L'OEIL DU TEMOIN DE CE MERCREDI

KEEMTAAN GI – RAPACES
Le temps de l’action semble avoir été remisé aux placards. Et voilà venu, depuis quelque temps, celui de la politique politicienne. Un temps qui passe, malheureusement, par le piétinement de certaines valeurs. Aussi, faut-il en rire ou en pleurer quand c’est le Chef, lui-même, depuis une maison de Dieu, qui nous interpelle quant au respect de ces valeurs dont il participe à la désacralisation. L’entreprise de corruption des maires de Yewwi Askan Wi nous parait avilissante. Les valeurs n’ont jamais été aussi chahutées que sous ce présent régime avec une corruption à grande échelle de prétendus hommes de Dieu ou qui se réclament comme tels. Tout le monde est convaincu que, à travers la politique dite de modernisation de villes religieuses, se cache une véritable opération de saupoudrage destinée à caresser ces foyers. L’opération de corruption se poursuit également auprès des voix écoutées par des âmes pécheresses. De prétendus Oustaz bons viveurs et jouisseurs, qui aiment les belles choses de ce bas monde plus que vous et moi, roulant carrosses et courtisant les plus belles dames de ce pays, sont grassement corrompus par le Chef, ses ministres et directeurs généraux. Les confidences de l’un d’eux, qui, il n’y a guère avec fortes sourates, proscrivait la pratique du « Suukaru Koor », nous paraissent scandaleuses. Le Chef, comme son prédécesseur, dilapide les ressources du pays, offrant gracieusement terrains et billets de banque à de veinards messieurs et dames improductifs, mais à la langue bien mielleuse et qui seront les premiers à lui tourner le dos en cas de perte du pouvoir. Ces rapaces à la notoriété de maîtres chanteurs ou comploteurs ont la réputation de pouvoir s’accommoder à tous les régimes. Par la dilapidation des ressources, c’est le Chef qui avoue son impuissance après avoir participé à la mise à genoux de la Poste. Un recrutement partisan effréné et les fameuses bourses politiques, pardon, familiales, ont sonné la mort de cette entreprise. En attendant des lendemains moroses pour le pays avec la dilapidation de nos ressources gracieusement offertes à des rapaces. Et tant pis…
KACCOOR BI
DÉRIVES SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX MACKY SALL EN CROISADE…
En accueillant, hier, mardi les centrales syndicales dans le cadre de la célébration du 1er mai, le président de la République Macky Sall s’est prononcé sur les dérives dans les réseaux sociaux. Ouf sur ce point, beaucoup de citoyens vont applaudir dès lors que le chef de l’Etat a promis de traquer les fossoyeurs de la paix numérique jusque dans leur dernier clic. Toujours est-il que Macky Sall considère que ces dérives sur les réseaux sociaux sont devenues un vrai cancer des sociétés modernes. Et il a tout à fait raison ! « Aucune société organisée ne peut accepter ce qui se passe aujourd’hui chez nous. Nous allons y mettre un terme d’une façon ou d’une autre » a promis le chef de l’État devant les syndicats, notamment le Synpics qu’il rassure de son attention sur les conclusions des assises de la presse. « L’État même a engagé une réforme, mais nous voulions attendre vos conclusions pour intégrer le tout dans une loi qui devra passer et réguler le tout d’une façon sérieuse » a rassuré le président de la République. Macky en croisade contre les dérives des réseaux sociaux, souhaitons qu’il ne s’agisse pas là d’un combat citoyen ou républicain perdu d’avance. Attention ! Tremblez, oisifs errants. Juste que lui Macky et son régime ne coupent la tête qu’à ceux qui sont contre eux. Les autres peuvent toujours bénéficier d’un visa pour aller voir ailleurs ou d’une liberté provisoire synonyme de liberté éternelle !
UNIS MILITE POUR LA RESTAURATION DE LA PEINE DE MORT
La recrudescence des agressions mortelles fait réagir l’Union nationale des indépendants du Sénégal (Unis). Elle regrette une augmentation des crimes et leur banalisation. Ce parti politique a par ailleurs décidé de lancer une campagne pour la restauration de la peine de mort. A cet effet, une pétition sera soumise aux citoyens pour recueillir leurs signatures. « Il faut aussi défendre la vie par la peine de mort. La peine de mort, certes, n’est pas une solution définitive à la criminalité, mais, elle est le message le plus fort et la ligne de défense la plus robuste que nous pouvons ériger contre les criminels qui décident de tuer sans droit. Nous devons dire haut et fort que quiconque décide de tuer sera lui-même tué. Quiconque aura prémédité, organisé, commis volontairement et sans droit un meurtre deviendra lui aussi passible de la peine capitale, en juste rétribution », écrit l’Unis, dans un communiqué rendu public. Wallahi l’Unis a raison sur ce point.
APRES LA SORTIE DE MANSOUR FAYE LA VITESSE SUPÉRIEURE DES TRANSPORTEURS
Après les graves accidents survenus à Sibassor (Kaolack) et à Tattaguine (Fatick), le ministre des Transports terrestres Mansour Faye avait accusé les transporteurs et chauffeurs comme seuls responsables de ce génocide routier. De l’autre coté de la route, la réplique ne s’est faite pas attendre ! Dans un communiqué conjoint, le Collectif des Acteurs des Transports routiers du Sénégal (Catrs), la Coordination des Professionnels des Transports Routiers du Sénégal (Cptrs) et la Commission transport au Groupement Économique du Sénégal (Ges) se sont défoulés sur le ministre Mansour Faye. Comme le disaient les étudiants, les acteurs du transport ont appuyé sur l’accélérateur de la colère pour passer à la « vitesse supérieure ». Pour eux, le discours « lamentable » de Mansour Faye n’a pas vraiment changé. Il n’y a pas de nouveauté dans ses propos. Ce sont toujours les acteurs des transports qui sont mis au banc des accusés se désolent-ils. « Nous l’avons entendu dire que des mesures seront prises sans état d’âme et que l’Etat ne reculera pas là-dessus. Nous estimons que cela ne sert à rien d’avoir cette position de guerrier. Le problème est ailleurs. Limiter les heures de circulation des bus et des camions, ce n’est pas la solution. Concernant le permis à points, il (Ndlr, le ministre) sait bien lui-même que cela ne peut pas se faire d’ici 3 ans. Donc, il ne faut pas que, dans l’empressement, il nous fasse du n’importe quoi comme un permis à points ‘’Made in Sénégal’’. Nous, les acteurs des transports routiers, nous n’avons pas beaucoup d’espoir sur ces politiques qui vont être mises en place pour la simple raison que l’Etat du Sénégal ne reconnaît pas sa responsabilité dans les accidents car tout est mis sur le dos du chauffeur. Donc à quoi bon appeler les gens ? La tutelle n’a qu’à mettre les mesures en place et juger de l’efficacité de leur impact » lit-on dans le communiqué. Toujours en réaction au ministre des Transports terrestres, les acteurs de la route s’interrogent sur les infrastructures de dernière génération dont se glorifie Mansour Faye. « Alors que toutes ces infrastructures sont identiques à celles de la période précoloniale, de qui se moque-t-on ? Mais, comme ils sont la force légitime et qu’ils annoncent des concertations avec les acteurs du secteur des Transports terrestres, nous les attendons au tournant. Les Sénégalais jugeront de l’efficacité des mesures qu’ils vont prendre. Nous devons, toutefois, reconnaître que nous sommes encore loin de la voie pour régler les accidents » admettent quand même ces acteurs des transports routiers.
APRES LA SORTIE DE MANSOUR FAYE LA VITESSE SUPÉRIEURE DES TRANSPORTEURS (BIS) !
Selon le Collectif des Acteurs des Transports routiers du Sénégal (Catrs), la Coordination des Professionnels des Transports Routiers du Sénégal (Cptrs) et la Commission transport au Groupement Économique du Sénégal (Ges), le ministre des Transports Mansour Faye veut que des véhicules ne circulent plus la nuit. Et c’est comme si cela voulait dire que ces acteurs n’ont pas les aptitudes nécessaires de rouler la nuit « Non ! Nous pensons qu’un bon chauffeur doit être capable de conduire de jour comme de nuit. Cela démontre de la pertinence de la création de ce Centre de formation aux métiers du transport qu’on leur avait demandé de mettre en place. A ce jour, nous avons comptabilisé pas moins d’une cinquantaine de pertes en vie humaines sur nos routes, rien qu’en ce premier semestre de l’année 2022. Ces morts nous obligent, au nom de tous les acteurs, à nous incliner devant la mémoire des disparus. Près d’une cinquantaine de victimes décédées des suites d’un accident de la route, cela constitue un triste bilan, quand on sait les conséquences énormes qui s’en suivent. Nos sincères condoléances aux familles des victimes » consentent quand même à s’émouvoir ces acteurs tout en reconnaissant qu’il est toujours regrettable de voir un accident. « Nous, professionnels des transports routiers, nous avions toujours estimé qu’il était bon, concernant les accidents, qu’on les considère comme un problème national. Un problème qui interpelle plusieurs secteurs. Mais, que ce soit l’Etat, les autres partenaires ou nous, personne n’a intérêt à ce qu’on se renvoie la balle. Chacun d’entre nous doit reconnaître sa part de responsabilité dans ce qui arrive et se demander que faire pour que plus jamais ne se reproduise un accident sur nos routes. Dans ses propos, le ministre Mansour Faye a estimé que ces accidents mortels sont le fruit d’une défaillance humaine, tout simplement. Parce que, selon lui, les routes sont en bon état. Les véhicules n’ont pas de défaillance technique. Et que c’est donc à cause d’une défaillance humaine que se sont produits ces accidents mortels. Nous regrettons, fort bien, le fait qu’à chaque fois qu’on enregistre un accident, les chauffeurs soient indexés. Autant la responsabilité des chauffeurs peut être engagée dans un accident, autant la vétusté du véhicule ou même de l’infrastructure routière peut être susceptible de provoquer des accidents de la route » regrettent les acteurs du transport avant de déplorer que les routes de Mansour Faye aient les mêmes largeurs que celles de l’époque coloniale. « Combien y avait-il de véhicules pendant cette période coloniale ? Combien y en a-t-il aujourd’hui ? Nous avons des camions qui font 13 m de long. Nous comptons plusieurs milliers de véhicules en circulation. Nous pouvons même dire que s’il y en avait 1 000 000, aujourd’hui, on en compterait 10 ou 15 millions. Et vous voulez que cette même infrastructure qui accueille ces mêmes véhicules puisse être conforme aux normes ? Il y a des routes fréquentées au Sénégal où il faut 2x2 voies (deux fois deux voies) pour éradiquer les accidents de circulation. A défaut, on aura beau essayer d’éradiquer les accidents, mais on n’y parviendra jamais » s’insurgent les professionnels des transports routiers dans leur communiqué.