LES PIQUES DE L'AS DE CE MERCREDI 2 AVRIL 2025

Idrissa Seck prolonge son silence
L'ancien Premier ministre Idrissa Seck, président du parti Rewmi, continue d'observer le silence sur la scène publique. Depuis la dernière campagne électorale pour la présidentielle de mars 2024, il n'a pas encore pipé mot sur la gestion du régime actuel, symbolisé par le duo Diomaye Sonko. Mais puisqu'il ne rate que très rarement les prières de l'Aide El Fitr à la grande mosquée de Moussanté, beaucoup de Thiessois pensaient qu'il allait rompre le silence et laisser entrevoir la trajectoire qu'allait prendre son chemin politique. Mais au finish, ceux qui s'attendaient à une telle perspective ont déchanté. Idrissa Seck a discrètement quitté la mosquée sans prononcer un seul mot. Il faut dire que certains responsables de Rewmi ont encore été déçus par ce silence, car ils croyaient pouvoir être ragaillardis en entendant leur leader, qui ne communique plus avec eux depuis la présidentielle.
Diomaye récupère une assiette de 591 741 M² à Niakhar
Le gouvernement poursuit sa politique de reprise du foncier national. Par un décret en date du 13 décembre 2024, l’ancien chef de l’Etat, Macky Sall avait procédé à l’immatriculation d’une parcelle de 591 741 mètres carrés située à Kandiou, dans la commune de Niakhar, département de Fatick. D’après le document signé par le président de la République et contresigné par le Premier ministre Ousmane Sonko, ce terrain, dépendant du domaine national, est désormais immatriculé au nom de l’État en vue de son attribution par voie de bail. «Cette mesure vise à assurer une gestion plus efficace et transparente du foncier», peut-on lire sur le décret. Il dispose que cette immatriculation respecte les dispositions en vigueur, garantissant ainsi la protection de ces terres contre toute attribution irrégulière. A souligner que, contrairement aux annulations de décrets observées à Mbour 4 et dans la Nouvelle Ville de Thiès, cette décision vise à favoriser une meilleure accessibilité à la terre. L’objectif affiché par le gouvernement est d’assurer une répartition équitable du foncier au profit des populations locales.
Jet de grenades lacrymogènes lors de l’open-press de Ada Fass
Des incidents ont été notés hier, lors de l’open-press de Ada Fass à Médina. La situation a dégénéré à l’arrivée du lutteur, lorsque les supporters sont devenus incontrôlables. Face à la tension, les forces de l’ordre ont dû intervenir, dispersant les participants à l’aide de gaz lacrymogènes pour disperser la foule. Après avoir dénoncé cette situation, le secrétaire général de l’écurie Fass Benno, Adama Soumaré, dégage leur responsabilité de ce chaos. «Les open-press font partie du déroulement d’un combat de lutte et tous les lutteurs doivent s’y plier. Nous avons préparé cet événement sur le plan sécuritaire et je me suis personnellement entretenu avec le commissaire ce matin (ndrl hier) pour que tout aille pour le mieux. Malheureusement, ce qui s’est passé est inexplicable. Il n’y a pas eu d’incident justifiant les tirs de gaz lacrymogènes dans l'enceinte. Nous déplorons vraiment les actes des forces de l’ordre. On dégage notre responsabilité», a dénoncé le secrétaire général.
1 121 prisonniers graciés
Le chef de l'État a vidé hier les prisons de plus d’un millier de détenus. A l'occasion de la fête de «Korité» et du 65e anniversaire de l’indépendance du Sénégal, le Président Diomaye Faye a accordé sa grâce à mille cent vingt-et-une (1121) prisonniers condamnées pour diverses infractions et détenus dans les différents établissements pénitentiaires du pays. Selon le ministère de la Justice, les bénéficiaires de cette mesure de clémence sont des délinquants primaires, des détenus présentant des gages de resocialisation ou âgés, des individus gravement malades et des mineurs. On leur a offert l'opportunité de retrouver leurs familles et de se réinsérer dans la société.
Un individu interpellé avec 12 kg de chanvre indien à Touba
En croisade contre le trafic de drogue, les éléments de la brigade de recherches du Commissariat d'arrondissement de Ndamatou ont interpellé hier un certain A. S. D, en possession de 12 kg de chanvre indien et 14 cornets supplémentaires. La drogue était cachée dans son enclos à bétail et dans sa chambre, renseigne la police. Cette interpellation fait suite à l’exploitation d’un renseignement. L’enquête suit son cours pour identifier et interpeller d’éventuels complices.
Le gouvernement lance la plateforme Tabax Sénégal
Les autorités ont lancé hier la plateforme Tabax Sénégal, un outil né de l’initiative du président de la République Bassirou Diomaye Faye. Elle vise à présenter aux chercheurs d'emplois des opportunités professionnelles adaptées à leurs compétences. Les cibles restent les entrepreneurs et porteurs de projets qui ont besoin de soutien, de partenariats et de financements pour faire prospérer leurs initiatives, mais aussi les investisseurs enclins à soutenir des projets à fort potentiel de croissance et apporter leur contribution à la croissance économique du Sénégal.
Démantèlement d’un réseau de cyberpharmacriminels...
L’Agence de Réglementation Pharmaceutique (ARP) et la Section Cybercriminalité de la Police Nationale sont en train de faire un excellent travail dans le cadre de la lutte contre le commerce illicite de produits pharmaceutiques et la cybercriminalité. A l’occasion d’une opération conjointe réalisée du 2 au 28 mars 2025 à Guédiawaye et Pikine, elles ont démantelé un vaste réseau de cyberpharmacriminels qui opérait principalement via les réseaux sociaux (TikTok, WhatsApp, Facebook, etc.), facilitant la publicité et la distribution de produits pharmaceutiques non homologués. Les présumés délinquants vendaient des médicaments pour avortement clandestin par injection de produits pharmaceutiques non contrôlés ; vente en ligne de pilules d’hymen artificiel ; utilisation d’acide hyaluronique à des fins esthétiques non conformes (augmentation du volume des fesses, des seins, traitements anti-âge, etc.); administration de capsules et d’injectables «Capsules Blood» pour simuler la perte de virginité lors des rapports sexuels.
…Les produits llicites étaient vendus entre 40 000 et 140 000 F CFA
Les prix de ces services illicites varient entre 40 000 et 140 000 F CFA par produit, renseigne un communiqué de l’ARP. Deux individus ont été déférés devant le procureur de la République pour publicité mensongère sur des produits de santé ; vente en ligne de médicaments et compléments alimentaires sans autorisation ; exercice illégal de la pharmacie ; importation et détention de produits pharmaceutiques sans autorisation de l’ARP, commercialisation de produits de santé non homologués ; détention et vente de faux médicaments ; atteinte à la santé publique par l’usage de produits de qualité inférieure. D’autres suspects font actuellement l’objet d’une surveillance par les pharmaciens inspecteurs de l’ARP et la Police.
L’amnistie ne peut être un passe-droit pour les bourreaux
Le cadre de réflexion démocratique et patriotique (CRDP2050) soutient l’initiative du député Amadou Ba. Pour ces militants de Pastef, la loi d'amnistie ne peut pas être un passe-droit pour les bourreaux.Au contraire, ajoutent-ils dans un communiqué parvenu à «L’As », elle doit être un instrument de réconciliation, mais dans la vérité et la justice. Les voix courageuses de Pastef, portées particulièrement par l'honorable député Amadou Ba, résonnent comme un appel à la lumière, proposant une interprétation de cette loi, peut-on lire dans le document. Est-il besoin de rappeler à cette société civile qui tente de protéger les délinquants financiers du régime de Macky Sall que l'abrogation serait une aporie juridique, précisent ces cadres du parti au pouvoir. Une abrogation totale ne rétroagit pas, tiennent-ils à souligner. A les en croire, l’abrogation ouvrirait la voie à une aporie juridique, une impasse qui installe l'impunité, laissant les victimes dans l'oubli et la douleur. En revanche, soutiennent-ils, la loi interprétative éclaire le chemin, préserve les principes fondamentaux d'une justice équitable et protège chaque citoyen. Ils appellent à une responsabilité collective, une union sacrée autour des valeurs de justice qui nous définissent en tant que peuple. Le CRDP-50 invite tous les citoyens épris de paix à se joindre à cette croisade pour la justice, en soutenant la proposition de loi interprétative. Aussi, il demande aux autorités de tripler les effectifs de pôle judiciaire financier, pour une justice diligente et efficace et déplore les lenteurs constatées dans le fonctionnement de la justice. Le CRDP-50 interpelle le ministre de la Justice sur son inaction et sur les raisons qui retardent la mise en place de la Haute Cour de Justice.
Mansour Faye compte jouir de ses droits de mouvements
Le maire de Saint-Louis, qui était interdit de sortie du Sénégal par la police, a reçu hier l’ordonnance de l’affaire l’opposant à l’Etat du Sénégal. Il renseigne que le président de chambre a fait injonction au ministre de l’Intérieur, dès réception de la présente, de lui notifier les motifs de l’interdiction de sa sortie du territoire qui le frappe ou à défaut, de faire cesser les comportements des agents de la police de l’Air en service à l’Aéroport international BlaiseDiagne (AIBD) portant atteinte à la liberté de déplacement du requérant; celle de quitter son pays et d’y revenir. Le juge rejette la demande d’astreinte et celle portant sur l’octroi de dommages-intérêts. Mansour Faye salue « l’attitude des magistrats qui s’émancipent et renouent avec la grandeur et font ainsi honneur à la justice ». Al’en croire, l’Etat de droit est un héritage sacré que personne ne pourra jamais détruire, même si on se croit hyper puissant. Ainsi Mansour Faye compte-t-il jouir pleinement, dit-il, de ses droits de mouvements à l’heure et aux moments qui lui conviendront.
Trois personnes en prison suite à la mort des ouvriers à cité Keur Gorgui
Les responsabilités sont situées sur la mort de trois ouvriers survenue le 11 mars 2025, sur un chantier à la cité Keur Gorgui. Selon les informations de Seneweb, la police de Dieuppeul a bouclé son enquête. Ainsi, trois présumés responsables de l’accident ont été déférés, ce mardi, au tribunal de Dakar. Ils sont poursuivis pour homicide involontaire et mise en danger de la vie d’autrui. À la suite de leur présentation au procureur de la République, ces trois personnes ont été placées sous mandat de dépôt. Le procès est prévu ce jeudi, devant le tribunal des flagrants délits de Dakar. Les victimes travaillaient sur l'échafaudage d'un bâtimentR+8 d'où ils ont chuté du 8e étage.