LES EXPLOITANTS AGRICOLES DISENT NIET
Le Collectif des paysans pour la défense du foncier dans le département de Diourbel, secteur Ndiourbel Tocke, a fait face à la presse pour dénoncer le projet de lotissement de 54 hectares dénommé lotissement Ngognick-Nébé.

Le Collectif des paysans pour la défense du foncier dans le département de Diourbel, secteur Ndiourbel Tocke, a fait face à la presse pour dénoncer le projet de lotissement de 54 hectares dénommé lotissement Ngognick-Nébé. Ces exploitants agricoles demandent aux plus hautes autorités d’ordonner l’audit du foncier mais aussi d’arrêter toutes les procédures, à l’image de Mbour 4, à Thiès.
L e projet de lotissement de Ngognick-Nébé, dans la commune de Tocky-Gare, pour une superficie de 54 hectares, fait couler beaucoup d’encre et de salive. En effet, le Collectif des paysans pour la défense du foncier dans le département de Diourbel, secteur Ndiourbel Tocke, a fait face à la presse, avant-hier mercredi, pour dénoncer ce projet de lotissement.
Aly Diockel Ngom, le responsable du Collectif des paysans pour la défense du foncier dans le département de Diourbel, secteur Ndiourbel Tocke, explique : «Depuis deux ans, nous avons informé qui de droit, le Sous-préfet de Ndoulo, le Préfet de Diourbel, sur ce projet de lotissement. On ne peut pas avoir un projet de lotissement sans discuter avec les exploitants agricoles, sans le procès-verbal de lotissement. Il n’y a pas de démarche inclusive. Les populations ne veulent pas de ce lotissement.
La démarche du maire de Tocky Gare consiste à discuter avec une seule personne, à signer soi-disant un protocole d’accord de morcellement, aidé en cela par les services techniques dont l’urbanisme et le cadastre, sans l’aval du Sous-préfet de Ndoulo. Des familles sont divisées, des gens de même père ne se parlent plus. Et il y a risque de confrontation entre les deux camps sur le site, avec des conséquences que l’on ne saurait estimer. C’était le cas ce matin (hier, ndlr). C’est la raison pour laquelle, nous alertions pour la nième fois. Ce qui s’est passé à Mbane, ce qui s’est passé à Ndengler, risque de se passer à Diourbel.
Les exploitants agricoles invitent le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, et son Premier ministre, Ousmane Sonko, (à veiller) sur la situation foncière de Diourbel. Nous demandons au président Bassirou Diomaye Diakhar Faye d’ordonner l’audit du foncier de Diourbel et d’arrêter toutes les procédures. Trop, c’est trop !».
Il ajoute : «Pour rappel, le maire de Tocky Gare, Dr Moussa Thiao, faisait partie de notre collectif, pour dénoncer les pratiques malsaines de son prédécesseur. Actuellement, il est en train de faire pire. Il nous reste des terres de survie que nous défendrons, au prix de notre vie. Nous n’accepterons plus le morcellement et nous mettons en garde les services techniques. Nous voulons des délibérations pour faire du maraîchage, de l’élevage, des activités créatrices d’emplois».
DR MOUSSA THIAO APPELLE LES EXPLOITANTS AGRICOLES A LA RETENUE
Le maire de la commune de Tocky Gare, Dr Moussa Thiao invite les exploitants agricoles à «la retenue. On ne peut accepter que des exploitants, au lieu de venir adhérer à ce projet, trouvent les moyens de saboter ce que nous sommes en train de faire».
Selon lui, «c’est un projet de lotissement qui a été autorisé par arrêté ministériel numéro 9686 en date du 5 avril 2023 et qui porte sur 54 hectares 8 ares 78 ca. Nous avons trouvé ce projet en cours lors de notre arrivée à la tête de la municipalité de Tocky Gare. Le collectif était venu me rencontrer, le 8 février 2023, dont les concernés habitent à Diourbel. Je leur avais demandé d’organiser des rencontres dans leurs quartiers et moi-même je vais me déplacer pour venir éclairer les populations sur ce projet. Ils ont refusé. Nous avons la prérogative de supprimer un plan d’occupation et d’aménagement du sol. Les délais de démarrage du projet de lotissement sont fixes à 2 ans. Au-delà de cela, si le lotissement ne démarre pas, l’arrêté devient caduc. C’est la raison pour laquelle ils étaient dans le dilatoire. Nous sommes dans la légalité. Ce n’est pas à eux de définir les politiques de développement de ma commune».