue, sinon de tenue, simplement ». Et de conclure : « D’abord je vous fais part de mon étonnement au sujet d’un Premier ministre du Sénégal qui effectue un déplacement hors du pays pour brandir un accord avec le MFDC devant les caméras, sans même avoir l’élégance patriotique de nous renseigner sur la nature de l’accord qu’il a signé, si tant est qu’il y en a eu un. Il est de ma responsabilité de parlementaire et de citoyen de demander la publication de l’accord en question, tout en vous abjurant par respect pour les Sénégalais que vous êtes en responsabilité de gouverner, de ne plus politiser le conflit en Casamance qui a toujours été traité avec diplomatie et responsabilité. Monsieur le Premier Ministre, l’Histoire nous enseigne enfin que la Paix est par essence…fragile ».
BOUCLIER «TARIFAIRE» FARBA ET L’INCROyABLE MACHINE DE MOBILISATION !
L’audition du député Farba Ngom est prévue demain, jeudi 27 février 2025, devant les enquêteurs du Pool judiciaire financier (PJF). Une audition qui risque de se dérouler dans un climat de forte tension. Non content d’avoir décroché du lourd (avocats) pour sa défense, le maire d’Agnam a fait sonner le rappel des troupes pour une mobilisation sans précédent. Contactée par « Le Témoin », une source proche de la commune d’Agnam confirme que le multimilliardaire maire des maires n’a pas lésiné sur les moyens pour rémunérer les mouvements de soutien et groupes de mercenaires de la mobilisation. D’où la multiplication des industries de propagande à Dakar, Paris, New-York, Amsterdam, Bruxelles, Amsterdam et autres pour influencer et provoquer l’adhésion d’un public à la cause Farba Ngom accusé de « blanchiment de capitaux et complicité de détournement de deniers publics portant sur une somme de 125 milliards CFA ». Malheureusement tous ces fonds risquent d’être « blanchis » dans les campagnes de mobilisation visant à « apeurer » Dame Justice. Peine perdue ! Les agitations populaires des partisans de Farba Ngom nous rappellent la machine d’animation et de mobilisation de Mobutu Sésé Seko. A cette époque-là, le roi du Zaïre finançait les activistes, souteneurs, danseurs et chanteurs avec l’argent volé dans les caisses de l’Etat.
GUINEE-BISSAU FIN DE MANDAT DU PRÉSIDENT EMBALO !
Demain jeudi 27 février 2025 à minuit, le président Umaro Sissoco Embalo ne sera plus considéré comme président de la République légitime de la Guinée-Bissau. C’est ce qu’a déclaré la coalition des partis politiques de l’opposition réunie autour de leur leader Nuno Gomes Nabiam. Lequel a soutenu que le mandat présidentiel d’Embalo aurait dû expirer dès ce jeudi 27 février. Cependant, des divergences subsistent quant à la date effective de fin du mandat. Car la Cour suprême a indiqué, dès le début du mois février que le président Embalo terminerait son mandat le 4 septembre prochain, ce qui alimente une confusion juridique persistante. Une impasse constitutionnelle qui nous renvoie à la tentative de forcing du Président Macky Sall durant la période où il voulait jouer aux prolongations face à la détermination de l’opposant d’alors, Ousmane Sonko. Et surtout jouer à cachecache avec les sept (07) sages du Conseil constitutionnel. Mais tout est bien qui finit bien pour le Sénégal. Toujours est-il que la situation reste très volatile voire très tendue à Bissau où les forces de sécurité déployées sur les points stratégiques de la ville surveillent les mouvements de l’opposition comme de l’huile sur le feu.