MERCI OU GRATITUDE D'EXITER...
Être mère… une joie à nulle autre pareille, une expérience humaine et spirituelle qui bouleverse en profondeur. Preuve palpable de la grâce infinie de Dieu qui par le biais de l'enfantement nous ouvre une brèche dans l’économie de l’échange et de l’équité

Être mère… une joie à nulle autre pareille, une expérience humaine et spirituelle qui bouleverse en profondeur. Preuve palpable de la grâce infinie de Dieu qui par le biais de l'enfantement nous ouvre une brèche dans l’économie de l’échange et de l’équité, car elle fait place à l’imprévisible et au surcroît du don.
Tissé dès la grossesse, le lien maternel avec l’enfant n’en finit pas de se déployer tout au long de la vie. Les mères savent aimer d'un amour unique et indéfectible : écoute, présence, tendresse, attention, compréhension, sécurité affective… Elles donnent le meilleur d’elles-mêmes pour leurs enfants qui peuvent ainsi avancer confiants dans leur développement personnel.
Mais cet amour devra apprendre à se transformer pour laisser l’enfant devenir lui-même, fût-il différent de celui que sa mère avait rêvé… Il doit trouver sa juste expression pour que l’enfant puisse prendre son envol.
Nous prions souvent pour demander au Seigneur de nous venir en aide, mais pensons-nous suffisamment à lui dire merci ? Comme la gratuité, la gratitude dérive du terme latin gracia, « la grâce ».
L’action de grâce qui permet de montrer notre reconnaissance pour Ses grâces, pour le don de la vie et de sa perpétuation, pour les sacrements qui nous permettent de nous rapprocher toujours davantage de Lui.
Le fait que Dieu ait créé ce monde est une grâce. Toute apparition d’une existence, si fugace soit-elle, à la face du monde, est déjà une grâce. Et ce fut apparemment un plaisir pour Dieu que cela soit, puisqu’il dit que cela était bon. Notre réponse à ce plaisir de Dieu que cela soit, c’est d’abord et simplement notre plaisir d’exister.
La gratitude suppose une docilité, une réceptivité, et tout simplement la faculté de recevoir, plus importante peut-être, plus délicate, que la faculté de donner.
Dans la gratitude, l’amour ne procède pas du manque ou de l’insatisfaction, mais de la joie des dons reçus et partagés.
Il s’agit d’une joie humble qui sait reconnaître la valeur de la vie offerte. Une telle capacité à se réjouir des dons reçus n’est pas donnée à tout le monde. L’ingrat nie la valeur de ce qu’il reçoit sous prétexte qu’il ne reçoit jamais assez ou comme si tout lui était dû. Il demeure prisonnier de l’orgueilleux désir de ne rien devoir à personne et de se suffire à lui-même.
La gratitude n’invite pourtant pas à rendre la pareille, mais à faire fructifier ce qui nous est donné, en allant de l’avant vers une histoire nouvelle. Le don passe par soi, même si nous n’en sommes pas l’origine. C’est en lui que nous trouvons vie et jubilation.
De la reconnaissance du service rendu à la joie qui accompagne une présence attentive et aimante, la gratitude mène ainsi à « l’action de grâce », à la célébration du « grand mystère de la fécondité de la vie ».
À toi Mouhamed, qui a très tôt appris que vivre est la chose la plus ardue au monde car tu connais la voix de la souffrance, donc tu connais le vrai bonheur.
Tu connais la voix du désespoir, donc tu sais qu'il faut y croire. Tu connais la voix de la faiblesse, donc tu sais discerner tes forces. Tu connais la voix du mal de vivre, donc tu sais à quel point la vie est un cadeau. Puisses-tu donc en savourer chaque instant!
Sache que quand mon regard croise le tien, la seule certification, quand on pense à ce qu’on dit quand on dit merci, c’est celle de la présence et du don, du don habité de présence et qui se communique, contagieux.
Mon merci est dans la contagion du don ; du don pur, qui ne compte pas, se tient pour une évidence. Le regard prend la relève ou mieux encore le geste, le don qui se dépense ailleurs, autrement, le don répercuté, réinvesti par celui qui avait reçu.
Mon merci est au cœur d’une métamorphose. Tu existes dans ma vie, miracle absolu.
Pour cette nouvelle tranche de vie, je te souhaite des joies simples, des projets plein la tête, des rêves en pagaille, de l'amour sans compter...de belles perspectives et des horizons infinis.
Rues toi aux étoiles et hurle tous les soleils de ton âme. Clames ton bonheur à la symphonie de tes vingt sept printemps. Retrouve le courage de rêver, la confiance de réaliser pour continuer à espérer.
Pour soulager tes peurs, tes rancœurs et tes peines, je franchirai toutes ces mers les plus lointaines, découvrir tes limites et repousser les miennes.
Ton amour pour moi est aussi paisible qu’une respiration, aussi subtil que le son d’une flûte. Et de fait, serait-on à bout de force pour le dire, ce merci, l’exprimer d’une façon ou d’une autre, qu’une flamme danserait encore dans les regards. Et enfin te le redire telle une litanie : Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai jusqu’à ce que ma parole coupée en éteigne même l’écho…
Tu es mon seul poème, mon unique chant.